En horlogerie, pour parler du moteur d’une montre ou d’une horloge, on utilise aussi bien le terme de calibre que celui de mouvement. Pourtant, ce ne sont pas réellement des synonymes, car il y a des différences entre ces deux termes. L’horlogerie, et surtout l’horlogerie mécanique, met beaucoup en avant l’organe moteur qui permet, par exemple, à une montre d’afficher l’heure.
En horlogerie, un mouvement est l’ensemble des pièces motrices qui vont permettre de faire fonctionner la montre, et donc la technologie qu’il y a derrière. En effet, un mouvement peut être mécanique (à remontage automatique ou manuel), électronique (notamment à quartz) ou hybride sous différentes formes. D’un autre côté, le calibre était à l’origine plutôt synonyme de dimension d’un mouvement horloger, mais aujourd’hui, le calibre désigne un mouvement particulier. Pourtant, il y a bien de légères différences et, au final, cela permet de bien les distinguer.
Le calibre va pouvoir être manufacture ou maison, s’il est produit en interne par l’horloger qui l’utilise dans ses montres, ce qui est de plus en plus le cas depuis une dizaine d’année notamment chez Oris, Breitling, Pequignet, Frederique Constant ou Baume et Mercier. D’autres marques ont bien sûr des calibres maisons depuis longtemps comme Rolex, Audemars Piguet, Jaeger Lecoultre, Vacheron Constantin, Patek Philippe ou Omega. On va donc dire que, par exemple, la Tissot PRX Powermatic 80 a un Calibre Powermatic (ETA 80.111), qui est un mouvement mécanique à remontage automatique.
Le terme « calibre » est fréquemment utilisé dans le monde horloger pour désigner le mécanisme intérieur d’une montre. Comprendre le calibre, élément central d’une montre, est essentiel pour saisir la complexité et la beauté mécanique ou électronique qui anime ces objets du quotidien. Le terme « calibre » peut sembler technique, mais il désigne essentiellement le mouvement interne qui fait fonctionner la montre.
Les dimensions du calibre sont une caractéristique clé pour définir un mouvement horloger. Elles influencent directement la taille globale de la montre et son esthétique.
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Un calibre peut être soit mécanique, soit à quartz, et chaque type a ses avantages et inconvénients.
Les calibres mécaniques sont animés par un ressort moteur qui, lorsqu’il se détend, transmet progressivement l’énergie aux rouages de la montre.
Les mouvements à quartz fonctionnent grâce à une pile électrique qui alimente un petit résonateur de quartz. Celui-ci vibre à une fréquence extrêmement stable, garantissant une précision sans égale.
Si le calibre est souvent caché sous le cadran, il a néanmoins un impact significatif sur l’apparence extérieure de la montre. Différents calibres ont des performances variées en termes de précision, autonomie, et robustesse.
Les calibres à quartz sont imbattables en matière de précision, perdant seulement quelques secondes par mois. En revanche, les calibres mécaniques, bien que moins précis, proposent une authenticité et un charme que recherchent certains amateurs. L’autonomie dépend largement du type de calibre. Une montre à quartz typique fonctionne pendant plusieurs années sur une seule pile, tandis qu’un calibre automatique moderne peut avoir une réserve de marche allant jusqu’à 72 heures ou plus.
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Les progrès technologiques et l’utilisation de nouveaux matériaux jouent un rôle crucial dans l’évolution des calibres de montre. Par exemple, l’introduction de spiraux en silicium réduit les effets négatifs causés par les champs magnétiques et garantit des mouvements plus précis.
Plusieurs calibres se sont distingués par leur innovation et leur fiabilité.
Si certaines maisons horlogères conçoivent leurs propres calibres, la majorité des marques s’approvisionnent auprès des mêmes fabricants spécialisés, souvent sans grande transparence.
