Dans le monde de l'airsoft, l'évaluation d'une réplique se fait par la pratique : on tire, on démonte, sans considération de marque ou de prix. C'est dans cet esprit que nous abordons l'analyse du premier Glock proposé sous licence, un projet qui a nécessité du temps, des négociations et de l'énergie pour se concrétiser. Le fait que Cybergun soit à l'origine de ce projet peut susciter des réactions mitigées, mais il est essentiel de juger la réplique pour ses qualités intrinsèques.
Cette réplique de Glock 17, commercialisée exclusivement en France, est la seule à ne pas être considérée comme une contrefaçon par Glock. La réplique est livrée dans une mallette Glock identique à celle fournie lors de l’achat d’une arme de la marque. Le dos du carton comporte toutes les informations légales ainsi que la mention de la licence officielle autorisée pour la France et ses territoires SEULEMENT.
Oui, c’est un Glock17 GEN3. Probablement celui qui a été le plus fabriqué, vendu, distribué. Un Glock, ça ne plait pas à tout le monde. C’est carré, un peu brut de fonderie et ce n’est pas vraiment fait pour faire du point au stand de tir. Cependant, il est désormais dépassé par des productions modernes qui privilégient le confort du tireur, avec des contrôles ambidextres ou des détentes souples.
La glissière est usinée dans un bloc d’aluminium par une machine numérique. Elle est ensuite gravée puis anodisée. Ce marquage est typique des Glocks produits aux USA. Le numéro de série est propre à chaque réplique. Il est gravé et fait apparaitre la couleur de l’aluminium. Remarquez également l’extracteur en alliage anodisé. Les 100 premiers modèles ont été vendus en boite comportant des goodies Glock. Le canon externe ne comporte que le marquage du calibre réel. Aucune « proof marks » ni logo Glock. Le pontet assez large permet justement de tirer avec des gants. La queue de détente en plastique est munie du système de sûreté « safe action trigger ».
Suite à la production des premiers modèles « défense », Cybergun s’est retrouvé confronté au problème des dimensions de la carcasse « airsoft ». On peut voir ici que le canon n’est pas taraudé. Une petite pièce limite la capacité en billes. Certainement une demande de Glock pour limiter à 17 billes. Voici le chargeur démonté. Contrairement aux vrais Glocks, ici il faudra armer la réplique pour pouvoir la démonter. Le bloc de percussion est également différent. Le marteau est en acier et le système permettant de passer (pour le fun !) du semi au full a été supprimé. Je l’ai dis plus haut, la carcasse a été modifiée pour correspondre aux dimensions de l’arme.
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Le canon externe en alliage anodisé est l’un des points faibles de cette réplique. En effet, l’anodisation s’efface rapidement sur les points de frottement. Par contre ça fonctionne bien sur le canon externe ! On peut maintenant retirer l’ensemble canon interne/hop-up. L’intérieur est assez gras. Suite aux soucis que j’avais rencontré, Cybergun a cessé quelques jours la distribution des Glocks afin de remplacer les joints. Ils ont choisi un modèle équipé d’un bourrelet plus imposant.
Voici l’ensemble pneumatique. Le ressort de rappel du nozzle est glissé sur une tigette en plastique. L’extracteur tombe de la glissière à ce stade. N’oubliez pas de le remettre avant de ré-insérer le BBH ! Sur ce plan on remarque les marquages de licence gravés à l’intérieur de la glissière. Le cylindre renforcé remplace les modèles CO² en plastique rouge qui avaient tendance à casser rapidement. La tête de cylindre (ou de forme indéterminée plutôt) est en caoutchouc. Ce genre de design permet de gagner en volume pour générer plus de recul.
On voit que malheureusement il faut TOUJOURS être derrière les usines pour vérifier la production, même pour des petites quantités. Certes, on n’est jamais à l’abri d’un lemon, mais communiquer sur une certification « hi-end » avec le branding Inokatsu DOIT s’accompagner d’un contrôle accru. Bref, pour en revenir à cette réplique, si l’on oublie les absences de marquages (spécifications imposées par Glock), le joint collé à la maxi-glue (corrigé depuis directement par Cybergun en France) et la fragilité de l’anodisation des pièces en zamac (?), ce G17 est convaincant tant sur sa qualité de finition que sur ses dimensions identiques à celles de l’arme.
