Une cartouche, au sens premier du terme, est un étui cylindrique en carton ou une douille de métal contenant la charge de poudre d'une arme à feu, et souvent aussi le projectile. On distingue plusieurs types de cartouches : à plombs, à chevrotines, ou à balle.
Une cartouche à blanc, quant à elle, ne contient pas de projectile. Plus largement, le terme peut désigner une petite boîte ou un étui contenant des matières inflammables ou explosives, comme une cartouche de dynamite, ou un récipient contenant un produit liquide ou gazeux, comme une cartouche d'encre ou de gaz pour briquet.
Dans le contexte des armes à feu, la cartouche a pour fonction primaire de solidariser l'ensemble des éléments entre eux. Elle constitue le récipient pour la poudre et le dispositif d'allumage (amorce et capsule d'amorçage).
Une cartouche typique se compose de plusieurs éléments essentiels :
L'amorce est un élément crucial de la cartouche. Lorsque l’on parle d’amorce, on fait référence d’une part à l’explosif primaire qui va servir à enflammer la poudre à l’intérieur de la douille, mais aussi à la capsule contenant cet explosif.
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La capsule d’amorçage contient l’explosif primaire qui va s’enflammer dès sa compression entre le percuteur et l’enclume. Au sein de la capsule d’amorçage on observe une sorte de canaux reliant l’amorce à l’intérieur de la douille, il s’agit des évents.
La vitesse de combustion de l’explosif primaire est d’environ 1000m/s. La découverte de l’explosif primaire remonte à 1805, avec l’utilisation du fulminate de mercure (Alexander Forsyth). Cependant depuis 1926, les amorces Sinoxid® ont vu le jour avec le remplacement du mercure par le styphnate de plomb. En 1982, un munition appelé Sintox® a été mis sur le marché dans le but de remplacer les métaux lourds par des composés organiques comme le diazole (ou diazodinitrophénol). La tendance actuelle est la suppression des métaux lourds de toutes les amorces.
Découverte en Europe au XIIIe siècle, la charge propulsive utilisée pour les armes à feu était la poudre noire (composée généralement de 75% de nitrate de potassium (salpêtre), 15% de charbon de bois et de 10% de soufre).
Les munitions composées de poudre noire produisait 44% de son poids en gaz et 56% de résidus solides. Sa combustion produisait un fort dégagement de fumée noire et une faible pression.
La nitrocellulose est un polymère formé de monomères de glucose plus ou moins nitrés. Elément de base dans la fabrication de la dynamite, la nitroglycérine a été introduite par Alfred Nobel en 1860. Ainsi selon leur composition, les poudres peuvent être simple base (uniquement à base de nitrocellulose) ou double base (à base de nitroglycérine et de nitrocellulose).
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La poudre double base proposant d’avantage de groupe oxygène a une vitesse de combustion beaucoup plus importante que la poudre simple base.
Il est important de faire la distinction entre combustion et détonation. La vitesse de combustion de la poudre dépend de la pression à l’intérieur de la cartouche et de la forme des grains de poudre. Une poudre à grande vivacité implique une grande surface des grains de poudre par rapport à leur volume.
Elle va par conséquent produire un grand volume de gaz et brûler rapidement. De l’autre côté, une poudre lente aura des grains de poudre plus petits par rapport à leur volume. Dans le cas de projectiles lourds, il est nécessaire d’utiliser des munitions comportant une poudre lente car le volume pour la combustion augmente relativement lentement.
L’utilisation d’une poudre vive avec un projectile lourd, pourrait provoquer le gonflement du canon.
Les premiers munitions étaient pourvues de projectiles sous forme de simples sphères de plomb mou de 31 à 37 grammes environ et d’un diamètre moyen de 18mm. On chargeait ces projectiles par la bouche du canon.
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De nos jours, il existe un très grand nombre de formes de projectiles et de type / composition de chemisage.
On distingue :
Le chemisage TMJ (Totally Metal Jacketed) concerne les projectiles dont la totalité de celui-ci est chemisée (base comprise). Ce type de chemisage est souvent utilisé pour les munitions sans plomb ou métaux lourds dans l’amorce, car il permet d’éviter que le noyau en plomb du projectile ne s’évapore lors de la mise à feu.
Certaines munitions militaires sont pourvus de projectile en noyau en plomb nu ou d’un mélange plomb acier avec un chemisage complet TMJ en acier ou tombac (Cuivre + 5 à 20% de Zinc). En revanche, les projectiles utilisés pour la chasse sont pour la plupart à tête creuse (Hollow Point en anglais, HP) ou à pointe mousse (Jacket Soft Point, JSP).
Certains projectiles, appelés projectiles traçants ou lumineux, possèdent à l’intérieur de celui-ci une charge pyrotechnique généralement à base de phosphore ou de magnésium qui produit une vive lumière lors de son inflammation.
On parle de calibre réel lorsqu’il s’agit du diamètre d’un projectile et de calibre nominal quand il s’agit de l’appellation de la munition.
Le calibre nominal d’une munition d’arme de poing peut être exprimé en millimètres (exemple du 9mm Parabellum ou du 7,65mm Browning), en centième de pouce (par exemple le .45ACP avec 1 pouce = 25,4mm) ou même en millième de pouce (par exemple le .357 Magnum).
