Le fusil Enfield Pattern 1853, dit à trois bandes, est l’un des fusils militaires les plus influents du XIXe siècle, utilisé aussi bien par les troupes britanniques dans l’Empire que par les soldats confédérés pendant la guerre de Sécession.
Aujourd’hui, le fusil Enfield 1853 à trois bandes calibre .577 est un incontournable des collections et des reconstitutions militaires, recherché pour sa silhouette élancée, sa fiabilité éprouvée et son rôle central dans les guerres modernes du XIXe siècle.
La réplique signée Davide Pedersoli reproduit fidèlement le modèle Enfield 1853 à trois bandes. Elle dispose d’un canon rayé de 99 cm en acier bronzé, d’une platine à percussion robuste et d’une crosse en bois de noyer massif.
Le fusil Enfield 1853 3 Bands calibre .577 (réf. DPS221) est une arme emblématique du XIXe siècle, fidèle en tout point au modèle d’origine.
Sa crosse en noyer, bien équilibrée, est renforcée par des garnitures en laiton - embouchoir, pontet, plaque de couche - tandis que sa platine à percussion est signée Tower (pour l’arsenal de Londres) ou porte d’autres marques d’arsenaux provinciaux ou de contractants.
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Chargé par la bouche, le fusil Enfield 1853 utilise une balle Minié en plomb stabilisée par des rayures profondes dans le canon, ce qui améliore considérablement la précision.
L’arme est livrée avec une baïonnette à douille cruciforme, redoutable en corps à corps.
Adopté par l’armée britannique en 1853, il est utilisé dans la guerre de Crimée, en Inde pendant la révolte des Cipayes, puis dans tous les conflits coloniaux de la seconde moitié du siècle.
Pendant la guerre de Sécession, il devient le fusil préféré des troupes sudistes, souvent importé via des réseaux discrets depuis l’Europe.
Une baïonnette est une arme blanche conçue pour s'adapter au canon d'un fusil ou d'une arme similaire et destinée au combat rapproché. Son origine remonterait à un événement fortuit.
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Au cours des conflits sporadiques qui agitèrent les campagnes françaises du milieu du XVIIe siècle, les paysans de Bayonne se trouvèrent à court de poudre et de projectiles. Ils fichèrent leurs longs couteaux de chasse dans les canons de leurs mousquets, confectionnant des lances improvisées.
Cependant l'usage de ce type d'armes est déjà mentionné au début du XVIIe siècle chez des mousquetaires à pied qui introduisent le manche de leur « soie de cochon » (fine lame d'épée) dans l'embouchure de leurs mousquets.
Les fusiliers du régiment Royal-Artillerie furent les premiers à en être dotés en 1671 à l'initiative de Louvois. En 1703, le roi Louis XIV, suivant l'avis du maréchal de Vauban, interdit l'usage des piques dans l'Infanterie, pour y substituer des fusils.
Les avantages d'une arme cumulant deux fonctions apparurent rapidement. Les premiers mousquets souffraient d'une faible cadence de tir (un tir par minute avec une poire à poudre et des balles) et d'un manque de fiabilité.
Les baïonnettes devinrent un complément utile au système d'arme quand la charge de l'ennemi dans la zone de tir utile du mousquet (100 mètres dans le meilleur des cas) ne l'exposait qu'à une seule décharge avant qu'il n'atteigne les défenseurs.
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Une baïonnette de 30 centimètres de long (certaines tailles réglementaires atteignirent 43 cm lors de la période napoléonienne), sur un mousquet de près de deux mètres assurait une allonge comparable à la lance d'infanterie, et plus tard même de la hallebarde, utilisée auparavant.
Les premières baïonnettes étaient de type « bouchon ». Elles possédaient une poignée cylindrique qui s'ajustait directement à l'intérieur du canon du mousquet empêchant l'arme de tirer.
Plus tard, les baïonnettes à tenon effacent la lame de l'embouchure. La baïonnette se fixe sur l'extérieur du canon par un logement en forme d'anneau. Sur des modèles ultérieurs, elle sera fixée par un cran à ressort sur la bouche du canon du mousquet.
