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Les munitions utilisées pour la chasse, le ball-trap et les activités militaires contiennent des métaux lourds très toxiques pour l’environnement, comme le plomb, qui occasionnent de sérieux dommages sur l’environnement et une mortalité accrue de la faune sauvage, essentiellement chez les petits gibiers. Une réglementation récente interdit l’utilisation de cartouches au plomb pour le gibier d’eau et l’on voit poindre une évolution en ce sens pour les munitions destinées à la chasse du grand gibier. Le plomb est le métal le plus utilisé pour la fabrication des munitions et grenailles en raison de ses caractéristiques (poids, malléabilité et disponibilité). Mais, c’est également un métal extrêmement toxique pour les animaux et pour l’Homme.

Impact du plomb sur la faune et l'environnement

Les oiseaux d’eau qui n’ont pas de dents recherchent et mangent normalement de petits gravillons (grit) qui sont stockés dans leur gésier et qui amélioreront l’action mécanique de celui-ci sur les aliments. L’ingestion accidentelle de billes de plomb de chasse par les canards et les effets induits sur leur santé ont fait depuis plus d’un siècle l’objet de nombreuses études. La réponse de l’organisme à une intoxication au plomb se traduit par des symptômes cliniques typiques tels que des diarrhées, le manque d’appétit et de vigueur, une perturbation de la locomotion (dégénérescence des muscles et du système nerveux) ainsi qu’un amaigrissement prononcé ou accéléré.

En revanche, la sensibilité des canards à ce toxique est quant à elle très variable selon les individus, la quantité de plomb ingérée et la qualité de la nourriture. Ainsi, avec une alimentation à base de blé uniquement, la mortalité atteint 67 % des canards colvert pour l’ingestion de trois billes de plomb n°4.

D’après les études effectuées cette dernière décennie, le taux en pourcentage de l’effectif national à la mi-janvier, liée à l’intoxication au plomb est relativement faible et ne dépasserait pas 1% pour le canard Colvert, le canard Chipeau et le fuligule Morillon, et 3% pour le fuligule Milouin ; ces quatres espèces étant les plus exposées. Sur certains sites tels que la Camargue et le lac de Grand Lieu (Loire Atlantique), les taux de mortalité peuvent atteindre des valeurs plus fortes que 3 %. En revanche, sur le Rhin, qui est un site majeur d’hivernage en France et en Europe de l’Ouest, le risque d’exposition est considéré comme quasi nul.

Actuellement, plusieurs pays européens (Pays-Bas, Norvège, Finlande, Royaume Uni, Danemark Suède, France) ont choisi d’interdire totalement ou partiellement l’usage des grenailles de plomb pour la chasse des oiseaux d’eau.

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Risques pour l'homme et les prédateurs

Pour l’Homme, les risques d’être intoxiqué en consommant de la chair de canard semblent par conséquent très faibles, étant donné que dans les muscles (cuisses, pectoraux ou magrets) d’un canard Colvert fortement intoxiqué (indiquée par une teneur dans le foie de 100 µg (microgrammes) de plomb par gramme de poids sec), la quantité de plomb ingérée à l’état soluble serait de 0,6 mg soit l’équivalent de 0,3 % d’un seul plomb n°4. En revanche, les risques semblent beaucoup plus importants pour les prédateurs tels les rapaces (Busard des roseaux, Autour des palombes, Epervier, Gypaète barbu), qui peuvent consommer des tissus concentrant davantage ce toxique (foie, rein) ou qui ingèrent du muscle dans lequel peuvent se retrouver impactées des grenailles entières de plomb.

Il a été récemment démontré que des vautours et des condors s’intoxiquent par ingestion de billes de plomb présentes dans la chair des cadavres qu’ils consomment ou en consommant la chair enrichie en plomb autour des blessures par balles qu’ils consomment.

