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Dragon Age : Inquisition constitue le troisième opus de la franchise Dragon Age. Il s’agit toujours d’un jeu de rôle dans un univers de high fantasy. Cest développé par Bioware et édité par Electronic Arts.

Le deuxième épisode a clairement entaché la saga et les fans espèrent donc un titre convaincant pour ne pas jeter définitivement cette franchise aux oubliettes. Dragon Age : Inquisition arrive t-il à raviver leur flamme et à plaire aux nouveaux arrivants ? Éléments d’explication et verdict ci-dessous.

Création et évolution du personnage

Avant de commencer la partie, on vous demandera de créer un personnage. C’est assez simple, vous avez le choix entre un guerrier, un voleur et un mage. Ensuite vous pouvez choisir sa race et son sexe. Et il reste enfin trois choix de spécialisation sommaires. Il n’y a pas de répartition d’attributs ou de compétences. D’ailleurs, on ne pourra jamais répartir des points pour améliorer nos attributs (force, volonté, constitution, etc…).

La personnalisation du visage de notre héros est elle très poussée. On possède un très large choix pour pimper notre personnage. C’est particulièrement impressionnant et on a la possibilité de faire et d’influencer à peu près ce que l’on veut.

L’évolution des personnages n’est pas rapide. Mais c’est bien pensé car on gagne de l’expérience à chaque ennemi vaincu ou quête menée à bien. Mais aussi en découvrant des lieux et en se documentant via des livres ou des lettres.

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A chaque niveau, on gagne un précieux point à utiliser dans quatre petits arbres de compétence par classe. Un mage pourra ainsi privilégier le feu, la glace ou l’électricité pour améliorer et accroître son nombre de pouvoirs. Et un guerrier lui choisira de se perfectionner au combat avec une arme à une ou deux mains.

De plus le système est assez souple, et on peut facilement réinitialiser nos points pour emprunter une autre voie d’apprentissage. Cela permet de ne pas rester avec une classe ultra cloisonnée, même si un mage ne pourra jamais utiliser des armes et des armures de guerrier ou de voleur (et vice et versa).

Ce sont les armures et les armes que nous portons qui peuvent améliorer certaines de nos caractéristiques. Comme, par exemple, notre résistance aux effets de glace ou notre attaque de feu qui fera plus de dégâts. C’est classique comme système. Et même si on peut dégoter de belles choses chez les marchands ou lors d’ouvertures de coffres réussies.

Crafting

Ce dernier est très puissant et bien intégré au jeu. On peut crafter et améliorer quasiment toutes les armes et les armures. Pour cela, il nous faut tout d’abord posséder les schémas adéquats et ensuite les matières premières requises.

On les récolte tout au long de l’aventure en ramassant tout ce que l’on trouve. On ne rentrera pas dans les détails, mais c’est très bien fichu car cela met à l’honneur, encore une fois, tout le coté exploration.

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Scénario et choix

On débute l’aventure avec un personnage qui a perdu la mémoire. On va devenir un Inquisiteur qui a la charge de sauver le monde. Cela manque particulièrement d’originalité.

Les forces intendantes du monde de Thedas étant en conflits, c’est à nous qu’incombe la charge de rabibocher tout ce beau monde avant de mener le combat contre un puissant ennemi et les engeances du monde de l’Immatériel.

Cette aventure va nous permettre de croiser des personnages des épisodes précédents. C’est plaisant de les retrouver et de connaître leur sort. D’ailleurs vous pouvez utiliser vos anciennes sauvegardes, par le biais de la page Dragon Age Keep.

Afin d’importer le contexte mondial issu des choix qui ont été les vôtres dans les deux premiers Dragon Age. Vous pouvez même, générer ce contexte, si vous avez perdu ces sauvegardes ou si vous débutez la saga.

Notre groupe possède des personnages charismatiques (mais pas tous) et on rencontrera également quelques Pnj haut en couleurs. Le studio avait promis que nous aurions de nombreux choix cruciaux à faire.

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C’est le cas, mais ils n’influencent pas tous sur le déroulement de la partie. On sera, par exemple, amené à choisir quel camps soutenir et quel souverain mais aussi à sacrifier tel ou tel personnage secondaire.

Cela reprend ici le concept initié par The Witcher. Mais on se rapproche plus dans les faits de ce que propose les Mass Effect. C’est un plus, mais c’est aussi navrant d’apprendre qu’après la fin de la quête principale, en trois phrases de narration, ce qui résulte d’un choix primordial.

