Tous les écrans ne sont pas calibrés de la même façon : couleurs et réglages de luminosité et de contrastes peuvent varier d’un écran à l’autre. Ce qui peut poser des problèmes entre ses propres écrans, ainsi qu’à l’export pour un usage numérique ou print. C’est toujours décevant de découvrir que l’image sur laquelle on a passé des heures de travail ne ressort pas comme voulue.
Après avoir travaillé pour obtenir un résultat de couleurs précises, quelle déception de constater qu’après l’export ou qu’à l’impression les teintes ne sont pas celles voulues ! Calibrer son écran, avec ou sans sonde, peut être la solution : après cette opération l’écran affiche un rendu fidèle des couleurs et de la luminosité des images.
Avant de se lancer à l’assaut du calibrage d’un écran, il est important de comprendre ce que sont les espaces colorimétriques. Voici un article sur le sujet qui permet de comprendre les bases de la colorimétrie ! Impossible de se fier à son œil pour calibrer correctement un écran !
Egalement appelée colorimètre, elle s’adresse aux passionnés et professionnels les plus exigeants. La sonde, dont la précision est incontestable en matière de couleurs, fonctionne avec un logiciel (fourni la plupart du temps). Petit appareil directement appliqué sur votre écran, elle réglera couleurs, luminosité et contraste, après avoir repéré un noir profond et un blanc franc.
Il existe également des logiciels d’étalonnage dédiés. L’objectif est de régler vos écrans pour obtenir des couleurs et images homogènes entre elles, malgré le potentiel déréglage de vos outils de visionnage. Variation des saturations et des teintes permettent d’effectuer ce travail pour des images (photos ou vidéo d’ailleurs) dont le rendu sera le plus fidèle possible (à celui que l’on trouve dans la nature, ou entre supports).
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Pour ceux qui ont de bons yeux, nous vous conseillons de vous en remettre à la dynamique des gris, ou “niveaux de gris”. En impression, il s’agit de la densité (ou concentration) de la trame d’impression qui détermine si un gris est plus ou moins foncé (du noir au blanc). La palette des variations monochromes (ici le gris), permet de se rendre compte des nuances perceptibles ou non sur votre écran.
Si votre écran est correctement calibré, vous devez être en mesure de voir les 17 nuances de gris de l'image ci-dessous. Le noir doit être pur, et le blanc parfaitement franc. Si ce n’est pas le cas, vous risquez de ne pas voir les ombres dans les teintes les plus foncées, et d’avoir tendance à « salir » les couleurs les plus claires.
La charte graphique définit les logos, les éléments graphiques et les couleurs qui doivent être utilisés pour véhiculer votre image de marque. La charte formalise vos couleurs en les exprimant dans des codes uniques et espaces colorimétriques précis (RVB, Hexadécimal, et CMJN par exemple). Ces espaces permettent d’obtenir des sortes de coordonnées uniques de couleurs, sous forme de codes.
Et comme chaque discipline a son propre mode d’expression (son propre espace), il convient de comprendre comment ils fonctionnent avant d’essayer de les faire parler entre eux !
Utilisé pour la création de site web et la programmation informatique (d’où son synonyme de "code HTML"), ce système attribue à chaque couleur un code alphanumérique, composé de caractères dits « hexadécimaux ». Ces caractères sont au nombre de 16 : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, A, B, C, D, E et F.
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Un code couleur hexadécimal se compose de 6 caractères, et est amorcé par le symbole #. Par exemple, le bleu de MATOUBRILLANT, c’est le code #008AF2 ! En le détaillant, on obtient en réalité 3 valeurs agglomérées correspondant au système RVB ou RVB (rouge, vert bleu). Ces 3 couleurs, ou luminophores dans le cas d’une perception à l’écran, permettent de créer une couleur unique dont la décomposition n’est pas perceptible à l’oeil nu.
Pantone® est probablement la marque de couleurs en “ton direct” la plus connue. Les couleurs sont codifiées dans des nuanciers qui font référence. Chaque marque a son système de codes, chaque code correspondant à une couleur très précise, et à un procédé d’impression permettant l’utilisation « d’encres directes » (offset, sérigraphie…). Certaines ont une équivalence CMJN et RVB, d’autres non.
