Le 26 janvier 1759, Marie-Charlotte Guinebault de la Millière fait l’acquisition, auprès du chanoine Michel de Lestrange, d’un hôtel particulier situé à Luçon, rue du Petit Bourg-Neuf (aujourd’hui rue Alexis Vinçonneau).
Avant de se replier dans son château de Monbail, à Venansault où il sera maire de 1808 à 1826, Pierre Daniel Rorthais liquide ses biens luçonnais.
Au décès de Jean Bernard Dumaine en 1825, son fils Pierre-Hyacinthe Dumaine (2 juin 1790 - 25 février 1872) et son frère intentent un procès à leur mère pour l’appropriation du patrimoine familial et obtiennent, en 1833, que les biens de Luçon soient attribués audit Pierre-Hyacinthe, tandis que les biens situés à La Rochelle reviennent au frère de celui-ci.
Lors de la séance du conseil municipal du 10 mars 1872, François Gaudineau (1817-1887), maire de Luçon de 1850 à 1878, est chargé de donner lecture des dispositions testamentaires de Pierre-Hyacinthe Dumaine, décédé à Nice le 25 février 1872, qui, par son testament rédigé le 22 août 1871, lègue à la ville de Luçon, sa propre maison et son jardin clos d’une contenance de quatre hectares et demi.
Ce legs comprend en outre deux autres maisons situées au midi de la sienne, sur la route des Sables, occupées respectivement par M. Girard, greffier et M. Point n’est besoin de confirmer que la ville de Luçon s’empresse d’accepter ce legs avec toutes les conditions y attachées, et, presqu’aussitôt, le Jardin public dit Jardin Dumaine, ouvre ses portes au public le Dimanche et fêtes. Il sera, quelques vingt ans plus tard, ouvert tous les jours de l’année.
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Le 21 février 1874, le conseil municipal décide que l’Orangerie du Jardin public étant insuffisante, il en sera construit une nouvelle, le long de l’allée Saint-François.
Il faut cependant attendre le 14 juillet 1875 pour que la commission des travaux choisisse enfin la maison parisienne André et Fleury qui se charge de sa construction, moyennant 7.700 francs, uniquement pour la partie métallerie serrurerie.
L’architecte Léon Ballereau établit, de son côté un devis de 6.661 fr 45 pour le lot maçonnerie peinture et vitrerie, ledit lot devant être attribué par adjudication.
Le conseil municipal, toujours le 21 février 1874, reçoit le règlement d’une nouvelle phalange musicale appelée la Société Philharmonique.
Présidée par M. Chatelain, la Société Philharmonique, toujours existante à ce jour, donne ses premiers concerts dès 1874, dans le Jardin Public, dirigée par son premier chef, M. B. Reyen.
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Celui-ci cède sa place, en février 1875 à Joseph-Désiré Hoënig (1831-1914), qui restera vingt cinq ans à la tête de cette formation de plus de cinquante musiciens.
Dès 1875, le conseil municipal alloue une subvention annuelle de 1.000 francs à la Société Philharmonique. Chaque dimanche après-midi de mars à septembre, elle donne ses concerts sur l’Estrade des musiciens, installée dans le Jardin Dumaine, sous les Quinconces.
Luçon qui décidément ne manque pas de mécènes, trouve, en la personne de Julien-Anne David (19 décembre 1838 - 5 juin 1908), percepteur, l’occasion de faire remplacer l’estrade des musiciens du Jardin Dumaine par un véritable Kiosque à musique.
Le 5 mai 1891, cette commission, en présence de l’architecte Emile Bordelais, présente son rapport du 21 avril, au Conseil municipal dirigé par Prosper Deshayes (1833-1907), maire de 1878 à 1905.
Parmi plusieurs projets de kiosques étudiés, le modèle n° 1 proposé par la maison Jouffray d’Orléans est choisi, pour un coût de 9.000 francs.
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Le soubassement, le plancher, la peinture et l’installation du gaz d’éclairage feront l’objet d’un devis séparé, estimé à 5.000 francs.
Après de multiples tergiversations, la commission détermine l’emplacement du futur kiosque : il sera édifié sur la grande pelouse, dans l’axe du grand Cèdre, et devra être livré dans les premiers jours de juillet 1891 sauf cas imprévus.
La construction du Kiosque à musique n’est achevée qu’en octobre 1891. De forme octogonale, ce kiosque de huit mètres de diamètre est construit sur un soubassement de pierre ornementé de faïences décoratives, prolongé d’un escalier de sept marches ; son garde-corps est en fer forgé, ses colonnes de fonte portent sa toiture en zinc surmontée d’un lanterneau.
Aussitôt le kiosque à musique construit, la municipalité décide de procéder au remplacement du vétuste portail en bois de l’entrée principale du Jardin public, dont le maire a constaté qu’il était pourri, par un portail et une grille en fer forgé.
Le 3 novembre 1891, Emile Bordelais dresse les plans et établit un devis de 1.860 francs pour cette réalisation, dont les travaux sont adjugés à MM. Blémus et Prieur, le 28 décembre 1891.
