Cet article aborde le sens physique des différentes étapes de la procédure de mise en station et d’alignement d'un télescope astronomique, en se penchant sur les raisons derrière chaque étape et leur contribution à la précision du pointage.
La procédure typique comprend plusieurs étapes, chacune ayant un objectif précis :
L’idée est de positionner grossièrement l’axe AD du télescope dans la direction de l’axe de rotation de la terre.
A partir de la position GPS du télescope et de la date, la monture connait la position instantanée des étoiles.
Après avoir pointer une étoile d’alignement manuellement avec les touches directionnelles de la télécommande, la monture va calculer l’erreur angulaire en DEC et AD.
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Les valeurs calculées pour les 2 étoiles d’alignement sont à priori sensiblement les mêmes, la monture doit moyenner les valeurs entre les 2 étoiles d’alignement.
Ensuite, la procédure de calibration est réalisée avec des étoiles de l’autre côté du méridien (par exemple à l’Ouest si la procédure d’alignement s’est faite avec des étoiles à l’Est), de manière à calculer les angles de compensation liés aux jeux et à la flexion des systèmes mécaniques.
A l’issu des 3 étoiles de calibration, la monture connait respectivement : les angles de correction liés à l’erreur de positionnement de l’axe AD vs l’axe de rotation de la terre, et les angles de compensation liés aux jeux et flexion de la mécanique de la monture.
A ce niveau de la procédure, j’ai l’impression que la monture serait capable de pointer « parfaitement » n’importe quel objet du ciel en intégrant ces angles de correction.
Cette étape a pour but de réaligner physiquement l’axe AD du télescope avec l’axe de rotation de la terre, en jouant sur les vis de réglages de la monture (en azimuth et altitude).
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On renouvelle la procédure de l’étape 3, de manière à calculer avec cette nouvelle orientation du télescope (à l’issu de l’étape 4), les erreurs résiduelles en AD et DEC entre l’axe AD et l’axe de rotation de la terre, et les angles de compensation (jeux et flexion) intrinsèques à la monture du télescope.
Selon moi après l’étape 3, la monture est capable de pointer correctement n’importe quel object grâce aux corrections. Pourquoi ne pas s’arrêter à l’étape 3 ?
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