Le terme pistolet englobe l’ensemble des armes de poing dépourvues de barillet et tirant à un seul ou plusieurs coups. D'un point de vue historique le pistolet est apparu avant le revolver. Les pistolets semi-automatiques sont apparus à la fin du XIXe siècle grâce à Hugo BORCHARDT (1893), Théodore BERGMANN (1894) et Paul MAUSER (1896). Celui-ci était cependant à un seul coup et se chargeait par la bouche du canon.
En remplacement du barillet, les pistolets possèdent un chargeur (appelé également magasin) placé à l’intérieur de la crosse (exception faite par le pistolet Mauser C96 où le chargeur est rectiligne et les cartouches les unes sur les autres). Les cartouches sont toujours disposées en quinconce dans des chargeurs de capacités variables (pouvant aller jusqu’à 20 (Glock®). Un chargeur de pistolet contient généralement 15 cartouches.
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Dans un premier temps, les cartouches sont introduites dans le magasin de l’arme, puis celui-ci est inséré dans la crosse. Pour chambrer une cartouche il suffit de tirer la glissière (culasse) vers l’arrière et de la relâcher. Ce mouvement entraine mécaniquement la première cartouche du chargeur à l’intérieur de la chambre à cartouche. Une fois la cartouche chambrée, une simple pression sur la détente va libérer le marteau qui va frapper le percuteur. La pression est si forte à l’intérieur du canon (environ 4000 bars) que le projectile est poussé vers l’extérieur. Une fois le projectile en dehors du canon, la pression diminue et la culasse s’ouvre.
Une griffe latérale solidaire de la glissière (l’extracteur) saisit la douille au niveau de la gorge et la tire en arrière. Au cours de son mouvement, la douille va heurter une butée fixe solidaire de la carcasse (l’éjecteur). Ce mécanisme permet d’éjecter la douille en dehors de l’arme par la fenêtre d’éjection. Lorsque la glissière recule, elle arme mécaniquement le dispositif de percussion. Enfin, la glissière est rappelée à sa position initiale par un ressort récupérateur ; ce mécanisme permet de chambrer une nouvelle cartouche.
L’ensemble de ces opérations mécaniques va entrainer de multiples traces sur la douille, traces caractéristiques de l’arme ayant tiré la munition. A noter que sur une scène de crime, la douille peut régulièrement servir de point de départ quant à l’identification d’une arme. Les Composants Essentiels Canon: partie ouverte du tube. Chambre: lieu où se produit l'explosion de la poudre propulsive. Culasse: assure la fermeture de la chambre. La sortie de la chambre est fermée par une pièce métallique, la culasse. Chargeur ou magasin: contient les cartouches. Poignée: permet la manipulation de l'arme.
Le pistolet de catégorie B en 9 mm devient alors le choix naturel, là encore pour le prix modeste de ses munitions et pour leur grande disponibilité. Les .40 S&W et .357 Sig séduiront ceux qui font passer la balistique avant le coût, tandis que les 7.65 mm et 6.35 mm emporteront les nostalgiques. Le légendaire Desert Eagle fermera la marche, sa mécanique à empreint de gaz ne pouvant se satisfaire que d’un .357 Mag, d’un .44 Mag ou d’un .50 AE pour fonctionner sans faillir.
Selon les armes, le mécanisme de détente permet le tir soit en simple action, soit en simple et double action. Pour le tireur, la différence réside dans la course et le poids de la détente. La course de la détente correspond à la distance qu'elle doit parcourir, à partir de sa position de repos, pour déclencher le tir.
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Dans ce mode de tir, le marteau ou le chien (marteau sur lequel est fixé le percuteur) est armé. Un appui sur la détente libère le marteau ou le chien qui vient percuter l'amorce de la cartouche et entraine le départ du coup. En simple action, la course de la détente est courte et la force à appliquer (le poids de la détente) est faible voire très faible, parfois de l'ordre de 1,5 kg, puisque juste nécessaire à libérer le cran de l'armé du marteau ou du chien de la tête de gâchette. Le doigt se pose sur la détente uniquement lorsque l'on décide de tirer. Si on change d'avis, on retire son doigt de la détente.
