Les revolvers Webley & Scott Mark I à V en calibre .455 Webley furent réglementaires dans la British Army de 1887 à 1915. Ces revolvers britanniques possèdent tous une crosse en bec de corbin et un mécanisme à double action.
Comme tout revolver à brisure, le barillet est solidaire du canon et l'ensemble bascule vers le bas (verrou situé à gauche) pour le chargement et le déchargement de l'arme. En fin de course d'ouverture, ce rochet se débraye par l'entremise d'un cran, permettant à l'étoile de revenir en place pour le rechargement. Les organes de visée sont fixes. Les plaquettes de crosse sont en caoutchouc durci.
La munition de .455 Webley connait de nombreuses évolutions de 1887 à 1914.
Le brevet de Mr. Charles Pryse du 15 novembre 1876 couvrait uniquement un système de platine, dérivée de celle du révolver Galand de guerre, ainsi que la présence d’une double denture sur le pourtour du barillet. Pryse appliqua son mécanisme sur une arme à percussion centrale en double action et à extracteur en étoile, s’ouvrant en deux à la manière d’un fusil de chasse. Le verrouillage se faisait par un système de double clavette, monté sur deux leviers situés de part et d’autre du bouclier.
Ce type de revolver Webley Pryse eu un très grand succès Outre Manche, devenant l’apanage de tout officier de sa Majesté à rouflaquettes généreuses et à vareuse rouge écarlate. Il a été employé dans les guerres coloniales en Afrique du Sud contre les Zoulous (1879), en Afghanistan (1880) et au Soudan (1885).
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Doté d’une large poignée monobloc des plus confortables, ce revolver offre toutes les options les plus raffinées. La calotte est dotée d’un anneau large et épais, afin d’y passer une dragonne comme sur toute arme à usage potentiellement militaire qui se respecte. Le bronzage glacé est superbe, 100% d’origine, bien anglais de style, et bien de type Webley, patiné juste comme il faut. Légère éclaircie sur le pourtour du barillet. Les ressorts sont bien fermes et la percussion franche. Pas d’usure au niveau du doigt élévateur. Les toutes dernières technologies du temps y sont et en particulier le chien rebondissant qui deviendra une norme.
Le barillet, de belles dimensions, est usiné avec grand soin. La rangée de crans de verrouillage qui sert à empêcher sa libre rotation au repos est située dans le premier quart de celui-ci. Cette disposition permet d’estimer sa production vers le milieu des années 1880. Un autre signe de sa grande qualité d’exécution est son linguet de gâchette pointu qui dépasse derrière la queue de détente.
Suivant une habitude bien anglaise, chaque chambre a été éprouvée. Il est chambré dans le puissant calibre .450 aussi appelé 12mm civil. Cette munition en fait une des armes les plus facile à faire revivre (tous les composants du 11 mm 1873 sont compatibles). Le démontage du barillet est d’une simplicité enfantine, un simple quart de tour et clic, le voici sorti, sans outil, sans forcer. Le canon miroir possède de très belles rayures, loin d’accuser le poids des années et leurs rebords sont bien tranchant.
Sophistication et fonctionnalité, voici les maîtres mots pour ce rival de notre bon vieux Chamelot. Bref une très bonne arme du système Pryse. Anglaise à 100%. Plus que très très probablement de facture Webley.
| Modèle | Date d'adoption | Caractéristiques |
|---|---|---|
| Mark II | - | Modèle amélioré (bouclier de barillet, chien renforcé et crosse arrondie) |
| Mark III | 5 octobre 1897 | Verrouillage du barillet renforcé, barillet démontable |
| Mark IV | 21 juin 1899 | Canon de 102 mm, acier amélioré, chien allégé, nouveau barillet |
| Mark V | 9 décembre 1913 | Canon de 102 mm |
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