Dans l’imaginaire collectif, la guerre de Sécession demeure le conflit des « Bleus » (les Nordistes) contre les « Gris » (les Sudistes), en référence à la couleur des uniformes portés par les soldats des deux camps. Cette vision correspond à l’acception contemporaine de la notion d’uniforme, dans laquelle la standardisation demeure la caractéristique première. Il en résulte pour le conflit qui nous occupe l’impression d’une certaine pauvreté, notamment en comparaison des uniformes flamboyants et variés des guerres napoléoniennes - où dans certains corps de troupe (les hussards, par exemple), il n’existait pas deux régiments d’une même armée qui portassent la même tenue.
Le bleu foncé fut la couleur principale de l’armée des États-Unis dès 1779, date à laquelle les premières régulations sur les uniformes furent adoptées - à une époque où elle s’appelait encore « armée continentale ». Le bleu était la couleur traditionnelle des « Whigs », les opposants au pouvoir de la monarchie britannique, un nom que reprirent les révolutionnaires américains lorsqu’ils se battirent pour leur indépendance. C’est là l’explication la plus fréquemment donnée à ce choix, mais le bleu était déjà prépondérant parmi les uniformes que se donnaient les compagnies de miliciens coloniaux levées occasionnellement au cours du XVIIIème siècle, pour combattre les Indiens ou les Français. La coupe, quant à elle, demeura inspirée des armées européennes contemporaines, qu’il s’agisse de l’habit ou du couvre-chef.
Au manteau classique se substitua en 1812 un coatee, sorte de queue-de-pie coupé à la ceinture devant mais laissé long derrière, et le shako s’imposa à partir de 1810. L’uniforme devenant progressivement de moins en moins adapté au service en campagne, l’armée le supplémenta bientôt d’une « tenue de corvée » : casquette ronde en 1825, puis vareuse courte bleue ciel en 1833.
En 1851, l’armée fédérale adopta un uniforme très largement inspiré, dans sa coupe, par celui de l’armée française - alors arbitre des élégances en matière militaire. La différence principale résidait dans le coatee, abandonné au profit d’une redingote longue bleue foncée. Celle-ci étant peu pratique pour monter à cheval, les unités de cavalerie et d’artillerie légère reçurent en lieu et place une vareuse courte, assez proche de la tenue de corvée - laquelle était elle aussi, désormais, bleue foncée.
Une autre nouveauté concernait la couleur des parements, qui adoptaient un nouveau système d’identification des unités. Ces couleurs étaient le bleu ciel pour les huit régiments d’infanterie, le rouge pour les quatre régiments d’artillerie, l’orange pour les deux régiments de dragon, le vert pour le régiment d’infanterie montée, et le noir pour les officiers d’état-major. La casquette ronde de la tenue de corvée fut pour sa part remplacée par un képi bleu foncé, lui aussi dérivé du képi rouge de l’armée française. Le shako subsista dans la tenue de service jusqu’en 1858, date à laquelle lui fut substitué un chapeau de feutre bleu marine. Connu sous le surnom de « chapeau Hardee », ou encore de « chapeau Jeff Davis » parce qu’il avait été initialement dessiné alors que Jefferson Davis était secrétaire à la Guerre (entre 1853 et 1857), il était décoré d’une plume noire et de marques d’identification : un cordon de la couleur du corps de troupe auquel appartenait le soldat, et des insignes en laiton, autre nouveauté.
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Aussitôt que le début des hostilités firent affluer dans les bureaux de recrutement des dizaines, puis des centaines de milliers de volontaires, la question de les habiller s’avéra encore plus problématique que celle des les armer. L’armée fédérale, en 1861, s’approvisionnait en uniformes auprès d’une de ses propres installations, l’arsenal Schuylkill à Philadelphie. Suffisante pour assurer l’habillement d’une armée de 16.000 hommes, cette unique manufacture ne l’était plus pour vêtir les 75.000 volontaires demandés en avril 1861, et encore moins les 500.000 hommes appelés sous les drapeaux en juillet. Pour pallier à cette insuffisance, il fallut faire appel à l’industrie privée, tant sur le territoire national qu’en dehors de celui-ci. Des dizaines de milliers de tenues furent ainsi importées d’Europe, les manufactures nordistes n’ayant pas encore la capacité de production qu’elles acquerraient au cours du conflit.
