La baïonnette US M4 est un accessoire emblématique conçu pour s’adapter au célèbre fusil Carbine M1, largement utilisé par les troupes américaines pendant la Seconde Guerre mondiale.
Avec l'arrivée de cette carabine, il devient nécessaire de fournir à leurs possesseurs une baïonnette. L'Ordnance Department (qui est en charge de l'approvisionnement des unités de combat avec des armes et des munitions, y compris leur achat et leur entretien), décide donc de fournir une baïonnette à double usage : baïonnette et couteau.
Cela permettra aussi de n'avoir plus qu'un seul modèle en remplaçant le M3 par cette M4. Le 20 Avril 1944, la M4 est recommandée officiellement pour l'US Army par l'Ordnance Department au cours du comité 23529. Elle sera définitivement adoptée le 25 Mai 1944 lors du comité 23935. de l'Ordnance Department.
Le nouveau couteau baïonnette sera très peu utilisé durant la fin du conflit pour son usage premier (la baïonnette).
La production sera effectuée par sept fabricants sur les neuf qui réalisent déjà le couteau M3.
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Comme pour le couteau M3, la poignée sera réalisée avec des rondelles de cuir de 4mm d'épaisseur et de différentes dimensions extérieures, qui seront enfilées sur la tige de la lame, afin de constituer la poignée, dont le pommeau retiendra l'ensemble en place. Il existe des modèles de M4 précoce, qui seront réalisés avec 8 rainures. La version standard : constituée de 40 à 42 rondelles de cuir de différentes dimensions extérieures. Et la seconde, propre à W.R. Case & Sons Cutlery Co.
Les pommeaux seront assemblés de mai 1944 à février 1945, avec deux goupilles coniques, pour la rotation des deux arrêtoirs de tenon de baïonnette.
Les marquages sur le pommeau sont de deux sortes:
La "Flaming Bomb" de l'Ordnance sera apposée aux cotés des marquages sur la garde ou aux revers des marquages sur la garde. Seconde Guerre mondiale, comportent un pommeau sans marquage avec juste un point. Souvent décrites comme des modifications fin de guerre par l'Armée américaine, elles sont, d'après l'expert Gary Cunningham, des productions ou modifications effectuées après 1954 et originaires d'Asie du Sud. A noter qu'en 1954, une production de M4 Camillus fut de nouveau réalisée.
On peut néanmoins voir la différence sur le pommeau car il n'y a pas de "Flaming Bomb" et un "X" remplace le marquage SP ou H.
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La baïonnette M4 a été introduite au cours de la Seconde Guerre mondiale pour répondre aux besoins des soldats équipés du fusil M1 Carbine. Compacte et polyvalente, elle était idéale pour les engagements rapprochés et s’est rapidement imposée comme un équipement essentiel sur le terrain.
Les Etats-Unis ont fourni aux Pays-Bas 84 523 carabines M1 et M2 entre 1950 et 1963 dans le cadre du programme d’assistance militaire.
Dès 1940, l'armée américaine souhaitait une arme d'épaule compacte et légère pour être utilisé par les troupes de soutien (artillerie, transmission, génie etc) car le fusil M1 Garand, en service à ce moment-là, n'était pas adapté pour ces troupes car trop lourd et trop encombrant. Cette nouvelle arme devait en plus, avoir une bonne précision à courte portée pour remplacer, en partie, les pistolets utilisés par “l'arrière” notamment.
L'arme proposée devait également être en semi-automatique et tirer une nouvelle cartouche de calibre .30, précise à courte portée. Plusieurs manufactures d'armement entrèrent alors en compétition et présentèrent leur projet. Le projet de la firme Winchester l'emporta et l'arme fut retenue sous le nom de « United States Carbine, Calibre .30, M1 » ; que nous nommons aussi M1 ou USM1. Cette arme est aussi surnommée « Baby Garand » sur les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale.
La production de cette nouvelle carabine a commencé avec Winchester et Inland (division de General Motors) mais l'attaque de Pearl Harbor le 7 décembre 1941 et l'entrée en guerre des États-Unis ont entraîné un besoin urgent d'armes supplémentaires pour équiper les troupes de l'arrière.
