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L'Autriche, et plus particulièrement la ville de Ferlach, jouit d'une longue et riche tradition en matière d'armurerie artisanale. Cet article explore l'histoire de cet artisanat, en mettant en lumière son évolution, ses figures emblématiques et son importance culturelle.

Ferlach : Un haut lieu de l'armurerie

Ferlach, située au sud de l'Autriche, est réputée pour ses artisans et ses écoles d'armurerie et de gravure. Le lien entre la ville et les armes remonte au XVe siècle. Les jeunes que nous formons sont titulaires soit d’un CAP Armurerie soit d’un Brevet des Métiers d’Art option Armurerie. Une dimension artistique (recherche esthétique et connaissance de l’histoire de l’art) est mise en avant.

Aujourd'hui encore, les jeunes y sont formés, obtenant soit un CAP Armurerie, soit un Brevet des Métiers d'Art option Armurerie, soulignant ainsi l'importance accordée à la dimension artistique (recherche esthétique et connaissance de l’histoire de l’art).

Un collectionneur passionné raconte sa découverte d'un "Ferlacher", un mixte datant du début des années 50, lors d'une bourse aux armes régionale. Il souligne la qualité rare des gravures et le soin apporté aux détails, même sur le pontet de détente. Cette arme, dotée de deux canons (l'un offrant deux tubes lisses en 12/70, l'autre un tube supérieur en 12/70 et un tube inférieur en 8x57JRS), porte la signature de Benedikt Winkler, confirmée par les premières positions du numéro de série.

Les carabines à système Heeren

Les carabines à système Heeren ont l’avantage d’être assez disponibles sur le marché du neuf et de l’occasion mais onéreuses, parfaites vu leur compacité (96 cm de longueur HT avec un canon de 60 cm), pour la chasse en montagne, l’approche-affût, avec une grande qualité et diversité du fait qu’elles sont l’œuvre d’armuriers artisanaux de haut niveau.

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Le système du bloc tombant

Le bloc tombant était connu depuis plusieurs décennies quand en 1881 le comte Arturo Massa-Heeren (1844-1920) conçut avec l’ingénieur Beck, cette action courte, à grande force de verrouillage pour un faible poids et encombrement, le groupe de déclenchement étant regroupé autour du pontet faisant aussi office de levier d’ouverture, de sécurité, voire de stecher à l’occasion. Etant dans le domaine public, ce système pour armes à un coup fut repris par beaucoup d’artisans de Suhl ou de Ferlach avec plus ou moins d’améliorations comme ressorts hélicoïdaux, passages à de bien plus gros calibres que le populaire 5,6X52 R de l’entre-deux guerres, ou que les européens classiques en 6-7-8mm.

Au plan armurier, on comprend bien pourquoi, au tournant des années 1890 personne ne fit le saut de tenter de convertir à deux coups le système du bloc tombant qui existait depuis au moins 1865 avec Farquharson et ses prédécesseurs. Il fut tenté par G.Kersten en 1902, et par Miller-Greiss un peu avant (1894 : en forgeant ensemble deux canons) puis plus tard par Kaletzy, mais on se heurta toujours à la difficulté de régler la convergence de deux canons vissés face au bloc tombant.

D’autres problèmes ont même été soulevés, tenant compte de la technologie moderne, illustrés par exemple chez l’armurier texan Bailey-Bradshaw comme l’extraction des étuis, et le retrait des percuteurs avant le déplacement du bloc.

Cet artisan exerce toujours et son site internet permet de bien comprendre son travail. Il a lui aussi tenté le coup et montré qu’il était capable de faire un bloc tombant à deux coups (en 7X57 R), mais le coût prohibitif aurait limité la commercialisation, autour de 30 000 euros.

Les armes à air comprimé : Une tradition d'ingéniosité

Avant les carabines à plombs modernes, les artisans et armuriers de génie avaient conçu des "fusils à vent". La sarbacane, possiblement la première arme balistique de l'homme, en est un ancêtre. Les premières armes à air comprimé mécaniques sont apparues en Europe centrale à la fin du XVe siècle, fonctionnant grâce à un système de soufflet.

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Marin Bourgeois, armurier français du XVIe siècle, est considéré comme l'inventeur du fusil à vent, une arquebuse à air comprimé tirant une fléchette. D'autres armuriers se sont concentrés sur des propulseurs mécaniques, ancêtres des carabines "break barrel". Les technologies issues de l'horlogerie ont contribué à leur amélioration.

En 1655, un complot est démasqué en Angleterre, impliquant un fusil à air comprimé originaire des Pays-Bas, destiné à tuer le Lord Protecteur Oliver Cromwell.

À la fin du XVIIIe siècle, l'armée autrichienne autorise l'utilisation du fusil Girandoni, une arme à air comprimé capable de tirer des balles de calibre 11,75 mm à une vitesse comparable à celle des balles modernes .45 ACP. Cette arme furtive, ne produisant ni bruit ni fumée, et offrant une grande capacité de tir, était idéale pour les tireurs de précision.

