Le chargement des armes à poudre noire, notamment en calibre 20, suscite de nombreuses questions. Cet article explore différentes facettes de cette pratique, en s'appuyant sur des discussions de forums et des informations techniques.
Le LeMat Navy, avec son barillet en .44 PN et son canon calibre 20 servant d'axe au barillet, soulève des interrogations quant à son chargement. La question principale est de savoir comment charger ce canon, quelle dose de poudre noire utiliser, et quelle quantité de grenaille est appropriée.
Il semblerait que certains chargeaient le canon central avec neuf balles au calibre de l'arme, soit .42. Appliqué à une réplique, cela donnerait neuf balles de .451, représentant 80 g de plomb. Cette charge est considérée comme excessive et à éviter.
Selon un tableau sur les plombs de chasse, une cartouche de calibre 20 contient 38 plombs de 4,75 mm, soit 24 g. Si le moule Le Mat produit 18 chevrotines, cela équivaudrait à environ une demi-charge si elles sont de ce diamètre.
En réalité, 12 chevrotines de 7,32 mm donnent une charge de 28 g, ce qui est déjà conséquent. Avec 18 chevrotines, la charge atteindrait 42 g, considérée comme excessive. Des tests en cible sont recommandés avec des charges de 2 g de PN et 12 grains, ou 2,5 g et 9 grains.
Lire aussi: Pistolet à un coup
Les chevrotines en plomb durci, zanguées au graphite, s'empilent correctement par couches de trois grâce à leur taille de 7,32 mm.
Des essais avec des billes de .315 dans le canon central du Le Mat montrent qu'elles ne s'empilent que par deux, la deuxième couche se plaçant perpendiculairement à la première.
Il est possible que le moule spécifique Le Mat permette d'empiler les billes par 12, de sorte que la coulée de six balles pour le barillet fournisse également la charge de plomb pour le canon central.
Le fusil INDIAN TRADE MUSKET est une reproduction fidèle d'une arme historique du XVIIIe siècle, utilisée dans les échanges entre Européens, trappeurs et Indiens. Il s'agit d'un hommage aux armes de traite utilisées par les grandes sociétés commerciales. Ce modèle est une référence dans l’histoire des échanges entre les Européens, les Indiens et les trappeurs.
Ce fusil se distingue par sa contre-platine en forme de serpent richement gravée, sa baguette en bois et son grand pontet typique de l'époque. Avec sa monture en noyer et son canon bronzé brun, il est parfait pour les compétitions de tir aux plateaux dans la catégorie "Manton R" ou pour la chasse, chargé de plombs ou de balles rondes.
Lire aussi: Fusil Napoléonien : Guide complet
La version en kit permet de personnaliser le fusil en ajoutant des clous métalliques pour réaliser des dessins inspirés de la culture des Sioux Lakota, comme la "roue du Savoir".
Le Pedersoli Howdah en calibre 20 est un autre exemple d'arme à poudre noire suscitant l'intérêt. Il est important de noter que le Howdah en calibre 20 n'est pas prévu pour tirer des balles avec calepins, car il possède des canons lisses de type "chasse".
Pedersoli préconise une charge de poudre de 1,62 g (maximum 2,27 g) et 28 g de plomb.
Il est impératif d'éviter que le recul du premier tir ne déplace la charge dans le deuxième canon, créant un vide d'air pouvant provoquer une surpression au départ du coup. Après avoir tiré la première charge, il est conseillé de s'assurer avec la baguette que la deuxième charge n'a pas bougé à l'intérieur du canon. Après de nombreux tirs et une fois le chargement optimal trouvé, il est possible de doubler les coups sans vérification.
Certains tireurs ont expérimenté des charges allant de 1,5 g à 4,5 g de PNF2, avec des sensations variables en termes de recul et de précision.
Lire aussi: Tout sur les amorces
Pour le Howdah, l'utilisation de balles de .600 avec un calepin épais est suggérée. Il est crucial de tester le chargement initial en vérifiant que la deuxième charge ne se déplace pas après le premier coup. Une fois un chargement fiable établi, il est important de s'y tenir.
En France, la réglementation des munitions pour armes pré-1900 a évolué. Les munitions à poudre noire utilisables dans les armes historiques et de collection sont classées en catégorie D, ce qui facilite leur acquisition pour les personnes majeures.
Les munitions à étui ou culot métallique chargées à poudre noire et fabriquées avant 1900 sont également classées en D§j bis). Les munitions de fabrication récente sont classées différemment, en catégorie C ou B, selon qu'elles sont destinées aux armes d'épaule ou de poing.
Il est important de noter qu'un étui ancien rechargé avec des éléments actuels est considéré comme une munition moderne et classé en conséquence.
| Type de Munition | Classification | Conditions d'Acquisition |
|---|---|---|
| Munitions à poudre noire sans étui métallique | D §j | Être majeur |
| Munitions à étui ou culot métallique à poudre noire (avant 1900) | D §j bis | Être majeur |
| Munitions à étui métallique à poudre noire (récentes) pour armes d'épaule | C 11° | Licence de tir ou permis de chasser |
| Munitions à étui métallique à poudre noire (récentes) pour armes de poing | B 13° | Autorisation de catégorie B |
Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle qui requiert précision et respect des consignes de sécurité.
La poudre noire doit être stockée dans un récipient sécurisé, à l'abri de l'humidité et de la chaleur.
Il est recommandé de nettoyer l'arme après chaque tir pour éviter l'oxydation.
Le transport d'une arme à poudre noire dans un véhicule est autorisé uniquement pour un usage légitime, comme le trajet vers un stand de tir.
Le tir à domicile est soumis à des règles strictes et n'est généralement pas recommandé.
tags: #cal #20 #poudre #noire #utilisation