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Tous ceux de notre génération connaissent cette arme, car ce fut un demi-siècle, durant l'arme du fantassin allemand pendant les deux guerres mondiales, et son calibre (8 mm Mauser ou plus exactement 7,92X57) vient d'être remis à la mode par la récente (2013) loi française sur les armes.

Les origines de Mauser

L’histoire de Mauser commence à l’arsenal royal d’Oberndorf, fondé le 31 juillet 1811 par le roi Frédéric Ier de Wurtemberg. C’est dans cet atelier que les frères Wilhelm et Paul Mauser travaillent au milieu du XIX siècle comme armuriers et mettent au point un nouveau fusil à répétition à culasse rotative dès 1867. Leur prototype s’inspire du fusil français Chassepot, qui avait montré sa supériorité lors de la guerre de 1870. Le Gewehr Modell 1871 (fusil Mauser 1871) est ainsi adopté par la nouvelle armée allemande unifiée, supplantant la concurrence et marquant le début du succès pour Mauser. Fort de ce premier contrat national, Mauser se tourne aussi rapidement vers l’exportation. Les premières commandes étrangères arrivent dans les années 1880-1890 avec, par exemple, le fusil Mauser 1889 pour la Belgique, le Mauser 1890 pour l’Empire ottoman et le Mauser 1891 pour l’Argentine.

Adoption et diffusion du système Mauser

Cette arme adoptée en 1898 par l'armée allemande, partait d'un brevet plus ancien (1867), amélioré en 1878, puis 1888 et déjà largement diffusé en Chine, en Turquie, en Belgique, avant de faire merveille dans la guerre hispano-américaine de Cuba...ce qui amena les Yankees à s'en inspirer pour créer en 1903, le Springfield.

Bien sûr, de l'autre côté du Rhin où il y sûrement autant de chasseurs tout aussi compétents et exigeant que chez nous, on ne laissa pas échapper cette belle invention mise dès 1897 à profit pour tirer gros « keilers » et chamois bavarois.

Ce, dans une gamme de calibres allant du 6,58 au 505 Gibbs en jouant sur la longueur de culasse : du court (pour les petits calibres rapides en montagne) au magnum (on est en plein dans le mirage des « colonies » et du gibier beaucoup plus conséquent que par chez nous qui va avec), en passant par le standard, et même un « intermédiaire » pour des calibres très particulier comme le 7X57 ou sa déclinaison anglo saxonne le 275 Rigby.

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Le traité de Versailles avait pourtant déjà joué un mauvais tour aux armuriers allemands obligés de laisser partir machines et technologie au titre des dommages de guerre vers la Belgique et la Tchécoslovaquie où il ne manquait pas de techniciens pour relancer l'affaire.

Avant la seconde guerre mondiale, en effet, sur le marché de l'arme civile le « système Mauser » dominait largement les débats, et les marques belges (Francotte, Dumoulin, Jansen), se mirent à faire de superbes déclinaisons de la carabine allemande. La FN Herstal avec ses énormes moyens de l'époque offrant même une large gamme, des calibres légers (243 Win, 308 Win, c'est le 7,62 Otan), mais aussi moyens (270 W, 30/06) et lourds du 7 Remington Mag au 404 Eley...qui est du 10,75X68...grosse balle donc !

Tout le monde fit donc plus ou moins du « Mauser » : l'Espagne avec ses Empresa Santa Barbara en nombreux calibres (et même en kit !), la Suède (Husquvarna dès 1938), l'Italie (Jager), la Finlande (Sako).

Tous les grands fabricants américains, se mirent aussi « à leur propre tambouille» dans les calibres US, du petit 17 Remington (pour les nuisibles), au 458 W mag (pour les éléphants). Winchester quasi en copiant tel quel avec le modèle 70 dès 1935, Remington en modifiant pas mal, après la guerre, son modèle 700 alignant la bagatelle de 5 millions d'exemplaires vendus depuis 1962 !

Les Allemands, dans tout ça, vaincus, occupés notamment par la France ne purent sortir que quelques unités avec des pièces éparses, avant de relancer l'activité en 1950, mais avec des autres modèles (séries 66, 67, 94, 96, 97) plus modernes et différents que celui qui nous intéresse.

