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L'archéologie glaciaire œuvre à la découverte de vestiges préservés par congélation, souvent en matériaux périssables. La montagne n’a jamais constitué une barrière pour l’homme, la conquête des cimes alpines est ainsi ancienne.

Dès 8 000 ans, des groupes ou individus franchissent les massifs d’altitude, pour exploiter leurs ressources naturelles, ou circuler d’une vallée à l’autre. L’exemple en est l’exceptionnelle découverte de la momie d’Ötzi, vieille de 5 300 ans et réalisée, en 1991, entre Italie et Tyrol autrichien, à plus de 3 210 m. Depuis, bien d’autres ont été faites notamment sur les cols suisses de Schnidejoch et Lötschenpass. La présence d’objet en ces lieux résulte le plus souvent d’accidents, de pertes mais aussi de dépôts intentionnels.

En 2003, une randonneuse découvre un objet en écorce de bouleau à 2 750 m d’altitude, à proximité du col du Schnidejoch (Lenk, Berne, Suisse). Elle le confie au musée historique de Berne. Des recherches sont alors engagées et mettent au jour un carquois de bouleau, un arc en if, des hampes de flèche en bois de viorne et de noisetier, des pointes de flèche en silex, une corde de l’arc en tendons. Certains vêtements sont également retrouvés : pantalon et chaussure en cuir, cape en liber de saule. Ces vestiges qui présentent un état de conservation exceptionnel sont tous datés du Néolithique final (2 900 - 2 600 avant J.-C.).

L’ornementation proprement dite cède ici entièrement la place à l’héraldique royale, présente sur les plats comme sur le dos du volume, mais d’une façon singulière. Dans le semé argenté qui orne le rectangle central, seuls sont poussés en alternance les arcs et les carquois, associés à un nouvel emblème en forme de plume. On a réservé en fait l’usage des autres fers héraldiques (triple croissant et grand H couronné) à la décoration de la large bordure mosaïquée de maroquin rouge encadrant les plats, où ils ont été dorés à intervalles réguliers. Le dos de cette reliure ne manque pas non plus de rappeler l’appartenance royale, avec ses trois pièces de maroquin rouge présentant sur un fond criblé doré un décor d’arabesques complétées de croissants. Entre ces mosaïques, quatre carquois argentés directement sur le maroquin brun dessinent de façon impromptue deux compartiments, encadrant l’un le monogramme H C, l’autre un triple croissant. Les écoinçons des plats, seule concession au goût orientalisant sur cette pièce, rendent également hommage au roi.

Apollon et ses attributs

La lyre est un des attributs d'Apollon. Elle est tendue de sept cordes. Sept est le chiffre d'Apollon. Il a vécu sous ce signe : il était baptisé "l'auguste dieu Septime", "le dieu de la septième porte"Il est né le septième jour du mois et ses fêtes étaient toujours célébrées le sept d'un moisSa doctrine se résume en sept maximes attribuées aux sept Sages. Apollon est le dieu du soleil et de la musique. Parmi ses attributs : l'arc, la lyre, le laurier. Parmi ses animaux favoris : le coq et le serpent. Parmi ses 5 sanctuaires, Delphes, le plus connu, considéré comme le CENTRE du monde (comme Bourges est le centre de la carte ...). Apollon, et grâce aux 9 MUSES, partage aussi la connaissance. Les MUSES sont Filles de Zeus et de Mnémosyne, la déesse de la mémoire, les Muses savent tout et voient tout : → le passé, le présent mais aussi le futur. Elles possèdent un trésor immense de connaissances : la musique, la danse, l’histoire, l’astronomie, etc.

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Apollon porte aussi le surnom de "LOXIAS" (l'oblique) à cause de l'ambiguité de ses oracles (qu'il donnait par le biais de la Pythie à Delphes) mais... Ses flèches sont associées à des vecteurs de maladie - principalement la peste - (il a déclenché une épidémie de peste en en tirant une). Une poule est l'artifice qu'utilise un oeuf pour produire un autre oeuf.

Lien particulier avec le laurier: Napoléon et Apollon. Auguste chef, et Apollon qui transorma sa dulcinée Daphné en laurier. Apollon, Napoléon... encore une affaire pour Arsène Lupin !

