L'arbalète, un instrument ancien transformé par les avancées technologiques modernes, reste une arme prisée pour la chasse, le tir sportif et même la défense personnelle. L'arbalète, arme de trait emblématique, fascine par son ingéniosité et sa puissance. Cet article explore en profondeur l'arbalète, de sa définition précise à son évolution historique, en passant par son fonctionnement mécanique et ses diverses applications.
Une arbalète est une arme de trait composée d'un arc, généralement en acier, bandé à l'aide d'un ressort et monté sur un fût appelé arbrier. Ce fût sert de support et de guide pour le projectile, qui peut être une balle, un carreau (flèche courte et empennée) ou un jalet (projectile sphérique). L'arbalète se distingue de l'arc traditionnel par son mécanisme de tension de la corde, qui permet de stocker une énergie importante et de propulser le projectile avec une grande force et une précision accrue.
Les premières arbalètes apparaissent en Chine au Ve siècle avant J.-C. Ces armes primitives étaient constituées d'un arc composite fixé sur une monture en bois. Elles furent utilisées à la guerre pour leur puissance et leur capacité à percer les armures. Inventée par la Chine il y a plusieurs centaines d’années, l’arbalète est une arme de grande histoire.
L'arbalète fait son apparition en Europe au Moyen Âge, vers le Xe siècle. Elle devient rapidement une arme redoutable, capable de percer les armures des chevaliers. Son utilisation se répand rapidement, tant à la guerre qu'à la chasse. À la veille de la prolifération des armes à feu, l'arc était progressivement remplacé en Occident par l'arbalète. Durant cette époque, l’arbalète accompagne les voyageurs, les marins, et les chasseurs. Au Moyen-Age, l’arbalète était utilisée aussi bien comme arme de chasse qu’arme pour la guerre.
Au XIIe siècle, le deuxième concile de Latran interdit l'usage de l'arbalète entre chrétiens, en raison de sa puissance destructrice. À partir du XIVe siècle, l'arbalète connaît des perfectionnements techniques importants. On voit apparaître des systèmes de tension plus sophistiqués, tels que l'arbalète à pied-de-chèvre (ou de biche), l'arbalète à cric et l'arbalète à cranequin. Ces mécanismes permettent d'armer l'arbalète plus facilement et d'augmenter sa puissance. Les progrès de la sidérurgie augmentent parallèlement la robustesse des armures et la puissance de l’arbalète avec la création de l’arc en acier, au début du XIVe siècle, qui remplace petit à petit les arcs en bois et les arcs composites (lamellé-collé : bois + tendons + corne, le tout encollé). On invente aussi un mécanisme complexe et coûteux, avec temps de rechargement de plus en plus long de 2 à 3 minutes (jusqu’à 30 minutes pour les modèles les plus puissants) comme le cric ou le treuil (appelé aussi le « moufle ») pour tendre l’arbalète. L’une des plus grosses évolutions de l’arbalète était au XIVème siècle lors de l’invention d’un système qui permet de recharger automatiquement.
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Méprisée par la chevalerie, elle est vue comme arme déloyale car, tuant à distance, elle ne permet pas à l’adversaire de se défendre. En Europe chrétienne, l’arbalète est frappée d’anathème et son usage est interdit en 1139 par le IIe concile du Latran et confirmée quelques années plus tard, en 1143, par le pape Innocent II, qui menaça les arbalétriers, les fabricants de cette arme et ceux qui en faisaient le commerce d’excommunication et d’anathème.
Richard Ier d’Angleterre, Cœur de Lion, a été blessé deux fois par des tirs d’arbalète, la seconde avec des conséquences fatales. L’idée qu’un homme de sa grandeur soit si facilement blessé mortellement par un simple soldat était insupportable pour la noblesse. Détestée par la chevalerie, elle est considérée comme arme déloyale puisque, tuant à distance, elle ne permet pas à l’adversaire de se défendre. De ce fait, estimant que l’arbalète, qui ne nécessite pas une formation de haut niveau, permet à des soldats peu aguerris de tirer de loin un chevalier en armure qui a consacré son existence au métier de la guerre, le clergé considère que c’est une arme immorale en raison du peu de courage et de formation qu’elle requiert à celui qui la manipule. Les Français la voyaient comme l’arme des lâches et ne voulaient pas l’utiliser. D’après eux, avec cette arme sournoise, un poltron peut tuer sans risque le plus vaillant homme. En Europe chrétienne, l’arbalète est touchée d’anathème et en 1139 le IIe concile du Latran interdit son utilisation.