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En France, dans cette période de l'après-guerre il faut citer Brevex qui, en région parisienne réalisa, sur boitiers Mauser renforcés et améliorés des calibres magnum renommés pour safaris. De nos jours des armureries artisanales spécialisées (J.P. Ridon, Dorléac), travaillent toujours sur ce système à la fois simple et efficace et proposent des gammes d'armes d'une qualité exceptionnelle et personnalisables à l'infini.

La Karabiner 98k (Kar98k ou K98)

La Karabiner 98k (en abrégé Kar98k ou K98) est une carabine à répétition manuelle par verrou allemande conçue par Mauser Waffenfabrik. Elle fut adoptée en 1935 par la Wehrmacht. Elle équipait une bonne partie des troupes. Plus de 15 millions d'unités furent produites jusqu'en 1945.

Caractéristiques

  • Calibre : 8 × 57 IS également appelé « 7.92 mm Mauser » ou « 8 mm × 57 mm »
  • Longueur : 110 cm
  • Longueur du canon : 59,94 cm
  • Poids : 3,92 kg (crosse en noyer) ou 4,2 kg (crosse en lamellé-collé)
  • Magasin : magasin interne, rechargement à l'unité ou par clip
  • Capacité : 5 coups
  • Cadence de tir : approximativement 15 coups par minute
  • Hausse : à curseur tangentielle graduée de 100 à 2 000 mètres
  • Portée pratique: 500 m (avec la hausse)/800+ m (avec lunette)

Présentation historique et technique

Les militaires allemands définissaient alors une Karabiner comme une carabine dont la bretelle se fixait latéralement. Il s'agit de la version raccourcie, et donc plus maniable et d'un poids inférieur, du fusil Mauser modèle 1898 utilisé pendant la Première Guerre mondiale. Le Kar98k se charge au moyen d'une lame-chargeur de cinq cartouches de 7,92 mm Mauser. Cette carabine est une arme très puissante et de bonne taille, maniable et simple de conception.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle était l'équivalent fonctionnel du Springfield M1903 américain ou du Lee Enfield no 4 britannique, mais était inférieure au Garand américain capable de tirer en semi-automatique.

La Kar98k était supérieure par sa munition plus lourde et plus puissante que le calibre 30-06 américain. L'ajout d'une lunette de tir au Kar98k (comme la lunette Zielfernrohr39 et la ZF41) permet d'en faire un fusil de très bonne précision.

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Le mécanisme du Mauser 1898 et 98k est le fameux système Mauser. il est très apprécié par les chasseurs et les tireurs sportifs grâce aux multiples calibres proposés par des marques qui reprennent ce système fiable et simple (Parker Hale 1000, 1100, 1200…).

La production de cette carabine a été telle que l'on trouve encore aujourd'hui des quantités formidables de pièces de rechange neuves d'origine. Le système Mauser est encore de nos jours une marque de qualité et de robustesse.

Un soin tout particulier a été apporté à la simplicité d'entretien de cette arme, dont la plupart des démontages à fin de nettoyage courant peuvent s'effectuer en utilisant comme seul outil la pointe d'une cartouche. La rondelle d'acier sur la crosse était une enclume qui servait à appuyer l'extrémité du percuteur afin d'en comprimer le ressort pour démonter le système de percussion dans sa totalité, pour le nettoyer ou en remplacer des composants.

Le bois utilisé de 1934 à 1939 était du noyer massif, puis à la suite du manque de bois de qualité, on recourut au bois de hêtre lamellé-collé, c'est-à-dire que le bois intérieur était fait à partir de bois aggloméré et l'extérieur sur une épaisseur de 2,5 mm était composé de lamelles de bois collées à chaud. Cette technique lui permettait d'être aussi solide que du bois massif, mais légèrement plus lourd que le noyer. Les exemplaires en bois de noyer ont une plaque de couche (pièce métallique en contact avec l'épaule du tireur) plate et vissée en bout de la crosse, les séries suivantes ont une plaque enveloppante (voir photo) pour compenser la relative fragilité des matériaux utilisés et éviter qu'ils ne se fissurent lors de l'utilisation de l'arme comme bélier ou en combat corps-à-corps.

La Bundeswehr continue d'utiliser des Kar98 au Wachbattalion pour les cérémonies militaires. Beaucoup de pays du Tiers-Monde possèdent des Kar98 dans leurs arsenaux et le Kar98 a encore de nombreuses années de service devant lui. Les soldats américains en ont notamment capturé un certain nombre en Irak ainsi que des carabines russes Mosin Nagant.