Parmi les calibres les plus recherchés, on trouve l'ETA et le Sellita ou également connu sous le nom de SW. Ils viennent de la société ETA SA Manufacture Horlogère Suisse, filiale du groupe Swatch. ETA vous permet d'acquérir des calibres avec différents niveaux de qualité: Standard, Élaboré, Top et Chronomètre.
Le calibre ETA le plus courant est le 2824-2, avec un mouvement automatique à trois aiguilles et une date. D'autre part, il existe le calibre de chronographe mécanique le plus populaire d'ETA qui s'appelle Valjoux 7750. Sellita a été créée en tant que marque de fabricant de calibres en 2003.
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Pour une marque aussi connue que Seiko, le choix du calibre est crucial, et chaque calibre présente des caractéristiques et des avantages différents. Voici quelques calibres Seiko notables:
Le calibre est le cœur du calibre mécanique qui anime une montre traditionnelle. Il est situé à l’intérieur du boîtier de la montre et est constitué d’un ensemble de micro-pièces assemblées avec précision.
Premièrement, cela garantit que les aiguilles sont méthodiquement entraînées à afficher correctement les heures, les minutes et les secondes. Le calibre transmet également l’énergie stockée dans le remontage à l’ensemble du calibre, grâce à un balancier qui équilibre le temps. Enfin, le calibre peut également alimenter des complications horlogères plus complexes, comme un chronomètre, un calendrier ou un réveil.
Une composante essentielle des mouvements mécaniques des montres est l’utilisation de rubis, souvent appelés « jewels« . Les rubis sont utilisés comme paliers pour les pivots des roues et des autres pièces mobiles du mouvement.
Le « meilleur » calibre Seiko dépend donc de vos besoins spécifiques. Pour une précision extrême et une finition de haute qualité, les calibres des montres Grand Seiko, comme le 9S85 ou le 9R65, sont des choix excellents. Pour une utilisation quotidienne robuste et fiable, les calibres comme le 4R36 ou le 6R35 sont très populaires et offrent un excellent rapport qualité-prix.
Pour une utilisation classique et quotidienne, il est préférable de choisir un calibre robuste, précis et facile à entretenir. Si vous avez besoin de fonctions supplémentaires (chronomètre, date, GMT…), optez directement pour un calibre à complications.
Certains calibres à quartz offrent une précision extrêmement élevée, tandis que les calibres mécaniques sont réputés pour leur fiabilité à long terme. Plus grande robustesse : la conception électronique des calibres à quartz les rend globalement plus résistants aux chocs et aux vibrations que les calibres mécaniques de précision.
Il n’existe pas de calibre complet parfait ; le « meilleur » calibre dépend avant tout de son objectif. Ainsi, la robuste 7S26 est un excellent choix pour une montre automatique universelle, la Spring Drive enchante par sa précision inégalée, la mécanique 8L55 brille par sa sophistication, la 9F à quartz par sa fiabilité à toute épreuve et la 9S mécanique Grand Seiko par son infaillibilité.
Au-delà du design, de la taille du boîtier ou encore de la couleur du cadran, lorsqu’on souhaite acquérir une montre il est important de prêter attention au cœur qui l’anime (autrement dit, son mécanisme). Ainsi, on distingue deux grandes familles de mouvements : les mouvements électroniques et les mouvements mécaniques.
S’il est parfois difficile de juger au premier coup d’œil quel mécanisme renferme le boîtier d’une montre (on peut tout de même le voir rapidement en observant minutieusement le déplacement de la trotteuse), le fonctionnement d’un mouvement mécanique est bien différent de celui d’un mouvement électronique. Pour le premier, on appréciera un fonctionnement complexe composé de roues et de ressorts alors que pour l’autre, on retrouvera tout simplement un circuit électrique fonctionnant grâce à une batterie (en l’occurrence une pile).
Bien entendu, en plus de leur fonctionnement, le budget, la précision et l’entretien sont également bien différents.
