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À l'aube de la guerre de Sécession, l'armement individuel entame une véritable révolution. Parmi les innovations les plus marquantes de cette époque, la Spencer Carbine 1860 se distingue comme la première carabine à répétition véritablement fiable à être adoptée massivement par l’armée. Conçue par Christopher Spencer, cette carabine est officiellement adoptée en 1863 par les troupes de l’Union.

L'invention et l'adoption de la carabine Spencer

En 1860, Christopher Spencer inventa une carabine qui allait marquer l'histoire des États-Unis. Alors que les armes à rechargement par la bouche ont une cadence de tir de 2 à 3 coups par minute, cet inventeur de génie va produire une arme à rechargement par la culasse, à répétition, d'une capacité de 7 cartouches en magasin, permettant de tirer une vingtaine de coups par minute.

Sur la base des fusils Sharps (dont les prototypes reprenaient la carcasse et le mécanisme de percussion), il développa ce qui allait devenir l'une des armes les plus emblématique de la Civil War, et même, des débuts de l'ère "Western".

Les premiers prototypes étaient chambrés en .38 Long RF, puis en .44 Long RF, mais vient assez rapidement le 56-56, une cartouche à percussion annulaire qui bien que manquant encore de puissance, avait réussi à révolutionner le mode de rechargement des armes d'épaule. À partir de fin 1864, la cartouche de 56-50 (calibre .50, plus petit que le 56-56 et ayant une meilleur balistique) vit le jour pour ce qui aurait du devenir LA cartouche d'infantrie standard, mais l'Histoire en décidera autrement.

Ce fusil comporte un magasin tubulaire dans la crosse qui approvisionne un système à bloc basculant permettant, par action sur un levier inférieur, d'extraire la douille de la chambre et de ré-introduire une cartouche neuve. Dans un deuxième temps, il faut armer le chien à la main avant de pouvoir faire partir le coup.

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Devant cette avancée technologique importante, le gouvernement fédéral va rapidement se porter acquéreur d'un grand nombre de ces armes, malgré des détracteurs qui trouvaient qu'une arme avec cette cadence de tir n'améliorerait pas la visibilité sur un champ de bataille déjà bien enfumé (rappelons qu'à l'époque, seule la poudre noire est employée…), ainsi que de compliquer encore la logistique des approvisionnement en munitions, vraiment hétéroclites durant cette période.

Pour l'ensemble de ses détracteurs, le point suprêmement négatif est le fait qu'avec une arme de ce type, un fantassin est tenté de tirer une masse énorme de cartouches…

Utilisation durant la Guerre de Sécession

La Spencer 1860 permet aux soldats de tirer jusqu’à 20 coups par minute, contre seulement 2 ou 3 pour les mousquets à percussion traditionnels. Compacte grâce à son canon court, légère pour l’époque, et dotée d’une bonne portée effective, la Spencer Carbine 1860 s’impose également dans l’Ouest américain après la guerre.

Pendant la Guerre de Sécession, de nombreuses commandes de Spencer Carbines furent passées par le Nord unioniste :

  • Octobre 1863, 7 000 Spencer Carbines pour l'Ordnance Departement.
  • Décembre 1863, 34 500 Spencer Carbines pour l'Ordnance Departement.
  • Mai 1864, 1 176 Spencer Carbines pour l'État du Massachusetts.

À savoir que devant l'engouement provoqué par cette petite merveille, certains soldats du Nord s'en achetèrent sur leur compte personnel, car ils n'arrivaient pas a s'en procurer par le biais de leur unités…

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Le total des modèle “Carbine” construit pendant la guerre fut de 51 000, dont 45 733 pour l'US Army, ce qui efface complètement la carabine Henry, qui coûtait plus cher, et qui ne fut commandée qu'à moins de 2 000 exemplaires sur cette même période.

Curieusement, l'Histoire retiendra les Henry, alors que les Spencer, nettement plus nombreuses dans les faits, seront complètement oubliées. Ces armes étaient généralement mise en dotation dans les régiments de cavalerie.

La compagnie Spencer dut même, au plus fort de la demande, faire sous traiter une partie de la production par la Burnside Rifle Company.

Tout contrats et modèles confondus, 95 000 armes Spencer furent achetées par le gouvernement fédéral de 1862 à 1868. Le reste partant sur le marché civil, car nombreux sont les cow-boys qui trouvèrent cette petite carabine très utile…

Beaucoups estiment que c'est l'arme qui mit fin a la guerre, du fait de son écrasante supériorité de volume de feu, face à la plupart des armes sudistes.

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Déclin et héritage

Malheureusement, l'avènement des Winchester, armes à levier de sous-garde n'obligeant pas à désépauler pour recharger, et surtout dont la conception permettait de tirer des cartouches puissantes, allait enterrer les Spencer, aidé en cela par l'énorme offre de ces armes mises sur le marché de l'occasion à la suite de la guerre.