Production durant la Seconde Guerre mondiale

Liste des fabricants de Mauser 98k avec leurs codes (marquages sur le tonnerre de l'arme) :

  • 1934: Mauser, Oberndorf - S/42K, J.P Sauer, Suhl - S/147K
  • 1935: Mauser, Oberndorf - S/42G, J.P Sauer - S/147G, ERMA - S/27G, Mauser, Borsigwalde - S/243G
  • 1936: Mauser, Oberndorf - S/42J. P. Sauer - S/147, ERMA - S/27, Mauser, Borsigwalde - S/243, Berlin-Lubecker - S/237
  • 1937: Mauser, Oberndorf - S/42, 1937, J. P. Sauer - S/147, 1937, ERMA - S/27, 1937, Mauser, Borsigwalde - S/243, 1937, Berlin-Lubecker - S/237, 1937, Berlin-Suhler-Waffen (BSW) - BSW, date 1937
  • 1938: Mauser, Oberndorf - S/42 1938, ou bien "42" 1938, J. P. Sauer - S/147 1938, ou bien "147" 1938, ERMA - S/27, 1938, ou bien "27" 1938, Mauser, Borsigwalde - S/243 1938, ou bien "243" 1938, Berlin-Lubecker - S/237 1938, ou bien "237" 1938, Berlin-Sühler-Waffen - BSW 1938
  • 1939: Mauser, Oberndorf - "42" 1939, J. P. Sauer - "147" 1939 ou bien sans date ni code., ERMA - "27" 1939, Mauser, Borsigwalde - "243" 1939, Berlin-Lubecker - "237" 1939, Berlin-Sühler-Waffen - BSW 1939, Steyr - Daimler, Steyr - "660" 1939
  • 1940: Mauser, Oberndorf - "42" 1940, J. P. Sauer - "147" 1940, ERMA - "27" 1940, and also "ax" 1940, Mauser, Borsigwalde - "243" 1940, Berlin-Lubecker - "237" 1940, ou bien "duv" 40., Gustloffwerke - "337" 1940, Steyr - "660" 1940, ou bien "bnz" 40.
  • 1941: Mauser, Oberndorf - "byf" 41., J. P. Sauer - "ce" 41, ERMA - "ax" 41, Mauser, Borsigwalde - "ar" 41, Berlin-Lubecker - "duv" 41, Gustloffwerke - "bcd" 41, Steyr - "bnz" 41
  • 1942: Mauser, Oberndorf - "byf" 42, J.P. Sauer - "ce" 42, Mauser, Borsigwalde - "ar" 42, Berlin-Lubecker - "duv" 42, Gustloffwerke - "bcd" 42, Steyr - "bnz" 42, Waffen Werke Brunn, Bystrica - "dou" 42
  • 1943: Mauser, Oberndorf - "byf" 43, J. P. Sauer - "ce" 43, Mauser, Borsigwalde - "ar" 43, Gustloffwerke - "bcd" 43, Steyr - "bnz" 43, Waffen Werke Brunn, Bystrica - "dou" 43, Waffen Werke Brunn, Brunn - "dot" 43
  • 1944: Mauser, Oberndorf - "byf" 44, J. P. Sauer - "ce" 44, Mauser, Borsigwalde - "ar" 44, Gustloffwerke - "bcd" 4, Steyr - "bnz" 44 ou "bnz" 4 *, Waffen Werke, Brunn, Bystrica - "dou" 44 *, Waffen Werke, Brunn, Brunn - "dot" 1944 *
  • 1945: Mauser, Oberndorf - "byf" 45, Mauser, Oberndorf - "svw" 45, Mauser, Oberndorf - "svw" MB, Gustloffwerke - "bcd" 45, Steyr - "bnz" 45, Waffen Werke Brunn, Bystrica - "dou" 45, Waffen Werke Brunn, Brunn - "swp" 45

K98, G98 et K98k

Il faut différencier le K98 du G98 et du K98k :

  • Il s'agit de variante du modèle première guerre G = Gewehr mod 1998
  • Le K = Karabine mod 98 est exactement le même que le G98 a ceci près que la sangle passe sur le côté et plus dessous comme le G98
  • Le K98k = Kurtz est un K98 court comme son nom l’indique.

