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L'histoire des armes à feu est riche en innovations et en adaptations. Parmi les armes qui ont marqué leur époque, le fusil Wilson à silex mérite une attention particulière, notamment en tant qu'arme d'urgence de 1870.

Les Garibaldiens et la guerre de 1870-1871

Les Garibaldiens, aux côtés des troupes de Dijon, ont capturé le drapeau du 5e bataillon du 61e RI Poméranien en janvier 1871. C'était l'un des deux drapeaux perdus par les Allemands pendant cette guerre.

Le fusil Wilson : une arme d'urgence ?

La question de savoir si le fusil Wilson entre dans la catégorie des armes d'urgence de 1870 suscite l'intérêt. Les deux versions du fusil Wilson figureront dans un livre dédié à ce sujet, aux côtés d'autres armes d'importation.

Christopher Miner Spencer et son amour des armes

Christopher Miner Spencer (1833-1922) a été encouragé dès son plus jeune âge dans l'amour des armes et de leur mécanisme. À 14 ans, il coupa le canon d'un fusil à silex datant de la Guerre d'Indépendance pour en faire une arme plus moderne.

Il partit travailler chez Charles et Rush Cheney, concepteurs de machines-outils, qui deviendront ses partenaires d'affaires. Il développa une passion pour la mécanique qui lui permit d'inventer un des premiers tours à métaux automatiques et un des premiers véhicules à vapeur hors rail. Il déposa 42 brevets d'invention au cours de sa vie.

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L'invention du fusil Spencer

En 1854, Spencer rejoignit la firme Colt au département de fabrication des prototypes. Après deux ans, il retourna chez les Cheney en tant que surintendant, tout en travaillant sur son projet personnel : une arme à feu à répétition, qui deviendra le fusil et la carabine Spencer 1860 (modifiée en modèle 1865).

En 1857, il réalisa une maquette en bois de son concept et emprunta 293,67 dollars à son père pour financer son prototype. Le 6 mars 1860, le brevet n° 27393 pour l'arme définitive fut déposé.

Caractéristiques et adoption du fusil Spencer

Le fusil Spencer était une des toutes premières armes à cartouches métalliques fonctionnelles, la première arme à répétition adoptée par une armée, et la première arme militaire à rechargement rapide avec un magasin tubulaire amovible de sept cartouches logé dans la crosse. Environ 200 000 armes du modèle 1860 furent produites.

L'Ordnance Department craignait que la logistique nécessaire au transport de millions de cartouches supplémentaires ne soit insupportable. Le coût de l'arme était également un obstacle, car les Spencer coûtaient 43$, presque trois fois plus cher que le fusil d'infanterie standard Springfield modèle 1861 (15$).

Lincoln ordonna l'adoption immédiate de l'arme après avoir testé le fusil lui-même. Le fusil Spencer fut d'abord distribué à la Navy. C'est comme arme de cavalerie, dans sa version carabine, qu'elle fut largement la plus produite et la plus employée.

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Le fusil Spencer en France durant la Guerre de 1870-1871

On retrouvera la carabine Spencer à l’œuvre en France durant la Guerre de 1870-1871. Elle équipera la Défense Nationale de Gambetta après que Oliver Winchester ait racheté l’outil industriel et les stocks d’armes restant de la « Spencer Company » après que la fin de la Guerre de Sécession, stoppant les commandes militaires, ait précipité sa faillite.

Ces Spencer importées resteront en réserve dans l’armée française jusqu’en 1878 et leur dispersion par des ventes des Domaines. On en retrouvera aussi utilisées par nos douaniers. C’est ce qui explique qu’on en découvre parfois encore quelques unes chez nous, souvent lourdement modifiées et négligées.

