L'arbalète, arme de trait emblématique du Moyen Âge, fascine par sa puissance et son ingéniosité. Cet article explore les différentes facettes de l'arbalète médiévale, depuis ses dimensions et sa fabrication jusqu'à son histoire et son utilisation.
L'arbalète est une arme de jet qui transforme l'énergie en force d'impact de manière très efficace. Elle se compose d'un arc monté horizontalement sur une crosse, permettant de propulser des projectiles appelés carreaux. La corde, mise en tension, est libérée par un mécanisme de détente, propulsant ainsi le carreau vers sa cible.
Les arbalètes médiévales se déclinent en différentes tailles et puissances, adaptées à divers usages.
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Les matériaux utilisés pour la fabrication d'une arbalète médiévale sont variés et choisis pour leur résistance et leur durabilité :
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La fabrication d'une arbalète médiévale comprend plusieurs étapes clés :
L'arbalète a une longue histoire qui remonte à la Chine antique, avant Jésus-Christ. Elle a été utilisée d'abord pour la chasse, puis pour la guerre. Au Moyen Âge, l'arbalète est devenue une arme redoutable, capable de percer les armures à une distance considérable.
L'arbalète a joué un rôle important dans les conflits médiévaux. Sa puissance et sa précision en ont fait une arme prisée par les fantassins et les assiégeants. Cependant, l'arbalète était également critiquée par certains chevaliers qui préféraient l'honneur des combats corps à corps.
L'utilisation de l'arbalète a été controversée au Moyen Âge. En 1139, le pape Innocent II a interdit son utilisation contre les chrétiens, la considérant comme une arme inhumaine. Cependant, cette interdiction n'a pas été respectée par tous, et l'arbalète a continué à être utilisée dans les guerres et les conflits.
Aujourd'hui, l'arbalète est principalement utilisée pour la chasse, le tir sportif et les reconstitutions historiques.
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Dans les batailles du Moyen Âge, les armes à distance et les projectiles de tous types jouaient un rôle important. Ils étaient utilisés comme armes d’attaque contre des cibles individuelles sur le champ de bataille et pendant les sièges. Dans certains cas, ils étaient utilisés comme armes contre une zone donnée du champ de bataille.
À l’époque de sa fabrication, l’arbalète n’était dotée d’aucun mécanisme. Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc :
Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance mais alourdissaient l'arme.
Les arbalètes, et plus particulièrement les arbalètes à répétition, sont des pièces d’ingénierie fascinantes. Une arbalète à répétition se distingue par sa capacité à tirer plusieurs traits ou carreaux sans nécessiter un rechargement entre chaque tir. L’arbalète à répétition est une prouesse technique considérable pour son époque.
Le principe mécanique crucial repose sur un levier combiné à un système de poulies ou de ressorts. Ce levier permet de bander la corde et de charger simultanément un nouveau trait ou carreau dans la rainure.
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Au Moyen-Age, l’arbalète était utilisée aussi bien comme arme de chasse qu’arme pour la guerre. Détestée par la chevalerie, elle est considérée comme arme déloyale puisque, tuant à distance, elle ne permet pas à l’adversaire de se défendre. De ce fait, estimant que l’arbalète, qui ne nécessite pas une formation de haut niveau, permet à des soldats peu aguerris de tirer de loin un chevalier en armure qui a consacré son existence au métier de la guerre, le clergé considère que c’est une arme immorale en raison du peu de courage et de formation qu’elle requiert à celui qui la manipule. Les Français la voyaient comme l’arme des lâches et ne voulaient pas l’utiliser. En Europe chrétienne, l’arbalète est touchée d’anathème et en 1139 le IIe concile du Latran interdit son utilisation. Quelques années plus tard, en 1143, le pape Innocent II confirme cette interdiction et menace les arbalétriers, les fabricants d’arbalètes et ceux qui en faisaient le commerce d’anathème et d’excommunication. Par ailleurs, cette interdiction valable seulement pour les combats entre chrétiens, demeurera médiocrement observée par les princes d’Occident en dépit des efforts du pape Innocent III pour réaffirmer en 1205, les proscriptions du concile du Latran II.
L’efficacité de ces armes faisait de ceux qui les manipulaient des soldats d’élite, bien payés et très prisés, ce qui leur permettait l’acquisition d’équipements de qualité. Les informations de l’époque font état des arbalétriers telles les troupes les mieux payées des armées occidentales, voire parfois mieux équipées que certaines classes de chevaliers.
À partir du IXe siècle l’arbalète connut en Europe un rôle militaire important, bien que nous sachions qu’elle était déjà utilisée dès l’époque romaine. Au Moyen Âge, sa réputation grandit lors des batailles menées au Moyen-Orient durant les Croisades. Sa redoutable efficacité fit qu’on la surnomma très tôt « l’arme du diable ».
Pendant les guerres de la fin du Moyen Âge, la France fait généralement appel à des mercenaires arbalétriers étrangers, en particulier italiens et génois, dont le tir peut percer une armure jusqu’à une distance entre 90 et 100 mètres. En parallèle, les progrès de la sidérurgie augmentent la robustesse des armures, ainsi que la puissance de l’arbalète avec la conception de l’arc en acier au début du XIVème siècle, remplaçant progressivement les arcs en bois et les arcs en composites. Un mécanisme coûteux et complexe doté d’un temps de rechargement de plus en plus long de 2 - 3 minutes comme le treuil et le cric ont également été inventées pour tendre l’arbalète. Les Italiens se démarquent dans la conception d’arbalète spécifiquement efficace.
