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L'histoire des armes à feu est une saga d'innovations, de transformations et d'adaptations constantes aux besoins militaires, policiers et civils. Des premières couleuvrines médiévales aux pistolets semi-automatiques modernes, l'évolution de ces instruments a été marquée par des avancées technologiques significatives et des figures emblématiques.

Les origines : L'artillerie médiévale et les premières armes portatives

Les premières armes à feu portatives apparaissent vers 1400 sous la forme de couleuvrines à main. Une couleuvrine à main n'est qu'un simple canon percé d'une lumière, avec un fût de bois en dessous pour le maintenir à bras. On le charge à l'avance et on boutte le feu en posant une mèche enflammée directement sur la lumière. Il n'y a pas d'organes de visée et l'arme étant lourde, elle est posée sur une fourche (qui peut être un pavois spécifique protégeant le tireur). Elle tire une bille ronde de plomb.

Rapidement, on passe à un "système" pour la mise à feu. Il y aura les platines à rouet (sorte de briquet à ressort mu par une détente - mécanique fragile et délicate) ainsi qu'à mèche et bassinet: un petit bassinet est placé au niveau de la lumière, contenant une petite quantité de poudre. La mèche enflammée attachée à un chien, elle retombe et "boutte le feu" suite à l'action sur la détente.

Ce système perdurera quelques siècles (jusqu'en 1700) puis laissera la place au silex, une révolution: enfin on peut tenir une arme à feu, sur soi, prête à l'usage! Ce que ne permettait pas la mèche, qui doit être enflammée au moyen d'un briquet à amadou avant le tir. (Les pistolets à mèche étaient de ce fait marginaux) La platine à silex ajoute un couvre-bassinet, ce sont les étincelles provoquées par la chute du silex sur la partie cémentée du couvre-bassinet qui produisent les étincelles de mise à feu.

Le XIXe siècle : Percussion, révolution industrielle et avancées majeures

Un siècle plus tard encore (1820), on découvre le fulminate de mercure et ses propriétés: désormais, la simple percussion d'une capsule mets le feu à la poudre à travers la cheminée, sans l'aide d'un bassinet.

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On entre alors dans l'ère de la révolution industrielle, et certains s'intéressent de près aux mécanismes des armes, notamment un certain Colt, qui inventera le système du barillet et du revolver! (1840) Toujours à percussion (c'est à dire, avec chargement du barillet avec de la poudre en vrac, et une bille de plomb dans chaque chambre préalablement au tir), cette arme présente l'incroyable avantage de pouvoir tirer 6 coups à la suite sans avoir à recharger ou porter autant d'armes que l'on espère tirer de coups, comme les gravures de pirates ^^.

Avant les revolvers de Samuel Colt, il y a eu des pistolets à percussion à canons multiples (comme les fusils de chasse juxtaposés) ou encore les poivrières qui ont existé un bon moment en cohabitation avec les premiers revolvers à percussion (plus fiables au début, chaque canon et son chargement de poudre+bourre+balle, étant indépendant de tous les autres).

La première cartouche métallique pour revolver, qui permet un rechargement rapide et simplifié d'une arme, naît vers 1870. Les winchesters à répétitions suivent de près (ainsi que la Gatling). Puis la poudre sans fumée (Paul Vieille) fait son apparition pour la première fois dans une arme civile en 1894.

Les pistolets à répétition Borchard suivront (la poudre sans fumée autorisant toutes les audaces, de plus petits calibres, et des mécaniques plus fines, grâce à son encrassement réduit - mais aussi des progrès de la métallurgie) ainsi que le Mauser C96 et Luger P08, premiers pistolets automatiques à connaître un réel succès.

Le XXe siècle : L'essor du pistolet semi-automatique

Quand on évoque l’évolution des armes de poing au XXᵉ siècle, le pistolet semi automatique s’impose comme un tournant majeur.

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Les armées européennes - puis de nombreux services de police - l’adoptent massivement, faisant du pistolet 9mm semi automatique un standard mondial.

Au fil du XXᵉ siècle, plusieurs armées basculent progressivement du revolver vers le pistolet semi automatique. Les États-Unis adoptent le M1911 en 1911, un choix qui restera emblématique pendant plus de 70 ans. Dans les années 1970-1980, de nombreuses polices européennes suivent la même évolution, privilégiant des modèles comme le SIG P226, le Beretta 92 ou encore le Glock 17.

À partir des années 1980, un changement majeur s’opère : l’arrivée des carcasses en polymère. Plus légères, plus résistantes à la corrosion et moins coûteuses à produire, elles modifient profondément le marché. Glock ouvre la voie, bientôt suivi par SIG Sauer, Smith & Wesson, CZ et bien d’autres.

Le XXIe siècle : Innovations et tendances actuelles

Aujourd'hui, 100 ans plus tard, pas d'évolution technologique à l'horizon concernant les armes à feu de poing... Le plastique a remplacé le bois, seule évolution notable.

Effectivement, si on regarde les armes de poing de ces 100 dernières années, on y trouve des choses originales, mais surtout beaucoup de points communs :

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  • La cartouche métallique en particulier n'a absolument pas évolué dans son principe, et aucun substitut ou remplacement n'a encore été trouvé et mis en oeuvre à une échelle autres qu'expérimentale.
  • Des mécanismes fiables ont été inventés il y a plus de 100 ans, et sont encore en usage aujourd'hui, avec des variations, mais aussi des améliorations au niveau de la platine (qui devienne SA/DA) et des sécurités.
  • Les organes et accessoires de visée sont plus intéressants: on y trouve aujourd'hui toute sorte "d'accessoires", lasers, lampes, lunette, point-rouge, visée holoscopique... Malgré cela, la quasi-totalité des armes de poing possèdent toujours une hausse et un guidon.

Collection d'armes à feu

Les armes à feu de collection peuvent être des « antiquités », des armes historiques ou des pièces présentant une innovation technologique. Les personnes collectionnant les armes à feu ont en conséquence des motivations très différentes.

Comme l’autorise le Protocole de Vienne, les armes fabriquées jusqu’au 31 décembre 1899, peuvent ne pas être considérées comme des armes, mais comme des objets d’antiquité.

Les armes à air comprimé

Avant nos carabines à plombs actuelles, qu’elles soient Break Barrel, à Co2 ou PCP des artisans et armuriers de génies avaient conçu ce qu’ont nomme les “fusils à vent”.

Les premières armes à air comprimé mécaniques sont apparues en Europe centrale à la fin du XVe siècle. Ces dernières, fonctionnaient par le biais d’un système de soufflet. L’histoire a retenu plusieurs précurseurs. On trouve des inventeurs et des artisans tels que l’armurier français Marin Bourgeois.

En 1655, des agents du Parlement anglais font une curieuse découverte. Un complot est démasqué et un fusil à air comprimé originaire des Pays-Bas est saisi. Il aurait dû servir à tuer le Lord Protecteur Oliver Cromwell.

« Après le dîner, le prince conduisit tous les convives à la table où se trouvaient les cartes, pour le voir tirer avec un fusil à air comprimé sur la cible placée au bout de la pièce. Il le fit très habilement et voulut que toutes les dames s’y essayent. Pistolets à air comprimé Cantarini en coffret.

Adoption par les Forces Armées
Année Modèle Événement
1911 M1911 Adoption par l’armée américaine.
1935 Browning Hi-Power Entre en service dans plusieurs armées.
1951 Beretta 92 Mise en service internationale.
1982 Glock 17 Première adoption massive d'un pistolet polymère par des forces de police européennes.
1996 SIG Sauer P226 Se généralise dans de nombreuses unités militaires et forces spéciales.

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