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Depuis sa création en 1875, Audemars Piguet, souvent surnommée "La Marque du Brassus", a acquis une place prépondérante dans l'horlogerie mondiale.

Les Origines d'Audemars Piguet

Tout a commencé à l'initiative de Jules Louis Audemars, qui a lancé son atelier d'horlogerie dans la ferme familiale en décembre 1875. Il travaillait principalement avec des manufactures de la Vallée de Joux, contrôlant les montres à complications avant leur vente. Sa petite entreprise a rapidement prospéré, le poussant à solliciter l'aide d'un ancien camarade d'études, Edward Auguste Piguet.

La Naissance de la Royal Oak

En 1970, la veille du salon horloger de Bâle, Georges Golay, alors directeur général d'Audemars Piguet, a chargé Gérald Genta de concevoir une nouvelle montre. Le design initial de cette montre emblématique aurait été conçu en moins de 24 heures. Suite à ce lancement et au succès de la pièce, la renommée de Gérald Genta a explosé et d’autres maisons de renom ont fait appel à lui pour avoir leur propre version d’une montre répondant aux codes des nouvelles “Luxury Sports Watches”.

La plus connue est Patek Philippe, pour qui monsieur Genta a dessiné la célébrissime Nautilus qui fut lancée en 1976. Cette dernière reprend notamment le concept du boîtier octogonal et du bracelet intégré, deux caractéristiques que ce designer qui a changé le monde de l’horlogerie a beaucoup mis en avant.

Étonnant n’est ce pas ? C’est la maison Favre-Perret qui fut mandatée par Georges Golay pour la création de quatre prototypes en juin 1970, après la présentation du dessin de monsieur Genta à Bâle. Or, cette maison se concentrait jusqu’alors exclusivement sur le travail de métaux précieux, dont l’acier ne faisait pas partie. Pour pouvoir livrer des prototypes rapidement sans avoir à apprendre à travailler un nouveau matériau, c’est l’or gris qui fut sélectionné.

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Ces quatre prototypes portaient les références 60646 à 60649 et il est assez difficile d’en obtenir des images aujourd’hui, tout simplement parce qu’au moins deux des quatre ont été fondus après leur livraison. Un seul fut équipé d’un mouvement : le prototype 60647, mouvement 127230.

L'Indépendance d'Audemars Piguet

Audemars Piguet est toujours restée indépendante, et des membres de la famille de ses créateurs sont bel et bien à sa tête aujourd’hui. Lorsque l’on parle d’AP, principalement depuis 2012, on pense à François-Henry Bennahmias, le charismatique CEO de la maison qui laissera sa place en fin d’année 2023 à Ilaria Resta.

La Royal Oak : Un Choix Audacieux

Contrairement à ce que l’on lit souvent, ce n’est pas le fait d’utiliser l’acier pour des montres de sport qui était révolutionnaire avec le lancement de la Royal Oak. La Omega Speedmaster était déjà en acier, tout comme la Rolex Submariner, certains modèles de chez IWC et d’autres maisons. Ce qui a choqué et révolutionné le secteur, c’était son prix de 3 300 CHF. À l’époque, en fonction des différents témoignages, ce prix permettait de s’offrir entre 3 et 10 Rolex Submariner.

La Royal Oak fut donc lancée en acier, au prix de certaines montres en or. Dans le catalogue Audemars Piguet 1972, par exemple, le modèle 5043 en or jaune, équipé du calibre ultraplat 2003, coûtait 2 990 CHF. Ce choix réfléchi a clairement contribué au “buzz” de l’époque, et la marque ne s’est pas privé pour communiquer sur le sujet. Certaines publicités de l’époque choquent volontairement avec des phrases comme : « Qu’est-ce qui rend l’acier plus précieux que l’or ? Ces pubs expliquent aussi que le coût élevé de la Royal Oak est justifié par la complexité de sa réalisation, ainsi que par la construction délicate de son mécanisme automatique ultraplat 2121, véritable prouesse de miniaturisation, surtout pour l’époque.