Alternatives au plomb

Le thème de la balle sans plomb est maintenant d’actualité. Le plomb ne devrait être substitué que si des études sans a priori et objectives, réalisées selon des critères scientifiques stricts, permettent de trouver une alternative représentant une solution équivalente au plomb.

Nous avons vu précédemment que l’action du plomb sur les canards était nocive pour ces derniers. C’est une réalité et un problème environnemental. Par contre, La contamination de l’Homme par l’ingestion de viande d’anatidés « plombée » semble plus qu’aléatoire. Rien n’étant plus facile pour l’Homme d’éliminer dans son assiette l’éventuelle grenaille de plomb présente dans la venaison et rares sont les individus à consommer régulièrement les reins et foies de canards sauvages (organes les plus à risques).

Voyons plutôt le problème sous une autre approche plus environnementale et proche de l’intégrisme vert. Lors des phases d’abattage des bouquetins du Bargy, les associations écologiques ont fait pression auprès des services de l’État pour que les tirs soient effectués avec des balles en tungstène afin que le Gypaète barbu ne se contamine pas par l’ingestion de viande de bouquetins ayant chuté dans des à pics et n’ayant pu être récupérés par les hélicoptères.

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Tous les artifices ou arguments fallacieux sont parfois utilisés pour arriver à ses fins sans tenir compte des arguments scientifiques, la pseudo- contamination de la venaison par le plomb en est hélas un bien triste exemple.

Aspects juridiques et réglementaires

Président A.G.R.E.P.D.E. des animaux nuisibles et à la reprise du gibier vivant dans un but de repeuplement, prévoit que « sont interdits pour la chasse de tout gibier et pour la destruction des animaux nuisibles : (…) l’emploi de la grenaille de plomb dans les zones humides mentionnées à l’article L. 424-6 du Code de l’Environnement. Sur une approche juridique, seul l’emploi de la grenaille de plomb est visé par l’interdiction. Il n’est fait aucune mention explicite d’une interdiction de balle de plomb. Cependant, la seconde phrase mentionne le fait que l’emploi de la balle de plomb demeure autorisé sur les zones humides pour le tir du grand gibier.

Concernant l’utilisation d’une munition d’une arme de calibre 22 Long Rifle, les règles sont les suivantes. préfectoraux en règlementent l’usage ou l’interdisent au titre de la sécurité publique. En pièce jointe, vous nous avez transmis l’arrêté préfectoral du 4 juin 2013 règlementant l’emploi de la carabine 22 long rifle pour la chasse et la destruction des animaux nuisibles. Il est pris sur la base du Code Général des Collectivités Territoriales au titre des pouvoirs de police générale du Préfet notamment pour règlementer la sécurité publique. Il est précisé à l’article 1er que l’utilisation est en principe interdite.

En conclusion, il est possible d’utiliser des munitions à balle de plomb dans les zones humides pour tirer sur des ragondins ainsi que des rats musqués.

Choix des munitions : Cartouches à balle vs. Cartouches à grenaille

Le choix de la cartouche est une étape cruciale dans la préparation d'une partie de chasse. Les cartouches à balle sont conçues pour la chasse au gros gibier. Elles contiennent un seul projectile de forme allongée, généralement en plomb, cuivre ou en matériaux plus denses comme le tungstène. Les cartouches à grenaille sont les plus utilisées pour la chasse au petit gibier. Elles contiennent un grand nombre de petits projectiles sphériques (les grenailles) dispersés dans un cône lors du tir.

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Calibre

Le choix du calibre de cartouche est une décision cruciale qui influencera directement l'efficacité de votre tir.

  • Petit gibier : Pour les gibiers à plumes (perdrix, faisan, canard) ou les petits mammifères (lièvre), les calibres 12, 20 et 28 sont souvent privilégiés.
  • Gros gibier : Pour la chasse au sanglier, au cerf ou au chevreuil, les calibres 12 et 16 sont plus adaptés.
  • Gibier d'eau : Les calibres 12 et 20 sont les plus courants pour la chasse aux oiseaux d'eau.

