L'étude de l'arme à partir du film français qui porte son nom, "POLICE PYTHON 357", évoque des souvenirs et un brin de nostalgie. Cet article explore l'histoire et l'impact de cette arme mythique, en se basant sur une analyse du film et des aspects techniques liés à son utilisation.
La première fois où j'ai eu l'occasion d'en voir un, c'était mon président de club qui l'avait en sa possession ! Il tirait le pistolet sport avec cette arme, un 6". Il n'y faisait d'ailleurs pas beaucoup d'étincelles.
Dans un article d'une vieille revue d'origine Belge, j'ai trouvé une étude comparative entre le revolver COLT Python et le revolver S&W modèle 27, tous deux en calibre .357 MAGNUM. Cela m'a donné l'idée de monter un dossier le plus complet possible sur cette arme mythique.
Le revolver Colt Python calibre .357 MAGNUM monté d'un canon de 6", une arme d'homme !
Nous, les jeunes tireurs, bavions devant cette arme auréolée de petites histoires qui furent longtemps entretenues par le cinéma d'Alain CORNEAU "Police Python .357" où l'on peut voir Yves Montand, en policier moderne porter de manière quasi permanente son .357 dans un étui de couleur fauve, en provenance directe de chez Gil Holsters*, rechargeant ses cartouches ... avec une presse Lyman SPARTAN équipée ou non d'un tube distributeur d'amorces.
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Il est intéressant de lire le film qui comporte les scènes très techniques de confection des cartouches et les scènes finales du braquage avec le fourgon. Plusieurs critiques peuvent être faites sur certains points de cette vidéo.
Dans la phase technique, il manque notamment le tube distributeur d'amorces lui-même (alors qu'il est présent dans d'autres scènes !?) qui permet de présenter chacune de ces dernières devant le puits d'amorce de l'étui sans la toucher. Ce qu'au contraire Montand/Ferro ou tout autre opérateur qui fait sa doublure pratique, contraint par l'absence du tube. Chaque rechargeur, sur ce forum sait qu'il ne faut pas toucher avec ses doigts la composition fulminante contenue dans l'amorce au risque que les traces papillaires créent des sulfures qui seront préjudiciables au bon fonctionnement de la chaîne pyrotechnique liée au bon fonctionnement de la cartouche.
S'agissant de cartouches de service, on peut penser au pire, loi de Murphy oblige, à une neutralisation de l'arme après un "pffuuiitt" qui serait assez puissant pour faire sortir la balle qui viendrait s'encastrer dans le cône de forcement du canon ... neutralisant l'arme au niveau de l'entrefer.
Puisque nous en sommes aux cartouches rechargées. Il est équipé pour couler ses balles. Des Wad CUTER avec un moule mono cavité de chez Lyman ... son four électrique qui est aussi un Lyman permet d'atteindre les températures adaptées à la fonte du plomb ... Par contre, il se sert d'un deeper pour couler ses balles. Mes avis qu'il ne doit pas en avoir beaucoup de réussies. Car le plomb a le temps de refroidir avant d'arriver dans le moule ...
Venons-en maintenant à l'encadrement des tirs. Le costaud qui sert de moniteur ne dit rien et pourtant, il y a toujours à dire, le pro qui s'entraîne a toujours besoin de conseils éclairés. Surtout lorsque le "stagiaire" commet des fautes à tire larigot ... surtout sur le pas de tir 7m !
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En ce qui concerne le tir rapide, Ferro en commet 4 très rapprochées ! 1 - lorsque le "stagiaire" remet son arme à l'étui, il ne se tourne pas vers les cibles mais fait faire à son arme le tour de sa hanche pour venir remettre son arme chargée à l'étui, dont il ne connaît pas la position (... !?!) Ce faisant, il fait passer le canon de son arme en direction de son pied droit ... après avoir fait passé le canon devant sa main gauche; 3 fautes de sécurité.
2- lorsqu'il (Ferrot) prend la position du tireur de riposte à 7m, ça n'a rien de professionnel. D'abord il hésite. Puis son pied gauche quitte le contact du sol et surtout en sortant son arme il ne pratique pas l'avancée rapide du coude et de l'épaule (exit la bascule de l'étui)
Ce n'est pas comme cela que j'ai appris pour apprendre aux autres. Le stagiaire une fois son arme rechargée et le barillet recalé doit se tourner vers les cibles son arme toujours dans la main forte après l'avoir chargé et avoir fermé le barillet il devrait faire une demi rotation vers la gauche (pour un droitier) sur ses pointes de pieds entre la position de l'arme tenue à bout de bras jusqu'à son étui sans se servir de la main faible. Ce qui fait faire à la bouche un passage au dessus de cette dernière (autre faute de sécurité) après avoir pris la direction de sa main gauche. Instant précis qui précède l(revoir la vidéo avec une lecture lente).