De nombreuses baïonnettes étaient triangulaires et offraient une meilleure stabilité latérale de la lame sans accroissement significatif du poids. Ce modèle ne comportait pas de poignée permettant de l'utiliser indépendamment du fusil.
Les tactiques militaires des XVIIIe et XIXe siècles intégraient diverses charges et défenses groupées utilisant la baïonnette.
L'armée britannique était renommée pour son usage de la baïonnette, bien qu'au début du XIXe siècle où les techniques de guerre napoléoniennes se développent, la supériorité d'un tir de salve rapide et régulier permît aux Britanniques d'éclipser leurs adversaires dans les lignes.
Des rumeurs circulent parmi les vétérans d'avant la Première Guerre mondiale, sur des techniques de combat à la baïonnette très élitistes, aussi complexes et exigeantes que l'escrime.
On suppose qu'au-delà des blocages et frappes modernes simplifiées, il existait des coupes, des parades et des désarmements, pendant lesquels un blocage fluide devenait propice à attaquer ou désarmer.
Ces techniques auraient aussi enseigné la frappe d'estoc et de taille ainsi que les vulnérabilités particulières que constituent les chevilles, les poignets, le cou, les artères brachiales et fémorales.
On prétend aussi que les mouvements se pratiquaient dans toutes les orientations et positions des deux combattants grâce à des méthodes d'entraînement proches d'un haut niveau d'escrime.
L'émergence de ces techniques fut rendue possible par les longues périodes d'entraînement continu que connurent les armées professionnelles avant cette période.
De vieux manuels d'entraînement français des années 1850 en témoignent encore. Des copies reproduites sur internet semblent soutenir ces affirmations.
En dehors des techniques de combat expliquées précédemment, la baïonnette se manie généralement en la pointant vers l'adversaire dans le but de l'embrocher.
Une fois l'arme enfoncée, un mouvement de rotation est la plupart du temps nécessaire pour dégager la lame.
La convention de Genève interdit l'usage des baïonnettes triangulaires, cruciformes ou dentelées. En effet, les blessures qu'elles entraînent cicatrisent difficilement et ces armes furent considérées comme inhumaines.
Pourtant, il n'est pas rare de trouver de tels modèles aujourd'hui.
La plupart des baïonnettes modernes ont une gouttière (visible sur la partie supérieure de la lame). C'est une dépression concave conçue pour réduire le poids.
Elle permet aussi à l'air de rentrer dans la blessure, empêchant la création d'un vide, ce qui rend la baïonnette plus facile à retirer après pénétration et moins sujette à rester coincée.
En aucun cas cette gouttière n'a vocation à canaliser le sang qui s'égoutte de la lame.
Normalement et avec un canon en bon état tu dois pouvoir tirer les trois balles (rondes, Minié et à compression) puisque la rayure Henry a été conçue pour tirer des balles longues et non des balles rondes, reste justement à connaître le facteur déterminant : l'état de cette rayure.
Si la rayure est en état moyen il faut tenter les petites Minié (pour tests les moules LEE suffisent et ne sont pas chers) et éventuellement les balles à compression (dans ce cas il faudra négocier les balles avec un copain parce que les moules ne sont pas donnés) si elle est vraiment pourrie il faudra certainement rester à la balle ronde calepinée mais teste d'abord les petites Minié LEE en premier lieu : ça marche assez bien avec un peu tout sauf avec les pas longs pour balles rondes (ex : 1/66" et parfois 1:48").
Pour le tir de la discipline minié j'utilise un springfield 1863 bridesburg chargée avec la balle parker hale .577 et 3.3 grammes de suisse N2.La précision en minié est améliorée si la balle est ajustée(cela peut paraitre antinomique avec le principe même, mais des essais conduits avec des répliques de balle d'époque sous dimensionnées ont montré la piètre précision des tirs).
| Type de balle | Calibre | Charge de poudre (Suisse N2) | Remarques |
|---|---|---|---|
| Minié | .577 | 3.3 grammes | Précision améliorée si la balle est ajustée au canon. |
| Bille calepinée | .451 | 20 grains | Utiliser un calepin "drap de lit". |
| Maxi balle | Non spécifié | >20 grains | 32 grammes. |
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