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Les Anglais sont longtemps restés partisans de l'emploi de baïonnettes particulièrement longues, comme le coutelas de marine de 1859, ou le sabre-lance d'artillerie de 1879.

En 1891, les Italiens fabriqueront la baïonnette Modello 91 pour le Mannlicher-Carcano Fucile Mod 91.

Le Fusil Mle 1886 (Fusil Lebel)

Le Fusil Mle 1886, ou Fusil Lebel, a été adopté par l'Armée Française en Mai 1887. Il a été très largement utilisé comme fusil d'infanterie jusqu'aux lendemains de la Première Guerre mondiale puis, à un moindre degré, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Il fut officieusement baptisé du nom d'un des membres de la commission qui a contribué à sa création : le colonel Nicolas Lebel.

De calibre 8 mm, le fusil Mle 1886 peut contenir dix cartouches, dont huit qui se logent dans le fût situé sous le canon, plus une dans le transporteur et une dans la chambre.

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Conception de l'Arme

La création de l’arme fut menée en un an et demi seulement par la Commission des Fusils à Répétition présidée par le général Tramond.

L'étui de la nouvelle cartouche de 8 mm fut mis au point par le colonel Gras et le capitaine Desaleux.

Le colonel Gras et surtout les contrôleurs d'armes Albert Close et Louis Verdin, à Châtellerault, furent responsables de l'architecture détaillée de l'arme et de son usinage.

Le lieutenant-colonel Lebel insistait toujours de son vivant qu'il s'agissait d'une création collective qui devait surtout au colonel Gras.

La mise en route des fabrications industrielles fut confiée aux trois grandes manufactures d'État : Châtellerault, Saint-Étienne et Tulle.

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Grâce à une fabrication accélérée, ces manufactures purent délivrer plus de deux millions de fusils Lebel avant la 1ere Guerre Mondiale.

Quasiment toutes les pièces du fusil Lebel sont marquées au même numéro, y compris la crosse et le fût. Néanmoins elles sont parfaitement interchangeables.

La finition était excellente, à l'intérieur comme a l'extérieur de l'arme.

La tête de la culasse mobile fut modifiée en 1893 d'où l'appellation réglementaire du fusil Lebel : « Fusil Mle 1886M93 ».

Le fusil Mle 1886-93 était une arme robuste, au fonctionnement sûr, capable d'une très bonne précision aux longues distances grâce à la "Balle D".

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Les faiblesses du fusil Lebel étaient, d'une part, le magasin tubulaire sous le canon qui ne permettait pas un rechargement rapide pour le tir à répétition. Et d'autre part une hausse relativement fragile et de faibles dimensions assortie d'un guidon trop fin, trop bas et non réglable.

Le nombre total de fusils Lebel fabriqués par les Manufactures d'État entre 1887 et 1920 dépasse les 3 500 000 unités.

Théâtres d'Opération

Le fusil Lebel a été employé avant 1914 dans les colonies françaises d'Afrique, mais aussi pour la répression de quelques grèves ouvrières : le Lebel connut son baptême du feu lors de la fusillade de Fourmies le 1er mai 1891 (dix morts parmi les manifestants).

On peut lire dans l’Illustration du 9 mai : « C'est le fusil Lebel qui vient d'entrer en scène pour la première fois… Il ressort de ce nouveau fait à l'actif de la balle Lebel qu'elle peut très certainement traverser trois ou quatre personnes à la suite les uns des autres et les tuer. »

Le Lebel servit aussi lors de la révolte des Boxers en Chine, en 1900-1901. Son utilisation fut décisive dans le combat de Tit contre les Touaregs dépourvus d'armes à répétition (1902).

Durant la première Guerre Mondiale, il équipa la quasi totalité de l'infanterie française mais fut progressivement remplacé par les fusils Berthier à chargeur de type Mannlicher qui connurent deux variantes (fusil Mle 1907-15 à chargeur de 3 cartouches fabriqué en grande série à partir de 1916, ainsi que fusil Mle 1916 à chargeur de 5 cartouches mis en fabrication assez tard en 1918).

Le fusil Lebel continua à équiper le gros de l'infanterie française pendant la Grande Guerre alors que les fusils Mle 1907-15 étaient distribués de préférence aux troupes coloniales, à la légion étrangère et à certaines troupes alliées (Légion russe).

De surcroît, les fusils Lebel continuèrent à être fabriqués neufs jusqu'en mai 1920 à la Manufacture d'Armes de Tulle. Cette dernière continua les remises en état et les recannonages de fusils Lebel jusqu'en 1937.

Il est incontestable que le fusil Lebel est devenu et restera l'arme symbolique de l'infanterie française pendant la Grande Guerre (1914-18).

Bien qu'il ait déclenché une révolution dans l'armement d'infanterie et bien qu'il délivrât des performances balistiques comparables ou même supérieures à celles de ses concurrents, le fusil Lebel fut rapidement surclassé en ce qui concerne le tir à répétition.

