L’année 1929 est une période charnière qui a été marquée par d'importants changements sociaux et culturels. Dans ce contexte, le rôle des femmes et leur relation avec les armes à feu méritent une attention particulière.
Le mouvement des suffragettes japonaises a pris naissance un peu avant l'incident de Mandchourie (1931) et pendant la première période nationaliste. La panique boursière de 1927 avait débouché sur la grande crise financière de Showa et, le marasme économique aidant, la conscience de classe se fit plus aiguë; dans le même temps, les mouvements féminins prolétaires et ceux de la classe moyenne prirent de l'ampleur.
C'est dans ce climat où les aspirations aux libertés politiques devenaient de plus en plus fortes, que furent organisées, par la Ligue des Droits de la Femme et en démonstration contre la 58ème session du parlement alors en session extraordinaire, les Assises Générales des suffragettes, soutenues par l'Association des Droits Politiques de la Femme, l'Union des Femmes du Kansai, l'Union des Femmes Prolétaires, le Groupement des Jeunes Filles Bouddhistes et la Fédération Japonaise des Groupements de Jeunes Filles Chrétiennes. Par la suite, elles devaient se tenir chaque année au moment de la rentrée parlementaire. Les groupes de soutien ou les groupes d'alliance au mouvement des droits de la femme devenaient chaque année plus nombreux, les mouvements féminins y participèrent aussi, et ces Assises devinrent le lieu d'un débat pour une politique commune à tous ces mouvements autonomes.
Dans les rapports de toutes ces Assises, de la première en 1930 à la septième et dernière en 1937, il est remarquable de constater l'influence profonde, sur les mouvements féminins, qu'eut le changement brutal de la société après l'incident de la Mandchourie. Les premières assises eurent lieu le 20 février 1930. La Ligue des Droits des Femmes se pose comme première exigence de faire accorder à toutes les femmes japonaises les droits politiques, - droits civiques, droit de vote, liberté d'association -.
En avril de cette même année, des propositions de loi concernant les droits civiques des femmes furent déposées par des sympathisants des partis centristes et adoptées après délibération de l'Assemblée, mais la délibération du Sénat n'aboutissant pas, elles restèrent en suspens.
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L'année suivante, en 1931, le gouvernement proposa de lui-même une loi restrictive sur les droits civiques des femmes : les femmes pouvaient exercer leurs droits uniquement dans les communes, villages ou villes et non à un niveau préfectoral ou national.
Les deuxièmes Assises des Femmes débutèrent et l'on se prononça catégoriquement contre cette loi en adoptant comme résolution l'obtention, sans restriction, des droits civiques et des libertés d'association de la part des deux Chambres. Finalement les propositions gouvernementales furent refusées par le Sénat qui dénonça l'influence qu'auraient des droits civiques, même limités, sur l'éclatement des familles. Cependant, en vue de faire passer ses propositions, le gouvernement préparait déjà son offensive et faisait créer sous la férule du ministre de l'éducation, la Fédération des Femmes Japonaises dont l'objectif était de sauvegarder les principes de la famille.
Le mouvement des suffragettes espérait que le problème des droits civiques des femmes serait enfin débattu à la session parlementaire suivante, mais en septembre 1931, la situation délicate aux frontières porta le débat sur l'incident de Mandchourie. Le fascisme, que cette affaire avait renforcé, était-il vraiment contre le mouvement des femmes? Toujours est-il qu'il se déclara contre la politique représentative. Fusae Ichikawa de Fusen a cette réflexion douloureuse : « Bousculé par la pensée fasciste et son action, le mouvement des suffragettes qui apercevait déjà le sommet, s'est brusquement écrasé ».
L’existence étrange d’Irène Schroeder est un véritable roman. L’aventure commença le 27 novembre 1929, quand Irène Schroeder et Glenn Dague ont commencé leur série de crimes à New Castle, en Pennsylvanie. Quand elle comparut devant ses juges, elle avait 20 ans, et elle comptait à son actif 11 meurtres, plus de 60 attaques à main armée, des vols, des cambriolages innombrables.
Sans foyer, Irène Schroeder mène alors une vie désordonnée avec son fils, prit un nouveau nom de famille, et trouva un emploi comme serveuse à Wheeling, Virginie Occidentale. Bientôt, elle rencontra Glenn Dague, un vétéran de la Première Guerre Mondiale, exerçant la profession de vendeur d’assurance, un mari, un père et un homme très respecté dans la communauté. Glenn a rencontré Irena en août 1927, quant il l'avait presque heurtée avec sa voiture. « J'ai traversé la rue, il a tourné au coin de la rue, s'est arrêté et m'a emmenée là où je logeais », a-t-elle déclaré. Quelques jours plus tard, il est venu la revoir au restaurant où elle travaillait.
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Dague et Schroeder ont commencé à se déplacer fréquemment, faisant des petits boulots pour l'argent. Ils ont vendu des machines à laver à Buffalo, at-elle dit, et il a taillé des arbres à Pittsburgh. Il vendait parfois des voitures. Quelque part en cours de route, ils ont commencé à cambrioler des stations-service et des magasins, en commençant par le chemin qui les menait à Butler Road. Ils ont ensuite acheter des revolvers chez un prêteur sur gages, pour ensuite s’acoquinaient avec les plus sinistres bandits.
