L'arbalète Omer Cayman est un fusil de chasse sous-marine qui se distingue par ses caractéristiques innovantes et sa conception axée sur la performance. Cet article explore en détail les différents modèles de la gamme Cayman, leurs spécifications techniques, et un retour d'expérience utilisateur complet.
La gamme Omer Cayman se décline en plusieurs modèles, chacun offrant des spécificités adaptées aux différents besoins des chasseurs sous-marins.
Le fût de ce fusil est en alliage d'aluminium en forme d'os de seiche.
La tête est conçue pour pouvoir ajouter un ou deux sandows circulaires supplémentaires, dans ce dernier cas le diamètre maximum sera de 16 mm. La tête est également équipée de deux stabilisateurs pour réduire le recul.
Contient le mécanisme Cayman, entièrement en acier inoxydable, qui assure une grande sensibilité de tir, même soumis à des charges extrêmes. Type "América" avec 3 ergots soudés au laser et conçus spécifiquement pour être utilisés avec des jeux d'obus en Dyneema.
Lire aussi: Arbalète Omer Cayman Cave : Analyse détaillée et évaluation
La flèche est équipée d'un innovant "stabilisateur" : un empennage à double fonction. Stabiliser la flèche au cours de sa trajectoire, ce qui améliore la précision et la puissance et agir comme anneau coulissant, en éliminant complètement la possibilité de former des noeuds, ce qui est assez courant sur les arbalètes de ce type.
Cette nouvelle arbalète utilise un tube en carbone avec un guide flèche intégral, une crosse Cayman (décrite précédemment). Ce modèle est en outre fourni avec une nouvelle tête ouverte offrant la possibilité de monter un ou deux sandows circulaires. Il est livré avec un pontet au dessus de la flèche qui peut être enlevé selon l'utilisation.
Il est fourni avec un sandow circulaire Power 18, une flèche Inox mono ardillon de 6.5 mm, un moulinet Match 50 avec fil, une deuxième poignée ergonomique pour droitier ( une poignée pour gaucher est aussi disponible sur demande) et deux butée d'armement différentiels. Disponible dans les tailles 75 cm, 90 cm, 100 cm et 110 cm.
Cette nouvelle crosse présente des caractéristiques ergonomiques et mécaniques très innovantes. La main qui tient la crosse est positionnée plus haut par rapport au tube du fusil permettant de viser d'une manière plus rapide et précise, ce qui facilite aussi l'absorbtion du recul. L'accroche fil latéral en acier INOX peut être facilement utilisé même avec le moulinet en place. La sécurité latérale et le rail d'accrochage du moulinet sont aussi nouveaux. L'espace entre le tube et le moulinet a été réduit au maximum.
Le mécanisme de détente est le plus sensible de tous les modèles de fusils Omer et il offre parallèlement une résistance très importante aux efforts de traction des sandows les plus puissants. Il dispose de deux butées d'armement de série (interchangeables) et d'une poignée mixte. Il existe deux crosses ergonomiques soit pour droitier soit pour gaucher (en option 15Euros).
Lire aussi: Fonctionnement des pistolets arbalètes à poulies
Ce tube entièrement en carbone d'une épaisseur de 1.5 mm et d'un diamètre extérieur de 28 mm est réalisé avec un guide flèche intégral. Le guide flèche n'est pas assemblé sur le tube mais moulé directement avec le tube pendant le process de production. De ce fait le tube a une rigidité supérieure à celle de tous les autres tubes cylindriques en carbone.
À la prise en main, le fusil est léger, bien fini, le carbone brut mais lisse. On retrouve une crosse cayman toujours aussi agréable à prendre en main équipée d’un nouveau largue fil qui ne poserait pas de problèmes. Les roulements se trouvent non pas dans les poulies, mais dans la tête, ce qui permet d’avoir des poulies qui tournent à la même vitesse. Mais ceux ci ont des bagues en téflon et des billes en inox, quid de leur tenue dans le temps ?
