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L'Exposition universelle de 1851 a marqué un tournant dans l'histoire des arts et de l'industrie. Elle a non seulement mis en lumière les avancées technologiques et les créations artistiques de divers pays, mais a aussi influencé les mouvements artistiques et les styles architecturaux de l'époque.

Le Palais de Cristal, construit pour l'exposition, était partagé en deux par le grand cintre, avec des entrées principales au sud et au nord. Les entrepreneurs du bâtiment avaient pris des mesures pour assurer la facilité des communications et la commodité des visiteurs. Quatre portes d’entrée permettaient d'accéder à l’intérieur de l’exposition, les deux principales étant situées au centre du bâtiment, là où se trouvait le transept, et les deux autres à l’extrémité de la partie anglaise et à l’extrémité opposée.

Sa Majesté la Reine Victoria a ouvert l’exposition universelle le 1er mai 1851. Dès le matin, une foule immense avait envahi toutes les avenues, se dirigeant vers le Palais de Cristal. A l’approche de l’heure fixée pour la sortie de la Reine du Palais de Buckingham, la foule est devenue encore plus compacte, et la police a eu du mal à ouvrir le chemin au cortège royal.

Le Palais de Cristal avait une tâche modeste, mais importante : éclairer les fabricants français sur leurs droits et les découvertes étrangères, tout en faisant connaître au monde industriel la part de la France dans ces inventions. Ainsi, une idée première pouvait appartenir à un Français, même si son application complète était exposée par un autre pays.

Le Palais de Cristal publiait ces remarques avec sincérité, comptant sur les communications de ses compatriotes pour appuyer son travail. L'objectif était de mettre en avant des produits qui n’avaient pas eu l’emplacement convenable pour se présenter avec tous leurs avantages.

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Afin de mieux comprendre l’aspect du Palais de l’Industrie, il est utile de décrire ses principales parties. Chaque partie de la nef se composait de trois divisions longitudinales : la nef proprement dite au centre, et deux ailes de chaque côté. Chaque aile était aussi large que la nef, et cette dernière était divisée en trois parties séparées par un cordon rouge. Le centre était occupé par les produits les plus remarquables, tandis que les divisions latérales accueillaient des banquettes pour les dames et des espaces pour les cavaliers.

Que le lecteur s'imagine assis dans la galerie d’un édifice élevé, renfermant des arbres immenses. Cette galerie dépassait les dimensions de Westminster Hall et aboutissait à un édifice encore plus grandiose. Les machines aux formes gigantesques, des bâtiments entiers, des arbres séculaires semblaient perdus au milieu de cette immensité. Malgré la présence de milliers de spectateurs, l’espace ne semblait pas amoindri. L’œil s’accoutumait à ces mille objets divers, et les tapis destinés aux plus vastes salons ressemblaient à des bannières suspendues à la voûte d’une église.

A mesure qu’approchait l’heure de la cérémonie, des personnalités de marque arrivaient. Après un moment de silence pendant la prière, la musique du « grande Alléluia » de Handel, exécutée par les chœurs, les orgues et la musique militaire, parvenait affaiblie aux oreilles des spectateurs éloignés.

Lorsque la procession reparut, elle offrit un spectacle riche et varié. Les vivats augmentaient à mesure que la procession avançait, précédant l’approche de Sa Majesté, accueillie avec enthousiasme. La procession comprenait des hérauts, des personnages civils en habit de cour, des commissaires étrangers en uniforme de leur pays, des employés civils, et les commissaires royaux de l’Exposition. Le duc de Wellington et le Marquis d’Angle-sea figuraient parmi les illustres vétérans applaudis sur leur passage. Enfin, la Reine, accompagnée du Prince Albert, recevait les acclamations des assistants.

La foule avait pris position le long de la chaussée, entre Hyde Park-corner et l’entrée septentrionale de l’Exposition. Des masses innombrables de curieux formaient une muraille compacte des deux côtés de la route, jusqu’aux portes du palais. Les maisons avoisinantes étaient chargées de spectateurs, et les hauteurs étaient envahies par ceux qui n’avaient pu se poster le long de la route. L’animation joyeuse de la foule et l’air de contentement étaient remarquables. Les équipages somptueux qui se suivaient sans interruption, avec leurs livrées variées, étaient un sujet de distractions et d’observations. On attendait avec ardeur, mais sans impatience, l’arrivée de la cour et de la suite royale.

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Vers onze heures et demie, les officiers de police à cheval arrivèrent au galop, suivis par un corps de Horse Guards, épées nues, pour maintenir le passage libre. A peine la procession avait-elle passé que la foule rompait les rangs et se dispersait, se répandant dans les parties les plus éloignées du parc pour attendre le retour de la Reine. Ce mouvement entraîna un peu de confusion, et un incident eut lieu le long du pont de la rivière Serpentine.

Parmi les premières personnes à mettre pied à terre, on distinguait le Lord Maire, les Shériffs, les membres de la Corporation, Lord John Russell, Lord Stanley, le Chancelier de l’Echiquier, Sir George Grey, le Marquis de Clanricarde, et le Comte de Carlisle, accompagnés de leurs familles. Midi sonnait lorsque Sa Majesté quitta son carrosse, accompagnée du Prince Albert, du Prince de Galles et de la Princesse Royale.

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