Celle-ci à une durée de vie importante mais difficile à calculer précisément. En difficulté haute il vous faudra environ 60 à 80 heures pour terminer le jeu dans les 90 %. Et un peu plus donc, pour remplir toutes les quêtes disponibles.

Monde et exploration

Dragon Age: Inquisition prend place en Thédas, le monde imaginaire dans lequel les deux jeux précédents se déroulaient. La zone explorable est très imposante. Il y a plusieurs régions différentes avec dans chacune d’elles une carte et des missions propres.

Les environnements sont variés et on déambulera, par exemple, dans un désert, des forêts, des collines enneigées, des cryptes et des donjons, etc… Il n’y a pas de grandes villes par contre.

Et on a quand même l’impression que le studio a fait pas mal de remplissage. Car on a de nombreuses zones certes à découvrir, mais dans un monde assez vide et avares en scènes de vie. C’est apocalyptique, un peu redondant par moment et il faut beaucoup marcher pour rencontrer des points d’intérêts.

Pour animer un peu nos randonnées, le studio a adjoint dans ces zones de nombreuses quêtes « Fedex » pas spécialement captivantes (un peu comme dans les Assassin’s Creed ). En ce sens, il faut bien distinguer la quête principale qui nous offre des lieux variés et richement décorés.

Et les autres, qui comme on l’a souligné se déroulent dans des décors vides. Il y a un réel décalage entre les deux. C’est quand même dommage, et on regrette ce manque de vie. Ainsi que le fait qu’il n’y ait pas d’intégration d’un cycle jour/nuit : cela aurait donné une profondeur bien plus importante au titre.

Mais on apprécie la liberté qui nous est offerte de réaliser (ou non) toutes ces quêtes quand bon nous semble. Le monde est totalement ouvert et on l’explore à notre guise. Même s’il est, dans les faits, tronçonné en de multiples zones.

Gameplay et combat

Si on crée un personnage, on en contrôlera simultanément quatre, parmi un panel de neuf compagnons possibles. Nos trois acolytes sont autonomes et on peut régler quelque peu leurs réactions et leur comportement face au danger.

Mais on peut aussi switcher pour diriger n’importe quel membre du groupe à tout moment. Cela reprend le même fonctionnement que les anciens Dragon Age. Les mages constituent logiquement des classes de soutiens ou d’attaques à distance.

Comme les voleurs si vous utilisez un arc (ou une arbalète). Mais, ces derniers, peuvent aussi évoluer au corps à corps avec leurs dagues. Tout comme les guerriers avec leur armes à une ou deux mains. L’idée générale dans ce type de jeu est souvent de faire un mix avec deux classes qui attaquent au corps à corps et deux autres à distances.

Mais on peut aussi bien imaginer du 3×1 ou du 4×0 (mais cela n’est probablement pas la meilleure solution). J’ai un peu tout testé, et par exemple, j’ai le plus souvent utilisé un guerrier avec un grosse épée à deux mains et un voleur avec des dagues en corps à corps.

Et en soutien un mage de feu et un autre de glace qui buffent continuellement et qui utilisent aussi un pouvoir d’électricité pour toucher plusieurs ennemis en même temps. C’était particulièrement efficace et complémentaire.

Il y a quatre niveau de difficulté. On ne peut pas vous conseiller de jouer dans les deux premiers, mais au minimum au troisième. On peut changer à la volée si le niveau d’un combat est trop élevée. Et on choisit également si le friendly-fire est activé ou pas.

Cette option change complètement la façon de jouer. Et cela rend les choses plus tactiques si on ne bourrine pas comme un malade sans avoir à gérer les dégâts infligés aux coéquipiers.

Cet opus marque le retour de la pause active. Afin de mettre en pause le jeu et de diriger chaque personnage du groupe action par action si on le souhaite. Ce n’est nécessaire que lors de gros affrontements et en difficulté haute.

La plupart du temps, nos compagnons s’en sortent relativement correctement sans notre aide. L’IA de nos ennemis n’est pas des plus poussée. Ils font de gros dégâts, mais ils ont surtout tendance à foncer dans le tas sans réelle stratégie de contournement et autre. Les affrontements ne sont donc pas très stratégiques.

On a vraiment l’impression de rejouer à Dragon Age Origins. Le studio n’a pas innové depuis. Mais selon nous, Divinity : Original Sin a apporté plus de fraîcheur avec son système qui gère parfaitement la magie élémentale. Et qui permet de combiner et d’accroître les dégâts en parfaite harmonie avec les éléments du décors.