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Afin de gérer tous ces fabricants (et leurs sous-traitants), une unité de coordination entre les fabricants est créée et prend le nom de "Carbine Industry Integration Committe". Un total de 6 millions de carabines ont été fabriquées pendant la période allant de 1942 à 1945.
La carabine USM1 a ainsi participé à de nombreux conflits, comme la Deuxième Guerre mondiale donc, mais aussi la guerre de Corée, la guerre du Vietnam ou encore la guerre d'Algérie.
La monture est d'une seule pièce, intégrant le garde main. Il existe deux principaux types de crosses : le premier type de crosse à une découpe en forme de « I » et avec l'huilier dissimulé en partie. L'autre type de crosse a une simple entaille en forme d'ovale allongé, avec l'huilier apparent. Ces découpes où était logé l'huilier permettait de servir d'attache sangle sur la crosse. Le deuxième point d'attache de la sangle était intégré sur la grenadière, sur le côté gauche.
Il existe deux versions différentes de garde main qui se distinguent au niveau des rivets : le premier garde-main possédait deux rivets situés sur le haut du bois, près du boitier de culasse. Le second garde-main, quant à lui, possédait quatre rivets. Cette version a été introduite au début de 1945 par la plupart des fabricants.
Au niveau de la jointure du bois de la partie inférieur et supérieur du garde main, on distingue également deux formes différentes : sur la première forme, le bois inférieur ne comporte pas de décrochement. La forme inférieure des gardes mains en bois ont aussi évolué et se distinguent en deux types. Le dessous du premier type se caractérise par un garde main droit avec une cassure plate qui remonte sur le devant de celui-ci.
Sur les première version d'USM1, les pontets sont usinés, ensuite, ils seront en taule emboutie et soudée. Sur le dessus du boitier de culasse est inscrit le nom, modèle et calibre de l'arme. Le canon de l'USM1 fait 45,8cm. Sur certaines armes, la date de fabrication peut être gravée sur le haut du canon.
La sécurité est placée à l'avant du pontet, il s'agit d'un bouton poussoir transversal jusqu'en 1945 qui sera ensuite remplacer par un levier pivotant car dans le feu du combat, ce bouton poussoir était souvent confondu avec le bouton d'éjection du chargeur, situé à proximité.
Sur les premiers modèles, l'œilleton de visée est rabattable vers l'avant ou vers l'arrière pour choisir une des deux positions (100m ou 250m). L'œilleton fut remplacé vers la fin de la Second Guerre mondiale par une hausse réglable : hausse à curseur qui se déplaçant sur une rampe oblique. La carabine utilise des chargeurs de 5, 15 ou 30 coups selon les versions. Le bouton d'éjection est situé à l'avant du pontet. La munition utilisée dans la carabine USM1 est le cal.30. La munition a été approuvée le 30 septembre 1940 en tant que Calibre .30SL, M1.
Pour retirer le garde main, prenez une munition de l'arme et utiliser la partie de l'étui côté amorce pour tourner la vis qui maintient le garde main. Retourner l'arme et appuyer sur le ressort qui vient d'être libérer par la vis et qui libère de ce fait l'embouchoir qui tient le garde main. Enlever le ressort, puis tirer le levier d'armement vers l'arrière en maintenant une pression vers le bas jusqu'à sentir un cran (situé en dessous) qui permet de le sortir.
Deux mitrailleurs de la 97e division d'infanterie couvrent une intersection importante à Siegburg, en Allemagne. Celui de droite porte une M4 à coté de son Colt 1911.
Il y a bien cette photo hyper-connues qui montre un para portant une baïonnette M4.
La carabine USM1 avec son tenon de baïonnette a été utilisé dans le Pacifique. La baïonnette USM4 a bien été utilisée en Europe avant la fin de la guerre.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Type | Baïonnette pour carabine USM1 |
| Lame | Acier 420, 16 cm de longueur |
| Étui | Bakélite USM8A1 |
| Longueur Totale | 29 cm |
| Période d'Utilisation | Seconde Guerre mondiale, Guerre de Corée, Guerre du Vietnam, Guerre d'Algérie |
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