Ce qui provoque la plus catastrophique faute de sécurité . passage de la bouche du canon devant la section d'un membre (haut de la jambe ...).
A l'évidence, son rôle n'est pas scénarisé et il est là pour faire la potiche ! Et le spectateur n'y voit goutte non plus. Car un plan de coupe est venu judicieusement faire que le film ne soit pas entaché par cette scène en coupant l'action du tireur vu de l'avant par une scène où dans un plan plus resserré on voit le tireur Montand/Ferrot tirer 5 cartouches dont deux sont à côté de la cible ! Circulez. y'a rien à voir...
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Ce qui m'a interpellé, c'est que durant tout le film, l'arme n'est JAMAIS chargée. Je comprends très bien que d'une part nous sommes au cinéma. Pour autant, des fausses cartouches auraient fait l'affaire. A Hollywood, les armuriers disposent des Five in one qui sont bien adaptées pour ce genre de situation; les scènes où cela se voit bien c'est sur le parking du supermarché.
Il commet plusieurs fautes dont une qui me paraît être celle d'un stagiaire, il pose son arme, marteau armé, sur siège passager de la voiture de service. une 404 Peugeot; la voiture de police s'il en est dans ces années là.
Au passage, notez que cette voiture prend un giclée de 9X19 tirée avec un PM MAT49 (qui tire ce calibre). Que voilà une arme que j'abhorrai prendre en voie publique ! Il fallait être d'une force efficace pour contrôler cette arme et tirer en police crouch pour contrôler son relèvement qui était très important ... quant à l'origine des armes dont les voyous sont Alors, à qui veuT-on faire croire que la giclée tirée par un voyou par essence peu entraîné, serait toute restée dans la calandre. Je prédis sur une rafale de 3 ou 4 cartouches, la troisième dans la pare-brise et la 4 ème au ciel !
On peut noter aussi l'armement hétéroclite des policiers en armes longues notamment. On peut apercevoir un PM modèle 54 dérivé du PM modèle 49 utilisé à la Préfecture de POLICE. Le canon de l'arme est suffisamment long pour qu'on reconnaisse cette arme parmi toutes celles qui sont présentes. de plus, elle est dotée d'un capot sur le pontet qui empêche l'accès à la seconde détente. laquelle permet le tir en rafale ...
On aperçoit aussi une Ruger MINI 14 en .223 Rem. qui allait devenir l'arme longue des CRS peu de temps après sous la direction du bureau de l'Armement et des Moyens de Défense ...
Du côté des voyous, une carabine US M2 qui tire une rafale dans la R6 ... plausible présence de cette arme en FRANCE (ramenée par un ancien du bataillon MONTCLAR Corée . Néanmoins, mise à part une transformation artisanale à partir d'une USM2 (celle que l'on voit dans le film, ont toutes dispositif de fixation de baïonnette sous le canon, ce sont donc des USM2.
Quant aux PM,des modèles 49 de MAT (j'aurais préféré des Sten plus plausibles dans les années 70 La protection des policiers me paraît plus que limite derrière un réservoir de moto. Les scénaristes ont voulu reprendre l'enseignement dispensé à SENS aux motocyclistes des CRS.
Un dernier mot sur les scènes de cette fusillade. Pour avoir vu des scènes de flingages au cours de ma carrière, disons simplement que celles auxquelles nous assistons, ne reflètent pas la réalité; les vitres du supermarché restent curieusement vierges d'impacts !
Un Python chargé, ça se voit, comme sur tous les revolver ... et c'est fait pour permettre aux voyous qui se trouvent en face de réfléchir...
Yves MONTAND alias l'inspecteur Marc Ferrot joue un flic atypique, solitaire et renfrogné, vivant beaucoup plus avec son arme qu'avec une femme. Toutes ses attitudes et ses choix de vie vont participer pour faire de lui, le coupable idéal.
Femme par ailleurs qu'il va rencontrer. Cette dernière va être favorablement aidée par la négligence du détenteur de l'arme qui transgresse les règles concernant la sécurité de son arme. Profitant d'un moment où le "guerrier se repose" après l'amour, elle lui subtilise son arme pour aller s'amuser dans un poulailler (exemple bien choisi) à déquiller quelques gallinacées...