Par la suite, au XVIe siècle, l'arc et l'arbalète perdent leur rôle militaire au profit d'armes à feu comme l'arquebuse. Cependant, l'arbalète reste utilisée pour la chasse et le tir de loisir. L’arbalète tire donc sa révérence au XVIème en France pour se tailler un nouvel avenir en Afrique équatoriale. En effet, des explorateurs européens l’introduiront et elle s’y maintiendra pour la chasse jusqu’au début du XXème siècle.
Aujourd’hui, parmi les arbalètes modernes, on retrouve différents modèles avec des technologies très innovantes. L'arbalète à poulies, ou arbalète compound, représente la meilleure innovation technologique dans l’univers des arbalètes. En effet, la présence du système de poulies permet la réduction de la force nécessaire à l’armement de la corde, mais aussi une optimisation de la précision de tir. On voit apparaître aujourd'hui des arbalètes toujours plus compactes, puissantes et rapides.
Le principe de l’arbalète repose sur l'accumulation d'énergie potentielle dans l'arc bandé.
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Il existe de nombreux types d'arbalètes, qui se distinguent par leur taille, leur puissance, leur mécanisme de tension et leur utilisation.
La puissance d’une arbalète est souvent exprimée en livres (lbs). Elle représente la force nécessaire pour armer l’arc de l’arbalète. Plus cette force est élevée, plus l’arbalète est puissante. La tension de corde, ou force d’armement est l’indicateur principal de la puissance d’une arbalète.
La vitesse de sortie, mesurée en pieds par seconde (fps), est une autre caractéristique liée à la puissance d’une arbalète. Elle indique la rapidité avec laquelle le trait quitte l’arbalète une fois déclenché. Une arbalète puissante peut propulser un trait à des vélocités supérieures à 400 fps.
Plusieurs éléments impactent la puissance que peut produire une arbalète.
La puissance d’une arbalète influence directement sa précision et son usage.
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En ce qui concerne l’usage, pour la chasse par exemple, une arbalète puissante est souvent nécessaire pour assurer une pénétration suffisante sur des cibles robustes.
L'arbalète a été utilisée à diverses fins au cours de l'histoire :
La pêche sous-marine est aussi appelée « chasse sous-marine » ou « pêche en plongée ». Ce sport subaquatique consiste à explorer les profondeurs et à capturer sous l’eau certains poissons, mollusques, crustacés, etc.
La pratique de la chasse sous-marine est très ancienne et aurait débuté dans l’Antiquité. Elle était d’abord une activité de subsistance, car elle permettait aux populations de se nourrir. Les pêcheurs pratiquaient déjà l’apnée et prélevaient des crustacés, des éponges de mer et des coquillages. Il y a 5 000 ans, en Egypte, les monuments étaient déjà ornés de coquilles d’huîtres.
Le développement des techniques de pêche et des équipements s’est fait au fil des siècles, comme l’évolution du scaphandre, l’invention du harpon par les Polynésiens ou encore l’étude du phénomène de décompression. Ces avancées ont permis de rendre cette activité moins dangereuse et plus accessible. La plongée sous-marine est progressivement devenue une pratique de loisirs et de tourisme.
Avant toute chose, il est très important de vous renseigner sur la réglementation et les lois applicables en matière de plongée et de pêche sous-marine dans la région où vous êtes. Avant de plonger dans les profondeurs, assurez-vous de bien pouvoir reconnaître les espèces marines protégées et de chasser en toute légalité.
Pour commencer correctement la chasse sous-marine, il est primordial de vous former pour acquérir les connaissances et les compétences nécessaires à une plongée en toute sérénité. La formation à la chasse sous-marine doit être réalisée auprès d’un organisme agréé de formation et avec l’accompagnement d’un moniteur.
La pêche sous-marine se pratique en apnée avec une combinaison, des palmes, un masque, un tuba, une ceinture de plomb, une bouée de signalisation avec un drapeau et une arbalète sous-marine (ou fusil harpon) si vous chassez des poissons.