La carabine Spencer 1860 M65

L'arme est la Carabine Spencer 1860 dans sa version M65, une version légèrement améliorée pour un des derniers contrats militaires de la Guerre de Sécession. Le Spencer modèle 1860 était originellement chambré dans la cartouche de calibre .56-56, chargée d’une ogive de calibre .52 de 23 grammes montée sur un étui à percussion annulaire. Quarante cinq grains, soit presque trois grammes, de poudre noire, propulsaient cette torpille.

Le modèle 1865 est de loin le plus rare. Il ne sera fabriqué qu’à hauteur de 30.000 exemplaires par Burnside et par la Spencer Company. Chambrée en .56-50, elle avait une meilleure tension de trajectoire. Nombre de modèle 1860 seront converties dans le standard 1865 par l’arsenal de Springfield après la guerre de sécession. Mais il y a eu peu de 1865 natives.

L'exemplaire a été fabriqué à Boston par Spencer comme la majorité des 30.000 modèles 1865 produits.Le tube magasin de sept cartouches vient se verrouiller sans souci dans la plaque de couche en acier impeccable et sans la moindre corrosion. Le ressort du magasin est lui même bien vif et permettra un approvisionnement fiable de l’arme.

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Le bois de la crosse est dans un superbe noyer aux reflets rouge et au grain bien serré. La crosse est si belle qu’on y lit encore les cartouches d’inspection « DAT » et « JHM » qui est celui de James H. Mc Guire Inspecteur à partir de 1862. Anneau de selle avec sa tringle d’attache d’origine si typiquement cavalerie bien présent et bien solide et fonctionnel.

Platine nue avec ressort souple et puissant. Les crans du chiens sont nets et accrochent bien. On ne peut être qu’étonné par la qualité d’une telle arme de guerre produite en masse. Notre carabine dispose bien du fameux Cut-Off d’Edward Stabler propre à la 1865 qui permet d’approvisionner l’arme directement par la chambre et de conserver le magasin 7 cartouches en réserve.

Le bloc interne de culasse et toutes ses pièces mécaniques sont en excellent état sans aucune peau d’orange ou oxydation profonde même « enlevée » autrefois plus ou moins brutalement comme souvent. Très beau. L’ouverture de la culasse est bien fluide et la mécanique de l’arme est ferme et solide. La percussion est nette et franche. Toutes les vis sont en excellent état.

Le boîtier de culasse est patiné sans piqûre ni aucune peau d’orange, avec par endroits des points jaspés rappelant sa finition d’origine. Sur le tonnerre, on retrouve le marquage des brevets d’origine et de l’usine de Boston, légèrement estompés mais encore bien lisibles.

Canon de 20 pouces conforme au modèle carabine, soit 51 cm avec six rayures miroir et bien aiguisées. Il est impressionnant pour ses 160 ans. La hausse est du type tardif graduée jusqu’à 900 yards. Le guidon d’origine a été rehaussé au moyen d’un poil de résine afin de faciliter le tir à plus courtes distances par son ancien propriétaire - très fin tireur rechargeur et je ne doute nullement de la précision de cette arme - qui l’utilisait régulièrement mais sans excès.

Outre sa tringle et son anneau de selle d’origine, l’arme a toutes ses garnitures cavalerie ce qui est rares sur ces armes qui ont « voyagé » La longuesse est en très bel état. Le « barrel band » ou capucine est également de type cavalerie d’origine sans passant de bretelle.

Davide Pedersoli & C.

Davide Pedersoli & C. est une marque italienne reconnue pour sa fabrication d'armes à feu historiques, notamment des fusils et des carabines de collection, ainsi que des armes de tir sportif. Pedersoli est spécialisée dans les répliques d'armes à poudre noire, et ses produits sont destinés aux collectionneurs, aux tireurs de loisir, ainsi qu'aux passionnés d'histoire militaire et de reconstitutions historiques.

En plus de ses répliques d'armes anciennes, Davide Pedersoli & C. propose également des armes à feu modernes pour le tir sportif, en particulier des armes de tir de précision et des carabines à verrou.

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