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L'histoire du bijou en France pendant le XIXe siècle est une entreprise considérable, qui demanderait beaucoup de recherches et de temps pour être menée à bonne fin.

Notre but est plus modeste : nous essaierons seulement de montrer, dans ses grandes lignes, l'évolution du bijou pendant cette période, nous efforçant de le faire simplement, mais avec exactitude et sincérité.

Nous laisserons de côté, autant que possible, l'orfèvrerie proprement dite, c'est-à-dire les services de table, l'argenterie, les pièces d'art, et en général tous les objets qui ne concourent pas à la parure personnelle et qui se rattachent plutôt au mobilier qu'au vêtement.

Si cependant quelques noms d'orfèvres figurent dans cette étude, c'est parce que, d'une part, les limites qui séparent l'orfèvrerie, la bijouterie et la joaillerie, sont parfois difficiles à établir, et aussi parce que certains orfèvres se sont également distingués dans ces différentes branches de notre industrie et ont contribué à leur évolution et à leur progrès.

Pour bien se rendre compte de l'évolution de la Bijouterie et de l'Orfèvrerie pendant le XIXe siècle, il est nécessaire de remonter un peu plus haut et d'examiner dans quel état la grande tourmente révolutionnaire avait laissé ces industries de luxe.

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Le vent de liberté qui devait bientôt souffler en tempête, à la fin du XVIIIe siècle, avait balayé les Corporations.

Les Maîtrises, déjà supprimées en 1776 sur l'initiative de Turgot, puis rétablies peu de temps après, à la suite des réclamations très pressantes des orfèvres, furent définitivement abolies le 17 mars 1791 par la Constituante qui établit en même temps le droit de patente.

Et cependant, malgré l'esprit de monopole qu'on peut leur reprocher, et malgré des abus regrettables, on ne saurait méconnaître les avantages considérables que présentaient les anciennes Corporations, véritables conservatoires professionnels, puisque leurs règlements avaient, entre autres buts, celui d'empêcher les incapables d'être patrons avant d'avoir acquis les connaissances nécessaires.

L'obligation absolue d'exécuter un travail difficile, que l'on appelait « chef-d'œuvre », était une épreuve très sérieuse imposée à celui qui aspirait à la Maîtrise.

Cette suppression des Maîtrises fut un coup terrible porté à nos industries, qui mirent près de cent ans à s'en remettre.

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Cependant, nous devons constater que cette liberté, accordée par la Révolution à tous et sans contrôle, quoique très séduisante au premier abord, fut en réalité désastreuse pour notre Corporation.

Nous sommes donc obligé de constater que l'œuvre de la grande Révolution, qui a tant de progrès à son actif, ne fut pas également féconde sur tous les points, et qu'en particulier pour nos industries, au lieu de l'affranchissement rêvé, elle apporta un bouleversement complet qui nécessita un recommencement total.

Cette reconstitution laborieuse absorba le meilleur des efforts des orfèvres et des bijoutiers pendant de longues années.

Il est facile de concevoir que la période révolutionnaire fut loin de la favoriser, et qu'en particulier la Terreur de 1793, en faisant disparaître à la fois bijoux et clients, laissa les joailliers sans travail comme sans ressources.

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