Multijoueur

Pour la première fois dans la franchise, on a droit à un petit mode multijoueur. Celui-ci se joue à quatre humains contre des hordes d’ennemis. Il y a cinq vagues à repousser pour gagner la partie.

En fait, on avance dans une des trois seules cartes pour atteindre les affrontements. Ce ne sont pas les ennemis qui viennent à nous dans un grande pièce, mais cela reste un mode Invasion/Horde classique. Lors des combats, il n’y a pas la possibilité de mettre en pause le jeu.

Il y a trois classes de jouables avec quatre personnages chacune. On a deux arbres de compétences par héros et un niveau max de 20. Cela laisse quand même un choix intéressant. Surtout que l’on retrouve le système de craft du mode solo pour améliorer nos armes et armures.

On récolte de l’argent virtuel à chaque partie. Et on peut le dépenser dans l’achat de coffres afin de dénicher de nouveaux objets. On notera que l’on peut utiliser aussi de l’argent réel pour en ouvrir plus.

Au final, cela nous donne un bon aperçu que ce qu’aurait proposé le jeu avec un mode coop. Là, ce mode multijoueur est plaisant un temps, mais sur la durée il devrait vite s’essouffler.

Ergonomie et graphismes

Les premières heures de jeu seront difficiles car la gestion de la souris est déplorable. Déjà, on ne peut pas adjoindre d’actions sur les touches supplémentaires de notre mulot. Ensuite, pour se déplacer Bioware a imaginé un système totalement pourri.

Il faudra constamment appuyer sur le clic droit pour pouvoir déplacer la caméra. Alors, on peut aussi la déplacer latéralement avec les touches du clavier mais franchement cela fout la gerbe alors que je n’y suis pas du tout sensible. Il faut dire que cela n’a rien de fluide.

Pourquoi faire compliqué, lorsque l’on peut faire simple. Au final, se taper 60 heures de jeu en appuyant constamment sur le clic droit de la souris c’est pénible. On s’y fait, mais cela nuit au plaisir du jeu.

Enfin la gestion de la pause active est elle aussi totalement foirée. Il y a un réel manque de recul. On devra systématiquement relever l’inclinaison car on voit que dalle de base. Le curseur pour lancer un sort se retrouve automatiquement en haut de l’écran et non au centre.

Et en plus le pathfinding imposé et complètement à la rue. Ces éléments dénaturants ne se trouvaient pas dans Dragon Age Origins. C’était beaucoup plus ergonomique à l’époque. On peut également rencontrer quelques bugs, mais rien de bien méchant pour un jeu aussi ouvert et imposant.

Graphiquement le titre s’en sort avec les honneurs. C’est agréable à l’œil, mais on en espérait peut-être un peu plus avec le Frosbite 3. Les environnements sont variés. Mais on l’a déjà noté totalement vides lors des nombreuses quêtes secondaires.

Les textures sont de qualités et les animations également (à part à cheval). Les combats offrent quelques jolis effets lumineux avec l’utilisation de la magie élémentale. Les cut-scènes sont nombreux et globalement réussis. Les visages sont un poil figés et on ne peut que constater que l’utilisation massive de botox sévit en Thédas. Mais à part cela, c’est convaincant.

Au niveau sonore, le jeu bénéficie de bruitages de qualités qui nous immergent dans l’action. Tandis que les musiques sont assez quelconques.

Retour aux sources

A l’annonce de Dragon Age : Inquisition, on espérait ne pas poursuivre dans la voie de Dragon Age 2. Et on imaginait le retour des combats de Dragon Age Origins mais avec des graphismes bien plus avancés qu’à l’époque. C’est ce que fournit Bioware avec ce nouvel opus.

En ce sens, les fans devraient être satisfait. La carte jouable (de multiples zones en fait) est colossale. L’aire de jeu est très importante et on évolue dans un monde totalement ouvert.

Par contre, il y a un réel décalage entre le niveau des environnements rencontrés lors de la mission principale qui sont riches et variés. Et ceux des nombreuses quêtes secondaires de types « Fedex » qui proposent de grandes étendues mais totalement vides. Le tout manque cruellement de vie.

De plus, c’est dommage que Bioware n’ait pas eu autant d’ambition avec son système de combat. En effet, le studio ne propose qu’un simple copié/collé (en moins ergonomique) de ce que l’on avait avec Dragon Age Origins.

tags: #arbalète #arc #divinity #explication

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