L’usage du harpon, qu’il soit propulsé par un fusil ou une arbalète, est interdit aux mineurs de moins de 16 ans (arme de catégorie D). La réglementation précise que la force propulsive ne peut être développée au moyen d’un « mélange chimique ou à la détente d’un gaz comprimé, sauf si la compression de ce dernier est obtenue par l’action d’un mécanisme manœuvré par le seul utilisateur ».
L'arbalète Marc Valentin est un choix prisé par les passionnés de pêche sous-marine. Initialement, les arbalètes Marc Valentin étaient équipées de sandows classiques de 16 mm. Un modèle 90, par exemple, est doté d'une flèche de 6 mm associée à des sandows de 16 mm. Cette configuration est généralement suffisante pour une utilisation efficace. Par le passé, ces arbalètes étaient également équipées de sandows de 18 mm, appréciés pour leur souplesse.
Voici un an Olivier Tardivat, jeune marseillais passionné de pêche sous-marine, décidait de lancer sur le marché son premier modèle bois. Olivier Tardivat, un nouvel acteur sur le marché, ambitionne de devenir un concepteur d'arbalètes en bois de référence à Marseille. Fort de 15 années d'expérience en pêche sous-marine et d'un savoir-faire en menuiserie, il s'est lancé dans la commercialisation d'arbalètes en bois. Artisan hors pair, il proposait une arbalète à l’aspect assez classique avec guide flèche intégré, de type monobloc (tête et crosse intégrées dans cette construction), et mécanisme « maison » tout inox.
Pour assurer une résistance optimale aux éléments et au temps, Olivier Tardivat a choisi l'Iroko et le Red Cedar, deux bois imputrescibles. Côté finition enfin, il choisit à l’époque de recouvrir ses modèles de vernis époxy pour un rendu plus net. Tout simplement parce que dès le départ, l’artisan marseillais basera son évolution sur un concept de « non stop research and développement » ainsi dire que chaque retour client a son importance et va lui servir à faire évoluer sa production. La crosse passe d’un modèle basique à un modèle totalement ergonomique et recouvert de matière antidérapante. Le tube laisse derrière lui une forme classique pour adopter un profil « os de sèche » parfaitement réalisé et homogène, objectif : une glisse latérale toujours plus facile sans pour autant déstabiliser le fusil sur un plan vertical. Par ailleurs, on oublie le vernis époxy en finition pour passer dorénavant sur une finition huilée plus pratique et surtout moins sensible aux risques d’écaillage.
L'arbalète est équipée d'une flèche Omer América de 6,5 mm de diamètre, avec double ardillon et triple ergots, montée sur nylon et amortisseur. Les sandows de 16 mm sont ligaturés et équipés d'une corde en spectra en guise d'obus.
Olivier Tardivat propose un service de personnalisation pour adapter l'arbalète aux besoins de chaque utilisateur. Cette approche sur mesure permet d'ajuster la crosse, la longueur, et d'autres éléments pour une expérience optimale.
Bien que légèrement plus lourdes que les modèles en aluminium ou en carbone hors de l'eau, les arbalètes d'Olivier Tardivat conservent un bon équilibre dans l'eau. Le recul est minime, et la gâchette est souple, gérant efficacement la puissance des doubles sandows.
Depuis les premiers tests, Olivier Tardivat a apporté des améliorations significatives à ses arbalètes. Le vernis a été remplacé par un modèle époxy plus avancé. L'équipement a été amélioré avec une flèche Beuchat en 6,7 mm et un moulinet Marc Valentin. La crosse a également été modifiée pour un modèle plus ergonomique et antidérapant. Les sandows Omer sont remplacés par des modèles Imersion blond en 16mm.
Parallèlement à Marc Valentin et Olivier Tardivat, Beuchat, une entreprise marseillaise fondée en 1934, a marqué l'histoire de la chasse sous-marine avec plusieurs inventions clés.
Georges Beuchat, fondateur de la société Beuchat chasse sous-marine, a été un pionnier dans le domaine. Il a également été cofondateur de la FFESSM.
Beuchat propose une arbalète d’entrée de gamme, l’Espadon Sport, adaptée aux débutants comme aux confirmés. Elle offre de bonnes qualités de tir et de maniabilité.
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