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Cette expression est directement inspirée par l'usage des armes à feu. En effet, la gâchette, aussi appelée "détente" est la pièce métallique sur laquelle il faut appuyer pour faire partir le coup de feu.

En règle générale, lorsque quelqu'une menace une autre personne de son arme, il a déjà le doigt sur la gâchette, afin d'être prêt à tirer au moindre mouvement suspect...

Au sens figuré, l'expression "avoir le doigt sur la gâchette" désigne ainsi une personne tendue, prête à se battre, à attaquer physiquement ou verbalement d'un instant à l'autre.

On voit souvent dans les films un personnage dire d'appuyer sur la gâchette d'une arme à feu. Ce personnage se trompe car il devrait plutôt dire d'appuyer sur la queue de détente. C'est une anecdote pour les personnes pointilleuse sur la langue française.

Je pense que les scénaristes le savaient très bien... Ils ont juste choisis de dire "gâchette" parce que cela "passait mieux" au cinéma. Et pis en même temps, étant relies mécaniquement, appuyer sur l'un revient a réaliser une action sur l'autre, donc c'est pas si faux.

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Il me semble qu'au départ ce n'était pas faux et on utilisait bien la gâchette. Faut pas chercher à trop trouver de définition absolue et fixe, parce que ce sujet là est emblématique de toute l'histoire de l'organisation militaire: entre la fonction nominale d'une unité et l'organisation en bataille, il y a une barrière indéfinissable de façon arrêtée pour toute définition.

Exemple le plus con: 3 soldats d'un GC se retrouvent coincés par des adversaires. Nécessairement, à un moment, le responsable va dire à l'1 des 3 "couvre nous" pendant qu'il va, avec le 3ème, se bouger le cul et manoeuvrer. Que peut-on en déduire?

De combattant de mêlée, celui qui reste sur place pour fixer l'adversaire de son feu (avec ou sans une minimi ou autre arme collective) vient en quelque sorte d'être transformé en appui.

Faut donc pas chercher non plus trop loin. Tout le problème de l'administration d'une armée est qu'on n'assigne bien évidemment pas un rôle unique et absolu à une unité comme si on était sur une chaîne de montage.

Quand, par manque d'effectifs (soit qu'on en ait perdu un max, soit qu'on en ait besoin de plus), on organise les tringlots, les cuistots, les vaguemestres, les infirmiers, les hommes "au dépôt".... en unités de combat, on transforme le soutien en arme de mêlée dans un processus qui a une histoire glorieuse, surtout en France: on fait un bataillon (ou une compagnie) de marche.

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Quand une infirmière a fait le coup de feu au Tchad avec des fantassins il y a quelque temps, a t-elle cessé pour autant de faire partie d'un corps de soutien? Donc là, ton problème n'est pas entre la définition de l'appui, du soutien et du combat, mais entre les affectations fixes et les unités organiques d'une part, et la réalité souple de l'organisation au combat.

C'est toute l'histoire des unités et des grades: le colonel était à la base un capitaine à qui on donnait une autorité sur les autres capitaines dans une unité autonome, le général de brigade était au début un colonel qui devait commander aussi un groupement temporaire avec d'autres colonels sur lesquels il devait avoir une autorité, la brigade était un groupement temporaire de bataillons prélevés sur les régiments existants.... Entre l'affectation organique théorique et l'affectation au combat, on crée des organisations différentes, dont certaines finissent par s'enkyster, d'autres non.

Pour les définitions d'armes, c'est souvent pareil, et c'est pourquoi on cultive quand même les savoirs-faires de combat de base partout (les Marines ayant poussé le vice un cran plus loin, au moins en théorie, avec l'idéologie du "chaque homme est un fantassin"): tout soldat d'une unité déployable est avant tout.... Un soldat .

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tags: #appuyer #arme #à #feu #definition

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