Apparus durant le XVIème siècle, les mouvements manuels sont les mécanismes de montres les plus anciens de l’univers horloger. Le principe est simple : il faut remonter chaque jour (variable selon la réserve de marche) le ressort de sa montre à l’aide de la couronne.
Dès qu’on constate une certaine résistance au niveau de la rotation de la couronne, cela signifie que la montre est parfaitement remontée. Attention cependant, il ne faut surtout pas forcer sur le remontage de la couronne une fois que le ressort en spirale est comprimé au maximum, sous peine d’endommager le mouvement. L’énergie est donc « stockée » dans ce que l’on appelle « le barillet ». Ce dernier va ensuite délivrer progressivement cette énergie aux différents rouages pour faire fonctionner la montre.
Les mouvements mécaniques possèdent une réserve de marche située entre 12 et 80 heures (variable selon les calibres) une fois le remontage effectué. Généralement, les montres équipées d’un mouvement mécanique à remontage manuel sont sensibles à la température et au magnétisme.
Plus coûteuses à produire que les montres à mouvement électronique, les montres à mouvement mécanique sont plus fragiles et exigent un entretien régulier. Pour certains, le port d’une montre à mouvement manuel peut être contraignant (à cause du remontage manuel). La précision est quant à elle variable selon la maîtrise du réglage du mécanisme.
Autrement appelés mouvements automatiques par la majorité d’entre nous, ces derniers font partie de la famille des mouvements mécaniques. Tout comme les mouvements manuels, il s’agit d’un mécanisme complexe qui nécessite une révision (réalisée par un horloger qualifié) tous les 5 à 7 ans selon l’utilisation.
À l’inverse des montres à mouvement mécanique à remontage manuel, l’énergie permettant de faire fonctionner le garde-temps est produite grâce aux mouvements naturels du poignet. Ici, on constate la présence d’un rotor (aussi appelé masse oscillante) qui va venir remonter le ressort principal de manière perpétuelle.
Pour que la montre fonctionne et qu’elle gagne en précision, il est nécessaire de la porter régulièrement. Si elle s’arrête, il est possible de remonter la couronne de bas en haut (environ une vingtaine de fois) pour redonner de l’amplitude au mouvement et de la précision au garde-temps. Comme les mouvements manuels, la réserve de marche est variable selon les calibres.
Plus pratique que les montres mécaniques à remontage manuel, ce genre de mouvement est très apprécié auprès des amateurs de montres. Et très souvent, la différence de prix n’est pas significative. Il faut savoir qu’une montre mécanique n’est pas toujours précise et qu’il est possible d’avoir un léger différentiel sur une année complète.
Les montres à mouvement électronique sont massivement répandues dans l’univers de l’horlogerie. Et pour cause, son mécanisme, précis et fiable, est proposé à bas coûts. Pourquoi ? Car il dispose que de très peu de pièces. Ici, on est loin des prouesses techniques et du savoir-faire de l’horlogerie suisse.
Les montres à mouvement électrique sont alimentées par une batterie (une pile) et fonctionnent tout simplement grâce à un circuit électrique. La pile va ici envoyer un courant électrique dans un crystal de quartz, ce qui va créer des vibrations, faire osciller le mouvement et enfin faire fonctionner les aiguilles.
Contrairement aux mouvements présentés précédemment, ce dernier ne demande pas d’entretien particulier, si ce n’est le changement de la batterie (la pile). À savoir qu’une pile a une durée de vie d’environ 2 ans et qu’elle se change pour moins d’une dizaine d’euros (chez un bijoutier).
Même si les mouvements électroniques sont reconnus à leur juste valeur, notamment pour leur fiabilité et leur précision, les montres à quartz ne présentent pas toujours un grand intérêt auprès des amateurs de tocantes. Pourquoi ? Parce que ces dernières ne sont pas intéressantes en termes de technicité et de savoir-faire.