Mauser après la Seconde Guerre mondiale

Quant à Mauser, l’entreprise elle-même renaît après-guerre sous une forme réduite. Dans les années 1950, Mauser se concentre sur la fabrication de fusils de chasse et de carabines de tir sportif, le marché militaire lui étant fermé par les Alliés au début. La société est officiellement reconstituée dans les années 1950 et présente de nouveaux fusils de chasse dans les décennies suivantes (par ex. le modèle Mauser 66 en 1965, un fusil à verrou à armement linéaire innovant). À la fin du XX siècle, Mauser subit d’importantes restructurations. En 1994-1995, la division armement de Mauser est rachetée par le groupe allemand Rheinmetall AG, connu pour ses canons automatiques et munitions. L’entité est rebaptisée Mauser-Werke Oberndorf Waffensysteme GmbH et intègre le giron de Rheinmetall. Parallèlement, en 1999, la branche produisant des fusils civils (chasse et tir) est séparée du reste et devient Mauser Jagdwaffen GmbH. Cette dernière est cédée au groupe Lüke & Ortmeier (maison-mère de SIG Sauer, Blaser, etc.), et continue de fabriquer des armes de chasse sous la marque Mauser.

Depuis 140 ans, Mauser incarne la carabine de chasse par excellence. La marque a construit sa renommée sur la fiabilité et la robustesse de ses armes, éprouvées sur tous les continents par des milliers de chasseurs dans les situations les plus extrêmes.

Modèles emblématiques de Mauser

Au cours de son histoire, Mauser a conçu et produit de nombreuses armes devenues légendaires. Les plus notables sont ses fusils à verrou de la famille Mauser 98 - qui ont défini le standard du fusil militaire au XXe siècle - ainsi que certains pistolets révolutionnaires pour leur époque.

Mauser C96

Exemplaire d’époque du célèbre pistolet « Broomhandle ». Le Mauser C96 est un pistolet semi-automatique introduit en 1896, à une époque où les armes de poing étaient encore majoritairement des revolvers. Conçu par les frères Feederle au sein de Mauser, ce pistolet présente une silhouette unique : chargeur interne de 10 coups placé en avant du pontet, canon long (environ 15 cm sur les versions standard) et une crosse en bois détachable pouvant servir d’étui holster. Sa poignée profilée lui a valu le surnom de « Broomhandle » (« manche à balai ») dans les pays anglo-saxons.

Mauser M18

La Mauser M18 est un nouveau jalon dans l’histoire récente de la marque. Mauser cherche une nouvelle clientèle et a frappé fort la concurrence dès son lancement, en cherchant de nouveaux chasseurs optant pour la qualité à petit prix. Tous les chasseurs du monde ont eu pendant 30 jours l’eau à la bouche. Sera-t-elle en bois, en synthétique ? Quels calibres ? Quelles options ? La Mauser M18 est enfin arrivée chez vos armuriers, jouant sur une magnifique mise en scène pour faire réagir la majorité des chasseurs. Dans cette boite en bois se trouve une carabine low cost, en synthétique. Une carabine qui malgré son petit prix 799€, est toujours fabriqué en Allemagne à Isny-im-Allgaü. Habituée à nous faire des modèles comme la M12 à un prix avoisinant le 2200€, on peut dire que Mauser cherche une nouvelle clientèle et a frappée fort la concurrence dés son lancement . Les déclinaisons de la M18 sont nombreuses et adaptées à tous les types de chasse. La PURE est la version qui se veut la plus basique, au final c’est aussi la plus pragmatique ! C’est un vrai outil simple mais bougrement efficace. Ici pas de chichi, Mauser a regardé ce dont à besoin le chasseur de terrain et pas ce dont l’acheteur de prestations de tir rêve en regardant le dernier film mitraillage sur Youtube. Elle possède trois position, feu, sécurité culasse mobile, sécurité culasse bloquée. Le chargeur en polymère est à double pile imbriquée et peut contenir cinq coups en calibres standard. Le modèle PURE dispose d’une crosse en lamellé collé assez sombre et de plus bel effet. Le dos de crosse est droit, la prise en main irréprochable et l’arme monte très bien à l’épaule. Le canon est court, 51cm en calibre standard et fileté pour y poser un modérateur de son.

