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L'archerie existe depuis des millénaires et chaque période de l'histoire a son arc. L'arc était surtout un outil de chasse pour les Gaulois et les Celtes. Au cours du Moyen-Age il y a eu divers types d'arcs aussi bien par leurs moyens de fabrication que par leurs origines géographiques. Le Moyen-Age a pour particularité d'être la dernière période pendant laquelle l'arc est encore utilisé comme arme militaire.

L'arc en if et le "Longbow"

L'arc en if présente cette particularité paradoxale d'être un arc simple, façonné dans un matériau d'une seule pièce, et de se comporter comme un arc composite. En effet, l'if est mis en forme de telle sorte qu'il comprend une partie d'aubier (au dos) et une partie de coeur (cafe interne). L'aubier travaille en extention et le coeur en compression. Le "Longbow" a été produit en dizaines de milliers d'exemplaires, mais aucun n'est parvenu en bon état jusqu'à nous.

En 1841, la découverte de l'épave de la « Mary-Rose », navire coulé en 1545 à l'embouchure de la Tamise, permit de mettre au jour des ébauches d'arcs en if. Conservées au musée de la Tour de Londres. Ces morceaux d'if brut mesurent 192 cm de longueur et 11 cm de circonférence. On ne peut reconstituer les véritables origines du "longbow", mais on possède de bonnes preuves qu'il était utilisé au sud du Pays de Galles dans la deuxième moitié du XIIè siècle.

Le chroniqueur gallois Giraldus Cambrensis cite à plusieurs reprises Gwent et Moganwg comme étant d'excellents archers. Au siège d'Abergavenny (1182), leurs flèches traversèrent une lourde porte en chêne de 10 cm d'épaisseur. Les traits y furent laissés, comme objets de curiosité, et Giraldus lui-même les vit six ans plus tard, en 1188, alors qu'il visitait le château, et constata que leurs pointes de fer dépassaient le de la face intérieure de la porte. Le "longbow" était également dans les mains des archers gallois qui accompagnèrent les Normands dans la conquête de l'Irlande, en 1171. Cette combinaison de cavaliers et de fantassins armés de l'arc se révéla irrésistible.

L'arc composite d'Asie

L'Asie fut sans aucun doute le berceau de l'arc composite. Mais nous ne pouvons reconstituer ses origines que sur des déductions et des suppositions. Le premier texte mentionnant l'arc date de 500 avant J.C. Il s'agit de L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Il faut attendre 1637 et la parution du Tien kung k'ai wu (Traité de technologie), de Sung Ying H'sing, pour avoir enfin une description détaillée de l'arc chinois.

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La technique de tir, originaire d'asie et commune à tout utilisateur d'arc composite court, implique la pratique de la compréhension mongole. Celle-ci consiste à tendre la corde avec le pouce, vérouillé par l'index, parfois aidé du majeur et de l'annulaire. Pour protèger le pouce des effets de la friction de la corde, les chinois utilisaient des anneaux, cylindriques ou comportant un méplat, et façonnés en divers matières (corne, bronze, ivoire, jade, etc.).

A l'abri des regards indiscrets, sur des terrains de manœuvres inaccessibles aux étrangers, les abords du désert de Gobi, les Mongols développèrent une armée et une école de guerre particulièrement avancées pour l'époque. Avec un sens aigu du soutien logistique, ils démontrèrent que la cavalerie pouvait se libérer du rattachement à une base permanente. Capables de survivre en pays hostile qu'ils appelaient "terrain sérieux", ils inventèrent les rations militaires à base de viande séchée et de lait caillé séché. Les Mongols étaient entraînés à se contenter de peu en campagne.

Si l'arme tactique des Mongols était, comme celle des Huns, le puissant arc composite, leur équipement était plus élaboré. La dotation de deux arcs par homme s'explique aisément. L'arc mongol n'était pas une arme primitive pouvant être réparée en campagne. Le simple fait de bander ce type de composite fortement réflexe est une opération délicate, nécessitant l'utilisation d'accessoires encombrants, et généralement la participation de deux hommes.

Lorsque les Mongols partaient pour de longues campagnes, les chevaux de remonte portaient, entre autres, des arcs de rechange et un complément de provision de flêches. Confectionné avec soin, l'arc composite mongol présentait un haut degré de finition. La puissance de cette arme allait de 70 à 160 livres. Produit artisanal, l'arc n'était pas standardisé, ce qui eût été ni possible, ni souhaitable. Les arcs les plus puissants pouvaient tuer à 400 m et percer l'armure européenne à 200 m.

