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Le pistolet 22LR constitue le point d’entrée idéal dans l’univers du tir sportif.

Cette munition économique, peu bruyante et accessible permet de développer les fondamentaux du tir avant d’évoluer vers des calibres plus puissants.

En ayant le plus grand respect pour les pistoliers, il est évident qu’un tireur couché à 50m a des besoins en matière de précision différents de ceux d’un tireur de V.O. à 25m.

I. Comprendre les Munitions .22 LR

Tous les fabricants mondiaux de munitions 22LR sont capables de produire de munitions de match compétitives.

Il ne faut donc pas exclure un fabricant, même si certains osent dire que la marque X ne fabrique plus de bonnes cartouches et qu’il ne faut plus tirer que de la R-EPS de chez Y.

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Soit c’est une bêtise, soit c’est qu’ils ont un avantage caché à favoriser une marque plutôt qu’une autre.

Un lot de munitions est un ensemble que nous allons considérer comme homogène dans son comportement.

Deux canons du même modèle, fabriqués le même jour chez le même fabricant sont différents.

Un bon lot dans un canon peut donner de mauvais résultats dans un autre canon. (C’est théorique car souvent un bon lot reste correct dans un autre canon.

Et puis le plus important, un tireur de bon niveau a besoin de bonnes cartouches.

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II. Techniques de Test des Munitions

Le tir à l’épaule en situation de tir est certainement le plus simple à mettre en œuvre d’un point de vue matériel.

Vous avez tout ce qu’il faut.

Il va simplement parfois vous manquer la qualité technique nécessaire pour annoncer parfaitement chaque balle.

En clair, si vous tirez habituellement 570, il faudra accepter de ramener des groupements qui valent 95 sur 100.

Cependant, cette technique a une grande qualité.

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En effet, elle correspond exactement à la réalité du tir en compétition.

Si, dans cette situation, vous faîtes de super groupements, c’est que votre lot convient à votre arme.

En plus, elle permet de s’acclimater à la réaction induite par la munition.

Le tir à l’étau nécessite un peu de matériel.

Il vous faut une base en béton bien solide, du genre 80 X 80 par 100 cm de hauteur et un bon étau de fraiseuse à base tournante (histoire de pouvoir s’aligner sur la cible).

Il sera fixé sur des tiges filetées prises dans toute la hauteur de béton.

On peut mettre une feuille de plomb entre le béton et l’étau pour lui assurer une bonne assise.

L’arme sera serrée soit par le canon (à quelques centimètres en avant de la boîte de culasse) ou par la crosse (attention à ne pas trop serrer) ou par une pièce montée dans le rail de la cale à main.

C’est la méthode ensuite la plus rapide.

Il suffit de tirer à un rythme raisonnable.

Une critique néanmoins, cette méthode s’éloigne beaucoup du tir réel.

L’arme est bridée bien plus fortement que par un tireur en position.

Le serrage sur le canon modifie les vibrations induites par le départ du coup.

Pour des raisons liées à la dissipation des vibrations, il existe des étaux meilleurs que d’autres.

Le tir avec une machine à tirer se rapproche beaucoup du tir à l’étau.

Simplement l’arme est tenue dans une « machine » qui absorbe le recul de l’arme et doit assurer son replacement à la position initiale.

C’est souvent à ce niveau que les problèmes peuvent arriver.

Le tir façon bench-rest nécessite un jeu de trépied, une lunette de bench et éventuellement une crosse adaptée ( à fût large et plat).

Cette technique demande de la finesse car la moindre variation dans les contraintes imposées sur l’arme occasionne des écarts en cible.

La méthode la plus courante consiste à tirer quelques coups de flambages puis des séries de 10 coups.

Les coups de flambage sont nécessaires car votre canon va s’habituer à la munition et notamment au lubrifiant sur l’ogive.

Sur le nombre de coups par groupement, c’est une question de moyens.

Si vous pouvez faire des groupements de 30 ou 50 coups pour discriminer deux lots qui vous semblent bons tous les deux, c’est bien car on se rapproche de la réalité du match.

Si vous avez une boîte de chaque lot à tirer, vous pouvez faire : 5 de flambage, 10, 10, puis si le lot est bon, on recommence 5 de flambage et un groupement de 20 coups.

En ce qui concerne le rythme de tir, il faut essayer de le garder aussi régulier que possible et pas trop éloigné de la cadence réelle en match.

III. Critères d'Évaluation des Munitions

Le meilleur me direz vous.

Le diamètre du groupement.

C’est un élément clef, mais pas unique.

Pour donner des références, j’ai vu un paquet de tests de munitions (les miens, ceux du club, de la fédé, ou pour le biathlon) et j’ai très rarement vu (deux ou trois fois) des groupements de 10 coups à 10mm ou moins.

La régularité du groupement.

Un groupement bien rond est préférable à un groupement avec des écarts qui « sortent », surtout à l’étau car cela limite l’amplitude des écarts.

Non seulement la balle qui sort peut entraîner la perte d’un point mais en plus, si le tireur modifie son réglage sur la hausse il peut passer de l’autre côté du dix sur la suivante.

La construction du groupement.

Il s’agit de regarder dans une lunette l’arrivée des projectiles.

On voit ainsi le déroulement de la construction du groupement.

La régularité de la vitesse initiale.

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