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Les Débuts de l'Automitrailleuse Panhard

En 1890, René Panhard et Emile Levassor donnent naissance à l'industrie automobile. Dès 1896, une automobile Panhard & Levassor a été utilisée en location par l’armée pour le transport de l’état major lors de manœuvres. Au printemps 1899, l’engouement général pour l’automobile atteint également l’armée. L’achat de trois véhicules est acté et donne lieu à la création d’une compagnie d’ouvriers d’entretien à Vincennes. C’est à ce moment qu’intervient le capitaine GENTY, le véritable créateur de l’automitrailleuse en France.

En 1904, l'armée française reçoit ses premières automitrailleuses Panhard-Genty. La Panhard et Levassor de 24 cv lui est confiée et avec elle il effectue des reconnaissances, des marches d’approche ou des manœuvres d’exploration qui n’ont déjà plus rien à voir avec les simples missions de liaison jusqu’alors confiées aux automobiles. Cette voiture se prête fort bien à ces usages, sa puissance lui donnant une vitesse sur route d’environ 70 km/h pour un rayon d’action de 250 km. Haute sur pattes, elle ne craint pas les inégalités du terrain et son cadre en bois armé indéformable lui assure souplesse et solidité.

Le général LYAUTEY, commandant la division d’Oran réclame une “mitrailleuse automobile” pour faire face aux troubles du Maroc. Le capitaine GENTY et sa Panhard-Levassor se mettent en route le 7 décembre 1907 et sont à pied d’œuvre le 18 décembre. Le 4 février 1908, 4000 km ont été parcourus par l’automitrailleuse depuis sa mise en service. La situation au Maroc reste très tendue et la ministère commande 3 nouvelles automitraileuses qui seront livrées dans un délai record qui vaudra à la société Panhard&Levassor de recevoir une citation de la part du ministre des armées.

L'Auto-Mitrailleuse du Capitaine GENTY

En 1904, le capitaine GENTY achète une Panhard et Levassor de 24 cv avec laquelle il effectue des reconnaissances, des marches d’approche ou des manœuvres d’exploration qui n’ont déjà plus rien à voir avec les simples missions de liaison jusqu’alors confiées aux automobiles. L’aménagement pour une arme est étudiée par le capitaine GENTY lui-même : deux colonnes d’affût, une à l’avant, l’autre à l’arrière peuvent recevoir la mitrailleuse et ses organes de pointage. En position de tir vers l’avant le tireur s’assoit sur la banquette arrière. Pour le tir vers l’arrière, il dispose, derrière le pilote d’un siège rond genre tabouret de piano. Le baquet situé à côté du conducteur est monté sur un pivot afin de permettre au pouvoyeur de servir l’arme en toutes positions. Le lot de bord comprend 2.160 cartouches en neuf coffrets, un trépied pour utilisation éventuelle de la mitrailleuse à terre et une longue-vue pour fouiller le terrain.

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L'AMD 178 : Un Fleuron des Années 1930/40

En 1922, la société Panhard et Levassor participe avec l’armée au programme AMC n°1. Un châssis d’utilitaire de 20 CV est destiné à recevoir une carrosserie blindée. 60 exemplaires sont construits sous le nom d’AMC 165 puis AMC 175 avec suspension renforcée, ils serviront jusqu’en 1945. L'automitrailleuse de découverte Panhard 165/175 apparut en 1933 dans sa forme définitive. Cet engin fut essentiellement utilisé en Afrique du Nord. L'AMD Panhard 165/175 marquait le début d'une ère Panhard pour les véhicules à roues de l'Armée Française.

Avec le programme de 1923, Panhard et Levassor réapparaît dans le groupe des constructeurs d’engins de combat. Avec celui de 1931, il y prend une place prépondérante, grâce à un brillant ingénieur ; M. Louis DELAGARDE qui innovera en estimant qu’une automitrailleuse étant un engin spécial, doit être construit spécialement et non pas en partant d’un véhicule de série.

En février 1934, la direction de la Cavalerie adopte ce véhicule sous le nom officiel de “AMD Panhard modèle 1935” mais il sera plus connu sous le nom de la nomenclature maison “Panhard 178” ou sous son sobriquet “La Pan-Pan”. L’engin pèse huit tonnes, est armé d’un canon AC de 25 mm et une mitrailleuse de 7,5.