La dénomination de certains calibres peut être très variable. 30-30 Winchester (ou 30-30WIN) est une cartouche qui équipe un fusil de chasse à percussion centrale.
La plupart des cartouches de chasses sont constitués d’un culot court ou long (en laiton ou en fer). La fermeture de la cartouche à son extrémité est assurée soit par un sertissage des bords (en étoile) soit par une rondelle.
La majorité des cartouches de chasse sont désignées par un calibre ayant un chiffre entre 4 et 36.
Voici quelques définitions légales importantes concernant les armes et les munitions :
Pour le commun des mortels, une arme à blanc, conçue pour faire simplement du bruit, a été classée en catégorie D §i) jusqu’au 30 juin 2024 puis en catégorie C12° a partir du 1er juillet 2024. En 2013, le Décret 2013-700 [1] définissait les armes à blanc classées en catégorie libre D §i) comme : « objet ou dispositif ayant ou non l’apparence d’une arme à feu conçu et destiné par la percussion de la munition à provoquer uniquement un effet sonore et dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion sans recourir à un procédé industriel pour le tir de tout projectile (arme de starter) ».
A noter que depuis 2013, la définition des armes à blanc a été modifiée à deux reprises. La locution « sans recourir à un procédé industriel » avait été supprimée par décret n°2017-909 du 9 mai 2017 - art. 2, pour être rétablie par le décret n°2018-542 du 29 juin 2018 - art.
Revolver Enfield vendu comme arme de starter dans les années 1960/1970. Le canon est percé à la base d’un important orifice, des barres métalliques sont soudées dans chacune des alvéoles du barillet en empêchant ainsi l’introduction de cartouches à balle. Depuis le Décret n°2017-909 du 9 mai 2017 - art.
Il faut entendre qu’un « procédé industriel » fait appel à des logistiques et infrastructures importantes ainsi qu’une compétence technique. Alors que l’« outillage courant » fait appel aux qualités d’un simple « bricoleur ».
En d’autres termes, pour fabriquer ou transformer une arme. En revanche, ce nouveau texte a apporté un changement important : une expertise préalable avant la commercialisation.
Mais les armes à blanc fabriquées à partir d’armes réelles, même si elles sont bien en l’état conçues et destinées à provoquer uniquement un effet sonore, s’appellent désormais « armes de spectacle » et sont spécifiquement classées dans leur catégorie d’origine (art. - Regards sur les armes à blanc.
« Toute arme à feu transformée spécifiquement pour le tir de munitions à blanc, notamment lors de représentations théâtrales, de séances de photographies, de tournages de films, d’enregistrement télévisuels, de reconstitutions historiques, de parades, d’évènements sportifs ou de séances d’entraînement, dont les caractéristiques excluent le tir ou la conversion pour le tir de tout projectile.
Les cartouches à blanc sont des munitions factices conçues pour être utilisées dans des armes d’alarme (pistolet, revolver ou fusil à blanc). Contrairement aux cartouches classiques, les balles à blanc ne contiennent aucun projectile. Elles produisent une détonation sonore puissante, imitant le tir d’une vraie arme à feu, sans danger létal.
Lors du tir, la poudre explose et génère un bruit fort et de la fumée, mais sans libération de balle. Ce type de munition non létale est idéal pour des usages variés : défense personnelle, entraînement au tir, reconstitution historique, ou encore effets spéciaux dans le cinéma et le théâtre.
Utiliser une cartouche à blanc pour la défense, à l'aide d'un pistolet ou d'un revolver à blanc, permet de dissuader un agresseur de façon non létale. Le bruit impressionnant produit par des calibres comme le 9 mm PAK ou le 8 mm suffit souvent à interrompre une agression sans mettre en danger la vie humaine.
Ces munitions d’alarme sont idéales pour les personnes cherchant une solution de protection légale, puisqu’elles appartiennent à la catégorie D. En effet, une arme à blanc ressemble à une arme réelle et lorsque l'on tire avec celle-ci, le bruit de la détonation est identique à celui d'une arme normale. De plus un pistolet d'alarme permet tout de même d'utiliser d'autres types de projectiles! Enfin, cerise sur le gâteau, le pistolet d'alarme peut être transformé en gomme cogne!
Les munitions factices (balles à blanc) sont disponibles en stock dans plusieurs calibres, adaptés à différents modèles d’armes d’alarme.
Les calibres les plus répandus :
Ces variantes permettent de choisir la munition non létale la mieux adaptée à votre situation ou à votre scénario d’utilisation, tout en bénéficiant d’un produit disponible rapidement et adapté à différents types d’armes et d’accessoires.
Voici quelques marques reconnues pour leur qualité et compatibilité avec les armes d’alarme :
Bien que ces cartouches de catégorie D soient moins dangereuses que des munitions réelles, leur usage nécessite de respecter quelques règles.
Un stockage approprié et sécurisé garanti la longévité de ces produits et leur performance continue. Elles doivent être conservées à l'abri de l'humidité, de la chaleur excessive et hors de portée des enfants.
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