Distance de tir

La distance à laquelle vous comptez tirer est un facteur déterminant dans le choix de votre calibre.

  • Tirs rapprochés (moins de 25 mètres) : Pour les tirs à très courte distance, comme dans un couvert dense, les calibres 20 et 28 sont souvent suffisants.
  • Tirs à moyenne distance (25 à 35 mètres) : Les calibres 12, 16 et 20 sont mieux adaptés aux tirs à moyenne distance. Ils offrent une combinaison intéressante entre puissance et portée, tout en restant maniables.
  • Tirs à longue distance (plus de 35 mètres) : Pour les tirs à longue distance, le calibre 12 est traditionnellement privilégié. Sa plus grande capacité à contenir de la poudre et des projectiles plus lourds permet d'obtenir des vitesses initiales plus élevées et des trajectoires plus tendues.

Charge

La charge d'une cartouche correspond à la quantité de poudre propulsive contenue dans la douille.

  • Charges faibles : Les charges faibles offrent un recul réduit, ce qui est appréciable pour les débutants ou pour la chasse devant soi.
  • Charges moyennes : Les charges moyennes offrent un bon compromis entre puissance et confort de tir.
  • Charges fortes (magnum) : Les charges fortes offrent une puissance maximale et une portée accrue.

Pour le petit gibier, une charge faible ou moyenne suffira.

Taille des plombs

  • Petits plombs : Les petits plombs offrent une grande densité de tir et sont idéaux pour le petit gibier.
  • Gros plombs : Les gros plombs ont une plus grande portée et une meilleure pénétration.

Par exemple, pour la chasse de la grive, le plomb numéro 9-8-7 sont généralement conseillés, pour la chasse de la perdrix, 7 ou 6, faisan 6 ou 5, lièvre 5 ou 4.

Type de bourre

  • Bourre dispersante ou ARX : Les cartouches ayant une bourre dispersante ou ARX sont généralement utilisées pour la chasse à courte distance. Elles offrent une gerbe large à très courte distance, permettant d’augmenter les chances de réussite sans abimer la venaison.
  • Bourre grasse : Les cartouches à bourre grasse permettent d’avoir une gerbe extrêmement homogène, permettent de tirer de 15 à 30 mètres sans blesser le gibier.
  • Bourre jupe : Les cartouches à bourre jupe sont les plus utilisées à la chasse en France. Elles permettent de réaliser des tirs de 20 à 40 mètres. Souvent appréciées des chasseurs de migrateurs, comme la grive, le pigeon ou le canard, où les distances de tirs sont en général comprise de 15 à 50 mètres.

Dans un endroit dense, on utilisera plus fréquemment des cartouches à bourre dispersante ou des bourres grasses.

Marques de cartouches

Le choix de la marque de cartouches est tout aussi important que le choix du calibre ou de la charge. De nombreuses marques proposent des munitions de qualité, chacune ayant ses spécificités.

  • Remington est l'une des marques les plus anciennes et les plus reconnues dans le domaine des munitions.
  • Winchester est une autre marque historique qui jouit d'une excellente réputation auprès des chasseurs.
  • Rottweil est une marque allemande spécialisée dans les munitions de chasse.
  • Mary Arm est un fabricant français de cartouches de chasse qui met l'accent sur la qualité et la performance.

Évolution de la législation européenne

Le 27 février dernier, la Commission Européenne (CE) a publié un projet de modification de l’annexe 17 du règlement (CE) n° 1907/2006 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2006 concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH). Ce texte a notamment pour objet d’éliminer à terme le plomb dans les munitions pour la chasse, dans un calendrier très serré. Ainsi, par exemple, le plomb serait interdit dans les munitions à projectiles uniques (balles) de calibre supérieur à 5,6 mm (calibre .22) dans un délai de dix-huit mois suivant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation, et un délai de trois ans est prévu pour les cartouches à grenaille. La vente au détail de ces cartouches serait, quant à elle, prohibée dans un délai de cinq ans !

