Le métier de mécanicien d’armes incarne le mariage entre la sécurité et la technologie. Le mécanicien d’armes est le rempart entre la sécurité et le danger.
Le mécanicien d'armes (code ROME K1701) se charge de l'entretien des systèmes d'armes. La majeure partie du travail d'un mécanicien d'armes s'effectue sur les systèmes d'armes. Le travail de mécanicien d’armes exige une minutie extrême ainsi qu’une précision sans faille.
Parmi les compétences d'un bon mécanicien d'armes : une précision chirurgicale, un sens aigu du détail et une passion infinie pour la technologie et ses nouveautés. De plus, ce dernier doit être capable de travailler en équipe. Le mécanicien d’armes doit aussi pouvoir faire preuve d'autonomie et d'habileté manuelle. Pour finir, une bonne condition physique est nécessaire pour effectuer les missions du mécanicien d’armement. Si vous aimez décrypter le fonctionnement de mécanismes souvent complexes, le métier de mécanicien d'armes vous ouvre ses portes. Un métier ou rigueur et fiabilité sont les maîtres mots pour assurer la sécurité des professionnels qui l'utilisent.
Le niveau minimum de diplôme requis pour devenir mécanicien d’armes est le niveau BEP. Il doit être de nationalité française et avoir un niveau scolaire variant entre un BEP et un bac +2. Il est ensuite appelé au centre d'instruction naval de Saint-Mandrier après avoir été choisi pour la spécialité MEARM. Concernant la formation par la filière école de maistrance, presque un an après l'obtention du bac, le candidat suivra une formation de 18 semaines à l'école navale de Maistrance à Brest.
En début de carrière, le mécanicien d’armes est souvent rémunéré d’une solde dont le montant est supérieur à celui du SMIC. Le salaire d’un mécanicien d’armes en début de carrière serait compris entre 1 600 et 2 000 euros bruts par mois. Cela correspond à un salaire net mensuel d’environ 1 400 euros, pour un taux horaire supérieur à 12 euros. Il pourra prétendre à un salaire compris dans une fourchette de 19 000 et 24 000 euros bruts par an. Le mécanicien d’armes peut voir sa solde évoluer au cours de sa carrière en passant des grades. Il aura également la possibilité de participer à ce qu’on appelle des OPEX. Comme nous l’avons évoqué, ce sont des opérations en extérieur menées par l’armée française. Il est également important de souligner que le mécanicien d’armes sera généralement nourri et logé au régiment. Il s’agit d’un avantage en nature conséquent, qu’il faut prendre en compte dans le calcul de la rémunération. Celui-ci peut aussi bénéficier de certains avantages, avec notamment le remboursement des frais de déplacement entre le régiment et le lieu de résidence.
Lire aussi: Eslettes : Retour sur le braquage
Vous souhaitez exercer une profession issue d'une tradition ancestrale, avec des missions variées, allant de la vente au détail, à la fabrication d'une arme ? Un armurier est un professionnel spécialisé dans la fabrication, la réparation et la vente d'armes à feu. Le terme regroupe plusieurs métiers. L’armurier connaît les armes à feu sur le bout des doigts, qu’il s’agisse d’armes militaires, de chasse ou de tir. Métier mal connu du grand public, mais assimilé aux métiers d’art, il procure la satisfaction de travailler sur des objets hors du commun, parfois pièces exceptionnelles dignes d’un musée. Les métiers de l'armurerie nécessitent précision et rigueur. L'artisan armurier est un professionnel faisant preuve d'une grande habileté manuelle.
Les missions de l'armurier diffèrent en fonction de sa spécialisation. L’armurier est un artisan. L'artisan armurier exerce un métier technique et créatif. Il maîtrise des techniques et un savoir-faire traditionnel. Il assure la conception et la réalisation d'armes à feu. Il est aussi capable d'entretenir ou de modifier une arme, neuve ou ancienne. L'artisan armurier opère sur différents types d'armes : militaires, de chasse ou dédiées au sport. Si une arme est enrayée ou endommagée, il ou elle se charge de la réparer, après l’avoir minutieusement étudiée pour en identifier toutes les anomalies, visibles et invisibles. Il ou elle peut aussi concevoir et installer des crosses, voire les décorer selon les désirs du client. Dans tous les cas, une fois l’arme en état de marche, il ou elle procède à différents tirs pour finaliser les derniers réglages. Certains armuriers se font restaurateurs d’armes plus ou moins anciennes et détériorées. D’autres, dans les régions où la chasse est une activité populaire, se contentent d’être vendeurs au détail.
Nous vous proposons une approche du métier d’armurier par le biais de deux profils : le profil technique et le profil vente/commerce. Sa connaissance sur le fonctionnement des armes lui permet de diagnostiquer des pannes, fabriquer une arme ou la réparer. S'il exerce son métier dans un point de vente, l'armurier doit disposer de compétences techniques, mais également d'un certain sens commercial. Il apprécie le contact avec la clientèle qu'il est amené à conseiller.
Parmi les compétences de l'armurier, on retrouve : la précision, un attrait pour le travail du bois et du métal, mais surtout, une connaissance précise des armes à feu et de leur fonctionnement.
