Waylander est un personnage attachant malgré ses défauts et j'ai pris un grand plaisir à le suivre dans sa quête sur fond de guerre. Waylander est, aux côtés de Légende, l'un des romans les plus connus et les plus lus de David Gemmell.
Drenaï, ton univers impitoyable. Dans un pays en proie aux envahisseurs, le plus célèbre des assassins essaye d'échapper à ses ennemis, nombreux et dans les 2 camps. Mais son destin va basculer lorsqu'il va sauver un prêtre bien étrange, geste tout à fait contre nature. Il va alors se trouver dans une quête qui le dépasse et qui pourrait faire basculer le résultat d'une guerre dont l'issue semblait pourtant décidée.
Aie, catastrophe, le Roi de Drenaï a été assassiné ! Les Vagrians, une bande d'envahisseurs, déferlent sur le pays telles des tiques sur le dos d'un chien, avec, pour ordre de pilier et envahir le pays, sans oublier de tuer hommes, femmes et enfants au passage, dans l'ordre ou le désordre, mais d'épargner quelques femmes, s'ils veulent se soulager... Et pendant que ça gerroie au loin, Waylander croise la route de Dardalion et lui sauve même la vie. Un assassin qui sauve une vie ? Peut pas être tout à fait mauvais, le bougre ! Déjà qu'il n'occis jamais des femmes et des enfants.
Waylander est un assassin qui n'attend rien de la vie, n'a pas peur de la mort mais n'a confiance en personne. Les héros torturés, victime d'un drame qui a changer leurs vies pullulent dans les livres de Gemmell, Waylander n'y échappe pas. Assassin extrêmement doué, rongé par la perte de sa famille et par les remords pour ses actes, part en quête de rédemption.
Pour sauver le royaume, il faudrait retrouver la mythique Armure de Bronze... Cette protection magique est cachée dans une grotte en territoire Nadir. Pas trop complexe. Quoi ? Elle est remplie de loups-garous ? Au fait, vous savez qui a assassiné le roi Drenaï ? Non ? J'vous l'donne en mille : Waylander ! Oui, nous sommes bien dans du Gemmel !
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Les personnages secondaires comme Dardalion. Quel plaisir de suivre Waylander, héros atypique puisqu'assassin à ses heures perdues, mais surtout la galerie de personnages secondaires est une vraie réussite (mention à Karnak).
Dardalion, le prête de la Source, est plus travaillé. Lui aussi il a évolué, comme Waylander, mais dans le sens inverse. Si le loup s'est fait agneau, l'agneau a fait pousser ses crocs. C'est ça que j'aime !
Au début du roman, il rencontre Darnalion, un prêtre de la Source, qui est agonisant. Waylander, à sa grande surprise, va soigner cet homme, et un lien va se nouer entre eux deux. La bienveillance du prêtre va se reverser dans l'âme de l'assassin, tandis qu'une part sombre de ce dernier touchera Darnalion. Les deux hommes vont faire route ensemble en direction de la citadelle de Masin. Ils vont rencontrer une femme, Denyal, et ses trois enfants. Denyal, elle, est une femme d'une vingtaine d'année, qui est prête à tout pour apprendre à se battre et défendre les enfants. Elle va très vite tomber amoureuse, et c'est la seule femme présente dans l'histoire. Et quant à Darnalion, c'est un prêtre très interessant, droit, bon juge, et surtout, c'est grace à lui que sont nés les 30. J'étais super contente de connaitre l'origine de cette communauté que j'avais découvert dans Légende.
John McClane, dans ses films, se promenait avec deux flingues en main, mais Waylander fait mieux que lui : une arbalète à deux arcs ! Plus complexe pour dézinguer et pas de chargeur ou de viseur infrarouge. Waylander, c'est mises à mort, trahisons, magouille et compagnie... de plus, il fait son job correctement : il est plus silencieux qu'une ombre, il ne parle pas beaucoup et est implacable. Sans compter ce que j'apprécie aussi par-dessus tout : les passages où Waylander flingue des gens plus vite que son ombre, dégainant son arbalète, lançant ses dagues...
Je pourrais reprocher à Waylander d'avoir un côté très déjà vu avec Légende, par moment j'ai même eu l'impression de relire des passages de Légende. Pourtant, j'ai passé un bon moment tellement la plume de l'auteur a le don de nous captiver et de nous emmener dans les aventures de ses héros. Mais l'auteur n'oublie pas ses lecteurs les plus exigeants en offrant plusieurs dimensions à son récit, principalement grâce aux réflexions des différents personnages et surtout du prête guerrier. En effet, le prêtre amène le lecteur à s'interroger sur la place de héros de Waylander : il n'est au final qu'un pion, par une succession de choix et d'événements, parfois anodins.
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Constitué à 90% de scènes d'actions qui s'enchaînent sans aucun temps mort, on peut adorer comme être rapidement saoulé. Pour le reste la magie gemmellienne fait quand même son oeuvre : embuscades, escarmouches, poursuites et cavales, infiltrations et assassinats, batailles et sièges désespérés avec ici et là des pépites d'humanité qui tirent la larme à l'oeil.
Chez Gemmel, l'héroïsme est magnifié, par contre, les scènes de combats sont un peu pâlottes alors que nous sommes en pleine guerre. A croire que les guerriers furent passé dans un programme informatique qui a généré une armé de clones. Pire, Gemmell ne décrit pas son décor, du coup on doit faire le travail sois-même. Dommage. Le seul bémol dans l'histoire fut sa relation avec Danyal. Trop guimauve, on aurait pu s'en passer largement ou alors, il aurait fallu changer un peu le personnage de cette femme, la creuser un peu plus, la rendre moins "roquet agressif".
Pour commencer il faut savoir que si vous commencez le cycle Drenaï par ordre chronologique c'est celui ci le premier. Par hasard je suis entré dans l'univers « Gemmellien » par ce livre, et même si ce n'est pas son meilleur roman, c'est pour moi l'introduction idéal pour entrer dans le monde de Drenaï. On débute doucement pour finir en apothéose 6 livres plus tard dans « Légende ».
Waylander raconte l'histoire d'un assassin, plusieurs siècles avant les aventures de Druss. Ce roman, le troisième publié dans le Cycle de Drenaï, se déroule chronologiquement avant les deux précédents (Légende et le Roi sur le Seuil). L'intrigue se déroule ici avant Légende, pourtant il est fortement conseillé de lire ce chef d'oeuvre avant de commencer ici la lecture de ce cycle. Nous sommes pourtant une centaine d'année avant les aventures de Druss et Dos Delnoch n'existe pas encore, mais quand même c'est un conseil ! Vous ne le regrettez pas, d'autant qu'il n'y a ici aucune révélation intempestive.
Un Gemmell, c'est un peu comme rechaussé de vieilles pantoufles après une dure journée de travail. Bref, on avance en terrain connu. Et pourtant, on se laisse tout de même emporter par le récit mené de main de maître par l'auteur habitué des succès en héroic fantasy et qui en connait parfaitement les ficelles.
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La meilleur description de ce livre, c'est tout simplement de dire que c'est l'archétype du film hollywoodien. Bref, le genre d'histoire sympa à lire mais malheureusement sans la moindre once d'originalité.
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