Les textes mettent en valeur le soin apporté par les artisans, l’exclusivité et l’art subtil des techniques traditionnelles. On retrouvait des phrases comme « L’acier est devenu noble grâce au talent des créateurs d’Audemars Piguet ».

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Les Montres Squelettes et les Heures Vagabondes

En 1934, Audemars Piguet lance sa propre version de la montre squelette, qui serait même la toute première montre-bracelet squelettée, et la rend accessible à un public bien plus large, tout en restant très exclusive. La marque a remis les Heures Vagabondes sur le devant de la scène au début des années 90. Les origines du concept d’heures vagabondes remontent au 17e siècle, mais il fut mis de côté pendant des siècles et fut remis au goût du jour par AP en 1991, avec un procédé qui prit le nom de Starwheel et que l’on retrouvera sur différents modèles jusqu’au début des années 2000.

Le Succès de la Royal Oak

Encore une fois contrairement à ce que l’on peut entendre ou lire assez souvent, le lancement de la Royal Oak ne fut pas un échec. On peut dire que l’accueil du public et des spécialistes fut mitigé et que la montre a reçu de nombreuses critiques, ce qui est assez logique lorsque l’on comprend à quel point ce design et ce positionnement étaient nouveaux pour l’époque. L’arrivée des versions en or re-boostera les ventes et on arrivera à 820 pièces pour l’année 1978. Cela vous parait peu ? Pour l’époque, c’est clairement un succès !

La Royal Oak Offshore

Comme l’a bien dit Martin K., la Royal Oak Offshore est plutôt le fruit d’un pari, voire d’une sorte de vision de certains décisionnaires de la maison, notamment en provenance d’Allemagne. C’est le grand Emmanuel Gueit qui se lance sur le projet, et qui dessine la très célèbre Royal Oak Offshore.

Les retours du public furent encore une fois mitigés, mais les 100 pièces du lancement furent rapidement vendues et la Offshore s’est finalement elle aussi imposée comme une icône. La marque a contribué à ce succès avec un marketing réfléchi incluant entre autres des collaborations intéressantes, comme par exemple en 1999, avec la présence d’une Royal Oak Offshore T3, une édition spéciale Terminator, que l’on voit très clairement dans le film “Terninator 3 : Le soulèvement des Machines”.

L'Origine du Nom "Royal Oak"

On sait par exemple que Gérald Genta avait proposé le nom “Safari” pour sa création, mais que c’est Royal Oak qui fut retenu. Un des bateaux de guerre les plus iconiques de la flotte navale anglaise datant de la Première Guerre mondiale s’appelait le HMS Royal Oak (ci-dessus). En termes de robustesse, d’étanchéité et de savoir-faire, le symbole semble être assez fort pour convaincre les décisionnaires de chez Audemars Piguet pour leur nouvelle icône. Mais ce n’est pas tout, puisque ce navire a lui-même tiré son nom d’une histoire qui ajoute le concept de noblesse, de protection et de royauté au tout : le nom du HMS Royal Oak fait référence à un chêne légendaire qui aurait abrité le roi Charles II après une bataille en 1651 (ci-dessus).

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Ce serait tout simplement grâce à cet arbre que le roi aurait survécu en se cachant. Le nom Royal Oak amenait donc des valeurs de force, de robustesse, de résistance à l’ennemi et aux éléments, de royauté, de protection, etc. De plus, le HMS dans le nom du navire signifie “Her Majesty’s Ship”, comprenez “Le bateau de sa majesté”. Coïncidence ?

Nouvelles Montres Audemars Piguet

Tout récemment, Audemars Piguet a levé le voile sur une série de nouvelles montres venant se placer dans les collections actuelles de la marque, et dotées de remarquables complications. Audemars Piguet frappe donc très fort avec ces nouveautés armées de complications de haut vol qui reflètent à merveille tout le talent de cette prestigieuse Maison horlogère. Elle fait également preuve d’une grande minutie dans le choix des couleurs, des matières, de l’architecture et des finitions.