Devant ce nouveau diktat de l’Europe, le 3 avril dernier, le sénateur de Seine-et-Marne Pierre Cuypers (Les Républicains), président du groupe d’études sur la chasse du Sénat, a interpellé Agnès Pannier-Runacher, la ministre de la transition écologique, de la biodiversité, de la forêt, de la mer et de la pêche, sur les conséquences de cette future réglementation. Le sénateur craint en effet que ces mesures ne se traduisent par une baisse du nombre de chasseurs, qui devront s’adapter à marche forcée. Il s’interroge par ailleurs sur l’opportunité de cette nouvelle contrainte pesant sur les professionnels de l’armement, qui fabriquent souvent à la fois des munitions à usage civil et d’autres à usage militaire, et qui devront se réorganiser et doubler leurs lignes de production à l’heure où l’Europe doit augmenter ses capacités militaires.

Dans ces conditions, Pierre Cuypers a suggéré à la ministre qu’il semblerait indiqué de reporter à dans dix ans l’ensemble de ces mesures d’interdiction du plomb dans les munitions de chasse. Il lui a également demandé quelle est la position de la France sur ce projet de la Commission Européenne.

Alternatives sans plomb de Solognac

Pour Solognac, réduire notre impact environnemental est un de nos objectifs principaux aussi bien pendant nos pratiques cynégétiques que lors de la conception de nos produits. Afin d’accompagner l’évolution de la législation concernant l’usage du plomb et du plastique à usage unique, nos équipes travaillent sur la conception de munitions de chasse en employant des substituts au plomb. Vous retrouverez notamment des projectiles en cuivre dont nous allons vous parler aujourd’hui.La législation ne touche pas que les cartouches pour le plomb. Et oui … Les balles sont aussi concernées par ce changement. Aujourd’hui, nos équipes ont mis au point un nouveau projectile en cuivre qui permet de limiter notre impact environnemental d’une part, et également de préserver la venaison.

Depuis quelques années déjà certains pays s’intéressent à l’utilisation du plomb et ses effets néfastes. Il est clair qu’au vu de la transition écologique en cours, l’utilisation du plomb tend à disparaître que ce soit par la législation mais aussi par la volonté des pratiquants. En effet, cette transition doit aussi être régie par l’envie de protéger nos terrains de pratique pour conserver nos pratiques.

Vous le savez sans doute, l’interdiction sur l’utilisation de ces munitions va entrer en vigueur en 2023, et elle concerne les zones humides. Petit rappel : cette dernière interdit le recours aux munitions au plomb dans les zones humides et autour de ces dernières dans un périmètre de 100 m (zone tampon). Elle fait également peser sur le détenteur d’une munition au plomb l’obligation de prouver qu’il n’en fait pas usage dans les zones concernées.D’ici quelques années en Europe, l’interdiction à la vente et à l’utilisation des munitions sans plomb devrait prendre effet. L’interdiction concernant les balles sera mise en place avant celle des cartouches.

Composition : quel substitut aux munitions sans plomb ?

Le choix du matériau pour un projectile est complexe : Il doit avoir une masse volumique importante afin de transporter une grosse quantité d’énergie, mais doit également être relativement mou pour se déformer dans le canon et prendre les rayures. La ductilité₁ du projectile est également importante à l'impact afin de libérer plus d’énergie dans les tissus. Le plomb fait à merveille ce travail, mais ses impacts sur la santé contrebalancent ses qualités balistiques. Mais qui pour remplacer le plomb ? Nous cherchons donc un élément dense et mou. Ainsi, l’or l’argent et le cuivre sont les éléments les plus denses et suffisamment mous pour se déformer par les rayures. Pour des raisons économiques évidentes, le cuivre a été choisi.

Le cuivre a comme tout métaux ses avantages et ses inconvénients, il a fait ses preuves dans les balles de carabine depuis maintenant plus de 50 ans.

