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Le canon de 32 cm est la plus grosse pièce d’artillerie lourde de côte. Elle se compose d’une bouche à feu en fonte avec un tubage acier, équipé d’une culasse à vis monté sur différents types d’affût. Elle est destinée à l’armement des batteries côtières de rupture pour surveiller les côtes maritimes grâce à son tir de plein fouet contre des obstacles résistants.

Tous les canons de 32 cm sont rayés à gauche. L’inclinaison initiale des rayures est de 0° 40′ pour les canons modèle 1870 M et de 0° pour les autres.

L’obus de rupture M coiffé est tiré uniquement par les canons modèles 1870-81, 1870-84 et 1870-93. L’obus de rupture G et l’obus ordinaire G sont tirés uniquement par les canons modèles 1870-81 et 1870-93 de 25 calibres.

Canon de 32 modèle 1870 M

La nature et la disposition du corps du canon du tube, de la virole et des frettes sont sensiblement les mêmes pour le canon de 32 cm modèle 1870 M que pour le canon de 32 cm modèle 1870-81. Les dimensions des diverses parties de la bouche à feu, le nombre des frettes, de certains détails d’agencement sont différents.

L’affût modèle 1876-83 PA est en fonte.

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1° Les galets d’arrière du corps d’affût sont montés sur le renfort excentrique d’un axe, qui tourne dans des coussinets en bronze logés dans les joues de la chape. La partie extérieure de l’axe porte un arc denté, commandé par un pignon calé sur un arbre qui traverse le flasque droit. A l’extérieur de cet arbre est calé un volant de relèvement. La rotation de ce volant est transmise par le pignon et l’arc denté à l’axe des galets.

2° Le mécanisme de pointage en hauteur se compose essentiellement d’une vis de pointage, sur laquelle le tournesol de la bouche à feu repose par son propre poids, et qu’une clavette empêche de tourner en ne lui permettant qu’un mouvement de translation vertical.

4° Il n’y a pas de galets de roulement interposés entre le châssis et la sellette.

Affût de 32 modèle 1876-83 PC

L’affût modèle 1876-83 PC est en fonte. Il est dans ses grandes lignes, analogue à l’affût modèle 1876-83 PA, sauf qu’il est placé sur un pivot central, entouré d’une circulaire graduée lui permettant un champ de tir horizontal de 360°.

Canon de 32 modèle 1870-79

La nature et la disposition du corps du canon, du tube, de la virole et des frettes sont sensiblement les mêmes pour le canon de 32 cm modèle 1870-79 que pour le canon de 32 cm modèle 1870-81.

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Le mécanisme de culasse est semblable à celui du canon de 32 cm modèle 1870 M, sauf la différence suivante. La plaque à oreilles porte à sa partie inférieure une denture qui peut engrener avec une vis sans fin portée par le côté droit de la console.

Canon de 32 cm modèle 1870-81

Le corps du canon en fonte contient à l’intérieur un tube et une virole en acier. La virole, vissée dans le corps du canon, correspond au logement de la fermeture de culasse (écrou de culasse formé de trois secteurs, évidés et de trois secteurs filetés, logement de la rondelle mobile). Le corps du canon est renforcé extérieurement dans sa partie postérieure par deux rangs de frettes en acier placées à chaud et produisant un serrage énergique.

La frette antérieure du deuxième rang, ou frette-tourillons, a son diamètre extérieur supérieur à celui des autres frettes de même rang et porte les tourillons évidés. La frette antérieure du premier rang, ou frette de calage, porte un épaulement sur lequel s’appuie la frette-tourillon.

La fermeture de culasse du canon de 32 cm modèle 1870-81 est une fermeture type « Marine » à engrenages.

Affût modèle 1882 PA

Les entretoises reliées aux flasques par des boulons, supportent le cylindre du frein. Le châssis est essentiellement constitué par deux côtés et quatre entretoises. Chaque côté forme chemin de roulement pour les galets du corps d’affût. Il a son dessus incliné de 4 degrés vers l’avant et terminé vers l’avant par un bourrelet.

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Les faces sont allégées par des évidements. La face intérieure porte une boîte de tampon de choc. Le dessous est bas et horizontal à l’avant, il porte, dans cette partie, des plaques de frottement, qui peuvent venir pendant le tir s’appuyer sur la circulaire du milieu et limitent ainsi la flexion du châssis.

Il se relève ensuite vers l’arrière pour former un palier horizontal, auquel est fixé un support portant une forte roulette en fonte qui roule sur la circulaire arrière. Aux deux côtés sont fixés les divers organes du mécanisme de pointage en direction et de mise hors batterie.

Les quatre entretoises sont fixées au châssis par des boulons. L’entretoise avant ou lisoir est percée en son milieu d’une douille verticale cylindrique pour la cheville ouvrière. Le dessous, échancré en son milieu pour le logement de la saillie de la sellette, repose sur les galets de la sellette. La quatrième entretoise porte le support arrière de la tige du piston de frein.

A l’arrière du châssis existe une banquette double de pointage, à laquelle on accède par un escalier placé à l’arrière et vers le côté droit.

Le cylindre du frein est fixé à l’affût, la tige du piston est reliée au châssis. Le recul de l’affût et son retour en batterie sont limités par quatre tampons disposés deux à l’avant et deux à l’arrière du châssis, et logés dans des boîtes de tampons. Celles d’avant sont fixées sur la plaque support de tige de piston, celles d’arrière, sur l’intérieur des côtés du châssis.

La sellette porte sous le lisoir du châssis, vingt-quatre galets de roulement embrassés par deux couronnes-guides. En son centre est percée la douille d’encastrement de la cheville-ouvrière. Les circulaires sont à section rectangulaire creuse.