Pour ne rien arranger, ces premières fournitures allaient être marquées du sceau de la corruption. Des entrepreneurs sans scrupules vendirent au gouvernement des vêtements de mauvaise qualité à des prix exorbitants. Bien trop souvent, ces uniformes de pacotille tombaient en lambeaux au bout de quelques semaines ou quelques mois. Cette situation permit à de nombreux profiteurs de guerre de s’enrichir grassement. Elle fut encore aggravée par la présence à la tête du département de la Guerre de Simon Cameron. Ce démocrate rallié au parti républicain - il avait réussi l’exploit d’être sénateur à deux reprises sous chacune des deux étiquettes - passait pour être le membre le plus corrompu de l’administration Lincoln. À tel point qu’on lui attribue cette édifiante citation : « L’honnête politicien est celui qui, une fois corrompu, ne change plus d’avis ». Cameron s’était fait une spécialité de passer des commandes au nom de son ministère sans recourir à un appel d’offres, en privilégiant systématiquement des fournisseurs de son État d’origine, la Pennsylvanie. Ce n’est qu’après son remplacement par Edwin Stanton, en janvier 1862, que la situation s’améliora sensiblement.
Du moins était-ce vrai en ce qui concernait la qualité intrinsèque des vêtements. Mais les uniformes étaient inconfortables et, de fait, ils le restèrent durant toute la guerre. La source du problème résidait dans le matériau utilisé : la laine, qui présentait l’avantage d’être produite en grandes quantités par l’agriculture nordiste. Par commodité, les tenues militaires produites durant la guerre étaient généralement faites de ce tissu - intégralement, c’est-à-dire sous-vêtements compris, bien que ceux-ci dussent en principe être en jersey ou en flanelle. Les soldats qui le purent se firent bien souvent confectionner des chemises et des caleçons par leurs mères, leurs sœurs ou leurs épouses, pour ne plus avoir à supporter le frottement désagréable et irritant de la laine sur leur peau.
L’autre problème majeur était que les uniformes destinés aux soldats se voyaient fabriqués en masse sans qu’on se préoccupe de savoir s’ils seraient correctement ajustés à ceux qui devraient les porter. En fonction de sa taille et de sa corpulence, chaque soldat pouvait se retrouver à flotter dans sa tenue, ou au contraire à être engoncé dans un uniforme trop serré. Pour cette raison, on finit par expérimenter pour la première fois un système de tailles standardisées, analogue à celui en usage de nos jours dans le prêt-à-porter.
En attendant de pouvoir distribuer des uniformes réglementaires, l’armée nordiste dut s’en remettre au bon vouloir des États quant à l’habillement des recrues qu’ils levaient. Tous avaient des milices, mais leurs propres uniformes réglementaires n’étaient pas forcément similaires. Les couleurs dominantes étaient le bleu, comme dans l’armée régulière, et le gris, en raison de son faible coût. De ce fait, les régiments de certains États étaient libres de choisir leur uniforme suivant la fantaisie de leur commandant. Cette diversité fut trop grande pour être explorée ici de manière exhaustive, et nécessiterait des recherches interminables. Au mieux se limitera-t-on à quelques exemples, car les volontaires de 1861 utilisèrent à peu près toutes les couleurs imaginables pour se vêtir.
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Au lendemain de la guerre de Crimée et de la guerre d’Italie, l’influence française était plus forte que jamais, et l’intérêt des recrues en matière vestimentaire se porta surtout vers un corps de troupe en particulier : les zouaves. Sous le Seconde Empire, les zouaves portent un uniforme d’inspiration orientale, plus adapté aux conditions qu’ils rencontrent en Algérie : large pantalon, blanc ou rouge suivant la saison, sans séparation d’entrejambe (sarouel) ; veste bleue coupée « à la turque » ; et bien sûr le fameux bonnet rouge à gland (chéchia). Le sentiment d’appartenir à un corps d’élite et l’attrait de l’exotisme étaient autant de facteurs expliquant la popularité des uniformes de zouaves parmi les volontaires de la guerre de Sécession. Il s’y ajoutait une question de confort. Idéale pour les climats chauds, comme peuvent l’être le Sud et l’Est des États-Unis en été, la tenue des zouaves était pour cette raison beaucoup plus supportable. Pour toutes ces raisons, plus de 70 régiments de volontaires nordistes adoptèrent un uniforme de zouaves, une particularité qui se retrouvait dans le surnom qu’ils s’attribuaient eux-mêmes. Plusieurs milliers d’uniformes de ce type furent importés de France et d’Europe au cours de l’année 1861.