Pour devenir armurier, il est nécessaire de bénéficier d'une solide formation. Il existe très peu de formations professionnelles préparant au métier d’armurier. En France, un seul établissement situé à Saint-Etienne (lycée Fourneyron-Monnet) dispense un enseignement et délivre deux diplômes relatifs à l’armurerie :
Lire aussi: Choisir son armurier à Clermont-Ferrand
La préparation du CAP s’effectue en 2 ans : maths, français, langue vivante et pratique en atelier. Un stage obligatoire est compris dans ce temps de formation. La préparation du BMA armurerie (arts du métal) représente un plus. Le CAP armurerie est une formation professionnelle d'une durée d'un an. Elle permet de travailler en tant qu'armurier polyvalent, mécanicien ou artisan armurier. Durant son cursus, l'étudiant apprend à diagnostiquer, réparer et monter des armes à feu. Le BMA armurerie offre une formation plus complète et délivre un niveau d'études bac +2. Comme le CAP, il permet de travailler dans les secteurs de la réparation, de la fabrication, mais aussi de la vente. L'étudiant suit un enseignement professionnel (formation technique, étude et conception, gravure) et général (français, histoire-géographie, mathématiques). La FEPAM (Fédération Professionnelle des Métiers de l'Arme et de la Munition) propose, quant à elle, une formation complémentaire au CAP et au BMA.
L'armurier peut exercer son métier dans des environnements variés. S'il travaille dans l'industrie, il est amené à exercer dans un atelier de fabrication. Il ne fabrique par l'arme dans son ensemble, mais se focalise généralement sur une partie précise : le canon, le dispositif central, ou encore la crosse en bois… Il collabore avec des professionnels spécialisés comme le graveur sur métal, le monteur à bois, le marcheur, le canonnier, ou le garnisseur. Quand il ou elle fabrique une arme à feu (de chasse, de défense, de sport ou de guerre), il ou elle s’entoure d’autres armuriers spécialisés (bois, fer, décorateurs, garnisseurs, graveurs, quadrilleurs, canonniers...), qui pourront intervenir sur une partie précise de l’arme. Avec patience, précision et habileté, ces experts de la confection d’armes ajustent le canon sur la bascule, et les mécanismes d’armement et de sûreté. Expert dans la conception, la fabrication ou la réparation, l'armurier peut choisir de se spécialiser dans un type d'arme en particulier. Il peut aussi s'installer en tant que restaurateur d'armes anciennes. L'armurier a également l'opportunité de s'orienter vers un poste d'expert judiciaire. Après quelques années d'expérience, il peut faire une demande d'inscription sur une liste d'experts, auprès du procureur de la République. L’un décidera de se spécialiser dans un certain domaine technique.
Un armurier dispose de compétences et de connaissances recherchées par différents types d'employeurs. Il peut s'orienter vers le travail industriel, dans une usine d'armes à feu, ou auprès d'un artisan, dans une plus petite structure. La fonction publique recrute, elle aussi, des professionnels de l'armurerie. L'armurier peut exercer sa profession dans la police (nationale ou municipale), dans la gendarmerie ou dans l'armée. Très peu d’armuriers ou d’armurières possèdent le statut d’ouvrier qualifié ou d’artisan pour travailler dans les entreprises de fabrication industrielle, le commerce de gros et de détail, ou au sein des forces de l’Ordre : police ou gendarmerie. Dans ce dernier cas, les armuriers sont également des pyrotechniciens, chargés de l’entretien des armes, des munitions et des équipements (gilets de protection, casques, optiques…). Ils peuvent encore exercer au sein de l’armée (Air, Terre, Marine) où ils accompagnent les troupes sur le terrain. L’armurier peut exercer son activité dans des entreprises de différentes tailles : entreprises de fabrication industrielle, artisans fabricants, commerçants de gros et de détail, services après vente. L'armurier peut exercer son métier dans le commerce. On dénombre plus de mille points de vente d’armes dont environ la moitié propose des services de réparation et restauration.
Le métier d'armurier est réglementé en France. Pour exercer une profession liée à la fabrication ou au commerce d'armes à feu, il est obligatoire de disposer d'un agrément, délivré par arrêté préfectoral. L'agrément préfectoral permet d'accéder à une formation d'armurier.
En début de carrière, son salaire s'élève à environ 1 500 euros bruts chaque mois. En fin de carrière, sa rémunération peut atteindre 5 000 euros par mois. En tant que technicien, un armurier bénéficie d'un salaire minimum de 1 867 euros bruts chaque mois. Dans l'importation et la vente en gros, sa rémunération évolue selon son expérience. Dans la vente, le salaire minimal garanti pour un débutant s'élève à 1 688 euros pour un débutant. Dans la police ou la gendarmerie, le salaire d'un armurier dépend de la grille indiciaire de la fonction publique. Elle comprend treize échelons. En début de carrière, la rémunération se situe aux alentours de 1 830 euros bruts mensuels. Cela correspond à un salaire net d'environ 1 400 euros. Au fil de sa carrière, l'agent technique évolue au sein de cette grille. Le salaire de l’armurier en début de carrière est équivalent au smic. En fin de carrière, son salaire approche les 5 000 euros brut par mois.
Lire aussi: Armurier Minecraft : Comment faire ?
Voici un aperçu des avantages et des inconvénients du métier d'armurier :
La ville de Saint-Étienne est la capitale historique de l'armurerie en France. Dès le Moyen Âge, la cité stéphanoise abrite la manufacture nationale d'armes, et fournit les troupes armées. Elle est même renommée « Armeville » durant la Révolution. La tradition perdure jusqu'en 2000, année de fermeture de l'usine.
tags: #armurier #marine #nationale #missions #et #formation