Une flêche lancée ne pouvait être récupérée que dans des conditions de combat particulièrement favorables. La provision portée par le cavalier était de 60 flêches. Pour une expédition lointaine, ce nombre était au moins doublé, la réserve étant portée par les montures de rechange.

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L'archerie dans les batailles historiques

Dans l'histoire, l'arc a fait pencher la balance en faveur de certains camps lors de grandes batailles, en voici quelques-unes :

La bataille d'Hastings (1066)

Le 14 octobre, les deux armées se rencontrent à 10 km au nord-ouest d'Hastings. L'armée de Guillaume était composée de 2000 cavaliers normands et de 3000 fantassins, dont des archers normands, bretons, français et flamands. Les Anglo-saxons avaient pris position sur une colline flanquée de marécages, où la cavalerie normande ne pouvait évoluer. Les conditions de tir étaient défavorables : les Normands, au pied de la colline, devaient corriger leur visée en fonction de la différence de niveau.

Par ailleurs, l'infanterie d'Harold comprenant peu d'archers, les Normands ne pouvaient réutiliser les munitions envoyées par l'ennemi, pratique courante dans toutes les guerres médiévales. Cette furieuse mêlée dura toute la matinée et, vers 11 h 30, les archers de Guillaume, faute de flêches, se trouvèrent au « chômage technique ». Les Bretons de l'aile gauche décrochèrent, poursuivis par l'aile droite d'Harold, désobéissant aux ordres formels de ce dernier. La rumeur de la mort de Guillaume courut dans les rangs des Normands, dont le moral était au plus bas. Guillaume enfourcha un autre cheval, ôta son casque afin d'être reconnu de ses troupes, et réorganisa son armée.

Enfin, vers 15 h 30, un convoi de ravitaillement apporta aux archers normands une provision de flêches. C'est alors que Guillaume eut une idée de génie. A 16 h, les Anglo-saxons, ayant placé leurs boucliers au-dessus d'eux pour se protéger des traits meurtriers, présentaient un flanc vulnérable à l'assaut des Normands. Un point, toutefois, reste obscur ; Le grand arc normand était-il déjà le fameux "Longbow" ?

La bataille de Sluys (1340)

Au petit matin du 22 juin, la flotte anglaise quitta Harwich et rencontra la flotte française au mouillage, à l'entrée du port de Sluys. Les forces anglaises se montaient à 147 bateaux répartis en trois escadres, sous les ordres de sir Robert Morley, du comte de Huntingdon et du comte d'Arundel. Les Français étaient handicapés par le partage du commandement entre deux amiraux, Hue Quiéret et Pierre Béhuchet, transfuges de l'armée de terre, et un coureur de mer professionnel génois, nommé Barbavera (ou Barbanero selon d'autres chroniques). II semble que ni Quiéret ni Béhuchet ne possédaient la moindre notion de tactique navale.

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Seul, Barbavera quitta le port avec 24 galères pour tenter une attaque. Le commandement anglais semblait hésiter, ce qui réjouit les Français. La bataille commença par l'entrée de l'escadre de Morley dans le port. Un des premiers bateaux capturés par les Anglais fut le Christopher, pris par les Français peu de temps auparavant. Pluies de flèches et abordages alternés eurent raison des vaisseaux français les uns après les autres. Les chiffres des pertes subies dans cet engagement varient selon les chroniques. Entrant dans le salon du roi, il s'écria: "Les Anglais sont peureux !

La bataille d'Azincourt (1415)

Le 24 octobre, Henri V et une armée de 10 000 hommes traversèrent la Ternoise. Les hommes de l'avant-garde, ayant gravi l'autre côté de la vallée, se trouvèrent en vue d'Azincourt. Ils apèrçurent l'armée française, environs 25 000 hommes, occupant le plateau entre Azincourt et Tramecourt, où passe la route de Calais. Henry ne disposait plus que de 6 000 hommes (5 000 archers et 1000 hommes d'armes). Il avait laissé une garnison à Harfleur et la dysentrie éclaircissait encore ses rangs.