Femme qu'il va rencontrer, à l'occasion d'un reportage sur le vif, femme encore qui est la maîtresse de son patron (François Perrier) dont la femme invalide, est jouée par Simone Signoret, inoubliable Casque d'or !
J'ai pu, plusieurs années après (9 ans) la diffusion de ce film, regarder les vidéos d'entrainements qu'avait suivis MONTAND au CNT PN Mc Donald, pour se préparer au tournage du film.
Voici plusieurs scènes qui démarrent le film. Toutes celles qui concernent l'entrainement au tir, ont été réalisées sur le grand plateau au fort de Montlignon. Montand a déjà suivi un entrainement poussé (rien qu'à voir les gestes qu'il pratique) On retrouve bien cette gestuelle du CNT lors des tirs à 7m, notamment. Sur les autres postes de tir aussi d'ailleurs. Notamment au tir derrière l'abri haut.
Il est dommage qu'il ne tire que des Wadcutter. L'arme ne bouge pas, signe que les cartouches sont des .38 WC quant à la fumée elle est caractéristique de la Ba10 !
Pour le tir rapide, le canon doit être bien parallèle au sol. Si l'arme a été bien chaussée, et que la position est bien bloquée, les 5 impacts sont dans la carte à jouer ! Si l'on n'est pas dans la cible, il faut jouer avec le bassin qui sert d'axe de rotation et sur le côté en glissant sans quitter le contact du sol, le pied opposé à l'endroit où on touche la cible bien que tout mouvement du bas du corps soit à proscrire une fois l'arme sortie de l'étui !
Il ne faut pas s'attarder, le temps accordé pour tirer le parcours complet est de 6'.
Le parcours moniteur se tirait en 9 positions de 5 cartouches chacune avec doublement du tir de riposte "tir rapide". Un temps accordé total est de 6'. Le temps accordé pour tirer les 2x5 cartouches et recharger son arme (2 fois) à 7m est de 25'' pour les moniteurs, 20'' pour les Professeurs (éliminatoire pour l'obtention de cette qualification si temps dépassé).
Ensuite. Progression au pas de tir 35m. Le chrono redémarre au coup de sifflet, pour le reste du temps (6'moins le temps pris au pas de tir 7m).
L'acteur bien entrainé par les professeurs et moniteurs de tir du CNT, reproduit les gestes appris en évitant les fautes de sécurité; quant au résultat puisqu'on ne voit pas qui tire, disons qu'il est plus qu'honorable .
Dès le générique, la dureté, les reflets bleus de l'acier. Le " colt Python ", arme terrible, occupe l'écran comme un fétiche divinisé. Il détient la foudre. Il symbolise la puissance et la mort. On ne peut douter qu'il annonce un drame impitoyable.
" Un bon film, c'est d'abord une histoire bien racontée. " Beaucoup de cinéastes - et non des moindres - ont défendu ce point de vue. Alain Corneau rejoint leurs rangs. Avec Daniel Boulanger, il a imaginé un scénario particulièrement ingénieux qui fait d'un commissaire de police l'auteur d'un meurtre passionnel, et d'un inspecteur travaillant sous ses ordres le suspect numéro un de ce meurtre. Machination du destin qui nécessite des coïncidences assez invraisemblables, mais que le talent des auteurs rend admissibles.
Qui est Ganay, le commissaire assassin ? Un notable. Respecté par la société orléanaise à cause de ses fonctions, mais plus encore à cause de la fortune de sa femme, une riche héritière atteinte de paralysie. Dans la vie de Ganay, un secret, un mystère : Sylvia. À l'exception de l'épouse impotente, personne n'est au courant de la liaison de Ganay avec cette jeune femme qu'il a tirée jadis des mains de la justice. Il est son amant et son protecteur. C'est elle qu'il tue, un soir, dans un accès de rage, parce qu'elle lui annonçait son intention de rompre.
Et Ferrot, l'inspecteur ? Ancien enfant de l'assistance publique, il exerce avec zèle et courage son métier de policier. Il vit seul et on ne lui connaît pas d'autres passions que celle des armes à feu. Le hasard le met en présence de Sylvia qui, sans rien lui dire de ses relations avec Ganay, devient sa maîtresse. Plus tard, quand Ferrot la presse de partager son existence, Sylvia tergiverse, car elle sait qu'il ne lui sera pas facile de quitter le commissaire. Des querelles éclatent. L'une d'elles, particulièrement violente, a lieu quelques heures avant que Ganay ne tue Sylvia. Or, à plusieurs reprises, de loin, des témoins ont vu Ferrot et la jeune femme ensemble...
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