Mauser M25

La Mauser 25 Extreme, première carabine linéaire de Mauser, est conçue pour affronter les conditions les plus extrêmes. Avec sa crosse en polymère ultra-résistant et son mécanisme “MAUSER-Spread-Lock-250”, elle garantit une fluidité et une sécurité maximales, tout en offrant une précision constante. Calibres à venir : .243 Win., 6,5x55 SE, 8x57 IS, .30-06 Spring., 7mm Rem. Mag., .300 Win. Le mécanisme linéaire ultra-rapide et le verrouillage avancé “MAUSER-Spread-Lock-250” permettent une répétition sans à-coups et une sécurité renforcée. Le canon en acier spécial, martelé à froid, est conçu pour résister aux conditions les plus exigeantes. La Mauser 25 Max est une avancée majeure dans l'univers des carabines linéaires. La Mauser 25 Max est équipée du système de verrouillage “MAUSER-Spread-Lock-250”, qui améliore la sécurité et la stabilité grâce à une surface de contact de verrouillage élargie de 10 % par rapport au légendaire système Mauser 98. Ce mécanisme garantit une répétition linéaire fluide, rapide et intuitive.

Production et diffusion

Historiquement, l’essentiel de la production Mauser s’est déroulé à l’usine d’Oberndorf am Neckar en Allemagne. Durant la Première et la Seconde Guerre mondiale, cette ville-usine vivait quasiment au rythme de Mauser, mobilisant jusqu’à 11 000 ouvriers au plus fort de l’activité industrielle. Mauser n’avait pas d’usines à l’étranger lui appartenant en propre, mais l’entreprise a souvent construit des chaînes de production sous licence dans d’autres pays. Dès la fin du XIX siècle, Mauser a fortement misé sur l’exportation d’armes militaires. Les fusils à verrou Mauser, grâce à leur fiabilité et leurs performances, ont été adoptés par des dizaines de pays sur tous les continents, soit par des ventes directes, soit via des licences de fabrication. On retrouvait des fusils Mauser dans les armées d’Europe (Allemagne, bien sûr, mais aussi Belgique, Espagne, Suède, Turquie, Serbie, etc.), d’Asie (Chine, Empire ottoman, Iran…), d’Afrique (l’Afrique du Sud des Boers en fit usage lors des guerres anglo-boers) et d’Amérique latine (Mexique, Chili, Argentine, Brésil, etc.). Après la Seconde Guerre mondiale, les exportations directes d’armes Mauser depuis l’Allemagne de l’Ouest ont cessé (du fait de l’interdiction d’armement jusqu’en 1950, puis de la concurrence de H&K pour les armes militaires). Néanmoins, les armes Mauser existantes ont continué à circuler dans le monde : beaucoup de pays en développement ont utilisé des surplus de Kar98k ou de dérivés locaux jusque dans les années 1960-1970. Sur le marché civil, Mauser a exporté ses carabines de chasse (telles que les modèles 66, 77, puis M03, M12…) auprès des chasseurs du monde entier.

Mauser et l'industrie de guerre

Mauser a été un atout stratégique pour l’Allemagne lors des deux guerres mondiales, fournissant l’armement individuel standard du soldat. Durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine Mauser était intégrée dans le complexe militaro-industriel du Troisième Reich, avec une production sous contrainte (objectifs imposés par Hitler) et le recours au travail forcé. Cette implication totale dans l’effort de guerre a fait de Mauser une cible pour les Alliés, et sa destruction en 1945 symbolise l’écroulement de la puissance industrielle allemande.

Législation et contrôle des armements

L’histoire de Mauser a aussi été marquée par les régulations internationales de l’armement. Le traité de Versailles (1919) a quasiment mis fin, pendant une décennie, à la production d’armes militaires par Mauser - poussant la firme vers des activités civiles jusqu’à ce que ces restrictions soient abolies de facto par le réarmement clandestin nazi. De même, après 1945, l’interdiction de toute activité d’armement en Allemagne a duré jusqu’en 1950, forçant Mauser à se reconvertir temporairement.

Adopté en 1935, le Mauser 98K fut le fusil réglementaire de la Wehrmacht pendant toute la durée de la Seconde Guerre mondiale. Apprécié pour sa robustesse, sa précision et sa portée, il équipait aussi bien les fantassins que les tireurs d’élite.

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