Face à la hausse alarmante des faits de délinquance en Martinique, des moyens matériels et humains sont affectés pour endiguer la violence. Afin de lutter contre les trafics de drogue et d'armes, ainsi que les violences dans l'île, la vente et la détention d'armes allaient être interdites, par arrêté, « avec une très grosse amende à la clé et une peine de prison ».
Le préfet de Martinique a annoncé la signature d'un nouvel arrêté, régissant la vente, la détention et le transport d'armes, munitions et leurs éléments de catégories C (fusils d'épaule, arme fabriquée pour tirer une balle ou plusieurs projectiles non métalliques…) et D (objet pouvant constituer une arme dangereuse pour la sécurité publique, certaines bombes aérosols, etc… ) sur tout le territoire.
« 23 homicides ont été perpétrés en Martinique depuis le début de l'année. Dans ce contexte, la lutte contre le trafic d'armes et la délinquance sous toutes ses formes ne faiblit pas et mobilise chaque jour, sur terre et en mer, l'ensemble des forces de sécurité intérieure et services de l'État.
En Martinique, un nombre important d'armes utilisées ont fait l'objet de modifications techniques afin d'en accroître le caractère létal », rappelle la préfecture pour justifier cette mesure.
La vente, la détention, le port et le transport d'armes à feu, les munitions et leurs éléments de catégories C 3° et D sont interdits pour une durée de 6 mois. Cette interdiction fera l'objet d'une évaluation, à échéance, pour une prolongation éventuelle.
Lire aussi: Initiation Tir Sportif Tours
Interdiction de commercialisation et de détention d’armes blanches classées en catégorie A1. Relèvent de cette catégorie (décret du 05/09/2025) : les couteaux dits "zombies" et les coups de poing américain à quatre trous postérieurs à 1900.
Les détenteurs (particuliers et commerces) de ces armes ont jusqu'au 6 décembre 2025 pour les remettre à un service de police ou de gendarmerie.
La réglementation évolue : depuis juillet dernier, la détention et la vente de certaines armes blanches sont strictement encadrées. Il est, par exemple, désormais interdit de détenir couteaux, coutelas et machettes dits « zombies ».
Depuis le 5 septembre, il est également interdit de commercialiser et détenir des armes blanches classées en catégorie A1. Les couteaux, coutelas et machettes dits « zombies » et les « coups-de-poing américain » à quatre trous postérieurs à 1900 relèvent de cette catégorie.
Les détenteurs (particuliers et commerces) de ces armes ont jusqu'au 6 décembre pour les remettre à un service de police ou de gendarmerie.
Lire aussi: Tout savoir sur les airsoft métal
Pour rappel, toutes les armes sont interdites de vente aux mineurs. Les commerces d'armes blanches non classées (physique et en ligne) sont soumis à cette même obligation d'affichage mentionnant l'interdiction de vente aux mineurs.
Le port et le transport d'une arme blanche sont interdits sauf motif légitime. La jurisprudence considère que le port d'un objet du quotidien (tournevis, couteau de cuisine, ciseau, canif...), susceptible de blesser ou de tuer s'il est détourné de son usage, est soumis également à un motif légitime.
En cas de contrôle, les forces de l'ordre s'appuieront sur les circonstances tenant par exemple à la personne (mineur, groupe...), au lieu (gare, établissement scolaire...), au moment (soirée, événement festif...), à l'objet (caractéristiques, utilité...).
Les pistolets d’alarme et de signalisation sont interdits à compter du 1er août 2022. Ces armes de signalisation ou d’alarme font parfois aussi l’objet de modifications pour être utilisées avec de vraies munitions, comme en atteste la saisie d’une trentaine d’armes transformées en avril 2022 par la gendarmerie nationale lors du démantèlement d’un atelier clandestin.
Elles peuvent également être exhibées ou utilisées pour des menaces comme des armes de poing.
Lire aussi: Fusil à pompe : votre allié pour la défense
Sont interdits :
Cette interdiction qui se termine le 31 décembre 2022, fera l’objet d’une évaluation pour une prolongation éventuelle au-delà de cette date.
L'infraction à cette législation est passible de 15 000 € d’amende et d'un an d’emprisonnement.
À ce jour, 220 armes à feu ont été saisies (+38 % par rapport à 2021). Le 30 juin dernier, 692 armes à feu avaient également fait l'objet d'une destruction.
| Type de Mesure | Date d'entrée en vigueur | Durée | Sanctions |
|---|---|---|---|
| Interdiction de vente, détention, port et transport d'armes de catégories C 3° et D | 3 octobre | 6 mois (évaluation pour prolongation) | Non spécifiées |
| Interdiction de commercialisation et détention d'armes blanches classées en catégorie A1 | 5 septembre 2025 (décret) | Indéterminée | Non spécifiées |
| Interdiction de vente et de cession des pistolets d’alarme et de signalisation | 1 août 2022 | Jusqu'au 31 décembre 2022 (évaluation pour prolongation) | 15 000 € d’amende et 1 an d’emprisonnement |
tags: #arme #à #feu #Martinique #législation