Architecture du projectile

Afin de limiter au maximum les risques sécuritaires, nous avons opté pour un projectile qui pétalise sans fragmenter. Pour rappel, il existe 3 types de munitions :

  • Des projectiles à fragmentation : l’avant du projectile va se séparer en plusieurs éléments, l’arrière reste intègre, ce type de projectile a une létalité élevée mais son utilisation fait polémique pour des raisons de sécurités.
  • Des projectiles qui “champignonnent” : Le projectile va former un dôme durant la pénétration, comme la tête d’un champignon. En d’autres termes, le diamètre maximum du projectile peut presque doubler, les bords ne sont pas coupants.
  • Des projectiles qui “pétalisent” : elles forment une fleur avec un nombre de pétales définis (4,5,6…). Ces pétales sont coupants comme des lames de rasoir, le projectile tournant sur lui-même ces pétales infligeant des liaisons importantes.

La balle exergy Blue fait donc partie des projectiles qui pétalisent notre choix s’est orienté vers une configuration à 5 pétales. La principale complexité de ce type de projectile réside dans la géométrie interne, qui doit permettre une expansion du projectile dans 100% des cas mais qui doit s’arrêter au bon endroit pour ne pas perdre de pétale. En plus de la géométrie un traitement thermique est effectué afin de rendre l’avant du projectile plus ductile que l’arrière. Ce traitement thermique facilite l’expansion et évite l’arrachement de matière en rendant le cuivre moins cassant.

Le projectile se déforme lorsqu’il passe dans le canon, cette déformation pouvant entraîner des déplacements de matière qui sont récupérés par les gorges ceci afin d’éviter l’accumulation de cuivre dans les rayures. Le deuxième intérêt est de limiter l’effort à l’avancement du projectile et donc de lisser le pic de pression ce qui permet d’optimiser les chargements.

Le cuivre étant moins dense que le plomb, pour un même poids un projectile en cuivre sera automatiquement plus long. Étant plus long, il est possible qu’il ne soit pas stabilisé. Nous avons donc décidé de diminuer le poids des projectiles afin de conserver une longueur équivalente aux projectiles conventionnels et donc de garantir une stabilité optimale.

Éliminer le plomb c’est une chose, mais pour Solognac le plus important c’est d’obtenir un produit tout aussi performant sans les contraintes du plomb.

Pourquoi "blue" ?

Le bleu c’est tout simplement la couleur de la pointe en polymère appelée le “tip”. Son objectif est d'améliorer le profil aérodynamique du projectile afin d'obtenir une énergie à l'impact supérieure. De plus, c’est une couleur facilement repérable dans la venaison. A savoir que le polymère est la seule partie du projectile (1%), que l’on va perdre lors d’un impact sur tissu mou. En revanche, dans le cas d’un impact sur un os, il est possible de perdre un ou plusieurs pétales. L’absence de fragmentation de ce projectile évite une possible migration du plomb dans la venaison. Dans la grande majorité des situations, ces balles en cuivre se comportent mieux qu’un projectile traditionnel Soft Point (SP).

Performances

Afin de mesurer l’efficacité de notre projectile, nous avons effectué plusieurs tests dans du gel balistique.

Lors de ces essais nos équipes mesurent l’énergie cinétique des projectiles. L’énergie cinétique représente l’énergie transportée par le projectile.Pour mesurer cette énergie, nous mesurons la vitesse et la masse du projectile avant l’entrée dans le bloc. Ensuite, on pèse le projectile sortant du bloc et on mesure sa vitesse. Ainsi en calculant la différence d’énergie entre l’entrée et la sortie nous obtenons l’énergie de déformation ce qui permet de retranscrire physiquement la létalité du projectile.