Prenant position devant le village de Maisoncelles, le roi fit mettre ses gens en ordre de bataille, sous la fine pluie d'octobre. Les Anglais allèrent bivouaquer tant bien que mal à Maisoncelles. Henry ne dormit pas beaucoup. A trois heures, la lune se leva et la pluie cessa. Toute l'armée anglaise fut sur pied. Après avoir entendu la messe, Henry, en tenue de combat mais tête-nue, parcourut le front de ses troupes, sur un palefroi gris. Il encourageait ses hommes qui répondaient par des vivats. Ces hommes savaient parfaitement que, ne pouvant être rachetés par rançon, ils seraient impitoyablement massacrés en cas de défaite.

David Gam, capitaine gallois, partit en reconnaissance. Les lignes anglaises présentaient la formation devenue habituelle : les hommes d'armes, à pied, au centre, flanqués par les archers. Le roi commandait le centre, Edouard, duc d'York, l'aile droite, et lord Camoys l'aile gauche. Chaque archer avait un pieu, ou «peuchon», de 1,50 m à 1,80 m de longueur, aiguisé aux deux extrémités, qu'il plaçait devant lui, fiché en terre et tourné du côté de l'assaillant, pour se garantir de l'approche de la cavalerie.

Les Français, disposés sur trois lignes, étaient à pied, sauf une partie de la troisième ligne et deux corps de 600 cavaliers qui flanquaient la première ligne. Pris comme dans un étau entre le bois de Tramecourt et le bois d'Azincourt, les Français étaient si serrés qu'ils pouvaient à peine manier leur arme. 900 mètres à peine séparaient les deux armées, qui s'observèrent pendant quatre heures. Henry réalisa que sa seule chance était d'obliger le gros de l'armée de Charles à attaquer.

A 11 heures, il donna l'ordre d'avancer jusqu'à portée d'arc maximale. Le cri : "Advance, banners !", parcourut la ligne anglaise. Sir Thomas Epingham, commandant en chef des archers, répéta l'ordre. Les pieux furent arrachés du sol bourbeux, et la troupe se mit en marche, assez lentement pour ne pas essouffler les hommes en armures. A l'ordre d'arrêt, les pieux furent à nouveau disposés et plantés.

Les premières volées furent accompagnées de cris de guerre poussés par les archers, en partie pour se donner du courage, en partie pour dissiper l'engourdissement de l'attente. Les Français ne purent riposter à l'avalanche meurtrière. Les corps de cavalerie, placés aux ailes, avancèrent enfin, aussi vite que le permettaient les muscles des chevaux raidis par le froid et l'immobilité. Ordre fut donc donné à tous ceux qui détenaient des prisonniers de les occire. Les Anglais hésitaient, non par sentiment humanitaire, mais parce qu'ils voyaient s'évanouir de belles rançons.

Une nouvelle vague d'hommes d'armes atteignit les lignes anglaises. Henry mit pied à terre, dégaina son épée et entra dans la mêlée. Il repoussa le duc d'Alençon qui venait de frapper le duc de Gloucester avec une hache. Les pertes françaises, estimées à 10 000 hommes, comprenaient la fine fleur de la noblesse : le Connétable de France, le commandant en chef Charles d'Albret, le duc d'Alençon, le duc de Brabant, le duc de Bar, de nombreux comtes et chevaliers. Parmi les prisonniers, (il y en eut tout de même !), se trouvaient le duc d'Orléans, le duc de Bourbon, le comte Arthur de Richemont, le maréchal Boucicaut... Des hérauts d'armes français vinrent parlementer pour enterrer les morts.

Techniques d'utilisation d'arc au Moyen-Age

Il existe plusieurs techniques d'utilisation d'arc, souvent en fonction de l'origine du tireur (gallois, danois, turc, chinois, etc...), de son arc (longbow, sino-mongole, turquois,etc...) et de la fonction du tireur (Chasseur, archer militaire au sol, cavalier archer, etc...). Au Moyen-Age, les archers occidentaux utilisaient deux méthodes de préhension assez similaires. Ces méthodes ont la particularité de tenir la flêche sur la corde et non la corde elle-même. Elles sont appelées "méthode de préhension primaire (A)" et "secondaire (B)".

