L'histoire des armes à feu dans le monde arabe est riche et complexe, marquée par des influences diverses et des adaptations locales. Parmi ces armes, le fusil à pompe occupe une place particulière, notamment en raison de son utilisation dans des contextes variés, allant des conflits armés aux affrontements communautaires.
Au VIIIe siècle après Jésus-Christ, la poudre noire est inventée par les Chinois, qui pourraient avoir été précédés par les Indiens. Il s'agit d'un mélange de salpêtre (nitrate de potassium), de soufre et de charbon de bois. Le salpêtre joue le rôle de comburant, apportant de l'oxygène et activant la vitesse de combustion du charbon de bois et du soufre.
Vers 1150 - 1200, la poudre noire est utilisée par les Arabes, qui l'ont empruntée aux Chinois via le Moyen-Orient. Sous la forme d'un canon rudimentaire à main, le « Madfaa » propulse une flèche trapue à courte distance. Cette arme portative est inspirée d'armes chinoises.
Au VIIème siècle le feu grégeois : Mélange visqueux de poix, naphte, soufre, etc. (on ne connait pas sa composition exacte) qui enflammé, est projeté chaud et liquide sur l’ennemi, ses bateaux et ses constructions. Étant plus léger que l’eau, il flotte au-dessus, et ne peut être éteint par elle. Il est comparable au « Napalm , mélange gélifié d’essence de pétrole et de palmitate d’aluminium, très employé par les américains pendant la guerre du Vietnam (1955 à 1975).
Vers 1280, la poudre est redécouverte en Europe et donne lieu à la création de pots de fer à « traire garrot ». Ce type de canon primitif propulse une grosse flèche appelée « Garrot », cherchant ainsi à concurrencer l'espingale, une sorte de grosse arbalète sur roues.
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En Août 1324, apparait une des premières utilisations en France d’une bombarde pour l’attaque de la ville de la Réole (Gironde). Celle-ci est montée sur un fût en bois, et posée à même le sol. Son pointage rudimentaire, se fait à l’aide de cales de bois glissées sous le fût. Tir à la Bombardelle Doc. Bombardelle à culasse mobile : calibre 15 cm, boulet de 3 à 4 kg en pierre puis en fonte de fer, lancé à 200 mètres.
Vers 1370, l’hacquebute (primitive) : Littéralement « canon à croc » du germanique « hakenbüchse , destinée à tirer en crochetant un mur ou une palissade avec son croc de fer situé en dessous de l’arme pour que le mur encaisse le recul à la place du tireur. Elle comporte un long fût de bois (ou parfois de fer), à l’avant duquel est fixé un canon de fer de courte dimension (20 à 25 cm). Son calibre fait généralement de 18 à 28 mm.
A partir de cette époque les balles rondes en plomb pour armes portatives à canon lisse seront enveloppées dans un petit carré de tissu graissé appelé « Canepin » destiné à les caler. On verra également rapidement vers 1450 apparaitre les « gargousses , ancêtres de la cartouche, doses de poudre préparées à l’avance dans un tissu ou du parchemin et les « apôtres » dont le rôle est identique mais en bois vers 1480.
Vers 1460 jusqu’à 1660, l’arquebuse, mot découlant d’hacquebute : C’est une arme à feu, à fût de bois, véritable ancêtre des carabines, mousquets et fusils, que l’on tient sous l’aisselle ou que l’on commence à épauler. La mise à feu est faite par un « serpentin » en fer fixé sur le côté du fût et tenant une mèche.
Vers 1520 Apparition d’une forme très réduite de l’arquebuse à rouet, le pistolet. Le pistolet, arme tenue à la main, est rendu possible grâce à la platine à rouet, qui permet de le porter dans des fontes fixées à l’avant de la selle du cheval, et prêt à faire feu. Cela entrainera la célèbre manœuvre dite « Caracole » des « Reîtres germaniques, soldats mercenaires.
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L’arquebuse étant assez courte, se prêtait mal au tir de guerre sur plusieurs rangs, l’embouchure du canon se retrouvant au niveau de l’oreille du rang précédant. Il fut donc décidé de rallonger l’arquebuse et d’en augmenter le calibre, donc le poids du projectile et la puissance destructrice. Le mousquet était né.
Pour des raisons de vitesse et de facilité de rechargement, le canon resta lisse, et la balle inférieure d’un à deux mm environ au calibre de ce dernier. Cette balle était enveloppée d’un « canepin , pièce de tissu graissé au suif, pour la caler dans le canon.