Malgré bien des essais, il sera impossible de fiabiliser le système à bloc roulant avec des cartouches puissantes. Fin 1868, la Spencer Repeating Rifle Company qui n'avait plus de commande, fût revendue à la Fogarty Repeating Rifle Company qui fini tentre les mains de Winchester.

En 8 ans d'existence, Spencer construit plus de 200 000 armes. Une grande partie se retrouva, après la Guerre Civile, sur le marché, précipitant en cela la fermeture de l'usine, puisque l'offre d'armes d'occasion suffisait à répondre à la demande.

Cette carabine équipa, entre autres, les cow-boys, les Mexicains et certaines tribues indiennes. Environ 44 000 sortirent des surplus militaire américains et furent revendues à la France pour la guerre de 1870, mais restèrent finalement assez peu utilisées, surtout par manque d'approvisionnement sur le terrain, de munitions adéquates…

Les munitions furent fabriquées jusque dans les années 1920 aux USA…

Aujourd’hui, la Spencer Carbine reste une pièce majeure dans l’histoire des armes à répétition, souvent reproduite pour les passionnés de tir historique et les reconstitutions militaires.

Les modèles New Model 1867 et 1868

Pour les modèles suivants, Modèle 1867 et New Model (produit en 1868), cela se complique encore. Pour mémoire toujours, un 1867 c’est un 1865 avec un système de cut off Spencer (différent du cut-off Stabler de la 1865) et surtout d’alimentation différent (un guide d’éjection plus large qui empêche d’accepter une nouvelle cartouche tant que l’ancienne n’est pas totalement éjectée) - Et surtout c’est bien marqué dessus « M 1867 » ;-). Le New Model c’est juste une 1867 (marquage « M 67 » ) mais fabriquée en 1868 (Marquage « N M » pour New Model). Ces modèles 1867 et New Model sont donc l’aboutissement ultime du système Spencer amélioré.

Mais, pour notre New Model, les chiffres sont différents dans l’ouvrage de référence de R.Marcot « Spencer Reapeating Firearms » où il indique seulement 5.000 carabines Spencer New Model contre seulement… 1.000 fusils Spencer New Model (et pas 5000). Car c’est bien l’arrêt des commandes militaires de la guerre de Sécession qui a limité la fabrication du modèle New Model aux chiffres très faibles vus ci-dessus.

Les actifs de la Spencer Company furent repris par la Fogerty Rifle Co.

Pour les Modèles 1867 ils courent « approximatly » dit le Flayderman entre les numéros 91.000 à 101,000 et de toujours 101.000 environ à environ 108,000 pour le New Model de 1868 avec, selon d’autres collectionneurs, « apparently with some overlap with the M1867 at the lower end ». C’est le cas de notre arme, indubitablement du New Model de 1868 par son marquage et numérotée 100. 339.

Au tir

Les Spencer d'origines tiraient pour la plupart du 56-56 et 56-50 RimFire (percussion annulaire). Ces munitions sont introuvables depuis les années 1920…

Actuellement, les répliques de Spencer sont chambrées soit en 56-50 Taylor's (percussion centrale, très proche de la munition originale et facilement rechargable) soit en 44-40, soit en 45 Long Colt.

Ne comptez pas faire de tir précis à plus d'une cinquantaine de mètres : les munitions ne s'y prêtent pas et la hausse est difficile à lire ! Elle mérite d'ailleur que l'on élargisse son cran, car d'origine, il est quasi inexistant.

En tir récréatif ou Western par contre, elle est amusante jusqu'a 100 voir, 150 mètres pour les meilleurs tireurs.

Hausse-échelle réglable en dérive, guidon fixe. Le rechargement s'opère en dévérouillant par la droite le tube de la crosse (opération un peu dure au début, faut que ça se rôde!), puis en inclinant l'arme de façon à ce que les munitions introduites dans la crosse "glissent" doucement dans le magasin (et non pas "tombent", sous risque de les déteriorer, voire d'en percuter une !

La Chiappa 1860 Spencer Carbine

Une reproduction fidèle : La Chiappa 1860 Spencer Carbine est une reproduction fidèle de la légendaire carabine Spencer, utilisée par la cavalerie de l’Union durant la Guerre de Sécession. Cette version signée Chiappa Firearms, spécialiste des armes historiques, conserve toute l’âme de l’original, tout en offrant la qualité de fabrication moderne.

La Chiappa 1860 Spencer Carbine .44/40 - REF WE105 est une carabine à levier exceptionnelle, fidèle à un modèle militaire emblématique de la Guerre de Sécession. La Chiappa 1860 Spencer Carbine, référence WE105, est une carabine historique à répétition manuelle, dotée d’un système à levier sous-garde, d’un magasin de 7 coups intégré dans la crosse, et chambrée en .44/40 Winchester.

La Chiappa 1860 Spencer Carbine en calibre .45 Long Colt est une réplique fidèle et moderne d’une arme historique, parfaite pour le tir western, les reconstitutions et la collection. Chambrée ici en calibre .45 Long Colt, elle devient plus accessible et pratique à utiliser, tout en conservant son authenticité historique.

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