George IV, Roi du Royaume-Uni, était un utilisateur célèbre de fusils à air comprimé. Les pistolets à air comprimé de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècles utilisaient un réservoir d'air en forme de globe, surnommé "Ball Flask" ou "Egg".

Au XIXe siècle, les frères Crossman ont fondé une entreprise qui a présenté sa première carabine PCP en 1924, un succès immédiat.

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L'Armurerie styrienne (Landeszeughaus) de Graz : Un témoignage de l'histoire militaire

L'Armurerie styrienne (Landeszeughaus), située au cœur de Graz, est la plus grande collection d'armes historiques d'Europe. Elle abrite plus de 32 000 pièces remontant aux XVIe et XVIIe siècles, témoignant de l'histoire militaire de la Styrie.

Fondée en 1642 par l'archiduc Ferdinand Charles pour défendre la Styrie contre les invasions ottomanes, elle stockait à son apogée plus de 32 000 pièces, des mousquets aux armures complètes. Transformée en musée en 1892, elle offre un aperçu fascinant de la vie militaire de la Styrie.

L'édifice, érigé au XVIIe siècle, présente une façade baroque. Ses quatre étages abritent des milliers d'armes et d'armures retraçant l'évolution de l'équipement militaire du Moyen Âge à l'époque moderne. La collection comprend également un ensemble impressionnant d'artillerie, avec des canons finement ornés.

Afin de préserver les armes, aucun chauffage n'a été installé dans le bâtiment.

L'évolution de l'armement en France au XIXe siècle

Au XIXe siècle, la fabrication des armes militaires légères en France a connu une modernisation significative grâce à la Révolution industrielle. La modernisation visait à supprimer les ratés, améliorer la précision et accroître la cadence de tir. La France a adopté le système de mise à feu par percussion en 1840 et le principe du canon rayé en 1857.

La guerre de Crimée a révélé les performances accrues des fusils à canon rayé, incitant les armées à renouveler leur armement. En 1862, le Second Empire a décidé de remplacer la production artisanale par la fabrication mécanique, en utilisant des machines-outils pour garantir l'interchangeabilité des pièces. Une usine ultramoderne a été construite à Saint-Étienne, et le fusil Chassepot modèle 1866 a été adopté.

L'armure de François Ier : Un chef-d'œuvre itinérant

En 1539, le roi Ferdinand Ier a commandé à l'armurier Jörg Seusenhofer une armure pour l'offrir à François Ier. Cette armure, aujourd'hui conservée au musée de l'Armée à Paris et à la Hofjagd- und Rüstkammer à Vienne, a connu un destin mouvementé.

Ferdinand Ier a envoyé Jörg Seusenhofer à la cour de François Ier pour prendre ses mesures. Les armures du Dauphin et de son frère ont été envoyées à Anvers en 1540.

L'armure est ensuite apparue dans le catalogue de la Heldenrüstkammer, rassemblée par Ferdinand II du Tyrol au château d'Ambras.

Pendant les guerres napoléoniennes, Napoléon Ier a ordonné le transfert de l'armure à Paris, mais elle est restée dans le dépôt d'Artillerie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Doppelküriss a été abrité dans la crypte des victimes de l'attentat de Fieschi.

Chapuis Armes : Une entreprise familiale française

Chapuis Armes est une entreprise familiale française spécialisée dans la fabrication d'armes de chasse.

À la fin du XIXe siècle, la première génération de Chapuis travaillait dans l'armurerie. Jean-Louis Chapuis a créé son propre atelier et a commencé à fabriquer des armes complètes. En 1968, l'entreprise a racheté Chataing-Durand, spécialiste de la mécanisation des bascules. La première carabine à verrou, le "Centaure", a été lancée en 1980.

En 2006, Chapuis Armes a introduit une nouvelle technologie de gravure laser. Entre 2019 et 2024, l'entreprise a modernisé son outil de production. En 2024, Chapuis Armes a lancé la ROLS.2, évolution de sa carabine à réarmement linéaire.

L'acier Böhler Antinit : Un matériau d'exception

L'acier Böhler Antinit est un matériau utilisé pour la fabrication de canons d'armes à feu.

PETER HOFER JAGDWAFFEN

PETER HOFER JAGDWAFFEN est une entreprise spécialisée dans la fabrication d’armes de chasse et munitions, située à Klagenfurt et à Ferlach en Autriche - deux villes reconnues pour leur tradition artisanale dans le domaine de l’armurerie. L’entreprise propose une gamme de produits destinée principalement au secteur du sport, notamment des armes de sport et des articles de chasse. Actif sur les marchés européens, PETER HOFER JAGDWAFFEN sert les professionnels exigeants en quête de solutions techniques et fiables dans le cadre de commandes B2B. En tant que producteur certifié, l’entreprise respecte les normes industrielles en vigueur, ce qui garantit la conformité de ses produits aux exigences réglementaires en matière de sécurité et de qualité.

tags: #armurerie #ferlach #histoire

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