Initiée par Louvois, ministre d’état, et sur le conseil du maréchal de Vauban, Louis XIV, généralisera par ordonnance la platine à silex à la française (déjà partiellement en service dans l’armée depuis 1660 sur des mousquets allégés dits à fusil) , sur les mousquets en allégeant leur poids en 1703.
Les piquiers seront aussi supprimés et la baïonnette à douille généralisée sur les « mousquets à silex » (la baïonnette à douille autour du canon et permettant le tir, a remplacé la baïonnette-bouchon introduite dans le canon, sur l’initiative de Vauban en 1689).
Un « mousquet à fusil » plus court destiné à la cavalerie, mais utilisant généralement la même cartouche au 2/3 de sa charge de poudre que le « fusil » (le reste de poudre de la cartouche est jeté), sera aussi inventé et prendra le nom de « mousqueton . Il sera généralement attaché par un anneau à la selle des cavaliers.
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En revanche, ce type de chargement nuit à la précision, car la balle rebondit sur les parois internes du canon et c’est le dernier rebond avant sa sortie qui définit sa direction.
Les fusils à pompe ont été utilisés dans divers conflits impliquant des pays arabes, ainsi que dans des affrontements communautaires. Ces armes, souvent associées à la criminalité et à la violence, ont également été utilisées par des forces de sécurité dans certaines situations.
Il est essentiel de noter que l'utilisation de fusils à pompe, comme toute arme à feu, est soumise à des réglementations strictes dans de nombreux pays arabes. Cependant, leur présence dans des contextes de conflit et de violence soulève des questions importantes sur le contrôle des armes et la sécurité des communautés.
Le 22 mai, Mohamed Bey-Bachir est allé faire ses courses à Saint-Jacques, un vieux quartier à l'est de la ville. Au marché, Mohamed a surpris un petit Gitan de 14 ans que tout le monde appelle "Ketchup" en train de voler un autoradio. Enervé, le petit Gitan a jeté une pierre et cassé la lunette arrière de la vieille Mercedes. Mohamed est rentré en vitesse au Bas-Vernet laisser la voiture chez l'une de ses cinq soeurs, et est retourné à pied à Saint-Jacques.
Ketchup avait appelé des cousins qui attendaient de pied ferme Mohamed. Le jeune homme a ouvert la joue de l'un des Gitans d'un coup de couteau, et une vingtaine d'hommes armés de gourdins, de tuyaux de métal ou d'un club de golf lui sont tombés dessus. Mohamed a essayé de se réfugier dans un des cafés de la place, mais personne n'a levé le petit doigt pour l'aider. Mohamed est mort pendant son transfert à l'hôpital.
Et lundi soir, une troupe de jeunes Arabes a remonté les rues du vieux Perpignan. Des coups de feu ont été tirés, des vitrines cassées, des poubelles et quelques voitures incendiées. Le lendemain, la police a arrêté un Gitan avec un fusil à pompe, une balle dans le canon, une autre dans ses chaussettes, qui a prétendu qu'"il fallait bien qu'il se défende".
L'affaire ne se passe pas toujours en douceur : la police a trouvé, mercredi, à 7 heures, l'un des hommes qu'elle recherchait. Il était dans son appartement, avec un fusil à pompe, son frère aussi, avec un pistolet, et son père avec une carabine à canon scié. L'interpellation a été vigoureuse, les trois Gitans ont été envoyés à l'hôpital, le père y est toujours. Les policiers ont trouvé chez eux une hache, une batte de base-ball, une massue à pointes et un sabre.
| Période | Arme | Caractéristiques |
|---|---|---|
| VIIIe siècle | Poudre noire | Inventée par les Chinois, mélange de salpêtre, soufre et charbon de bois |
| Vers 1150-1200 | Madfaa | Canon rudimentaire à main utilisé par les Arabes, propulse une flèche |
| Vers 1370 | Hacquebute primitive | Canon à croc, long fût de bois, calibre de 18 à 28 mm |
| Vers 1460-1660 | Arquebuse | Arme à feu à fût de bois, ancêtre des carabines et fusils |
| Vers 1520 | Pistolet | Forme réduite de l'arquebuse à rouet, tenue à la main |
| XVIIe siècle | Mousquet à silex | Mousquet avec platine à silex, baïonnette à douille |
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