L’appareil de chargement est constitué par une grue placée sur le côté gauche du châssis. Le dispositif de rotation du pied de la grue ne diffère que par les détails de celui de l’affût modèle 1888 PC.

Les mouvements d’inclinaison nécessités par le pointage en hauteur sont communiqués à la pièce au moyen de l’arc denté fixé au côté droit du canon et d’un train d’engrenages porté par quatre arbres de pointage. L’arbre supérieur tourne dans un manchon logé dans un support boulonné sur le flasque droit.

Le pointage en direction s’obtient par le mouvement de rotation du châssis autour de la cheville-ouvrière de la sellette.

La partie avant du mécanisme de pointage en direction (arbres courts et arbres transversaux) peut être utilisée pour mettre le corps d’affût hors de batterie.

Affût de 32 modèle 1887 PC

Il se compose essentiellement, d’un corps d’affût en fonte constitué par deux flasques qui sont creusés dans toute leur longueur pour former les cylindres des deux freins hydrauliques et réunis par une entretoise en fonte avec les flasques. D’un châssis circulaire en fonte, coulé d’une seule pièce composé de deux côtés, auxquels sont fixées les tiges de frein et d’un corps formant coupole à sa partie supérieure. L’amplitude du pointage vertical permis par l’affût modèle 1887 PC va de -5° à +20°.

Canon de 32 cm modèle 1870-84

Le corps du canon en fonte contient à l’intérieur un tube long en acier débordant le corps du canon et une virole également en acier. La virole, vissée dans le corps du canon, correspond au logement de la fermeture de culasse (écrou de culasse formé de 3 secteurs évidés et de 3 secteurs filetés, logement de la rondelle mobile). Le tube est vissé sur la virole et renforcé à la partie postérieure par un rang de frettes placées à chaud pour produire un serrage énergique. Il correspond au logement de l’obturateur, à la chambre à poudre, au cône de raccordement et à la totalité de l’âme. La partie arrière de l’âme est tronconique et forme logement du projectile. Le corps du canon est renforcé extérieurement dans sa partie postérieure par un rang de frettes en acier. La frette antérieure, ou frette de calage, s’appuie sur un épaulement du corps du canon et empêche ainsi tout glissement des frettes en avant.

Canon de 32 cm modèle 1870-84 de 48200 kg.

Affût modèle 1888 PC

Les deux flasques, et principalement le flasque droit, portent le mécanisme de pointage en hauteur. L’entretoise est évidée sur les côtés pour recevoir deux cylindres de frein qui y sont fixés par des brides avec prisonniers et écrous.

Le châssis se compose de deux côtés reliés à l’avant par une entretoise, à la partie inférieure par une semelle circulaire et terminés par deux prolongements. Les côtés sont en forme de double T sur les trois quarts de leur longueur et plats à leur partie postérieure. Leur dessus forme chemin de roulement pour les galets du corps d’affût et est incliné de 4° vers l’avant. Chaque côté reçoit à l’intérieur un support arrière de tige de piston de frein hydraulique. Aux deux côtés sont fixés les divers organes de pointage en direction et de mise hors de batterie. Sur le côté gauche est monté l’appareil de chargement.

Le dessus de la semelle a la forme d’un plateau circulaire, le dessous est évidé et est conique dans la partie qui repose sur la couronne de galets. A l’avant de la semelle se trouve le heurtoir avant du tampon de choc, au centre est le passage de la cheville ouvrière, un peu en arrière de ce passage est fixé, sur un épaulement circulaire du plateau supérieur, le heurtoir arrière du tampon de choc.

Ils supportent, sur toute leur longueur et concurremment avec les côtés du châssis, une plateforme de chargement et sur l’arrière, une banquette double de pointage.

Unités et Formations de l'Armée Française

L'organisation de l'armée française est structurée en plusieurs unités, chacune ayant un rôle spécifique :

  • Escouade: Une petite unité regroupée pour la vie courante.
  • Demi-section: Composée de deux escouades, parfois utilisée pour des missions spéciales.
  • Section: La première unité de manœuvre, comprenant environ 65 fusils.
  • Compagnie: Une unité administrative et de manœuvre, formée de quatre sections.
  • Bataillon: Composé de quatre compagnies, une unité tactique d'environ 1.000 fusils.
  • Régiment: Formé de trois bataillons, une unité morale et administrative.
  • Brigade: Composée de deux régiments d'infanterie.

Ces unités sont essentielles pour la coordination et l'efficacité des opérations militaires.

Artillerie Française de Campagne

L'artillerie de campagne joue un rôle crucial dans le soutien des troupes au sol. Elle est équipée de canons, d'obusiers et de mortiers, chacun ayant des caractéristiques spécifiques en termes de portée, de calibre et de type de munitions.

  • Canon de 75 mm: Une pièce d'artillerie à tir rapide, servie par 6 servants, avec une portée théorique de 8.500 mètres.
  • Batterie de campagne: Comprend 4 canons de 75 mm, 12 caissons, et divers véhicules de soutien.
  • Groupe: La réunion de 3 batteries, commandée par un chef d'escadron.
  • Artillerie de montagne: Utilise des canons de 65 mm, transportés par mulets, adaptés aux terrains difficiles.

Le ravitaillement en munitions est assuré par des sections spéciales, garantissant un flux constant de munitions vers les batteries.

Modernisation de l'Artillerie Française

La France s'efforce de moderniser son artillerie, comme en témoigne l'augmentation de la production du canon Caesar, passant de 30 à 15 mois, et la cadence de deux par mois à six mensuels. Nexter investit également dans l'augmentation de la production de munitions pour répondre aux besoins actuels.

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