La Belgique, autrefois considérée comme un pays européen de liberté en matière d'armes, a connu une évolution significative de sa législation au fil des ans. Pendant longtemps, la réglementation belge était très libérale, suscitant l'envie des amateurs d'armes d'autres pays.
La loi Onkelinx a marqué un tournant en restreignant la propriété des armes aux seuls utilisateurs, tels que les chasseurs et les tireurs. Cette loi a conduit à des scènes où des citoyens remettaient leurs armes de famille aux commissariats pour destruction.
Puis, les socialistes ont opéré une marche arrière, réalisant le coût électoral de cette loi excessive. Dans une récente enquête de satisfaction, le gouvernement belge est au plus bas, soulignant le mécontentement populaire.
Ensuite, « Le 1er mars 2012, le Conseil des ministres a décidé d’abroger la vente libre d’armes à feu. Tout ceci est dû à la manoeuvre d’un seul fonctionnaire fédéral farouchement anti arme. » Cette loi modifie plusieurs lois dans de multiples domaines dont la loi 2006 sur les armes.
Pour les armes cela revient à mettre fin à la vente d’armes à poudre vive reprises dans les deux listes (dites d’exception) et actuellement en vente libre. Si la loi n’est pas « invalidée » les collectionneurs ayant acquis légalement ce type d’armes devraient faire enregistrer leur collection dans un délai de deux ans.
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Les amateurs belges sont en train de mettre au point une riposte. Réunis dans un front commun des amateurs d’armes « Régulo », ils préparent une riposte « cinglante ». A noter que les objectifs du GRIP [5] sont l’enregistrement de toutes les armes à feu, y compris l’ensemble des armes à poudre noire !
Philip Ide, un fonctionnaire fédéral belge, a joué un rôle central dans l'éradication des armes en Belgique. Dans une interview, il a reconnu que cette chasse effrénée contre les armes pourrait favoriser le trafic d'armes. Il avait signé des décrets sans avoir la délégation de signature. Rappelé par le Conseil d’Etat, la ministre lui a donné la délégation à posteriori.
La catégorie d’armes de panoplie dite « dangereuses » est sa création. Aucun critère objectif n’est précisé. Enfin, il faut savoir que Mr IDE cumule différents pouvoirs de natures différentes.
Alors que la Belgique se débat dans les urgences économiques, le Gouvernement présente sans publicité, sans concertation et sans raison autre que l’idéologie d’une minorité sectaire, un projet de loi à nouveau liberticide.
Au mépris des statistiques et de la vérité, contre les avis des spécialistes et des professionnelles, ignorant les enseignements répétés du Conseil d’Etat et de la Cour Constitutionnelle, la démagogie la plus stupide s’exprime en interdisant les armes de panoplie et en modifiant pour la x fois la loi sur les armes de 2006.
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En cette matière où le Législateur multiple les textes et les paradoxes depuis 2006, l’insécurité juridique est la règle, la confiscation le but, la prohibition totale l’objectif final. Comment peut-on à ce point mépriser plusieurs centaines de milliers de citoyens honnêtes qui tentent désespérément de respecter une loi psychiatriquement versatile.
Vous votez un texte qui demain sera la risée de tous, qui demain favorisera les marchés parallèles, qui est inapplicable, couteux en moyens et en hommes et …sans aucune nécessité si ce n’est le plaisir de nuire et de satisfaire la paranoïa d’un groupuscule idéologique.
Vous apprendrez aux gens honnêtes à se défier des engagements politiques, à craindre la loi, à mesurer la force injuste d’un lobby.
La récente décision britannique de suspendre une partie de ses ventes d’armes à Israël intervient à quelques jours du dixième anniversaire de la signature du Traité des Nations unies sur le commerce des armes. L’occasion de faire le point sur la géopolitique du trafic d’armes et la législation à cet égard.
Le 20 juin dernier, les experts et expertes de l’ONU réitéraient ainsi leur demande que les États et les entreprises cessent immédiatement leur transfert d’armes vers l’État israélien [1].
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Le 2 avril 2013, 155 États ont adopté le Traité des Nations unies sur le commerce des armes. À l’heure actuelle, à l’exception de la Russie, les plus grands exportateurs d’armes au monde en sont signataires.
Mais les États-Unis ne l’ont pas ratifié. Tout transfert vers l’État israélien - qui, à l’instar des États-Unis, a signé mais non ratifié ce Traité - est donc interdit. Une interdiction violée par ceux-là même qui ont fixé les règles.
Malheureusement, au cours de la dernière décennie, les articles 6 et 7 du Traité (de même que la quinzaine d’embargos de l’ONU sur les armes vers certains pays) ont été enfreints à maintes reprises et en toute impunité [3]. La force prime et foule au pied le droit.
Le niveau de l’armement mondial peut être mesuré sous trois angles : dépenses militaires, import-export, part du budget militaire dans les économies nationales. Ces dix dernières années, et tout particulièrement avec les conflits armés en Ukraine et à Gaza, les dépenses militaires mondiales n’ont cessé d’augmenter.