Royal Oak Quantième Perpétuel Ultra-Plat

La Royal Oak Quantième Perpétuel Ultra-Plat (Référence 26586TI.OO.1240TI.). Sous le verre saphir traité anti-reflets, le fameux motif Grande Tapisserie du cadran laisse la place à un bleu fumé soleillé plus sobre et tout aussi élégant. Pour faire fonctionner cette nouvelle Royal Oak Quantième Perpétuel Ultra-Plat, la Maison a choisi un mouvement de compétition capable d’agencer, d’ordonner et de mettre en mouvement tout ce petit monde de complications. Il s’agit plus précisément du calibre 5133, un cœur de 37 rubis et 256 pièces, battant à une fréquence de 19’800 A/h et affichant une réserve de marche de 40 heures.

Chronographe Rattrapante

C’est dans une allure très méca, futuriste même, que se présente cette seconde nouveauté Audemars Piguet. Composée d’un boîtier de 43 mm en titane légèrement concave, aux arrêtes saillantes, et d’une lunette vissée, elle s’attache au poignet à l’aide d’un confortable bracelet interchangeable en caoutchouc noir et gris avec fermoir déployant.

Au premier regard, c’est surtout le cadran qui attire l’attention avec son fond ajouré, son rehaut noir, ses index et aiguilles Royal Oak en or gris avec matière luminescente. On y trouve également quatre compteurs pour le chronographe rattrapante, le GMT 24h, et le grand affichage de la date à 12h. Cet ensemble en argent allemand avec revêtement PVD noir est rehaussé de touches de rouge (indications du chronographe) et de jaune (indications du GMT) pour une meilleure lisibilité.

Ce chronographe embarque le calibre 4407, soit le premier mouvement chronographe Flyback à rattrapante automatique d’Audemars Piguet.

Royal Oak Offshore Tourbillon Volant Chronographe Automatique

La collection Royal Oak Offshore souffle ses 30 bougies cette année. Une occasion marquée par l’arrivée de cette nouvelle montre Tourbillon Volant Chronographe Automatique. Ce garde-temps opte pour un boîtier de 43 mm étanche à 100 m, surmonté d’une lunette, tout deux en céramique noire, idem pour les poussoirs et pour la couronne vissée.

Place maintenant au cadran et à ses multiples fonctions. Dessus, un rehaut et des inserts de ponts dont le vert rappelle la couleur du bracelet. Le fond n’est pas plein mais ajouré, laissant entrevoir le mécanisme. Il est parcouru par des aiguilles en or rose avec matière luminescente, et affiche également trois compteurs. La nouvelle Royal Oak Offshore est animée par le calibre automatique 2967, un mouvement de 40 rubis et 526 pièces, avec fréquence de 21’600 A/h et réserve de marche de 65 heures.

Complication Universelle RD#4

On garde le meilleur pour la fin avec ici une montre de compétition estimée à près de 2 millions d’euros, intégrant pas moins de 40 fonctions différentes, dont 23 complications, et se plaçant dans la collection 11.59. Avec son boîtier en or gris 18 carats de 42 mm (pour seulement 15,6 mm d’épaisseur) et son bracelet en cuir d’alligator noir, la Complication Universelle RD#4 semble assez sobre de prime abord.

Pourtant, elle renferme pas mal de surprises époustouflantes, dont notamment plusieurs fonctions de sonneries, une Répétition Minute, un chronographe Flyback à rattrapante, un Quantième perpétuel, un Tourbillon volant, etc. 40 fonctions et 23 complications on vous l’a dit, bien cachées sur et sous le cadran noir avec 3 compteurs, 3 guichets, ainsi qu’une ouverture indiquant les phases de Lune.

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