La méthode secondaire était surtout utilisée par les archers à cheval car elle permettait de connaître l'angle que formait la corde avec la flêche et ainsi savoir si la traction est suffisante. En effet, à cheval l'archer tirait souvent au jugé ou sans visée directe. La "méthode tertiaire (C)" est une légère variante de la méthode secondaire utilisée par les archers usant d'arcs orientaux. Cette méthode était surtout utilisée par les Russes et les Hongrois qui s'étaient équipés d'une variante de l'arc mongol appelée: "arc turquois". Elle descendait directement de la méthode sino-mongole.

La "méthode méditéranéenne (D)" etait utilisée au Moyen-Orient. Cette méthode impliqua une révolution technique sur la flêche: l'encoche fixe, qui permet de tenir la flêche sur la corde sans la maintenir. Elle est encore d'actualité au sein des archeries. La "méthode mongole (E)" consiste à tendre la corde avec le pouce, vérouillé par l'index, parfois aidé du majeur et de l'annulaire.

Utilisé pour la chasse et la guerre, l’arc est présent sur tous les continents : sa fabrication et son usage varient selon les ressources naturelles et les cultures locales. En Afrique par exemple, les arcs « simples » fabriqués avec un seul morceau de bois sont peu puissants mais peuvent néanmoins être redoutables si les flèches sont empoisonnées. En Mongolie, en revanche, les cavaliers utilisent des arcs « composites » d’une force extrême, faits de bois, de tendon et de corne.

L'archerie à travers le temps

Le Musée de l’Archerie et du Valois, situé à Crépy-en-Valois dans l’Oise, est un joyau culturel unique en son genre, dédié à l’histoire de l’archerie et à l’art religieux de la région du Valois. Le Musée de l’Archerie et du Valois, installé dans l’ancien château, abrite une remarquable collection d’artefacts retraçant l’histoire de l’archerie à travers les âges et les cultures. On y découvre une variété d’arcs, depuis les simples arcs en bois de l’ère préhistorique jusqu’aux arcs composés sophistiqués du Moyen Âge et de la Renaissance.

Une section importante du musée est consacrée aux armures et aux costumes, mettant en lumière le rôle crucial des archers dans les conflits historiques. Les armures exposées démontrent l’ingéniosité des artisans de l’époque pour protéger les archers tout en leur permettant de conserver une grande mobilité. En plus de ses collections permanentes et de ses expositions temporaires, le Musée de l’Archerie et du Valois propose une variété d’activités et d’ateliers éducatifs allant des démonstrations de tir à l’arc aux ateliers de fabrication d’arcs et de flèches.

Explorez l’histoire du château des Seigneurs de Crépy avec un guide passionné, découvrant des collections uniques, comme celle de l’archerie, retraçant l’évolution du tir à l’arc à travers les siècles et les cultures.

La Maison des Archers de Watten vous propose une exposition dédiée au tir à l’arc sur perche verticale, activité typique des Flandres et de l’Artois. Sur 3 niveaux, ce sport traditionnel et ancestral pratiqué en Flandre française et belge vous est présenté, avec de nombreux documents et objets mis en valeur dans cet espace muséographique construit dans le prolongement du bureau d’information touristique de Watten.

La Maison des Archers vous accueille dans un espace unique au Nord de la France! Arcs anciens, carquois, drapeaux, dont certains ont plus de deux cents ans, annonces de tir, faïences remises lors des concours, photos anciennes, de nombreux objets collectés et mis à disposition par l’U.A.A.N.F. Le parcours de l’exposition chemine sur trois niveaux, des origines du tir à l’arc, de la préhistoire au Moyen-Âge, jusqu’à nos jours. Durée de la visite: 30 à 45 minutes. Photos autorisées. La Maison des Archers de Watten est entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite.

La Maison des Archers de Watten met à votre disposition une documentation importante sur le tir à l’arc à la perche verticale, sur le patrimoine wattenais et sa région, ainsi que des photos et cartes postales anciennes. Le tir à l’arc est un pratique très ancienne qui était utilisée pour chasser et combattre à la préhistoire. Les plus vieux arcs retrouvés en Europe datent de 10000 ans av. J.-C. On trouve des représentations à l’antiquité en Egypte, en Grèce et dans l’empire romain: Hercule, Ulysse, Apollon dieu-archer, sa sœur Diane, sans oublier Cupidon. Au Moyen Âge, c’était la forme la plus ancienne d’artillerie jusqu’à l’apparition de la poudre et de l’arquebuse. L’arc devient obsolète et renaît en tant que divertissement, sport de chasse et de tir.