Le commerce des armes est encore plus concentré que les dépenses militaires : pour la période 2019-2023, les États-Unis ont assuré 42% des exportations mondiales d’armes [5]. Loin derrière, la France et la Russie occupent respectivement les deuxième et troisième places, avec chacune 11% des parts du marché. Avec la Chine et l’Allemagne, ces pays constituent les principaux exportateurs d’armes et concentrent ensemble plus des trois-quarts des exportations.
À l’autre bout de la chaîne, du côté des importateurs, l’Inde occupe la première place, représentant près de 10% des importations mondiales de l’armement. Les tensions avec ses voisins, le Pakistan et la Chine, ainsi que des choix stratégiques, expliquent en grande partie cette position. L’Arabie saoudite, le Qatar, l’Ukraine et le Pakistan figurent parmi les cinq plus grands importateurs.
Plusieurs États, dont certains sont parties prenantes de conflits armés, dépendent très largement d’une ou deux sources pour leur approvisionnement en armes. Par exemple, Israël, quinzième importateur mondial d’armement, s’appuie presque exclusivement sur les États-Unis (69%) et l’Allemagne (30%) pour ses importations d’armes.
Une autre manière d’appréhender le poids des armes dans l’économie est de mesurer la part des dépenses militaires dans le produit intérieur brut (PIB) d’un État. Sous cet angle-là, ce ne sont pas les États-Unis qui sont en tête - avec des dépenses militaires qui représentent 3,4% du PIB, le pays est classé 9ème -, mais bien l’Ukraine, où plus d’un tiers du PIB est consacré à l’armement.
Au lendemain de l’invasion russe en Ukraine, puis, à nouveau, après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, les actions en bourse des grandes entreprises de la défense américaine ont connu une soudaine hausse. Les guerres profitent à quelques-uns…
L’industrie de l’armement alimente les conflits armés qui génèrent en retour d’importants profits pour ce secteur, étroitement imbriquée aux intérêts et stratégies des États. Il est d’autant plus difficile de briser ce cercle vicieux que les États-Unis poussent à une militarisation, par le biais notamment de l’OTAN.
Cette alliance internationale - qui regroupe trente-deux membres, principalement européens - s’est ainsi fixé pour objectif que chaque État partie consacre au moins 2% de son PIB aux dépenses militaires (ce qui est déjà le cas de la Grande-Bretagne, de la France, de la Pologne, de la Grèce et de la Finlande).
De manière plus organique, la militarisation est catalysée par un narratif et une logique, qu’elle alimente. Le terme de « sécuritisation » a été introduit pour rendre compte du « processus par lequel un problème politique est identifié et traité comme une question de sécurité », donnant une signification particulière, socialement construite, à la menace et à l’(in)sécurité [6].
La célèbre formule de Clausewitz, « la guerre n’est que la continuation de la politique par d’autres moyens », doit dès lors être corrigée et complexifiée en ce sens que la guerre change la signification de la politique, en la réduisant à un jeu stratégique.
En janvier 2015, lors de la première vague d'attentats qui avait endeuillé Paris, Amedy Coulibaly était en possession d'armes issues du trafic en Europe de l'Est. C'est ce symbole tragique que les Européens ont voulu combattre, en durcissant l'arsenal législatif contre les armes à feu.
Les Etats membres ont franchi une première étape, vendredi, lors d'une réunion des ministres de l'Intérieur, en approuvant un texte qui renforce le contrôle. Il reste néanmoins encore à trouver un compromis avec le Parlement européen, ce qui devrait se révéler compliqué.
« Beaucoup de lobbys du secteur sont mobilisés pour torpiller les mesures les plus contraignantes », relève un diplomate.
Quand le texte avait été présenté en novembre par la Commission européenne, l'émotion suscitée par la deuxième vague d'attentats à Paris avait pu laisser croire qu'un consensus se dégagerait sur des mesures réclamées par la France. Erreur.
Assez rapidement, des voix se sont fait entendre pour contester les mesures. C'est la Finlande, qui voulait continuer à laisser aux réservistes de son armée la possibilité d'avoir des armes de guerre chez eux. C'est la Belgique qui défendait les collectionneurs. Et ce sont surtout plusieurs pays d'Europe de l'Est (République tchèque, Slovaquie, Pologne) qui se sont insurgés pour défendre leur industrie, alors que les armes semi-automatiques étaient ciblées par le législateur.
Ces pays ont pourtant dû baisser pavillon. Le texte approuvé par les Etats membres interdit aux civils de posséder certaines armes semi-automatiques (celles ayant un chargeur aux capacités élevées). Les armes dites « neutralisées » - rendues théoriquement inoffensives, mais que des experts savent remettre en marche - seront également désormais soumises à un contrôle similaire aux autres, tandis que leur réactivation devrait être rendue plus difficile.