Pour le test suivant, nous avons comparé deux projectiles sur des tirs en gel : La balle 300 SPCE et la balle EXERGY 300 WIN SANS PLOMB. À savoir : la balle 300 SPCE est un projectile qui comporte du plomb. Lors des différents tirs, toutes les références EXERGY BLUE ont dissipées plus de 95% de leur énergie cinétique dans un bloc de gel balistique (densité 20%) de longueur 40 cm. La balle 300 SPCE par exemple a dissipé 94% de son énergie. On obtient donc des performances similaires sans les effets néfastes de la fragmentation du plomb.

Contrairement aux balles en plomb classiques qui perdent de leur masse pendant la pénétration (du fait de la fragmentation du projectile), les balles EXERGY BLUE n’en perdent quasiment pas (uniquement la pointe en polymère). Vous pourrez d’ailleurs voir dans la vidéo comparative les résidus de plombs restants dans le gel balistique.

Application de la réglementation et conseils pratiques

Il est facile de se repérer puisque la circulaire ministérielle reprend les mêmes milieux qui permettent la chasse du gibier d’eau en Août avant l’ouverture générale. La présence d’eau doit être effective sur le milieu concerné au moment de l’action de chasse. L’OFB consulté rappelle que le règlement européen est d’application immédiate mais que certains textes réglementaires n’ont pas encore pu être pris pour rendre la disposition opérable et sanctionner cette nouvelle interdiction de port de la grenaille de plomb à moins de 100m des zones humides.

Aussi, en cas de doute lors de vos actions de chasse à tir sur les territoires, nous vous conseillons d’ores et déjà de passer aux munitions de substitutions (acier, tungstène, zinc, fer etc…) pour pratiquer sereinement votre passion, sans se poser de questions si vous êtes en infraction ou non.

Position de la Fédération Nationale des Chasseurs (FNC)

Après des mois d’examens de textes, de consultations de plusieurs comités, d’argumentaires et de courriers élaborés par la FNC dans le cadre de la défense des quelques 650 000 chasseurs français impactés, le Parlement européen a voté en novembre 2020 l’interdiction de l’utilisation de munitions au plomb dans toutes les zones humides d’Europe. Le règlement de l’Union européenne qui concerne le plomb dans la grenaille de chasse utilisée à l’intérieur ou autour des zones humides vient d’être publié au Journal Officiel de l’Union européenne le 26 janvier dernier. Il précise que la grenaille de chasse formée de plomb pour 1 % de son poids sera interdite à compter du 15 févier 2023 à l’intérieur ou à moins de 100 m des zones humides.

La FNC a travaillé sur l’impact économique de cette interdiction d’utilisation et de détention du plomb dans les munitions de chasse. Cela concerne a minima 650 000 chasseurs directement impactés en France. Les armes détenues, à raison d’une moyenne de 2 par chasseur, deviendront tout simplement inutilisables car leur transformation est quasi impossible. En effet, seules deux entreprises en Europe sont en mesure de traiter ce type de demande. L’achat d’une nouvelle arme obligera les chasseurs à consacrer un budget moyen de 1 000 à 1 500 euros pour une seule arme.

Pour la FNC, c’est la stratégie prioritaire. En effet, si la Commission européenne impose une interdiction totale à terme, les conséquences seront catastrophiques pour la chasse populaire. Cet enjeu réclame des moyens financiers conséquents de la part de l’Union européenne, pour obtenir ce substitut qui doit rester accessible financièrement aux utilisateurs.

Munitions de substitution

Nous savons tous que depuis 2006 l’usage du plomb pour la chasse en zone humide est interdit. Ce fut un changement considérable qui vu l’arrivée des munitions substituts et des fusils éprouvés bille d’acier. Plusieurs matériaux sont compatibles pour la chasse chacun ayant des densités, spécificités et prix différents. L’acier est la solution la plus économique, bien que légèrement plus cher que le plomb, il se rapproche de son prix. Jocker propose donc des cartouches en billes d’acier pour tous les usages, pour tous les fusils éprouvés ou non. Le Bismuth est quant à lui le matériau le plus proche du plomb en terme de densité, il n’est pas dangereux pour les canons et peut donc être tiré en bourre grasse.

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