Peu d’entre eux étaient similaires d’un régiment à l’autre. La tenue du 5ème régiment de New York, les « Zouaves de Duryee », était celle qui se rapprochait le plus de l’original. Le 11ème de New York, les « Zouaves pompiers » du colonel Ellsworth, portaient quant à eux une tenue à dominante grise par-dessus leur chemise écarlate. De manière générale, les uniformes variaient en fonction des goûts et des disponibilités, et beaucoup n’avaient en fait de « zouave » que le nom. Le 14ème régiment de Brooklyn (plus tard rebaptisé 84ème de New York) portait une tenue ressemblant davantage à celle de l’infanterie de ligne française, leur pantalon garance éclatant leur valant le surnom de « Diables aux pattes rouges » (Red-legged Devils). Le Sud céda lui aussi à cette mode, et une bonne vingtaine d’unités de zouaves furent recrutés, bien que celles-ci fussent souvent de taille modeste - compagnies ou bataillons plutôt que régiments. Le bataillon d’infanterie de la Louisiane envoyé en Virginie au début de la guerre est sans doute le plus connu : chéchia et chemise rouges, veste bleue foncée, ceinture bleue et pantalon blanc rayé de rouge et de bleu.
L’armée française n’était pas la seule inspiratrice en matière d’uniformes. Par exemple, le 39ème régiment de New York empruntait le sien aux bersagliers du royaume de Sardaigne. Ils en reprenaient notamment le chapeau rond orné de plumes de grand tétras. Bien qu’elle ne comptât dans ses rangs qu’une seule compagnie d’Italiens, cette unité ouverte aux New-yorkais de toutes origines fut baptisée « Garde Garibaldi ». Le célèbre révolutionnaire et nationaliste italien inspira un autre accessoire à la mode de 1861 : la chemise rouge. Une référence à l’expédition des Mille, à la tête de laquelle Garibaldi venait tout juste de jeter à bas le royaume des Deux-Siciles, et dont les soldats portaient ce même vêtement.
D’autres uniformes étaient moins basés sur les effets de mode que sur l’appartenance ethnique ou nationale des volontaires. Nation d’immigrants, les États-Unis comptaient avant la guerre de nombreuses compagnies de milice organisées selon l’origine de leurs membres. C’était particulièrement vrai dans le Nord, et plus encore à New York. Ces compagnies s’étaient souvent dotées d’uniformes correspondant au pays natal de leurs membres, qu’elles conservèrent lorsqu’elles se muèrent en régiments de volontaires en 1861. Ainsi, le 79ème régiment de New York, regroupant des soldats d’origine écossaise, reprenait la tenue des Highlanders de l’armée britannique, à ceci près que le bleu foncé se substituait au rouge.
L’équipement des volontaires se fit dans le chaos. Ni le gouvernement central, ni les États ne parvenaient toujours à fournir en temps et en heure des uniformes aux régiments nouvellement créés. Dans bien des cas, les officiers durent commander eux-mêmes des uniformes là où le régiment s’était rassemblé, ce qui en obligea plus d’un à s’adapter à ce qui était disponible. D’autres unités durent même se mettre en marche alors qu’elles n’avaient pas encore été équipées, et acheter leurs uniformes en route, à leurs frais. Les plus démunis ne portaient même pas d’uniformes du tout, se contentant de tenues civiles d’allure plus ou moins martiale.
