L'équipement du soldat a considérablement évolué au fil des décennies, reflétant les besoins changeants des conflits et les avancées technologiques.
Nos légionnaires en Afrique ne pouvaient bénéficier de cette opportunité et ils prirent l’initiative de confectionner, à partir du sac de couchage, une tente ayant pour support leurs fusils ou des branchages. Plus tard, reconnaissant l’utilité d’un abri, l’Intendance dota chacun d’une toile de tente, d’une demi-couverture et d’un piquet de 1,20 mètre de longueur.
Après épuisement des stocks de 1831, les havresacs modèle 1845 furent distribués et en 1848 les cuirs noircis. La troupe mangeait depuis toujours dans un même plat. La décision ministérielle du 24 février 1852 dota chacun d’une gamelle ronde individuelle qui sera utilisée jusqu’en 1935.
Durant la campagne de Crimée, le grand équipement comportait toujours la cartouchière ventrale dite « Légion du modèle 1840 », d’où le surnom donné aux légionnaires par les Russes de « ventres de cuir ». Pour le transport de leur boisson, les hommes étaient dotés d’un bidon rectangulaire recouvert de drap de capote avec un ou deux becs verseurs.
À l’occasion de la mise sur pied des colonnes en 1881, la tenue de campagne s’orne d’une longue cartouchière portée en travers de la poitrine. Un nouveau modèle de bidon de 2 litres entra en service ainsi qu’à partir de 1892, une nouvelle musette en toile forte cachou. Un nouveau havresac dota les troupes d’Afrique à compter de 1893.
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En 1915, le poilu reçoit un nouvel équipement de cuir de couleur fauve. Depuis 1934, l’équipement est modifié, avec notamment l’apparition d’un anneau sous chaque cartouchière permettant d’accrocher la musette et le bidon. L’entrée dans la Seconde Guerre se fera avec les équipements traditionnels de type « Lebel », qui ont été modifiés en 1934.
Les nouveaux équipements du modèle 1945 sont mis en place en 1946, en cuir fauve, comportant un ceinturon, des brêlages avec triangle arrière de suspension et une paire de cartouchières pour le Mas 49 et Mas 49/56 ou porte-chargeurs pour le PM MAT 49. En Indochine, après les équipements de type britannique, les légionnaires sont dotés de modèles US, qu’il connaisse bien depuis 1943.
Les havresacs, suivant la dotation, seront du modèle 1928, de la musette à dos 1936 ou encore du gros sac à dos Pack Jungle modèle 1943. Au début des années 1980, un nouvel équipement individuel de fabrication 74F1 et 79, en toile polyamide étanche, commence à se répandre tout en côtoyant encore les modèles 1945 en cuir fauve ou TAP 1950. Prévu pour le nouveau fusil d’assaut Famas, il comporte un porte-chargeurs spécifique et une trousse de nettoyage. Un nouveau sac de combat TTA vient remplacer le vieux sac Bergam.
Lors de la guerre du Golfe, les gilets pare-éclats évoluent vers un modèle TTA français. La protection contre les petits éclats du champ de bataille est assurée par des couches superposées de textile balistique. Les premières survestes de combat apparaissent avec la nouvelle tenue trois tons « Centre-Europe ». Ce sont des chasubles modulables à quatre poches amovibles sur le devant.
Les gilets pare-éclats évoluent et sont remplacés par un gilet pare-balles de série 3 mis au point dans le cadre de la FORPRONU par le SCERCAT. Composé de trois plaques de Kevlar amovibles sur le devant et dans le dos, doublées d’une superposition de couches de textiles en aramide sur les côtés et la partie devant pour garder une certaine souplesse. Il dispose en outre d’un protège-cou en Kevlar et d’une protection amovible du bas-ventre.
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La tente se voit alors parée d’équipements F1 lors d’une réunion. L’opération Pamir a été à l’origine de nombreuses évolutions, et l’équipement des légionnaires n’y échappe pas avec la mise en dotation du gilet pare-balles « CIRAS » d’origine américaine. Renforcé sur les épaules, il se différencie du modèle français par une ergonomie bien plus adaptée aux situations de combat et à la mobilité qu’elles imposent. De plus, la modularité de ces équipements est très appréciée.
Un nouveau sac de combat de 40 litres est également mis en place ; il est doté d’une réserve d’eau munie d’une pipette et de pochettes amovibles. Avec les panoplies Félin, les premières unités de Légion perçoivent en 2009 un nouvel équipement de combat de type « Molle ». Doté de pochettes de différents types et d’une gourde souple, il intègre un harnais de câblage appelé LI (liaison intégrée) qui relie les différents éléments constitutifs et permet le passage des données et la distribution de l’énergie électrique. Le sac à dos tactique offre une capacité de 63 litres. Doté du gilet pare-balles de type CIRAS, d’origine américaine, et la nouvelle musette de combat.
Les soldats de l’armée de Terre avaient reçu en 2017 une « structure modulaire balistique » (SMB) de nouvelle génération, fusion du gilet de protection balistique et du système de transport des matériels de combat. Meilleure mobilité, ergonomie améliorée, plus léger : la SMB était déjà une véritable avancée. Grâce aux rapides retours d’expérience des soldats sur le terrain, une version améliorée arrive dans les forces depuis 2022.
Le busc cartouchière pour carabine est un accessoire deux-en-un pensé pour offrir à la fois confort de tir et praticité sur le terrain. Il combine une rehausse de joue réglable pour un alignement parfait avec la lunette, et une cartouchière intégrée permettant de garder vos munitions à portée de main.
Les grandes marques comme Beartooth et Benelli ont perfectionné ce concept en proposant des modèles conçus dans des matériaux robustes et confortables, tels que le néoprène, le cuir ou le nylon renforcé. Certains modèles permettent d’ajuster la hauteur du busc grâce à des inserts ou des cales, tandis que d’autres offrent des poches de munitions élastiques pour accueillir différents calibres.
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Choisir un busc cartouchière de qualité, c’est opter pour une meilleure expérience de tir et une efficacité accrue sur le terrain. Les modèles proposés par Armurerie Lavaux allient confort, fonctionnalité et durabilité, pour que chaque tir soit effectué dans les meilleures conditions.
Sur le Forum Passion-Militaria, des discussions ont eu lieu concernant l'identification et l'estimation de cartouchières. Il a été établi que les petites cartouchières sont pour FSA 49/56 et la "grande" pour PM MAT49. L'estimation de la valeur est d'une petite dizaine d'euros chacune.
Plusieurs armes ont été associées à l'utilisation de cartouchières au fil du temps. En voici quelques exemples :
| Période | Équipement/Arme | Description |
|---|---|---|
| Avant 1852 | Sac de couchage, toile de tente | Utilisés comme abris improvisés. |
| 1852 | Gamelle ronde individuelle | Introduite pour l'alimentation individuelle. |
| Campagne de Crimée | Cartouchière ventrale "Légion du modèle 1840" | Cartouchière standard. |
| 1881 | Longue cartouchière | Portée en travers de la poitrine. |
| 1946 | Cartouchières pour Mas 49/56 ou PM MAT 49 | Équipement standard pour ces armes. |
| Années 1980 | Équipement en toile polyamide étanche | Modernisation des équipements. |
| Guerre du Golfe | Gilets pare-éclats TTA | Protection balistique améliorée. |
| Opération Pamir | Gilet pare-balles "CIRAS" | Ergonomie et modularité améliorées. |
| 2009 | Panoplies Félin | Équipement de combat de type "Molle". |
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