C'est en Europe, au début du XIVème siècle, que l’on assiste au développement des pièces d’artillerie.
Celles-ci, primitives et peu opérantes, furent souvent utilisées dans la guerre de siège dès le milieu du XVIème siècle.
Néanmoins, l’évolution des techniques de production va améliorer ces différentes bouches à feu qui seront de plus en plus légères et plus faciles à manier.
Nous sommes pourtant bien loin des engins de destruction massifs.
Pourtant ces nouvelles armes engendrent une panique et une terreur intense, aussi bien chez les servants de l’arme que chez l’adversaire.
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La première annotation de la formule de la poudre à canon apparaît en 1044 dans un ouvrage chinois.
Le mot artillerie découle de l’ancien français « artillier » (décorer avec soin), d’où provient le mot « artillier » (qui désigne le fabricant d’engin de guerre).
La Guerre de Cent Ans est une bonne occasion pour introduire ces engins de guerre qui donnent autant de frayeur chez les artilleurs que chez l’ennemi.
Ces pièces colossales sont assez rapidement abandonnées car difficiles à manœuvrer sur le champ de bataille.
Elles sont transportées sur des charriots, à quatre voire même huit roues.
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L’importance de cette arme, aussi nouvelle qu’onéreuse, va conduire le roi de France Charles V et ses successeurs à créer un important arsenal sur le site du château du Louvre, ainsi que plusieurs magasins à poudre et à boulets.
C’est pourtant essentiellement à Louis XI et aux ducs de Bourgogne qu’on doit attribuer la création de l’Arme de l’Artillerie.
Au départ, les accidents sont nombreux.
Cela est dû en partie à la mauvaise connaissance de ce nouveau produit, à l’amateurisme et à l’improvisation.
Louis XI décide de la création d’une ferme du salpêtre, indispensable à la fabrication de la poudre noire.
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Il fait couler, à l’instigation des frères Bureau, douze pièces de 45 livres (les 12 pairs de France).
Mais le nombre ne fait pas tout ; cette arme est-elle vraiment efficace ?
On cite que lors de la bataille de Brustem (le 28 octobre 1467), qui met face à face les Bourguignons aux Liégeois, l’artillerie a fait preuve d’une grande vulnérabilité.
La bataille débute par une canonnade bourguignonne qui envoie une soixantaine de boulets sur les lignes adverses.
Le tir est inefficace, car les arbres et les haies gênent leurs trajectoires.
Et du côté liégeois, abrités derrière des palissades, on riposte par des tirs inoffensifs à l’aveugle qui ne parviennent pas à stopper l’attaque ennemie.
De plus, et cela représente un inconvénient de taille, les cadences de tir sont peu nombreuses : quarante coups par jour avec une portée de quelques centaines, voire de dizaines de mètres.
Dès les premiers coups tirés, l’ennemi n’a plus qu’à s’emparer des canons et à les rendre inutilisables.
Il devient impératif alors de protéger les bouches à feu derrière des « gros guets », fagots et monticules de terre.
Pour les seigneurs médiévaux, le principal intérêt d’employer ces machines réside essentiellement dans la guerre de siège, contre des places fortes.
Ces stratèges du Moyen Âge ont compris tout le bénéfice qu’ils peuvent obtenir par des tirs de barrage.
En 1428, les Anglais envoient contre les murailles de la ville d’Orléans 124 pierres de bombardes, dont quelques-unes pèsent plus de 60 kilos.
Les « Calibres de France » étaient un système de normalisation des canons en France.
Il fut établi par le roi François Ier de France à partir de 1525 environ.
Le 26 septembre 1526, François Ier l’écrit sur « l’artillerye de mon calibre ».
Une mention encore plus ancienne est connue à partir de 1512.
Le système « Calibres de France » à 6 canons était encore en place à l’époque de Louis XIII.
Jean-Jacques Keller (1635-1700) et son frère Jean-Balthazar Keller (1638-1702) étaient des fondeurs suisses de Zürich , au service de la France.
Jean-Florent de Vallière (7 septembre 1667 - 7 janvier 1759) était un officier d’artillerie français du XVIIIème siècle.
Le système de Vallière utilisait le carottage de l’alésage des canons fondés en une seule pièce de bronze.
Une méthode développée à l’époque par Jean Maritz, qui permettait une bien plus grande précision de la forme et de la surface de l’alésage, et donc une plus grande efficacité de tir.
Jean Maritz (1680-1743) était un mécanicien suisse appelé en France au poste de Commissaire des Fontes à Strasbourg.
Au début du XIIIe siècle, les Colmariens érigent les premiers fondements de leur défense en entourant le cimetière de l’église Saint-Martin d’un mur pour s’y réfugier en cas de nécessité.
Pour financer cette enceinte primitive, ils vendent des terrains communaux à l’abbaye cistercienne de Pairis.
Le rempart s’agrandit entre 1216 et 1220, englobant une agglomération de 19 hectares.
L’extension urbaine favorise la création de trois faubourgs qui sont intégrés dans le système défensif au cours des XIIIe et XIVe siècles.
Au milieu du XIVe siècle, la nouvelle enceinte, comprenant près de 25 tours et tourelles, couvre alors 68 hectares.
Au début du Moyen Âge, l’épée, l’arc, la lance sont les principales armes auxquelles s’ajoute plus tard l’arbalète.
Quelques machines sont utilisées lors des grands sièges.
L’apparition des premières armes à feu bouleverse les systèmes de défense de l’époque.
Les registres de la Douane mentionnent l’armement colmarien dès la fin du XIVe siècle1.
En septembre 1392, la Ville dépense 12 livres pour la fourniture de 40 arbalètes.
Colmar s’adapte aux nouvelles armes.
La première mention d’une arme à feu date de mai 1401, où la Ville commande un canon d’un poids d’un quintal et 15 livres.
La même année, elle signe un contrat pour la livraison de 60 arbalètes.
A cette époque, l’arbalétrier Cuntz Kieffer (Küffer) s’est engagé à fournir annuellement 4 nouvelles arbalètes à raison d’une livre chacune.
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