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L'étude de l'équipement du soldat présente une importance non moins grande que celle du vêtement. Cet article explore l'évolution et l'usage de la cartouchière, en particulier le modèle en toile anglaise, à travers différentes époques et armées.

L'Équipement du Soldat à Travers l'Histoire

Le légionnaire demeure le soldat-type de l’antiquité. À l’origine, le combattant romain riche utilise comme bouclier le clipeus en bois recouvert de cuir de bœuf ou de bronze, le soldat moins riche porte un bouclier plat et ovale fait de planches de bois recouvertes de cuir. Du pelum (un javelot) haut de 6 pieds soit 1m77. Et du glaive (le gladius = épée courte), d’approximativement 60 à 90 cm de longueur totale, de 4 à 7 cm de large et d’environ 0,6 à 1,5 kg, utilisée par les légionnaires romains à partir du IIIe siècle av. J.-C. Chaque soldat portait un outil. Un récipient à sel le salarium. Le soldat tenait beaucoup au sel qui relevait le goût de la bouillie ou de la galette de blé. Le mot salaire a d’ailleurs pour origine cer mot salarium. Dans cette alimentation, la viande difficile à conserver était considérée comme aliment secondaire pour la majorité des troupes.

Le fusil modèle 1715 pèse environ 4 kg 300. À l’époque de Louis XIV, le pied qui vaut 12 pouces mesure 32 ,66 cm le pouce fait donc environ 2,72 cm. Ce fusil approche les 1m 60. L’épée, d’abord portée par les grenadiers est ensuite adoptée par tous les fantassins. Baïonnette à douille, fin XVIIe siècle.

Sous l’Empire, bien que l’on n’utilise plus guère les grenades, l’appellation de grenadiers demeure pour désigner des soldats d’élite et de grande taille. Ils sont présents dans l’infanterie de ligne à raison d’une compagnie par bataillon.

En 1778, sous Louis XVI roi de France depuis 2 ans, on dota de tentes les compagnies de soldats. Une tente pour 8 accompagnée de 2 grandes couvertures. En 1778, un petit bidon est distribué à chaque homme.

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La Giberne et le Havresac

Une giberne est un sac de cuir rigide porté en bandoulière par les soldats dans laquelle ces derniers conservaient généralement leurs cartouches et les outils nécessaires à l’entretien de leur arme. Accessoire indispensable puisque renfermant les munitions. C’est par une ordonnance de 1747 que le nom de demi-giberne est imposé. « La demi-giberne doit être une poche en cuir de vache rouge ou noir, possédant un patron en bois pour 20 cartouches. La giberne ne diffère de la demi-giberne, que par la grandeur de la poche.

En 1747, le havresac fut rendu réglementaire par le Marquis d’Argenson, le secrétaire général des armées de Louis XV, lors de l’organisation des services de l’habillement au compte de l’Etat. Il fut étudié de façon à en rendre le port plus facile que la vieille besace. A partir de 1751, il sera normalisé en un grand sac de toile forte long de 4 pieds (environ 1m20) et large de 2 pieds 6 pouces (environ 80 cm), aux coins arrondis. On repliait en dessus, depuis la bretelle, la partie vide du sac. L’ordonnance du 21 mars 1768 rendit officielle l’expression francisée de HAVRESAC qui sera employé jusqu’à la guerre 14-18.

Inventé en 1812, le nouveau havresac fut à peine essayé en campagne, sous l’Empire, sauf en 1843, où ceux des soldats qui l’utilisèrent s’en plaignirent vivement, regrettant le vieux sac lombaire souple. En 1837, le sabre-briquet reparaît. Il est muni du ceinturon qui fait enfin sa réapparition après une longue éclipse, puisqu’il n’existait plus sous l’Empire. La suppression de la giberne est une des transformations résultant des campagnes d’Afrique. Chaque soldat était muni d’un sac, dit « sac de campement » dont les usages étaient multiples, mais qui, au bivouac, servait de sac de couchage.