Elle savait montée à cheval, maniée le revolver et la carabine, rassemble quelques malfaiteurs qu’elle dirige avec habilité, organisant des expéditions, utilisant les moyens les plus modernes, l’automobile, la TSF. Pendants quelques mois, elle commit divers délits dans la Pennsylvanie, le Kentucky, l’Arkansas, le Maryland, le Nouveau-Mexique.
Le 27 décembre 1929, elle et Dague ainsi que son frère aîné, Tom Crawford, ont été impliqués dans un vol d'épicerie à Buttler Road, en Pennsylvanie. Vers 11 h 15, Irene Schroeder, son frère, Tom Crawford, et son amant, Walter Glenn Dague, avaient cambriolé l'épicerie PH Butler Co. à Butler sous la menace d'une arme, tandis que le fils de 4 ans de Schroeder, Donnie, attendait dans le voiture. Schroeder a déclaré plus tard qu'ils étaient venus de Wheeling, en Virginie-Occidentale, sans plan particulier et avaient décidé de fermer le magasin sur un coup de tête.
En s'échappant de la scène du crime, ils ont été arrêtés par 2 policiers, Brady Paul et Ernest Moore. Une fusillade s'ensuit. Paul a été mortellement abattu et Moore a été blessé. Irène Shrader, Crawford et Dague se sont tous échappés. À New Castle, abandonnant leur Chevrolet criblée de balles et volent une Chrysler à un couple qui passait. Cela devait sembler être une bonne idée à l'époque. Ils ont roulé vers le sud sur la route 18, a déclaré Schroeder, dans le comté de Beaver.
Beryl Miller, propriétaire du restaurant Miller's à Monaca, a témoigné qu'ils se sont arrêtés à son commerce de la 9e rue vers 17 heures et ont commandé de la soupe pour Donnie et une douzaine de sandwichs à emporter. Elle a dit qu'elle était pressée et a pressé l'enfant de manger, déclara Miller. Ils sont retournés à Wheeling cette nuit-là vers 21 heures, cachant la Chrysler volée dans un garage loué et repartant dans un coupé Pontiac. Ils ont déposé Donnie au domicile du père de Schroeder, Joseph Crawford, à Benwood, Virginie-Occidentale, et ont laissé Tom Crawford au centre-ville de Wheeling. Le frère et la sœur se sont dit que c'était la dernière fois qu'ils voyaient.
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De retour à New Castle, les enquêteurs fouillaient dans un véritable trésor de preuves laissées à l'intérieur de la Chevrolet abandonnée. Les enquêteurs ont suivi les informations du greffier à la famille de Schroeder dans la région de Wheeling. Ils ont trouvé Donnie chez Ray et Ruby Schroeder, la sœur et le beau-frère d’Irène, à Bellaire, Ohio. Donnie a rapidement été interrogé par la police et son témoignage a ensuite été utilisé pour aider à condamner sa mère.
« J'ai vu maman tirer sur un flic. Oncle Tom en a tiré un autre dans la tête. La police avait enfin un nom pour accompagner sa description de la "fille armée" blonde et trapue, comme les médias l'avaient surnommée. Mais toutes ses expéditions ne sont pas sans risques. Une fois, en s’attaquant à une banque, elle a l’épaule droite fracassée par une balle, et cela la met dans l’obligation de prendre un peu de repos. Aussitôt rétablie, elle reprend le cours de ses tristes exploits. Tout à une fin, et la police Américaine captura la « Gun Girl ».
Ce ne fut pas sans peine. Après une poursuite menée par des policier à cheval et en automobile, on la cerna, elle et sa bande, dans un passage des Monts de l’Estrella, en Arizona. Quand au frère d’Irène, Tom Crawford n'a jamais été arrêté ; la police a cru qu'il avait été tué dans une fusillade après un vol au Texas.
Schroeder a été jugée la 1re, à partir du 12 mars. L'accusation a fait défiler 77 témoins pour monter un dossier contre elle. Alors que le procès et les appels ultérieurs traînaient en longueur, jusqu'à la Cour suprême de l'État, les médias ont envahi le jeune fils de Schroeder, Donnie. Selon des articles de journaux, lui et son grand-père sont souvent allés en prison pour rendre visite à Schroeder, y compris à l'occasion de son 22e anniversaire, 6 jours avant son exécution.
Et elle marcha courageusement au supplice, voulant montrer dit-elle, « qu’une femme sait mourir aussi bien qu’un homme ». sa démonstration fut facilitée par l’attitude pitoyable de son acolyte. Posément, sans témoigner de la moindre émotion, elle se maquilla et se fit soigneusement les oncles. Puis d’un pas assuré, elle alla s’asseoir sur la chaise électrique. Elle rendit l’âme à 7 h 5, suivant le certificat de décès, ou sa profession était indiquée, serveuse de restaurant.
L’homme, Glenn Dague, 34 ans, le visage contacté par une effroyable terreur, fit bien triste figure. On dut le porter, à moitié évanoui, sur la chaise électrique, dans lequel il s’effondra comme une loque. Il est déclaré mort à 7 h 14. Son certificat de décès indique qu’il était vendeur d’automobile.
Irène Schroeder avait su expier ses abominables crimes avec plus de courage que son complice. Le bourreau Robert Elliott a déclaré que, de tous les 387 condamnés qu'il a exécutés, elle était la détenue la plus calme et la plus intrépide qu'il ait jamais exécutée. « Je vais mourir, mon garçon, mais je n'ai pas peur. Sois un bon garçon et n'aie pas peur ».
Irene Schroeder a été enterrée dans une tombe anonyme à Bellaire, Ohio.
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