1La première démarche a été l’observation et l’analyse des marques des outils et les traces de pliages laissées sur les pointes de flèches anciennes, seuls témoins à notre disposition pour permettre de déceler les techniques de fabrication1. Jean Marche, forgeron de formation et féru d’histoire ancienne, a bien voulu entreprendre la réalisation des pointes les plus courantes, puis celles, plus complexes, demandant une mise en œuvre de techniques particulières. Excepté trois pointes de flèche qui ont été choisies pour montrer la diversité des types morphologiques, toutes les autres proviennent de l’est de la France (Alsace, Franche-Comté). Les pointes réalisées ont été copiées sur des pièces bien datées, trouvées en contexte archéologique (fig. 1, nos 1 à 8 ; fig. 2, nos 9 à 16).
2Pour la fabrication des pointes de flèches, les techniques de la forge offrent plus de possibilités que celles de la fonte des métaux (armatures en bronze ; Sainty, 1995). Dès le début de la période mérovingienne, les pointes en fer, forgées à la main, vont se multiplier et les formes se diversifier en fonction de leur utilisation (guerre, chasse) ou autres critères (tradition, mode…). L’étude des pointes de flèche donne des informations précieuses sur l’art et l’habileté des forgerons de ces périodes anciennes.
4Dans les grandes batailles rangées de la guerre de Cent Ans : Crécy, Azincourt, Poitiers…, les pointes à tête lourde en « poinçon » à trois ou quatre pans étaient fabriquées en grandes séries sans soin particulier ; ces pièces ne servaient souvent qu’une seule fois. Les tirs s’effectuaient par « volées » pratiquées en même temps par toute une ligne d’archers, de façon à ce qu’elles tombent sur l’ennemi sous la forme d’une véritable pluie de flèches. Combien y avait-il de flèches disponibles dans ces affrontements ? De tels calculs sont délicats, mais, si trois mille archers, durant deux minutes, tiraient dix flèches par minute, il en résulterait une averse de soixante mille flèches. Cela nous permet de déduire qu’à Crécy, on s’est servi d’un demi-million de flèches (Hardy, 1976). Ces flèches, envoyées sur la ligne d’attaque, occasionnaient des pertes humaines importantes et un désordre incontrôlable dans la cavalerie, provoqué par les chevaux tués ou blessés.
5Ces pointes de flèche très caractéristiques peuvent également se diviser en deux familles : armatures foliacées à bords tranchants et armatures à barbelures plus ou moins prononcées de façon à couper les chairs et provoquer des hémorragies importantes. De fabrication soignée, leur forme et leur poids varient en fonction du gibier et de la technique de chasse utilisée. Il est bien évident que certaines pointes de chasse pouvaient être employées pour la guerre.
6Chaque pointe de flèche utilisée comme échantillon de référence a été décrite suivant ses caractères morphologiques principaux : son éventuelle utilisation, sa provenance et sa datation. Devant la diversité des formes, de nombreuses possibilités de fabrication sont offertes. Certains spécialistes de la forge privilégieront en premier la mise en forme complète de la douille, d’autres en revanche préfèreront aménager la partie distale. Pour chaque pièce, nous avons utilisé plusieurs méthodes de construction et chacune d’elles a fait l’objet d’une « gamme d’usinage » très élaborée, qui tient compte des outils utilisés et du temps passé pour chaque opération de forgeage. Ces travaux de recherches, échelonnés sur plusieurs années, nous ont amenés à mettre au point des notices illustrées, qui permettent, sans rentrer dans les détails, de visualiser rapidement le processus de fabrication d’une pointe de flèche en fer forgé dans son enchaînement logique.
7Lingot : il s’agit d’un tronçon de fer rond (diamètre 8 ou 10 mm pour une longueur de 6 à 8 cm) qui sera utilisé pour la fabrication d’une pointe de flèche. Dans certains cas (notice illustrée, fig. 8), la pointe de flèche sera travaillée directement sur l’extrémité de la tige de fer rond.Mandrin conique : outil réalisé à partir d’une tige ronde en fer à extrémité conique qui permet d’enrouler la douille de la flèche.
8Remarques Lorsque la pointe de flèche est terminée (brute de forge), il faut en vérifier la rectitude ; on la positionne sur la tige gabarit (tige à extrémité conique qui a permis de former la douille) ; on la fait tourner sur l’enclume et on rectifie, par frappes successives, les éventuelles imperfections (Strozzini, 2005).La dernière opération consistera à donner à la pointe de flèche ses caractères vulnérants.
Fabriquer une arbalète jouet en bois est un projet créatif et amusant, idéal pour les artisans et les amateurs de jeux en bois. Cet article vous guide à travers les étapes de conception et de fabrication, en s'inspirant des techniques traditionnelles et des matériaux naturels.
Voici les étapes de création d'une arbalète en bois et fer :
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