Quelques hommes curent l’idée de découdre le sac de campement, et tendirent la pièce de toile ainsi obtenue du côté du vent pour se garantir de la pluie, à l’aide de piquets improvisés et de ficelles. Puis, ils imaginèrent de réunir au moyen de boutons plusieurs de ces rectangles de toile, de manière à en former une petite tente. Pendant la campagne de 1840, des généraux furent frappés de cette modeste invention. Ainsi devint réglementaire le sac-tente-abri en même temps que les petits piquets et les grands piquets brisés.

La couverture de campement, portée sur le sac, fut adoptée dans des circonstances à peu près analogues. Chaque soldat était d’abord muni d’une couverture extrêmement lourde : quelques hommes s’avisèrent de la partager exactement en deux; ils furent punis, mais on reconnut que l’idée avait du bon.

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Le Poids du Fardeau Militaire

Outre l’habillement, l’équipement et l’armement, nous avons vu que le havresac renfermait les effets indispensables, des souliers, du linge, etc. ; que le poids total de ces objets pouvait s’augmenter de sa réserve de cartouches, d’une petite quantité de vivres, de son bidon, de sa couverture de campement, de son sac de couchage et d’autres ustensiles. Dans les marches à l’intérieur, le fusilier d’infanterie porte 18 kilogrammes 438 grammes; le grenadier, 21 kilogrammes 312 grammes, tandis que le soldat du génie porte 24 kilogrammes 700 grammes.

Or il a été reconnu que la fatigue qu’il fait éprouver est telle, que pendant l’étape, même sur une bonne route et par un temps favorable, beaucoup d’hommes sont forcés de mettre leur sac à la voiture, lorsqu’ils n’y montent pas eux-mêmes, et si l’on réfléchit à. la dépense de force qu’exige ce poids pendant toute une expédition, on concevra aisément qu’un grand nombre de militaires, particulièrement les nouveaux venus, ne puissent la fournir. Aussi est-il dans l’usage, à moins d’empêchement absolu, d’employer des animaux de charge pour transporter les approvisionnements et pour alléger le fardeau de l’homme.

Et quoiqu’il soit indispensable que le soldat reçoive des vivres pour plusieurs jours, on ne doit jamais perdre de vue qu’il ne faut surcharger son fardeau que dans le cas de nécessité absolue ; car, disait le maréchal de Saxe, « c’est dans les jambes qu’est tout le secret des manœuvres et des combats. » C’est dire qu’il est aussi dans le fardeau.

Le général Rogniat (Considérations sur l’art de la guerre) déclare avoir trouvé que le soldat romain portait 90 livres.

La tente-abri de 1,8 kg sèche fait minimum 2,5 kg mouillée.

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Il est à remarquer que nous avons compté le petit bidon vide (plein, il pèse 1 kilogramme de plus), ainsi que la lente parfaitement sèche ; humide, elle pèse au moins 500 grammes de plus. Nous n’avons pas compté non plus le poids de la viande fraîche que le soldat est quelquefois obligé de porter après l’avoir fait cuire ; au bas mot, et avec tous les objets que le soldat introduit encore dans son sac, on peut évaluer son poids au moins à 22 kilogrammes, et la charge totale de l’homme, y compris ses vêtements, à 35 kilogrammes.

Mais il faut remarquer que la charge calculée est toujours inférieure à la charge réelle, car l’homme de troupe a une tendance naturelle à emporter avec lui mille objets qui lui paraissent et sont en effet des agréments et une douceur : soit, par exemple, un livre religieux, quelques cahiers de chansons, des lettres, un portefeuille, du tabac, etc.

Au point de vue de l’hygiène, ce qui a une importance capitale, c’est non-seulement de diminuer le poids total de la charge du soldat, mais aussi de répartir cette charge suivant les lois de l’équilibre, de sorte qu’en dehors des efforts musculaires, nécessaires pour enlever tout le poids pendant la marche, il ne soit pas encore besoin d’autres efforts musculaires pour le maintenir.