Le traçage et les échanges d'informations devront enfin s'appliquer aux armes ou parties d'armes vendues sur Internet, ce qui n'était pas forcément le cas auparavant. Une multitude d'exceptions pour les musées ou le tir sportif ont toutefois été incluses dans cette législation.
BFM-Tech-ActualitésPublié le 25/07/2025 à 20h18Thingiverse, une plateforme qui propose des modèles 3D pour imprimer à peu près tout et n'importe quoi, a annoncé bannir les modèles d'armes à feu de son site.
Selon le média britannique The Register, Thingiverse, plateforme proposant des modèles 3D imprimables la plus populaire, a banni les modèles d'armes à feu, à la demande du procureur du district de Manhattan.
Une décision qui répond à l'émergence des "armes fantômes" (ou "ghost gun"), des armes à feu créées en partie ou de toute pièce avec une imprimante 3D. La dénomination "fantôme" vient du fait que ces armes n'aient aucun numéro de série, malgré leur caractère létal. Elles sont donc intraçables et à la portée de (presque) tous les propriétaires d'imprimante 3D.
"Liberator", c'est le nom du premier pistolet presqu'intégralement imprimé en 3D, démocratisé en 2013. Cinq jours après la publication des plans de l'arme sur Internet, ce sont près de 100.000 personnes qui les ont téléchargés. Si aux balbutiements de l'impression 3D, il était tentant d'expérimenter les limites des objets imprimés, aujourd'hui de telles armes se perfectionnent et peuvent représenter une véritable menace.
Aujourd'hui, on les retrouve principalement sous 3 formes différentes:
Depuis une décennie, on assiste à une prolifération. 45.240 armes à feu faites maison (dont beaucoup ont été produites par des imprimantes 3D) ont été signalées entre 2016 et 2021 aux États-Unis, selon le ministère de la justice américain. Entre 2020 et 2024, le nombre de pistolets imprimés, saisies par la police new-yorkaise, a même triplé (passant de 150 à 450), selon ABCnews.
En ce sens, le gouvernement américain, encore sous Joe Biden, avait mis en place une règlementation sur l'impression 3D d'arme à feu: chaque pièce détachée doit comporter un numéro de série. La mesure reste néanmoins difficilement efficace, notamment tant que l'arme n'est pas contrôlée. En décembre 2024, Luigi Mangione avait utilisé un pistolet fantôme pour abattre Brian Thompson, l'ancien directeur d'Unitedhealthcare.
Thingiverse explique ne pas vouloir devenir "une alternative permettant aux particuliers de contourner les lois sur les armes à feu". Le site a donc fait le grand ménage. Il ne propose plus aucun modèle 3D imprimable "d'armes à feu entières", "de pièces d'armes à feu" ou "d'accessoires qui augmentent la létalité/efficacité" d'une arme.
Thingiverse a annoncé vouloir modérer cette restriction à l'aide "d'une combinaison d'outils automatisés basés sur l'IA et d'une révision humaine". Ne restent désormais sur le site que quelques pistolets à élastique ou des répliques non-fonctionnelles.
Alvin Bragg, le procureur du district de Manhattan à l'origine de l'accord avec Thingiverse, a fait de l'interdiction des modèles d'armes son combat. L'Américain a écrit à plusieurs entreprises d'impression 3D avec l'intention de bannir les armes dans les structures grand public.
Bien que le phénomène ait explosé d'abord aux États-Unis, il s'exporte peu à peu en France. En février 2024, un réseau de fabricants d'armes conçues à l'aide d'imprimantes 3D a été démantelé dans le Var. Quatorze personnes entre 18 et 35 ans ont construit un marché de conception et de revente à travers la France et la Belgique. Ils commercialisaient leurs armes entre 1.000 et 1.500 euros l'unité, soit 4 fois moins cher que des armes classiques sur le dark Web.
La loi « fourretout » du 27 décembre 2012, signée par Sa Majesté sur son lieu de vacances, publiée au Moniteur le 31 janvier 2013 comprenait un article 33 faussement anodin. Art. 33. Un vain espoir, fondé sur des promesses de responsables politiques, s’était inscrit dans la non-publication de l’arrêté royal d’exécution.
La bourse de la Gleize est un événement réservé aux professionnels, collectionneurs et amateurs d’antiquités militaires de toutes époques et objets s’y rapportant. La bourse se déroule en extérieur au sein du village de La Gleize. Les emplacements sont disponibles sur la voie publique en zones délimitées, sur un terrain délimité le long de la route ou dans deux petites salles couvertes.
Pour l'édition 2025, un système de réservations en ligne est mis en place. Cette réservation est obligatoire afin de vous garantir votre emplacement.
L’organisation se réserve le droit de refuser toute demande d’inscription, et d’exclure tout participant et ce, sans devoir en donner le motif.
Les exposants sont tenus de respecter la réglementation belge en vigueur concernant la vente d’armes et de munitions, le port d'uniforme militaire et la consommation d’alcool sur la voie publique.
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