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Quand débutèrent les opérations militaires d’envergure à l’approche de l’été 1861, la diversité dans les uniformes allait générer des situations calamiteuses. Dans un camp comme dans l’autre servaient des régiments aux uniformes similaires. La prépondérance du bleu et du gris ne réglait rien, puisque les troupes des deux belligérants portaient ces couleurs. Le début de la guerre fut marqué par de meurtrières méprises aux conséquences parfois majeures. Dans la confusion visuelle et sonore du champ de bataille (fumée, vacarme), il était très difficile de savoir si le régiment auquel on faisait face était ami ou ennemi, quand bien même les uniformes étaient de couleurs similaires. La plus connue de ces erreurs est celle qui eut lieu lors de la bataille de Bull Run (21 juillet 1861) : avancée pour bombarder les positions confédérées, une des batteries nordistes suspendit son feu en voyant approcher un régiment vêtu de bleu. Il s’agissait en réalité du 33ème régiment de Virginie, une unité sudiste qui profita de l’aubaine pour abattre la plupart des canonniers avant qu’ils n’aient pu reprendre leurs tirs. L’incident contribua grandement à changer le cours de la bataille.
Dans d’autres occurrences, des soldats furent abattus par erreur par des combattants de leur propre camp. Cette mesure était le premier pas vers une standardisation des uniformes dans l’armée de l’Union, progressivement menée jusqu’en 1862. Le soldat nordiste type portera donc, en substance, la tenue de corvée de l’armée régulière : képi bleu foncé, vareuse courte de même couleur, pantalon bleu ciel et les habituels chaussures cloutées, portées sans guêtres (et le plus souvent, par confort, avec le pantalon par-dessus). À cela s’ajoutera un lourd manteau en hiver, de couleur bleue ciel, ainsi, dans la mesure du possible, qu’un poncho en caoutchouc pour protéger les soldats de la pluie.
Malgré tout, cette uniformisation ne sera jamais complète. Plusieurs régiments conserveront jusqu’à la fin de la guerre leur tenue propre, bien que cela allait toujours être l’exception plutôt que la règle. Les deux régiments de Sharpshooters levés par Hiram Berdan allaient ainsi garder leur uniforme vert caractéristique. Plusieurs régiments de « zouaves » obtinrent également le privilège de continuer à porter leurs tenues excentriques, à partir du moment où la couleur dominante en restait le bleu. Cette faveur leur était généralement accordée comme un privilège si le régiment s’était bien comporté au feu. Plusieurs régiments reçurent ainsi des tenues de zouaves alors qu’ils n’en avaient pas porté jusque-là. Le chapeau « Jeff Davis » était également un honneur très prisé, bien qu’il ne fût plus appelé ainsi pour d’évidentes raisons. Assez méprisé des soldats de l’armée régulière, qui le trouvaient d’allure peu martiale et surtout très...
Le salut militaire existe depuis plusieurs millénaires. C’est un signe de politesse et un symbole de solidarité entre les membres de corps d’arme. Cette tradition, pratiquée partout dans le monde, varie néanmoins en fonction des pays et de leur culture. Mais d’où vient cette pratique ? Les origines du salut militaire remontent à la période de l’Antiquité. À l’époque, lorsque des militaires se croisaient, ils se saluaient face à face, en levant la main droite et la paume bien ouverte. Un geste de fraternité qui permet de signaler l’absence d’armes. Plus tard, à l’époque du Moyen Âge, ce signe de paix connaît une petite évolution. Lorsque deux agents de l’armée se croisaient, ils devaient systématiquement ôter leur visière à l’aide de la main droite pour se saluer.
De nos jours, le salut militaire est associé à un geste de respect. Les forces armées, les troupes et les combattants s’en servent pour saluer les grades de leur amiral ou lieutenant par exemple. Un membre du régiment ne saluera cependant pas un allié en portant la main à la tempe s’il est armé. Dans ce cas, il faudra réaliser ce qu’on appelle un «coup de bouc». Dans l’armée française, le salut militaire se fait à l’aide d’une paume apparente. Ce qui n’est pas le cas chez les Allemands et chez les Américains. En effet, dans ces pays, il faut obligatoirement dissimuler la paume en tournant celle-ci vers le bas. Cette pratique relève d’une coutume de la marine.
Que ce soit en France ou dans d’autres pays, le signe militaire revêt un caractère fraternel. Il s’agit d’un geste de courtoisie et une marque d’amitié propre aux membres de l’armée (combattants, sous-officiers, marines, chefs d’état-major, réservistes…). Les corps de l’armée et les corps de l’État sont les seuls habilités à réaliser un salut militaire. En effet, ce geste fait partie du savoir-vivre des soldats et combattants de guerre. Il est donc pratiqué par les membres de l’armée de terre, de la Marine nationale et de l’armée de mer.