Les armes, représentées par le fusil, le sabre, les gibernes ou cartouchières, sont de tous les objets de chargement les plus indispensables ; le fusil, placé dans les mains de l’homme, repose pendant la marche sur l’une ou l’autre épaule.

Le sac constitue, en effet, la partie capitale du chargement du soldat ; c’est celle où l’on doit s’efforcer d’apporter le plus d’améliorations. Qui ne se souvient, en effet, d’avoir vu de pauvres petits fantassins, chargés de cet immense attirail, pliant sous le poids du fardeau, obligés de marcher constamment courbés en avant, afin de conserver un semblant d’équilibre!

Toutes les armées européennes, à l’exception de l’armée anglaise, possèdent un sac de forme carrée, en peau de vache garnie de poils, ou à défaut en toile imperméable, fixé sur les épaules au moyen de fortes bretelles.

En raison de la grande mobilité que doivent posséder les troupes et de la nécessité de laisser les bagages tout à fait en arrière des colonnes, il paraîtrait logique de donner aux officiers un sac, plus léger peut-être que celui des soldats, mais suffisant pour contenir les objets de toilette ou de rechange les plus indispensables.

En débouclant son ceinturon, auquel sont, du reste, adaptées deux cartouchières, comme dans l’équipement prussien, l’homme peut quitter tout son équipement comme on ôte un habit, sans avoir une courroie à défaire; il le remet aussi facilement.

Lorsqu’on fait le total du poids des objets que le fantassin doit transporter ainsi, on trouve que cette charge s’élève dans la plupart des armées à 25 ou 30 kg. Le chiffre de 30 kg. était dépassé naguère dans les armées française et allemande.

D’après Thurnwald, les lois de la physiologie indiquent qu’un soldat ne doit pas porter une charge supérieure au tiers de son poids, si l’on veut qu’il conserve la liberté de ses mouvements ; beaucoup de jeunes soldats ne pèsent pas plus de 55 à 60 kilogr., la charge du fantassin ne devrait donc pas dépasser 20 kilogr. La pratique a démontré qu’elle ne devait pas dépasser 25 kilogr.; dans ce poids sont compris tous les objets et effets que le soldat a sur lui.

Une dernière condition imposée par la physiologie est que la charge du fantassin et les courroies qui servent à la maintenir, n’entravent pas le fonctionnement régulier des organes et en particulier celui des organes respiratoires et circulatoires.

Autrefois le soldat français avait un havresac en peau de vache et une cartouchière unique placée en arrière, au moins pendant la marche; la charge était très mal répartie, de plus les bretelles du sac tiraient les épaules en arrière, ce qui obligeait le soldat à contracter sans cesse ses muscles pectoraux. On a adopté ensuite un havresac en toile imperméable avec deux cartouchières placées à la partie antérieure; c’est le modèle qui existait avant 1892. Les bretelles du sac étaient réunies au ceinturon par des bandes de cuir appelées contre-sanglons qui avaient l’avantage d’empêcher les bretelles de tirer les épaules en arrière. La répartition de la charge était meilleure, mais une partie des cartouches était encore portée dans un tiroir du havresac; de plus le havresac était trop lourd, il pesait vide 2500 grammes.

Le havresac est fixé par une tringle métallique sur les bretelles qui soutiennent la giberne ; par en bas il repose sur la grande giberne.

Depuis 1881, le fantassin russe n’a plus de havresac. Une sacoche en toile imperméable qui prend son point d’appui sur l’épaule droite (1, fig. 97), contient les effets de rechange; une sacoche également en toile imperméable suspendue à gauche après le ceinturon (2) est destinée aux vivres, le manteau roulé dans la toile de tente (8) s’appuie sur l’épaule gauche, les cartouches sont contenues dans deux cartouchières fixées à la partie antérieure du ceinturon.

Actuellement, le soldat d’infanterie plie sous le poids d’une charge beaucoup trop élevée : un système compliqué de courroies enserre ses reins; un poids démesuré pèse sur ses épaules. Au moment d’entrer en ligne, la fatigue ferait perdre à son feu une grande partie de son efficacité.

