Cet article explore en détail la fabrication d'un sertisseur calibre 12, un outil essentiel pour les passionnés de rechargement de munitions. De plus, nous aborderons des recettes de cartouches, des conseils de rechargement et des astuces pour optimiser vos munitions.
Les sauvaginiers, adeptes des charges lourdes et des gros calibres, peuvent désormais envisager une alternative aux traditionnelles « goose guns ». Le Tungstène Super Shot (TSS) est un substitut révolutionnaire pour la chasse au gibier d’eau.
Il existe déjà d’excellentes cartouches chargées avec des billes de tungstène. Tout est affaire de densité ! Alors que l’acier a une densité de 7,8 g/cm3, le tungstène proposé dans les cartouches actuelles (Tungsteel, Sphero Tungstene, Ultimate, Xtended) a une densité comprise, selon les marques, entre 11,2 et 12,5 g/cm3.
C’est assez simple à comprendre. À masse égale, une bille de TSS est beaucoup plus petite qu’une bille d’acier. Elle est donc freinée beaucoup moins rapidement et conserve sa vitesse plus longtemps.
Pour tuer proprement, il faut atteindre un organe vital (cerveau, cœur, foie, colonne vertébrale...) et les billes doivent donc pénétrer profondément dans le corps de l'oiseau. L’acier #2 (diamètre 3,75 mm) donne une pénétration à 50 m de 38,6 mm, soit le minimum nécessaire pour le canard. Si on compare maintenant le nombre de billes, une bonne 12-76 chargée avec 36 g d’acier #2 va envoyer 167 billes. Une 10-89 chargée avec 46 g va en envoyer 214. Ces 167 billes du 12-76 correspondent à 10,5 grammes de TSS #9 1/2 ou 12,6 g de TSS #9. Un calibre 28-65 (voire même un 36) tire aisément ces charges.
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Beaucoup d’utilisateurs outre atlantique parlent d’ailleurs avec humour de « dust » (poussière) pour parler du TSS. Ils utilisent du #7 ½ ou #8 pour les oies (Bernaches du Canada ou oies de neige) avec des résultats étonnants.
La saison dernière, certains de mes amis ont essayé le TSS. Il a confirmé sur le gibier d’eau de nos contrées ce qu’il a prouvé depuis de nombreuses années sur le terrain aux Etats-Unis. En particulier, un test a été particulièrement révélateur sur quatre oies cendrées tirées à 60-65 m en janvier dernier en baie d’Authie Sud par 4 tireurs différents. La seule qui est restée nette, devinez… celle tirée avec du TSS #7.
Alors bien sûr, à longue distance, la pénétration ne fait pas tout. La première est que le TSS est une sphère parfaite avec un état de surface extrêmement lisse. La deuxième raison est statistique. En effet, une 36 grammes de TSS #9 est chargée avec 478 billes. C’est l’équivalent en nombre de billes de 54 grammes de plomb de #6 par exemple ou 66 gramme d’acier #4.
Alors si on analyse une 36 g de plomb de #6, c’est à dire 2,75 mm, la pénétration de 38 mm est obtenue à la distance maximale comprise entre 45 et 50 m. Le TSS #9½ fait déjà mieux. Pour les portées ultimes au plomb et les huttiers ne me contrediront pas, on ne fait pas grand-chose de mieux que la 52 grammes de #4. Effectivement, avec une vitesse initiale de 380 m/s (qui est déjà forte pour une munition magnum de ce type), la pénétration de 38 mm est atteinte à un peu plus de 70 m. Le TSS #9½ est dépassé. Il convient de passer au TSS #8 1/2 qui est très proche voire au #8 qui le surclasse largement. En ce qui concerne le nombre de billes, il y a 263 billes de #4 dans cette charge de 52 grammes.
Bien sûr, on n’est pas obligé de passer au calibre 28 pour aller chasser le canard ! Il est possible de tirer 24 grammes en calibre 12.
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Je ne vais pas tourner autour du pot, l’inconvénient majeur de ce type de projectile est son coût. Cela coûte 1,2 € les 10 grammes ! Cela revient à dire qu’une munition de 24 grammes va revenir à environ 3 €.
Il y a un autre inconvénient mais qui est en même temps un avantage… Je m’explique : les munitions chargées avec des billes de TSS ne pourront jamais être encartouché et vendues en France. Vous êtes un mordu de bécassine au calibre 20. Le dernier inconvénient est les nécessaires précautions qu’il faut prendre pour encartoucher ce type de billes.
Le TSS est donc « LA » solution pour le chasseur de gibier d’eau qui souhaite augmenter la portée actuelle des munitions de substitution, quelles qu’elles soient. Il est aujourd’hui aussi la seule alternative crédible aux possesseurs de petit calibre (inférieur ou égal au calibre 20) pour chasser au marais ou en baie. Autre avantage, plus la peine de trimbaler plusieurs armes quand on va à la hutte. Fini le canardouze balançant 72 grammes d’acier pour un résultat toujours décevant. Un seul fusil est largement suffisant. Il suffit d’adapter les munitions, les charges de 24 gramme de TSS #9 et #9 ½ étant les plus polyvalentes.
Vous pouvez commander sur la boutique de ce site internet les billes brutes.
Un utilisateur partage son expérience de fabrication de cartouches calibre 12 à poudre noire pour son coach gun, en utilisant du matériel de récupération pour minimiser les coûts.
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Voici le retour d'expérience : Quatre cartouches à poudre noire entièrement faites maison (de l'amorce à l'opercule, sauf les plombs) ont été testées avec succès. Le recul est assez franc, et les 24g de plombs et 3g de PN font le travail. La pression est bonne (vu le recul). La poudre d'amorçage est préparée en respectant le dosage du fabricant (6 volumes de poudre d'allumette pour 1 volume de poudre de grattoir). Les petits puits sont remplis au 3/4 de poudre, avec ajout d'une goutte d'acétone, puis séchés. Environ 200 amorces peuvent être fabriquées par matinée.