Le Mauser Gewehr 98 (1898) allemand à lame chargeur, le Mosin-Nagant (1891) russe et le Lee-Enfield Mark I (1902) anglais étaient déjà tous capables de cadences de tir plus élevées.

Le magasin tubulaire du Lebel ,toujours lent a recharger, était le handicap principal du fusil réglementaire français.

De surcroît, le manque de garde main sur la partie supérieure du canon rendait l'arme brûlante après un tir rapide de plus de 20 cartouches.

Enfin, le cran de mire trop etroit et le guidon trop fin et trop bas du fusil Lebel ne facilitaient pas le tir de précision autrement qu'a la cible.

Seules les excellentes prestations balistiques de la "Balle D", profilée en laiton massif et adoptée en 1898 (Huon,2006), ainsi que le nombre énorme de fusils et mousquetons en stock en 1918, ont donné prétexte à ne pas remplacer les armes Lebel et Berthier après la Première Guerre Mondiale.

Il faudra attendre près de 20 ans pour que soit enfin adoptée une arme moderne pour l'infanterie française : le fusil MAS 1936 en calibre 7.5mm.

De plus, dès 1938, la Manufacture d'armes de Saint-Étienne avait mis au point un fusil semi-automatique de conception ingenieuse et simple et au fonctionnement sur. Néanmoins, il faudra attendre 10 ans de plus pour adopter sa version légèrement modifiée : le MAS 1949.

En guise d'épilogue, les instances superieures de l'armée française ont toujours eu du mal à débarrasser le personnel militaire d'armes portatives ayant fait leur temps : le fusil Lebel sera donc encore utilisé pour équiper des territoriaux durant la Seconde Guerre mondiale.

Il en fut également livré à la Grèce, puis aux Républicains espagnols pendant les années 1930. Le fusil Lebel finit sa carrière militaire aux mains des Harkis lors de la guerre d'Algérie.

Des fusils Lebel qui servaient encore pendant ces dernières années dans les montagnes d'Afghanistan ont été récemment rapportés comme souvenirs par des militaires US.

La Baïonnette Autrichienne Modèle 1886

La baïonnette autrichienne modèle 1886 est une baïonnette « N 387 » qui a perdu son bouton poussoir et son anneau.

C'est une Autrichienne fabricant Steyr ( OEWG ) modèle 1893-93 contrat pour la Roumanie ABC N° 417.

La Roumanie a reçu 750.000 fusil et baionnettes Mauser vz 24 Tchèqoslovaque sur des fin des années 1930 et 1940/ 1941.Toutes unités engagées au front et en arrière ont étés équipées en Mauser vz 24.

La Roumanie ( Tout comme la Bulgarie ) courant des années 1920 à 1930 a modernisé son armement en passant sur les fusils Mannlicher M 1895.

Cette baïonnette n'a pas pu être utilisé pendant 2e GM. ( fusil et calibre obsolète ) même si on peut dire, probable encore: gardiens de prisons, fonctionnaire de Police ou douanes, gardiens de banques ou la poste etc.

Le Fusil Mannlicher M1886

Le Mannlicher M1886 dispose lui d'une culasse linéaire et d'un système de chargement par clip, caractéristiques très avant-gardistes à cette époque, mais avec toutefois une munition de 11mm balle plomb et poudre noire, la 11x58R Werndl. Bref un fusil de conception moderne avec une munition devenu obsolète après la création de la PSF.

Le fusil M1886 sera produit par l'Oesterreichische Waffenfabriks - Gesellschaft, Steyr (OEWG) à seulement 90 000 ou 100 000 exemplaires selon les sources, car il sera rapidement remplacé par le Mannlicher M1888 reprenant ses caractéristiques mais avec cette fois une munition de calibre 8mm toujours à poudre noire, la 8x52R.

Environ 95% des M1886 auraient été alors convertis en M1886-88 par le montage d'un canon chambré pour la 8x52R.

Malgré sa rapide obsolescence, le M1886 sera revendus par les Autrichiens au Chili , en Chine et jusqu'en Espagne au cours de la guerre civile de 1936.

Caractéristiques et Composants

La hausse comporte 2 échelles de distances* celle à gauche indique les distances de tir de 200 à 1500 pas pour la visée classique avec le guidon* celle à droite indique les distances de tir longue portée de 1600 à 2300 pour la visée avec le guidon intégré au côté droit de la grenadière et le cran de hausse coulissant vers de la droite.

Ci-dessous une vue de la culasse linéaire ouverte et de la sécurité typique des armes Mannlicher à culasse linéaire jusqu'au M 1895.

Au bout du canon, le guidon est monté sur queue d'aronde permettant un ajustement latéral.

A noter le tenon de baïonnette latéral.

Un gros plan sur le boitier magasin type Mannlicher comportant un doigt élévateur et une ouverture en partie basse pour permettre l'éjection des clips vides.

Depuis son achat, ce Mannlicher M1886 a passé une retraite paisible en ne remettant pas un pied dans un stand de tir.

Pourquoi toutes ces années d'inactivité ?

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