La cartouche a pour fonction première de maintenir ensemble les différents composants nécessaires au tir. Elle sert de récipient pour la poudre et le dispositif d'allumage, qui comprend l'amorce et la capsule d'amorçage. Traditionnellement, la cartouche est fabriquée en laiton, un alliage qui se déforme plastiquement sans se rompre, facilitant ainsi le rechargement. L'aluminium est également utilisé dans certains cas. À l'extrémité de la cartouche, appelée collet, se trouve le projectile, serti entre les lèvres de la douille.
Il existe deux principaux types d'amorçage :
La vitesse de combustion de l'explosif primaire est d'environ 1000 m/s. Le fulminate de mercure a été le premier explosif primaire utilisé, mais il a été remplacé par le styphnate de plomb dans les amorces Sinoxid® en 1926. Plus récemment, les métaux lourds sont remplacés par des composés organiques comme le diazole dans les munitions Sintox®.
La poudre noire, découverte en Europe au XIIIe siècle, était la charge propulsive utilisée dans les premières armes à feu. Elle est généralement composée de 75 % de nitrate de potassium (salpêtre), 15 % de charbon de bois et 10 % de soufre.
L'invention de la poudre noire est attribuée aux Chinois, qui l'appelaient huoyao, signifiant « drogue à feu » ou « médicament à feu ». Elle était utilisée pour propulser des projectiles et comme charge pour les fusées de guerre, ainsi que pour des projectiles individuels comme les grenades. Les techniques de fabrication se sont ensuite transmises au monde arabo-perse, puis à l'Europe au XIIIe siècle.
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Vers 1230, Marcus Graecus décrit pour la première fois en Occident le procédé de préparation de la poudre noire dans son Liber ignium ad comburendos hostes. Les armées du Moyen-Orient ont intégré les systèmes à poudre noire dans leurs armements dès 1150, sous la forme d'un canon à main appelé Madfaa. En France, la bombarde a été utilisée pour la première fois en 1324 lors de l'attaque de la ville de la Réole.
La poudre noire est un mélange de soufre et de charbon, combinés avec un corps oxydant : le salpêtre. La qualité de la poudre dépend en grande partie du charbon utilisé. Les trois composants doivent être moulus en poudres fines et mélangés de façon homogène. Au XIVe et XVe siècles, la composition était d'environ 6 parties de salpêtre pour une partie de soufre et une partie de charbon de bois.
La fabrication comprend plusieurs étapes :
La fabrication, le stockage, le transport et la manipulation de la poudre noire sont source de nombreux accidents. Elle est explosive car elle contient à la fois un combustible et un comburant. La poudre noire « déflagre », ce qui signifie que l'onde de combustion se déplace moins vite que les gaz générés, ne produisant pas d'onde de choc. Parmi ses avantages, la poudre noire est peu coûteuse, stable et nécessite une faible quantité d'énergie pour initier la combustion.
Au fur et à mesure du Moyen-Âge, les bombardes et les canons ont évolué vers des armes portables individuelles, comme l'arquebuse. L'arrivée de la platine à silex a remplacé l'ancien système de mise à feu à mèche.
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À partir de 1450, les « gargousses », ancêtres de la cartouche, étaient des doses de poudre préparées à l'avance dans un tissu ou du parchemin. En 1728-40, la cartouche de guerre en papier, contenant de la poudre noire et une balle, fut généralisée en France.
La confection artisanale de cartouches était courante jusque vers 1960. Elle nécessitait l'acquisition de matériel et de fournitures tels que la poudre, les bourres, les plombs de chasse et les cartons de sertissage.
Le calibre 16 est un choix privilégié pour les chasseurs recherchant un équilibre parfait entre portée, précision et recul réduit. L'évolution technologique a rendu la production de munitions de calibre 16 plus efficace et rapide.
Casimir Lefaucheux a marqué l'histoire des armes à feu avec son fusil à brisure, breveté en 1833. Cette invention a démocratisé le chargement par la culasse.
Le rechargement d'un fusil à broche de calibre 12 implique plusieurs étapes et composants. Il est possible de réutiliser des cartouches avec les éléments principaux d'une cartouche de ball-trap, mais certaines précautions doivent être prises.
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Composants nécessaires :
La sertisseuse doit posséder une encoche pour laisser passer la broche. Il suffit, avec une pince à épiler, de maintenir l'amorce au fond de l'étui et de pousser la broche dedans.
Outils et matériel :
Il est possible de trouver du matériel de rechargement en brocante, sur des sites comme Naturabuy, Le Bon Coin et eBay.
Préparation et chargement :
Les cartouches réemployées ou neuves doivent être amorcées. Les anciennes amorces étant plus petites que celles utilisées aujourd'hui, il peut être nécessaire de modifier les emplacements d'amorces. Il est conseillé d'utiliser de la PNF 1 pour la poudre noire. Les plombs peuvent être récupérés sur les cartouches de ball-trap (en vérifiant qu'il s'agit bien de plomb et non de billes d'acier). La bourre doit être en liège/paraffine.
La fabrication de cartouches papier pour revolver calibre .44 est une pratique qui allie tradition et précision.
Matériel Nécessaire
Produits Consommables
Étapes de Fabrication
Les cartouches finies doivent mesurer environ 34 à 35 mm sans le tourillon. Elles peuvent être stockées dans des boîtes de munitions « 44 x 45 Mag Pistol ».
L'utilisation de cartouches papier présente plusieurs avantages : gain de temps au stand, réduction des erreurs de charge, propreté accrue et plaisir de la fabrication. Cependant, il existe des inconvénients tels que le temps de préparation à la maison et les résidus de papier dans les chambres.
Certains tireurs utilisent du papier cigarette non traité, tandis que d'autres préfèrent du papier flash pour une combustion plus rapide. L'ajout de semoule permet de bien tasser le tout et d'éviter que la balle ne soit trop enfoncée dans la chambre.
Conseils et Astuces
L’arme ancienne du Far West / Western à poudre noire du 19éme siècle est l’objet qui symbolise le plus la conquête et la construction des États-Unis et son esprit aventureux de ces épopées. Ces armes à poudre noire authentiques sont aussi le reflet d’une époque où l’objet, outre son côté utile et technique avait une dimension artistique.
Les revolvers à poudre noire occupent une place particulière dans l’arsenal des armes à feu. Classés en catégorie D, ils sont accessibles aux personnes majeures sans formalités particulières. Le chargement manuel de ces revolvers fait partie intégrante de l’expérience. On y verse soigneusement la poudre noire avant d’y insérer une balle en plomb.
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Dans certains pays européens, la législation est plus stricte.
Voici une chronologie simplifiée de l'évolution de la poudre noire et des armes à feu :
| Date | Événement |
|---|---|
| VIIe siècle | Utilisation du feu grégeois. |
| VIIIe siècle | Invention de la poudre noire par les Chinois. |
| Vers 1150-1200 | Utilisation de la poudre noire par les Arabes. |
| Vers 1280 | Redécouverte de la poudre en Europe. |
| Août 1324 | Première utilisation d'une bombarde en France. |
| Vers 1370 | Évolution de la hacquebute. |
| Vers 1450 | Apparition des gargousses, ancêtres de la cartouche. |
| Vers 1510-15 | Invention de la platine à rouet. |
| Vers 1600 | Invention de la platine à miquelet en Espagne. |
| 1703 | Généralisation de la platine à silex à la française par Louis XIV. |
| 1728-40 | Généralisation de la cartouche de guerre en papier en France. |
| 1808 | Conception de la première platine à percussion par chien par Alexandre John Forsyth. |
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