Dès le début des opérations en mai 1940, le besoin de renforcer l'armement de l'AMD Panhard s'est fait sentir. Renault réussira le tour de force de mettre au point et de produire en quelques jours une tourelle équipée du canon de 47 mm. Ainsi naît l'AMD 178. Un exemplaire au moins d’une automitrailleuse ainsi armée participera aux derniers combats sur la Loire.

Caractéristiques de l'AMD 178

  • Longueur : 4,79 m
  • Largeur : 2,01 m
  • Hauteur : 2,31 m
  • Vitesse : 72 km/h
  • Poids : 8,5 t

L'AMD 178 B : Renaissance Après la Libération

Dès la Libération, la France voulut reprendre le combat aux côtés des Alliés avec du matériel d'origine nationale. La fabrication des Panhard fut donc relancée, avec un nouveau modèle, l'AMD 178 B, équipé d'une tourelle fabriquée par Fives-Lille et armée d'un canon de 47 mm SA 35, baptisée FL 1. En 1945 la Panhard 178 est remise en fabrication avec un moteur de 4 cylindres.

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Le Panhard EBR : Une Révolution Technique

En 1951, le PANHARD EBR, véritable révolution technique fait son apparition, cet engin exceptionnel synthétise toutes les technologies alors accumulées depuis des décennies, ainsi trente années durant demeure-t-il sans équivalent dans le monde militaire des engins blindés de reconnaissance. La construction symétrique qui permet des fonctions de marche dans chaque sens de circulation, une vitesse sur route de plus de 100 km/h, une grande mobilité en tout terrain grâce à ses essieux supplémentaires, les roues centrales qui se relèvent par commande hydraulique.

Le moteur Panhard 12 H 6000 S est un douze cylindres à plat refroidi par air, très compact et qui s’insère sous le plancher. Ce groupe propulseur dérive du moteur à deux cylindres des Dyna. Mais bien sûr, ce qui fait la particularité de l’EBR c’est sa capacité à rouler indifféremment dans les 2 sens avec les mêmes performances. L’EBR peut évoluer en 2,4 ou 8 roues motrices. Ses 4 étranges roues centrales dites « agricoles » servent aux franchissements difficiles ou à le tirer de l’enlisement. Il est équipé d’une boîte variée 4 vitesses et d’une boîte courte 4 vitesses.

AML 60/90: Automitrailleuse Légère

Le PANHARD AML, automitrailleuse légère (AML) équipa l’armée de Terre française au cours des années 1960. Elle était proposée avec un mortier (AML 60) ou un canon (AML 90). La France les a aujourd’hui remplacées mais de nombreux pays africains en possèdent encore. Le Panhard AML 60/90 est un blindé léger dont la transmission 4×4 permanente lui procure une exceptionnelle mobilité. Elle dispose de deux portes latérales et son moteur est en position central arrière. Le conducteur prend place à l’avant et la tourelle abrite le chef de char et le tireur.

L’AML 90 évolua elle aussi donnant naissance à l’AML 90 Lynx. L’automitrailleuse légère (AML) équipa l’armée de Terre française au cours des années 1960. Elle était proposée avec un mortier (AML 60) ou un canon (AML 90). Pour cela elle fut étudiée et réalisée Légère ( - de 5 t). Le terme 60 correspond à son armement : un mortier-canon de 60mm. Elle existe en deux versions 60-7 avec deux mitrailleuses de 7,5 et 60-12 avec une 12,7.

Évolution Récente et Fusion

Le VBL (Véhicule Blindé Léger) à été mis à la disposition de l’armée Française en 1990 , son étude et sa mise au point avaient commencé en 1980. Dernier-né de la gamme Panhard, le « PVP » (« Petit véhicule protégé ») a été commandé par l’armée française en 2004 avec des livraisons dès 2008. En 2005, les entreprises Auverland et Panhard fusionnent, donnant naissance à Panhard General Defense. En 2011, Panhard développe un nouvel engin blindé à la conception innovante dans le cadre du programme Scorpion lancé par la Direction générale de l’Armement française nommé Combat Reconnaissance Armoured Buggy (CRAB). En 2012, elle est rachetée par Renault Trucks Defense (groupe Volvo) pour environ 60 millions d’euro.

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