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Il est essentiel de reconnaître que tous n'ont pas le même niveau de connaissance concernant les armes à feu. Cela n'est pas un jugement, mais une simple observation. Ceux qui lisent ceci ont probablement un intérêt pour le sujet, ce qui signifie que les termes et concepts liés aux armes leur sont familiers. Cependant, discuter de ces sujets avec des personnes moins familières révèle rapidement qu'un sujet relativement simple peut être confus pour le grand public.

Évolution de la Terminologie des Armes à Feu

En français, la première expression dédiée à une arme à feu portative apparue au XIVe siècle fut "couleuvrine à main", souvent dénommée "canon à main", une arme à feu chargée par la bouche et disposée au bout d'un long morceau de bois. Au XVe siècle, "l'arquebuse" est apparue, une arme à chargement par la bouche mise à feu à mèche, que l'on pourrait qualifier d'arme d'épaule, souvent utilisée depuis une fourche d'appui. À partir du XVIe siècle, le terme "mousquet" désigne une arme à chargement par la bouche avec un système de mise à feu à mèche, puis à rouet, dotée d'une crosse d'épaulement et dont le canon est plus long que l'arquebuse. Il est complété par le terme "mousqueton", une arme plus compacte destinée à la cavalerie.

Au cours du XVIe siècle, le terme "fusil" est employé pour désigner une arme dont le système de mise à feu est à silex. Le mot "fusil" désignait originellement la pièce sur laquelle on frappait la pierre à feu pour obtenir une étincelle. Le terme sera ensuite employé de façon plus généraliste pour désigner la plupart des armes longues, sans nécessairement se référer au système de mise à feu à silex. Il est complété à la fin du XVIe siècle par le terme "carabine", une arme plus compacte destinée à la cavalerie.

Pour les armes de poing, le mot "pistolet" est apparu au XVIe siècle, désignant une arme courte à rouet, employée par la cavalerie. Bien qu'on puisse le penser, il n'a pas été clairement établi que ces armes étaient systématiquement dépourvues de crosse à l'origine. Ces termes sont souvent complétés par un qualificatif précisant la fonction de l'arme. Des systèmes plus sophistiqués ont été créés, mais ils n'ont pas réellement marqué l'évolution de l'armement jusqu'au milieu du XIXe siècle.

L'Ère de la Répétition et les Confusions Terminologiques

À partir du milieu du XIXe siècle, la généralisation du chargement par la culasse puis de la cartouche métallique allait ouvrir la porte à la multiplication des types d'armes, et notamment au mécanisme de répétition. La répétition est tout d'abord manuelle : arme à verrou, à levier de sous-garde, à pompe… Le revolver lui-même, qui connaît alors son âge d'or, reste à de rares exceptions près, une arme à répétition manuelle.

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On rencontre à cette époque un premier véritable écueil dans les langues de Molière et Shakespeare : il s'agit de l'emploi de l'expression "pistolet automatique" / "automatic pistol" pour désigner une arme… qu'on devrait qualifier aujourd'hui de semi-automatique ! On peut supposer que la "confusion" fût possible dans l'esprit des concepteurs d'armes à une époque où l'arme automatique est également balbutiante avec les premières "mitrailleuses" automatiques, qui succèdent aux mitrailleuses "manuelles".

La Terminologie des Armes Automatiques

Recentrons-nous tout d'abord sur la langue de Molière. Apparu dans la seconde moitié du XIXe siècle, le terme "mitrailleuse" correspond originellement à une arme assez clairement définie : celui d'une arme montée sur un support (véhicule, trépied, affut roulant, traineaux…) destinée à délivrer un tir en rafale à des cadences soutenues. La chose est d'autant plus claire que l'arme est encombrante et unique de par ses spécificités pour l'époque (aucune autre arme ne tirant alors en rafale).

Face au besoin d'une arme plus souple d'emploi (au sens de sa capacité à accompagner les combattants à mesure de leurs manœuvres sur le champ de bataille), le "fusil-mitrailleur" va apparaitre au début du XXe siècle. Là aussi, la chose est originellement assez claire : l'arme, qui a toujours la capacité de tirer en rafale (parfois avec la possibilité de faire du coup par coup), est plus facilement "portative" qu'une mitrailleuse (plus légère et moins encombrante), munie d'une crosse d'épaulement et peut être employée sans affut (et généralement depuis un bipied).

La fin de la Première Guerre mondiale verra l'apparition du "pistolet-mitrailleur", expression qui trouve son origine dans le "MaschinenPistole" Allemand. La chose peut apparaître de prime abord assez claire dans l'esprit de beaucoup : il s'agirait d'une arme permettant le tir en rafale d'une munition de pistolet. Mais là où la chose devient problématique…et bien c'est que la morphologie de l'arme ainsi décrite ne correspond pas à un "pistolet" mais bien davantage à un "mousqueton" ou une "carabine" : une arme plus courte que le fusil d'infanterie "standard" du moment.

Ainsi, avec "pistolet-mitrailleur", on peut observer ici que nous sommes en présence d'une expression qui désigne bien mal l'objet dont il est question. En Français, comme en Allemand, en Italien ou en Russe…etc. Par contre, celle employée pour les "pistolets-rafaleurs" est assez rationnelle… mais quid du sélecteur de tir ? Ces armes peuvent généralement également tirer en semi-automatique.

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