Le chargement n’est pas facile, je ne le chargerais pas au maximum dessous. Mais le fusil est bien équilibré, il coule à l’horizontale, ça devrait être bon en mer. Toujours cette sensation de légèreté, il est agréable à manier. Dès le premier tir les sandows sautent de leur logement, la flèche tombe après 3m. Deuxième tir même scénario. Je change alors pour un full chargé dessous et 1er ergot sur le dessous. C’est pire, le stopper n’est pas assez haut, les 2 autres ergots viennent taper l’obus, flèche qui pique à peine sortie de la tête… Mais les sandows ne sont pas sortis de leur logement.
1ère étape de bricolage : j’enlève le premier obus (celui sur les sandows), raccourcis le « normal », je change les roulements pour mes propres roulements en céramique qui ne bougeront pas dans le temps et qui permettent une meilleure transmission et je monte un moulinet.
Les sandows viennent beaucoup plus facilement (grâce aux roulements et aux 3 chargements précédents), il ne faut pas oublier de respecter l’ordre de chargement (cran de pré chargement/premier ergot - dernier cran/premier ergot - dernier cran/2ème puis 3ème ergot). Le tir est bien meilleur, absence de recul, précis à 5m (dans l’équivalent d’une canette).
Lire aussi: Guide des arbalètes sous-marines pneumatiques
Les impressions se confirment, le fusil est agréable (maniable et équilibré). Seulement, le cran de chargement dessous n’a pas tenu… La colle n’a pas suffit et il a sauté ! Je bricolerais ça avec un bout de dyneema, bon système.
Je croiserai un denti de 3/4 kg pendant une coulée mais je ne le verrai plus... Descente sur un piton rocheux à 35m dont je fais le tour, gros banc de sars dont quelques jolis, petite indienne et j'en tire un, sur le fil à 4m de la pointe, c’est pas mal. Il se débat un peu et fait bouger à côté un petit mérou que je n'avais pas vu. Je récupère ma flèche, et me rend compte que le "mérou" est en fait un énorme chapon. Je fais 3m de plus pour le planter avec la flèche. Il est tellement gros qu'il est impossible de le rater... la flèche rippe contre la tête et il descend sur 40m dans les failles, je le suis, il est bloqué, je le transperce, le ressort mais l'ardillon n'était pas passé. Il s'enfuit au fond de la rague. J'ai un peu forcé pour une apnée de quasiment 3 minutes entre 35m et 40m... Mais je m'en veux beaucoup pour le chapon, il était énorme... Je tirerai un très gros sar dans un banc d'une dizaine d'individus. La flèche ira se planter dans la roche. 2éme apnée quelques minutes plus tard, elle est plus profonde que le le pensais et je n'arrive pas à aller dessus. Le sar est encore dessus, je tire sur la dyneema pour la dégager.
Je rentre dans l’eau et voit l’axe de l’ardillon en train de se barrer ! Remontée sur le bateau et bricolage fissa. Finalement, je rate un triggerfish (baliste), je tire un barra de plus de 10kg dans la tête à environ 4m, la flèche rebondit… Pour clôturer la série, je tirerai un genre de castagnole mexicaine qui ne se mange pas (ça fait quand même presque 5 bon kg !) que j’ai confondu avec un poisson de la famille des carangues.
| Modèle | Fût | Crosse | Tête | Tailles Disponibles (cm) |
|---|---|---|---|---|
| Cayman Carbon | Carbone avec guide flèche intégral | Cayman ergonomique | Ouverte pour 1 ou 2 sandows | 75, 90, 100, 110 |
| Cayman Cross | Non spécifié | Ergonomique, haute | Non spécifiée | Non spécifié |
En conclusion, une fois un peu bricoler, ça devient un fusil méditerranéen assez agréable, précis et suffisamment puissant pour les côtes françaises, même si cette absence de flasques sur les côtés se fait sentir.
tags: #arbalète #omer #cayman #avis #test