Trois cent cinquante francs sont budgétés pour des travaux supplémentaires et pour les honoraires de M.
Quelques réclamations ont lieu concernant le mauvais entretien des bordures, arbres et massifs du Jardin Dumaine.
Le maire explique le 24 juin 1893 que cela provient de ce que le jardinier, M. Angibaud, trop âgé, ne peut déployer toute l’énergie nécessaire.
Le conseil municipal constate cependant qu’on ne peut y remédier, se refusant à congédier ce vieux serviteur sans autre ressource.
Depuis 1876, il est question d’ériger au Jardin public, un buste en mémoire du généreux donateur de celui-ci, M. Pierre-Hyacinthe Dumaine.
Dès le 23 décembre 1876, M. Merland de Chaillé en fait la proposition au conseil municipal qui décide cette réalisation qui sera mise en œuvre dès que les ressources de la ville le permettront.
Trois années se passent encore avant que la municipalité accepte, le 18 février 1895, le devis final de 1.700 francs, pour la réalisation de ce petit monument en hommage à M.
Le piédestal en pierre des Raillats dont les plans sont confiés à l’architecte Emile Bordelais, sera construit par le sculpteur luçonnais M.
Le buste, dont la maquette est conçue par Jules Robuchon pour 500 francs, sera réalisé en bronze par le fondeur Edmond-Louis-Charles Tassel, également pour 500 francs.
Tassel se fera en fait payer 600 francs pour son travail et le supplément de cent francs en sera remboursé à Robuchon par la municipalité.
La Société Philharmonique est totalement chamboulée en 1903 : Joseph Hoënig, 72 ans, atteint par la limite d’âge, laisse sa place, pour quelques mois, à Narcisse-Célestin Destrubé, ex-chef de musique du 114e R.I. en retraite, lequel rejoint aussitôt après la Philharmonique des Mines de Lourches.
Dans le même temps, Julien David abandonne ses fonctions de président de la Philharmonique, au profit de M.
Julien David qui n’en demeure pas moins attaché à Luçon et particulièrement au Jardin public, propose, le 29 août 1905, au conseil municipal, à présent dirigé par Benjamin Ayraud, maire de 1905 à 1919, de financer, tout comme il l’avait fait pour le Kiosque à musique, la construction d’un Service d’eau au Jardin Dumaine avec rocailles, cascatelles, bassins et jets d’eau.
1° Création d’une pièce d’eau d’environ 900 m² dans la partie basse du jardin, les deux grands peupliers d’Italie étant conservés dans une île.
Le projet est arrêté à 38.500 francs, moyennant une rente viagère annuelle de 1.900 francs à servir à Julien David ; la dépense d’entretien des pompes et de l’ensemble du système est estimée à 1.100 francs annuel.
Le 29 juin 1907, alors que les travaux vont bon train, Emile Bordelais annonce au conseil municipal que les travaux sont à présent évalués à 42.700 francs et qu’il envisage une dépense supplémentaire de 3.200 francs.
Décédé le 5 juin 1908, Julien David, le généreux donateur du Kiosque à musique et des transformations du Jardin public, a désigné, par son testament du 1er mai 1904 revu le 25 septembre 1906, la ville de Luçon comme légataire universelle : l’ensemble de ses biens, après inventaire, s’élève à environ deux cent cinquante mille francs.
Le 26 juin 1908, M. Babin, jardinier, demande une augmentation de son traitement, sous prétexte qu’en plus du travail de son prédécesseur, il est chargé de s’occuper des machines pour le service des cascades bassin et fontaine, nécessitant sa présence tous les dimanches.
A partir de 1911, mille francs sont ajoutés au budget communal, afin de rémunérer des aides jardiniers. A cette date, le gardien du jardin, M.
Une réfection complète du plancher du kiosque est nécessitée par son très mauvais état, ainsi que la remise en peinture de l’ensemble de l’édicule.
Le conseil municipal consulté le 23 avril 1913, précise que le coût du plancher varie entre 1.000 et 1.300 francs selon les matériaux choisis : soit en bois comme à l’origine, soit en ciment armé.
Le 5 juillet 1913, les constructeurs du kiosque, MM. Jouffray et Cie, ayant estimé que le remplacement du plancher en bois par un plancher en béton ne présente aucune différence notable au point de vue de l’acoustique, il est décidé d’employer les bétons technique Hennebique pour la reconstruction de ladite plateforme.
Le cimentier J. De son côté le peintre de Luçon, M.
Après le conflit 1914-1918, dirigé par Mme Thireau, l’Orphéon luçonnais fait son apparition et donne fréquemment des concerts sur le Kiosque à musique, parfois accompagné de la Société Philharmonique, à présent dirigée par J.
M. Camy est remplacé quelques mois jusqu’en avril 1929 par M. Gibau.
M. L. Saintigny succède à celui-ci, en mai 1929. En 1930, l’arrivée du nouveau chef, M.
Voici quelques exemples de programmes de concerts qui se sont déroulés au Jardin Public de Luçon :
Première partie :
Deuxième partie :
Première partie :
Deuxième partie :
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