Le salut militaire peut se faire dans le cadre de cérémonies officielles (remise de médailles, levée de drapeau, enterrement d’un chef des armées…). Il arrive néanmoins que les soldats ne soient pas autorisés à effectuer le salut militaire. C’est notamment le cas lorsque ces derniers sont armés. Inutile de poser l’arme à terre avant de procéder au salut militaire. Il en va de même pour les serveurs de l’armée qui ne portent pas de couvre-chef. Si la situation le permet, ces derniers peuvent néanmoins réaliser le salut à condition d’adopter une position confortable en respect de leurs congénères. Enfin, les soldats n’ont pas le droit de réaliser un salut militaire lorsqu’ils sont en tenue civile.
La politique de l’armée diffère pour chaque pays. C’est pourquoi le salut militaire n’est pas le même pour tout le monde. Selon le livre de l’infanterie de l’armée, le salut se fait de manière vive avec la tête bien levée, fixant le regard de l’autre. À l’issue du salut, le commandant redescend rapidement la main levée pour reprendre sa position de départ. Ce salut militaire fait partie des gestes les plus connus puisqu’on le retrouve souvent dans les longs-métrages américains. De plus, le chef d’État américain le fait fréquemment lors de ses discours publics.
Suivant le corps des armées concernées, ce geste va subir quelques variantes. La plus connue reste celle de la main à plat portée en direction du couvre-chef. Chez les Anglais, le salut militaire est une marque d’attachement à la tribu royale. Chez les Marines par exemple, le salut est semblable à celui des Américains, à la seule différence que le militaire est autorisé à utiliser l’autre main si la main droite est occupée. Du côté des officiers turcs, le salut militaire s’opère avec le coude en dessous de l’épaule et la main dirigée à la hauteur du visage. Dans ce pays, ce geste présente néanmoins une caractéristique propre. En Pologne, le salut militaire revêt une importante signification historique. Il est réalisé avec le majeur et l’index portés en direction de la tempe. Les soldats doivent ensuite rejoindre le pouce à l’annulaire et la paume de la main doit obligatoirement se tourner vers l’avant.
ACU, BDU, SFU, MCCUU respectivement Army Combat Uniform, Battle Dress Uniform, Special Force Uniform et Marine Corps Combat Utility Uniform sont des acronymes qui décrivent la forme ou la coupe de l'uniforme. La description de l'uniforme est complété ensuite par la couleur et les shémas de camouflage (Pattern) comme l'UCP, pour "Universal Camouflage Pattern", le camouflage digital gris utilisé par l'armée Américaine.
La forme du BDU se caractérise par de larges poches droites, une veste avec un col chemise et l'utilisation des boutons pour fermer veste et pantalon. C'est la tenue de combat US des années 80s jusqu'aux années 2000. La veste comporte 4 poches, 2 poitrines, 2 hanches, fermées par des rabats boutonnés. Sur les bras des empiècements de tissus renforcent la manche aux niveaux des coudes. On retrouve ces renforts sur le pantalon au niveau des genoux. Le pantalons, outre les 2 poches révolvers, comporte 2 grandes poches cargo sur les cuisses et 2 à l'arrière, toujours boutonnées sous un rabat. La taille s'ajuste avec une patte de serrage qui permet de gagner au moins une taille. A la cheville, un lacet de serrage complète l'équipement.
L'ACU a été lançé en 2004. Plus récent donc que le BDU, il utilise le velcro et les fermetures éclairs pour fermer poches, veste et pantalon. La principale caractéristique se repère sur le col : un col droit de type Mao, avec une patte velcro qui le ferme. Mélange de coton et polysester, l'entretien est facile. On retrouve sur le pantalon, les poches cargo de cuisse avec un élastique qui ferme la poche en plus des boutons. Les pattes de serrage à la taille sont remplacées par un lacet. Sur la veste, le torse ne conserve que 2 poches de poitrine en biais fermées par un scratch avec des velcro pouvant recevoir des écussons . Des poches ont été ajoutées sur les bras, en biais également, fermées par du velcro et recouverte de velcro.
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