En effet, les couleurs pastels, fluo, métallisées et nombre de teintes spécifiques ne peuvent être obtenues que par l’utilisation de ces encres « teintées dans la masse » ou pré-mélangées. Les couleurs n'étant pas superposées, mais en "tons directs", elles impriment une couleur franche et unie, sans « vibration » ni tramage, notamment pour les textes très fins.
Toutefois, la plupart des imprimeurs travaillant aujourd'hui sur des imprimantes numériques (avec l'assurance d'une impression nette et de qualité), les tons directs sont de moins en moins utilisés.
Comme dans tout processus de calibration d'écran, celui-ci se fait en deux étapes : l'étalonnage puis la caractérisation.
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Indiquer au logiciel quels réglages sont accessibles sur votre écran (menu OSD). Un écran de bureau aura beaucoup plus de réglages accessibles qu'un écran Apple ou celui d'un ordinateur portable.
Pour cela rendez vous dans les paramètres d'affichage de Windows ou les Préférences moniteur de MacOS.
Ensuite, vous observerez que la technologie de la dalle est détectée automatiquement parmi 9 choix possibles (nouveau), juste en-dessous. Pour faire court, il s'agit de ce que l'on appelle la matrice couleur de la dalle donc dit autrement du type de couleurs RVB auxquelles le logiciel doit s'attendre. Cela va donc influencer la qualité du profil ICC. Laissez le logiciel faire automatiquement ce choix.
Nous avons maintenant besoin de choisir des valeurs cibles d'étalonnage puis de caractérisation. En mode "De base..." elles vont être regroupées dans un pré-réglage "Photo" qui nous va ici très bien. En effet, dans ce pré-réglage, l'écran sera étalonné à 120 cd/m², 6500K avec un gamma à 2,2.
Il suffit de suivre les indications et régler celle-ci selon la valeur cible du pré-réglage photo c'est-à-dire 120 cd/m² ici.
Ensuite, vous allez lancer la caractérisation donc la mesure colorimétrique de votre écran afin de créer son profil ICC puisqu'il est maintenant étalonné comme il faut. Pour cela, le logiciel va faire défiler 118 patchs de couleurs devant votre sonde en mode de base. Laissez faire tranquillement en vous assurant juste qu'il n'y ait pas de lumière parasite vive qui viendrait de profil sur votre écran.
Il vous reste à nommer votre profil ICC pour qu'il soit facilement identifiable par la suite - oui, cela peut servir ! - et choisir la durée entre deux rappels de calibrage.
Windows HDR Calibration est une application à l'origine exclusive aux consoles Xbox. De part la demande des joueurs et créateurs, l'application a été portée sur Windows 11, en parallèle de l'intégration du HDR automatique (lui aussi hérité de la Xbox). Fonctionnellement, les deux versions de l'application sont identiques.
Selon la façon dont le constructeur a fabriqué l'écran, différents moniteurs produisent un affichage différent. En fonction de cela, une image qui semble chaude sur un moniteur particulier peut sembler froide sur un autre moniteur. Un moniteur avec un bon étalonnage affiche toujours les couleurs correctes en les ajustant pour qu'elles correspondent au modèle de couleurs RVB standard.
Effectuer ce travail évite une mauvaise saturation de l'image.
Sans sonde, il est possible d’intervenir sur le calibrage d’un écran. Très clairement, il ne faut pas attendre les mêmes résultats d’un calibrage avec ou sans sonde colorimétrique.
Windows propose un logiciel d’étalonnage qui présente le double intérêt d’être tout de même complet et de parvenir au meilleur résultat possible. Ce plugin se trouve dans le menu « affichage » des paramètres de l’ordinateur. Il faut ensuite sélectionner le sous-menu « Paramètres d’affichage avancés ».
De là, il faut sélectionner « Propriétés de la carte vidéo pour l’affichage 1 » en bas de la fenêtre, et se rendre dans l’onglet « Gestion des couleurs » de la fenêtre qui vient de s’ouvrir. Une nouvelle fenêtre s’ouvre : dans le 3ème onglet « Avancé », il faut cliquer sur « étalonnage de l’écran ».
Les étapes à suivre sont :
Pour finir, il est possible de comparer l’affichage de votre écran avant et après les manipulations effectuées. Et d’annuler les manipulations réalisées si le résultat est décevant.
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