Les premières compétitions apparaissent au 15e siècle, et les archers s’organisent dans des compagnies autour d’un règlement ou d’une charte. Les concours se faisaient lors des fêtes, des kermesses, ou des dédicaces religieuses (qui ont donné le mot ducasse). Les réjouissances dépassaient souvent la cérémonie pieuse. Inventé en Grèce antique sous le patronage d’Apollon, le tir à l’arc à la verticale se perpétue au Moyen Âge comme entraînement au pied des châteaux, des douves, sur une cible appelée oiseau, sur les ailes des moulins et les mâts des bateaux.

Dès le 16e siècle on récompense les tireurs avec des objets en argent, ce qui explique les prix distribués encore de nos jours. Le gagnant se faisait appelé «roy», et son nom était gravé sur une plaque qui constituait un collier que l’on se passait entre vainqueurs chaque année. Celui qui abattait trois fois de suite l’oiseau sur sa cible obtenait le commandement à vie d’une compagnie d’archers et un titre de noblesse héréditaire. A la Révolution les compagnies d’archers sont dissoutes, symboliques de l’ancien régime, et tombent sous la loi Le Chapelier de 1791 qui interdit les regroupements. Leurs biens sont saisis comme biens nationaux.

Dès Napoléon, elles renaissent en tant que sociétés de sport et de jeu. Les industriels encouragent cette activité physique. Au début du 20e siècle, le tir à l’arc devient un sport plus bourgeois, pratiqué par les commerçants par exemple. Les oiseaux sont constitués d’un bouchon et de plumes. Les 5 étages où sont accrochées les cibles sont : de bas en haut, les petits oiseaux, les inférieurs, les intermédiaires, les supérieurs, et l’honneur ou oiseau principal (ou top, coq, papegai, que l’on met seul pour les tirs du roi). Le tir à l’arc nécessite un entraînement régulier, de l’expérience et de la précision.

Les arcs possèdent une force de tension qui varie de 16 à 20 kilos pour les femmes, et 21 à 24 kilos pour les hommes. D’abord longtemps en bois (objets de collection), puis en aluminium, en fibre de verre et enfin en carbone. Les cordes sont en métal. Il y a 3 types d’arcs : les arcs longs ou «longbow» d’origine anglaise à une seule courbure de branche, les arcs à poulies ou «compound» utilisé en Belgique, et l’arc classique ou «recuvre» à branche recourbée. Les flèches mesurent 80 centimètres. Il y a les flèches en bois, et les flèches en fibre de verre, cylindriques avec embout en nylon et bec en plastique.

Saint Sébastien est originaire du 3e siècle et de la ville de Milan. Arrêté et exécuté par des archers, il est couvert de flèches et laissé pour mort, mais les archers auraient éviter de toucher le cœur par respect pour leur chef. Il se rétabli, retourne voir l’empereur, furieux, qui le fait battre de coups de fouets jusqu’à sa mort. Son corps est jeté dans les égouts de Rome, puis il est enterré auprès des apôtres Pierre et Paul. Il devient un saint-patron protecteur contre la peste grâce à deux miracles au 7e siècle. Le géant reprend en partie l’uniforme des archers. Au 18e siècle l’uniforme est constitué d’un habit de drap, brodé d’un galon d’or pour les officiers.

Le calendrier de tir est organisé par la fédération. On compte 84 sociétés pour 3799 archers, divisées en 3 secteurs : Artois, Flandre Maritime, et Flandre Terrienne. Le tir à l’arc vertical se pratique aussi en Belgique et au Pays-Bas. La saison est rythmée par les championnats nationaux et chaque archer peut participer aux tirs des autres sociétés, et ainsi tirer tous les week-ends.

La Maison des Archers de Watten a pour objectif de valoriser la pratique du tir à l’arc sur perche verticale, sport traditionnel des Flandres et de l’Artois. La Maison des Archers permet de faire connaître le tir à l’arc sur perche verticale, au public local et eurorégional, grâce à une surface d’exposition d’environ 169m² dans un bâtiment attenant à l’Office de Tourisme. A l’intérieur, l’exposition a pour mission de mettre en valeur les pièces et les collections fournies par les archers, et de raconter l’histoire de ce sport traditionnel et sa pratique actuelle.

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