Le temps passé n'a pas d'importance, c'est juste pour le plaisir de faire.
Ce qui compte, c'est le résultat : bon recul, combustion complète de la poudre, et cibles qui basculent.
Voici quelques conseils et astuces partagés par les utilisateurs :
Un utilisateur partage son processus de transformation de cartouches ball-trap en slugs, avec une liste de matériel acheté :
Le lissoir est monté sur une perceuse à colonne pour sertir les cartouches. Des cartouches type gomme cogne sont également fabriquées avec des billes caoutchouc calibre 68.
Avant de démarrer, il faut décider d'une recette. Notez le nom du lot, la recette employée et le nombre de munitions à faire pour assurer la traçabilité.
Il est important de peser tous les ingrédients pour la précision du chargement. Les dosettes volumétriques ne sont pas fiables.
Il est important de vérifier les munitions fabriquées :
Il est nécessaire de faire au minimum 3 tirs avec le même lot pour une statistique correcte.
Le Crimp Die de LEE peut être utilisé de manière détournée pour obtenir des sertissages parfaits sans fatiguer les collets. Il existe deux dispositifs de maintien pour la pince : un jonc libre dans une gorge de la pince, ou un cordon circulaire usiné dans le manchon.
Pour du 8-92, le Crimp Die LEE de 8 x 57 JS convient parfaitement, mais pour du 11-73 c'est moins évident.
Les cotes maxi admises par les pinces LEE ne sont pas spécifiées, mais la cote mini devrait être relative au calibre nominal.
Deux méthodes sont présentées :
Voici une présentation des différents types de sertisseurs LEE :
Ces dernières années, les technologies d’impression 3D ont beaucoup évolué, et sont devenues de plus en plus accessibles et abordables pour le grand public. Aujourd’hui, la précision d’impression, la qualité et la variété des matériaux disponibles en font une technologie permettant de créer des objets vraiment utiles pour un coût très réduit.
Ce dessin d’un rail picatinny est réalisé entièrement sur ordinateur, au mêmes côtes que ceux du commerce.
La première étape est de créer un modèle en 3D de la pièce que l’on veut réaliser sur ordinateur. Plusieurs logiciels sont disponibles pour cela, souvent gratuits pour une utilisation non commerciale, et de nombreux didacticiels sont disponibles à travers le net.
Ensuite vient l’imprimante, il en existe exploitant différentes technologies, mais la plus courante fonctionne par dépôt de filaments de plastique fondu : l’objet est créé par couches successives déposées les unes au-dessus des autres. C’est un processus assez long, il n’est pas rare d’attendre plusieurs heures pour l’impression d’une pièce, surtout si la forme est complexe et détaillée.
Et naturellement il faut la matière première : présenté sous forme de bobines, le filament nécessaire pour l’impression 3D coûte entre 15€ et 40€ le kilo selon ses spécificités.
Il est intéressant de noter qu’il existe plusieurs matières différentes, dont les propriétés varient en fonction du but recherché : certains plastiques sont par exemple plus résistants à la chaleur, d’autres sont adaptés à un usage alimentaire, certains sont flexibles, etc.
Le tir sportif nécessite souvent de nombreux accessoires, parfois spécifiques à une arme donnée ou bien qui sont utiles dans la pratique du tir en général. Il s’agit en général d’accessoires ayant des formes simples et donc faciles à modéliser.
Ce bloc récupérateur de douilles se monte sur le rail supérieur d’une carabine .22LR, et peut être retiré et vidé facilement car il est retenu par deux aimants.
Un “speedloader” pour un revolver en .38 Special ou .357 Magnum. Il a été dessiné sur mesure pour s’adapter aux courbes de l’arme souhaitée.
Un monopied de crosse, pliable et réglable en hauteur, entièrement réalisable en impression 3D.
Mais bien entendu, cela ne se limite pas aux accessoires, les armes elles-mêmes y passent aussi ! La possibilité d’imprimer avec des plastiques plus résistants comme l’ABS ou le Nylon permet de créer des pièces soumises à plus de contraintes mécaniques et résistantes à la chaleur, notamment des rails tactiques type picatinny, des poignées, garde-mains, et même des crosses entières de carabine !
Cette crosse de revolver est entièrement réalisée en 3D, et imprimée à l’aide d’un filament qui imite la texture et la couleur du bois.
Une poignée “squelette” compatible AR-15.
Modification du levier d’armement sur une arme de match, réalisé en 3D avec plusieurs filaments colorés pour représenter le drapeau français.
Enfin, il est possible d’imprimer en utilisant du plastique souple, permettant de réaliser des objets ayant des propriétés similaires à du caoutchouc. On trouve notamment de plus en plus de jeux de dosettes faits sur mesure pour le tir à la poudre noire, ou encore des kits de confection de cartouches papier pour armes anciennes.
Une cuillère/doseuse réalisée pour contenir un certain volume de poudre noire d’un côté et de semoule de l’autre. La quantité de poudre est gravée directement sur l’objet.
Ces outils permettent de faciliter la réalisation de cartouches en papier.
Cet objet en forme d’étoile maintient les amorces et facilite leur mise en place sur les cheminées d’un revolver à poudre noire.
Ce demi-entonnoir est parfaitement adapté pour passer sur le côté d’un revolver à poudre noire.
Outil intégrant une lame de cutter, permettant d’ouvrir proprement une cartouche de calibre 12, afin d’en modifier la charge ou les projectiles.
Filtre en nid d’abeille anti-reflet pour lunette de tir.
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