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L'histoire de Choisy-le-Roi est marquée par des événements liés à la criminalité et aux armes à feu, allant du siège de Bonnot au début du 20e siècle aux récentes affaires de trafic d'armes via les réseaux sociaux.

Le siège de Bonnot à Choisy-le-Roi (1912)

L'affaire Bonnot a culminé dans une maison de Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), où Bonnot a soutenu un siège de cinq heures, causant une émotion extraordinaire à Paris.

La maison où se trouvait Bonnot était surveillée depuis plusieurs semaines par la police. Jean Dubois, un ami et complice de Bonnot, était le locataire de la maison. L’été précédent, le bandit avait passé trois mois chez lui. Les voisins le connaissaient bien et le décrivaient comme un garçon gai qui chantait du matin au soir.

La maison, située au milieu d’un terrain pelé, était une bâtisse de plâtre et de mâchefer avec un garage au rez-de-chaussée et deux petites chambres sous le toit. Elle appartenait à Fromentin, un anarchiste millionnaire, qui avait donné le garage à Jean Dubois un an auparavant.

Le samedi 27 avril 1912, des renseignements mirent Guichard, chef de la Sûreté, en alerte. On soupçonnait que Bonnot se cachait dans la région d’Ivry ou de Choisy. Le dimanche matin, Guichard et ses hommes arrivèrent devant le garage pour perquisitionner.

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Une fusillade éclata lorsque Dubois tenta de s’échapper. Il fut abattu par la police. Bonnot apparut alors à une fenêtre et continua à tirer sur les agents. Guichard prit des dispositions pour le combat et demanda des renforts.

Un sergent de pompiers de Choisy, Kiffer, distribua des fusils et des cartouches à des soldats en permission. De tous les coins du terrain, les balles pleuvaient sur la maison. Une compagnie de la garde républicaine arriva en automobiles, suivie par des agents de réserve et des gendarmes.

Les pompiers de Choisy apparurent soudain. Les tireurs criblaient de balles la baraque. Soudain, la main cessa d’apparaître derrière le panneau. Il n’y eut plus un seul coup de revolver. Bonnot, comme on l’a su plus tard, était occupé à écrire une manière de testament.

Les chefs de la police décidèrent de tenter une opération énergique. Un feu d’ensemble fut dirigé contre la maison. Un lieutenant de la garde républicaine se dirigea vers la maison, poussant devant lui une petite voiture chargée de matelas. Mais à peine eut-il avancé de quelques mètres que les matelas tombèrent.

Deux habitants de Choisy amenèrent une voiture chargée de paille. Le lieutenant Fontan, abrité derrière la paille, plaça une cartouche, reliée à cordon Bickford. Mais la cartouche ne fit pas explosion.

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Le lieutenant Fontan recommença. Cette fois, le coup partit. Mais la brèche fut insignifiante. Une explosion formidable retentissait. Quand elle fut dissipée, on vit que la moitié de la façade s’était écroulée.

La foule criait : « A mort ! A mort ! On tient Bonnot ! A mort, Bonnot ! »

Les agents et les gardes parvinrent à repousser cette foule furieuse. On ordonna aux pompiers d’éteindre l’incendie. Les frères Guichard, le lieutenant Fontan et plusieurs inspecteurs s’engagèrent alors dans l’escalier extérieur qui menait au premier étage.

Le lieutenant Fontan, tenant d’une main un matelas avec lequel il s’abritait tant bien que mal, et de l’autre un revolver, tira quatre coups de feu au hasard. A ce moment, un matelas placé sur le sol remua. Bonnot, qui était caché dessous, tira sur l’officier, qui ne fut pas atteint, et puis essaya de se loger une balle dans la tête.

Les inspecteurs tirèrent sur Bonnot, qui reçut onze blessures, dont trois au visage, près de l’œil gauche, et une dans le sein gauche. Guichard et trois inspecteurs le saisirent alors, tout sanglant, et le transportèrent en bas. La foule brisa les barrages, bouscula les agents, et se rua sur le blessé en criant : « A mort ! »

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Bonnot expira lorsque la voiture qui le menait à l’Hôtel-Dieu franchissait le pont Notre-Dame. Son cadavre fut envoyé à la Morgue.

La maison de Choisy achevait de brûler. On trouva néanmoins sur place des documents, armes et autres effets personnels de Dubois et Bonnot, et notamment le testament de Bonnot.

Trafic d'armes via Telegram : Une affaire récente à Choisy-le-Roi

Plus d'un siècle après le siège de Bonnot, Choisy-le-Roi est de nouveau le théâtre d'affaires liées aux armes. Récemment, l’irruption des policiers de Choisy-le-Roi n’a pas dû passer inaperçue dans les paisibles villages de Mandres-les-Roses et Périgny-sur-Yerres.

C’est là, depuis le bucolique plateau briard, qu’agissait un jeune de 25 ans passionné d’armes à feu, qui revendait illégalement des centaines de munitions d’armes à feu, via le réseau social Telegram.

Le jeune suspect, un livreur sans histoire qui vit chez ses parents à Périgny, profitait de sa licence de tireur sportif pour acheter en armurerie des cartouches et munitions de tous calibres : du 22 long rifle, du 9 mm, des cartouches pour fusil de chasse…

Grâce à plusieurs boucles de conversation sur Telegram, il trouvait des clients à qui les revendre. Il leur donnait souvent rendez-vous près d’un fast-food de Mandres-les-Roses. Mais début février, vers 22h45, alors qu’il y retrouvait un client parisien, des policiers de la brigade anticriminalité de Choisy-le-Roi l’attendaient aussi.

Ils retrouvent le jeune en possession de 500 cartouches de 22 long rifle. Son client, lui, était venu avec près de 5 000 euros en argent liquide. « Ça fait autant de munitions destinées à des criminels qui se retrouvent retirées du marché noir », se réjouit une source proche de l’affaire.

Ces boucles Telegram sont la caverne d’Ali Baba du parfait délinquant. Elles proposent à la vente des armes en tous genres, des cartouches, des gilets pare-balles… On peut même y acheter de l’explosif. Le tout à des prix relativement accessibles. Compter 900 euros les 2 000 munitions pour fusil semi-automatique, par exemple.

« Ils se servent de Telegram comme le Bon Coin du banditisme », souffle un policier, dépité.

Le suspect de Périgny allait plus loin en fabriquant lui-même des morceaux d’armes de poing à l’aide de son imprimante 3D. Les enquêteurs, qui ont travaillé en concertation avec le commissariat de Boissy-Saint-Léger, découvriront à son domicile un revolver 9 mm, un pistolet à billes, des cartouches, un chargeur…Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et a été déféré devant la justice pour détention, port et cession d’armes ou munitions.

Tableau récapitulatif des éléments saisis lors de l'arrestation du trafiquant de Périgny

Type d'objet Quantité
Cartouches de 22 long rifle 500
Revolver 9 mm 1
Pistolet à billes 1
Chargeur Plusieurs
Argent liquide 5 000 €

tags: #armurerie #choisy #le #roi #histoire

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