Quoi qu’il en soit, les montres à quartz restent une bonne option à qui veut s’offrir une jolie montre abordable.
Certaines marques comme Seiko proposent des montres à quartz solaire. Contrairement au mouvement présenté précédemment, ces dernières ne possèdent pas de pile.
Comme son nom peut le laisser penser, l’énergie est créée par un petit panneau solaire situé sur le cadran. Le principe est simple : l’énergie récupérée par lumière naturelle (ou artificielle) est stockée dans une batterie rechargeable (ou dans un condensateur). Ainsi, il est possible d’utiliser sa montre sans forcément qu’elle soit systématiquement exposée à la lumière. L’autonomie peut se prolonger sur plusieurs mois.
Même si ce système évite le changement de pile (et donc de polluer notre environnement par la même occasion), cette dernière est animée par un système électronique relativement fiable. Ainsi, ce mouvement représente une alternative intéressante aux montres à quartz classiques.
Enfin, on va parler ici du mouvement kinétique, que l’on appelle également autoquartz. Il s’agit d’un mouvement hybride où est montée une masse oscillante.
Tout comme une montre automatique, le rotor tourne en fonction des mouvements naturels du poignet. L’énergie créée va générer un courant électrique qui va être stocké dans une pile ou dans un condensateur. Pour la petite histoire, c’est la maison horlogère japonaise Seiko qui lui a donné le nom « Kinetic » en référence au mouvement cinétique qui caractérise le fonctionnement des mouvements automatiques.
Bien entendu, cela reste un mouvement assez rare sur le marché de la montre et encore peu développé chez d’autres marques.
Les initiés le savent, les montres mécaniques, qu’il s’agisse d’une montre manuelle ou automatique, se dotent d’une réserve de marche. Elle nécessite alors d’être réglée à nouveau, ce qui peut parfois être contrariant lorsqu’il s’agit d’une montre à complications comme un calendrier perpétuel ou une phase de lune.
La réserve de marche est en d’autres termes, l’autonomie de votre montre. Cette autonomie varie en fonction des montres, ou plus précisément en fonction de leur calibre.
Comme un compte à rebours, la réserve de marche sert à définir le temps de fonctionnement restant avant que la montre ne s’arrête. Plus le calibre sera de qualité, plus la réserve de marche sera importante. Aujourd’hui, la moyenne se situe environ à une quarantaine d’heures, mais peut atteindre plusieurs jours pour certains modèles.
Mais comment fonctionne réellement la réserve de marche ? Qu’il s’agisse d’une montre manuelle ou automatique, le mécanisme présent dans la montre se charge en énergie. C’est le barillet de la montre, qui, à l’aide d’un ressort qui se comprime, distribue l’énergie progressivement pour faire fonctionner la montre. Sans intervention, l’énergie finira par s’épuiser au bout d’un certain temps.
Pour nous aider à ne pas franchir le seuil critique de la réserve de marche, certain garde-temps se dotent d’un « indicateur de réserve de marche », généralement placé sur le cadran. L’énergie de la montre est alors convertie en temps. Une complication qui peut être utile, notamment pour les montres à remontage manuel, mais aussi pour les montres automatiques qui ne sont pas portées tous les jours.
| Calibre | Type de Mouvement | Marque | Caractéristiques Notables |
|---|---|---|---|
| 4130 | Automatique | Rolex | Robustesse, haute performance, réserve de marche de 72 heures |
| Co-Axial | Automatique | Omega | Haute précision, réduction des frictions internes |
| 11 | Automatique | TAG Heuer | Premier chronographe automatique intégré |
| 2824-2 | Automatique | ETA | Mouvement à trois aiguilles avec date |
| Valjoux 7750 | Automatique | ETA | Chronographe mécanique populaire |
| 101 | Manuel | Jaeger LeCoultre | Le plus petit calibre du monde |
| 9S85 | Automatique | Grand Seiko | Haute fréquence (36 000 alt/h), haute précision |
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