Les épreuves des Jeux paralympiques de Paris 2024 (28 août - 8 septembre) débutent ce jeudi 29 août, au lendemain de la cérémonie d’ouverture. Selon les sports, les athlètes concourent dans différentes catégories.
Alors que les Jeux paralympiques de Paris 2024, qui débutent le 29 août, rassemblent trois grandes catégories de handicap - physiques, visuels, psychiques -, la classification a pour objectif de définir quels athlètes sont éligibles aux compétitions, et d’opposer des sportifs aux caractéristiques identiques ou équivalentes.
Plusieurs catégories de handicap sont prises en compte pour assurer une compétition équitable :
Le para ski nordique comprend les épreuves de para ski de fond et de para biathlon. Le para biathlon est un sport qui allie le ski de fond et le tir à la carabine couché.
Les athlètes de para biathlon participent aux épreuves sur des boucles de 2,5 km. Après chaque boucle, ils doivent tirer sur des cibles se trouvant à 10 m (2 ou 4 séries de 5 tirs) à l’aide de carabines à air comprimé, posées sur un support ou non selon le handicap.
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Dans chaque séquence de tir, les skieurs sont en position allongée à 10m de la cible, ceux qui n’ont pas l’usage de leurs deux mains peuvent utiliser une potence qui soutient l’arme dans sa partie avant.
Le para biathlon est un sport d’endurance, de résistance et de gestion de son effort.
Pour le biathlon, les adaptations concernent les distances ainsi que l'utilisation d'une lunette spéciale pour les déficients visuels et d'une carabine à air comprimé.
Pour les personnes handicapées assises, il est nécessaire d'utiliser un matériel adapté (coque avec châssis propulsée grâce à 2 bâtons).
En classe B1 (handicap visuel le plus sévère), un guide est obligatoire. Il réalise le parcours devant l’athlète et l’informe par la voix sur le tracé de la course.
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Quand ils approchent du pas de tir en biathlon, ils l'y accompagnent, distillent quelques mots simples pour lui indiquer où poser le genou, l'aider à s'allonger, mais en ayant l'obligation réglementaire de le lâcher avant qu'il ne touche le sol.
Quand ça déraille comme mardi, le guide essaie alors de trouver les mots pour remobiliser l’athlète. Mais il n'est ni à sa place ni à celle de l'entraîneur.
Aujourd'hui, les deux hommes sont les guides attitrés d'Anthony Chalençon, engagé dans le KO sprint avec Ottonello, au lendemain d'un 10 km biathlon plutôt compliqué avec Pouyé, qui s'est soldé pour l'athlète de 31 ans, né avec une dégénérescence de la rétine et aveugle depuis l'âge de 3 ans, par douze fautes au tir et une 9e place.
« On ne tire pas des balles, c'est une carabine laser, qui est reliée à un système audio, sourit Anthony Chalençon. Quand j'arrive sur le pas de tir, on m'installe et je mets le casque sur la tête. C'est une indication sonore qui me permet de "visualiser" la cible. Le son accélère à mesure que le laser se rapproche de la cible ; quand il est très aigu, tu peux tirer. Et si tu réussis, un son te dit que c'est bon. »
Pour l'application de l'article R. 131-36, les décisions réglementaires des fédérations sportives délégataires sont publiées dans les bulletins dont la liste suit :
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| Catégorie | Description |
|---|---|
| WH1 | Handicap au niveau des jambes et du tronc |
| WH2 | Handicap sur une ou les deux jambes, handicap minime ou nul au niveau du tronc |
| SL3 | Handicap sur une ou les deux jambes |
| SL4 | Handicap sur une ou les deux jambes, moindre que dans la catégorie SL3 |
| SU5 | Handicap des membres supérieurs |
| B1 | Handicap visuel le plus sévère (guide obligatoire) |
| B2 & B3 | Handicap visuel (guide optionnel) |
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