De nouvelles mesures ont été prises pour réduire la charge, le poids net du sac a été diminué, ainsi que le nombre des outils portatifs et des moulins à café, etc.

Étude de Cas: Cartouchière en Toile pour 2 Chargeurs

Une discussion sur un forum de militaria révèle les complexités de l'identification et de l'utilisation d'une cartouchière en toile pour deux chargeurs. Les participants débattent de son origine, de sa compatibilité avec différents types de chargeurs (US M1, 1911, MAC 50, P38, P08, PA 35), et de sa possible fabrication (française, américaine, allemande). Finalement, l'hypothèse d'un "loupé de fabrication" par un fournisseur est privilégiée.

Voici un résumé des points clés de la discussion :

  • La cartouchière porte un numéro de nomenclature français, mais ne semble pas être une réutilisation de surplus US.
  • Les chargeurs d'US M1 ne rentrent pas, malgré le numéro de nomenclature suggérant le contraire.
  • La pression femelle porte la marque KNIP, indiquant une fabrication allemande.
  • Plusieurs hypothèses sont envisagées : fabrication française avec des snaps hollandais, repro hollandaise, fabrication hollandaise francisée, copie d'une autre provenance, ou loupé de fabrication.
  • L'hypothèse d'un loupé de fabrication est finalement privilégiée, en raison des dimensions incorrectes et de la couture horizontale du bas.

L'Armée Russe 1914-1917

L'Armée Russe a l'entrée en guerre le 1er Aout 1914 est forte de 1 423 000 hommes, en Aout 1914 l'appel des réservistes en fournit 3 115 000 et l'incorporation de la classe 1914 en Octobre 715 000. L'Armée Russe combattra sur divers fronts dont celui des Balkans et deux brigades Russes seront envoyer en France sur le front de Champagne. Au cours du conflit la Russie perdra 2 500 000 hommes ,aura 3 850 000 blessés et 2 410 000 soldats seront fait prisonniers.

A son entré en guerre en 1914,l'armée russe a une tenue de campagne des plus moderne pour l'époque,contrastant avec les uniformes de certains belligérants aux tenues désuètes. Les Russes ont tirer les leçons de la guerre contre le Japon en 1904-05 qui avait montrer la nécessité du camouflage dans une guerre moderne.

Tableau Récapitulatif des Pertes Russes (1914-1917)

Type de Pertes Nombre
Morts 2 500 000
Blessés 3 850 000
Prisonniers 2 410 000

Avec l'adoption de la tenue Mdle 1907, une nouvelle casquette est adopté le 15 Décembre 1907 (Prikaz 632) pour la troupe. Produite en toile de lin pour l'été , fabriqué en trois tailles,visière de cuir initialement vernis en noir puis en kaki,passepoil de couleur pour les unités combattantes, cocarde ovale de taille 42X30 en métal blanc au couleurs des Romanov (orange et noir),la doublure intérieure est en Canvas de coton et la bande de sueur en lin. Un cerclage intérieure en...

La maison avait déjà beaucoup fait dans la standardisation en utilisant la même carcasse pour les Baby Dragoon 1848, Pocket 1849, Police 1862 et Pocket Navy 1865, de même que celle du 1851 pour les New Army 1860 et New Navy 1861. Mais comme le Pocket Navy 1865 était sorti relativement peu de temps avant la tombée du brevet White dans le domaine public et que les stocks de ce dernier étaient importants en raison de faibles ventes (la guerre de sécession ainsi que les concurrents comme S&W et d'autres avaient rendu très populaires les armes à cxartouche métallique), il fut décidé que ce serait ce modèle qui servirait de base pour les armes de type "pocket" (les plus vendues). Toutes les pièces, sans aucune exception, furent récupérées et réutilisées, non seulement pour les armes à percussion que leur propriétaire renvoyaient à l'usine pour conversion, mais également pour les armes vendues comme neuves !!

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