Armée et Batailles

L’armée française, de 24 000 à 50 000 hommes, est organisée sur 3 lignes. Au-devant on trouve les arbalétriers génois, ainsi que 2 lignes de chevaliers. Le reste est composé de troupes à pied qui occupent l’arrière et les côtés. L’armée anglaise est formée en 3 « batailles », 2 forment la première ligne (le Prince Noir et les comtes de Northampton et d’Arundel). Édouard III commande la troisième « bataille » qui formera la seconde ligne. L’ensemble comprend de 8 000 à 12 000 hommes, dont environ 3/4 d’archers.

Le samedi 26 août 1346, aux environ d’un petit village de Picardie perdu au fond de la baie de Somme, se déroulait ce qui allait devenir une des plus célèbres défaites de l’Histoire de France et marquer l’histoire militaire universelle. A la nuit tombante, après 3 heures de combat seulement, c’est une déroute totale : plus de 30 000 cadavres français jonchent le champ de bataille. La fine fleur de la chevalerie française a été fauchée ; onze princes dont le propre frère du Roi de France, plus de cent dignitaires et 1200 chevaliers.

En fait, si l’on veut comprendre Crécy, il faut dépasser le simple niveau anecdotique et analyser la bataille comme l’affrontement de deux mondes, de deux systèmes militaires confondus dans leurs combattants respectifs : le chevalier français et l’archer anglais. Le premier, victime de son incurable discipline et de la pesanteur de son équipement, a été cueilli par un adversaire discipliné et efficace, rompu à la stratégie et doté d’une arme redoutable. A l’image du reste d’une armée anglaise homogène, disciplinée et entraînée : le corps des archers. Il en constitue à la fois le noyau et la force de frappe, et représente certainement les deux tiers de l’effectif.

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L’archer anglais est athlétique et plutôt grand pour l’époque ; le secret de son art réside dans un entraînement constant, rigoureux et continu. Depuis l’adolescence, il s’est exercé avec des arcs de plus en plus puissants jusqu’au grand arc de guerre qui est devenu plus qu’un outil qu’il utilise de main de maître, un véritable prolongement de lui-même. Il faut dire que dans toutes les paroisses anglaises, le tir à l’arc est un « loisir obligatoire » et que l’entraînement et les concours y sont largement encouragés par les autorités. Les rois d’Angleterre successifs ont ordonné que tous les hommes valides entre 16 et 60 ans devraient posséder chacun un grand arc et pratiquer régulièrement. Au final, l’armée dispose d’un réservoir permanent de 15 000 archers.

Le grand arc (en anglais : long Bow) est appelé simplement « arc » à l’époque, ou même « arc anglais » en raison de la renommée de ses utilisateurs sur le continent. Il est en bois massif, généralement d’une section en D et effilé à chaque bout, et mesure entre 1m70 et 1m90. La portée de l’arc dépend de sa puissance mais aussi des capacités du tireur. Des archers contemporains ont déjà réussi à tirer avec des arcs développant des puissances de 120 à 160 livres, et il ne fait aucun doute que les meilleurs archers entraînés au Moyen-âge aient été capables de performances identiques ou supérieures. Des chroniqueurs rapportent que les flèches volaient en moyenne à 220 mètres et qu’en sélectionnant les archers tirant des flèches spéciales plus légères pour le tir à longue distance, on arrivait à une portée de 365 à 438 mètres.

Des témoins oculaires de l’époque qui avaient vu les archers anglais en action les utilisaient comme point de comparaison dans des métaphores telles que « plus dru que flèches dans bataille contre anglais » et d’ajouter « je suis d’avis que la plus importante chose du monde dans une bataille est l’archer, mais il doit se compter par milliers, car en petit nombre il ne fera pas la décision ». Dix coups à la minute représentait une cadence de tir soutenue mais une performance normale pour un archer entraîné. Mille archers pouvaient ainsi déverser une grêle de dix à douze mille traits sur leur adversaire en moins d’une minute ; et une armée en campagne comptait normalement plusieurs milliers d’archers.

Composition des Armées
Armée Effectif Organisation
Française 24,000 - 50,000 hommes 3 lignes: Arbalétriers génois, chevaliers, infanterie
Anglaise 8,000 - 12,000 hommes 3 "batailles": archers (3/4 de l'effectif), troupes à pied

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