Dans ce mode de tir, le marteau ou le chien se trouve initialement à l'abattu. L'action du doigt sur la détente entraine un certain nombre d'évènements : rotation vers l'arrière du marteau ou du chien, compression du ressort de percussion. Lorsque l'angle de rotation requis est atteint par le marteau ou le chien, ce dernier est libéré et vient percuter l'amorce de la cartouche, soit directement dans le cas du chien, soit en frappant le talon du percuteur dans le cas du marteau. Dans ce mode de tir, la course de la détente est longue et le poids de la détente important puisqu'il est nécessaire de comprimer le ressort de percussion jusqu'à la libération du marteau ou du chien. En double action, la force à appliquer sur la détente pour déclencher un tir peut atteindre 5 kg, notamment sur les revolvers en dotation dans les administrations, un poids de détente élevé étant considéré comme un élément de sécurité. Bien que le poids de détente soit plus important en double action qu'en simple action, le doigt entre en contact avec la queue de détente uniquement lorsque l'on a décidé de tirer.
À l'origine, les pistolets semi automatiques ne pouvaient tirer qu'en simple action. Depuis, la possibilité de tirer en double action a été implémentée dans de nombreux pistolets semi automatiques modernes. Il est à noter cependant que, dans le cas des pistolets semi automatiques, le tir en double action nécessite le chargement préalable de l'arme et, dans le cas de tirs successifs, seule la première cartouche est tirée en double action puisque le marteau se trouve préalablement à l'abattu.
La sécurité consiste en un mécanisme passif visant à bloquer le départ d’un tir accidentel (par un choc au sol par exemple). La sûreté est un mécanisme mis en place volontairement par l’utilisateur pour neutraliser une arme chargée et neutraliser le tir.
Pour les pistolets semi-automatiques fonctionnant en double action, les plus modernes, il existe deux sûretés : le levier de désarmement qui permet de rabattre le chien en position de repos et le verrou qui bloque la glissière ouverte lorsqu’il n’y a plus de cartouche et qui permet de ramener la glissière vers l’avant (bloc culasse). Sur certaines armes, comme le Smith&Wesson ou le Beretta, un second levier doit être remonté manuellement pour pouvoir tirer.
Les pistolets semi-automatiques Glock sont qualifiés de “safe-action”. Ce sont des armes de guerre dont le fonctionnement ne ressemble en rien à ceux vus précédemment. Les Glocks ne comportent pas de marteau apparent, de decocker ni de cran de sûreté. D’éventuels chocs ne risquent pas de déclencher le tir tant que ce levier n’est pas pressé tandis que la mise en œuvre de l’arme est très rapide puisqu’il suffit d’appuyer sur la queue de détente pour faire feu : pas besoin de désactiver un cran de sûreté latéral, pas de risque de confusion dans l’action.
Pour les calibres plus petits (.22, 6,35 mm, 7,65 mm), l'inertie de la culasse associée à la force du ressort récupérateur d'énergie sont suffisantes pour permettre au projectile de quitter le canon avant l'ouverture, c'est à dire avant la séparation du canon et de la culasse.
Pour les armes de poing de calibre 9x19 mm Parabellum et au-delà, l'inertie de la culasse, épaulée par la force du ressort récupérateur d'énergie, n'est plus suffisante. Il est nécessaire de retarder la séparation du canon de la culasse. Dans ce but, le canon et la culasse sont solidarisés par un dispositif de verrouillage. Durant la phase d'accélération du projectile dans le canon, l'ensemble canon-culasse commence à reculer. Après quelques millimètres de course vers l'arrière de l'ensemble culasse-canon, le projectile à eu le temps de sortir du canon.
A ce moment là, la séparation du canon et de la culasse (l'ouverture) peut se produire, après déverrouillage. La culasse continue seule son mouvement de recul, entamant ainsi un nouveau cycle d'alimentation. L'image ci-dessus présente un pistolet Beretta 92 FS démonté. Les pièces à considérer concernant le système à cours recul du canon sont le verrou de canon et son poussoir. Le verrou de canon permet, durant la phase initiale du recul, de rendre solidaires le canon et la culasse mobile.
Dans l'image, le verrou de canon est libre et se trouve en position basse. Lorsque l'arme est en fonction et avant le tir, le verrou, forcé par la carcasse de l'arme se trouve en position haute. Au départ du coup, l'ensemble canon et culasse mobile recule. Après une course de 9 millimètres, le talon du poussoir du verrou de canon vient prendre appui sur une partie de la carcasse. Le poussoir du verrou ainsi bloqué, sa tête entre en contact avec une rampe usinée sur le verrou et force ce dernier à descendre.
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