Les armureries en France ont une longue histoire qui remonte à plusieurs siècles. Initialement, les armuriers étaient des artisans spécialisés dans la fabrication d’armures pour les chevaliers et les soldats.
L'évolution des armureries en France
Aujourd’hui, il existe environ 15 000 armureries en France. Elles se trouvent dans toutes les régions du pays et peuvent être grandes ou petites, indépendantes ou liées à des chaînes nationales.
Comment trouver un bon armurier ?
Si vous cherchez à trouver un bon armurier, il est important de bien faire vos recherches. Vous pouvez demander des recommandations à des amis ou à des membres de votre famille qui utilisent des armes à feu, ou consulter des forums en ligne dédiés à ce sujet. Il est également possible de rechercher des avis en ligne sur les armureries.
Pourquoi aller chez un armurier ?
Il existe plusieurs raisons pour lesquelles il peut être avantageux d’aller chez un armurier. Tout d’abord, les armuriers sont des experts en matière d’armes à feu et peuvent vous aider à choisir le bon équipement pour vos besoins. Enfin, les armuriers peuvent également offrir des services tels que des réparations et des personnalisations, ce qui peut être très utile pour les propriétaires d’armes de chasse.
Les contrôleurs des manufactures d'armes françaises (1858-1878)
Ce nouveau sujet porte sur les contrôleurs des manufactures d'armes françaises entre 1858 et 1878, et plus particulièrement à Saint-Étienne bien entendu. Ces infos proviennent d'archives photographiées à Chatellerault, à Vincennes et à St-Étienne. Il faut travailler ce document pour classer les contrôleurs d'armes et permettre d'identifier nombre de poinçons que l'on retrouve fréquemment sur les Chassepot, Gras, baïonnettes, revolver 73 ou 74, etc.
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Voici quelques extraits de correspondances relatives aux contrôleurs d'armes de l'époque :
- 9 novembre 1858, Inspecteur à MAS : Je vous prie de porter sur l’état des ouvriers à immatriculer au 1er janvier 1859 le fils de Antoine Javelle. Vous aurez soin de lui donner une bonne note, comme il le mérite du reste, et d’indiquer qu’il a fait ses chefs-d’œuvre de forge et de dressage du canon, ainsi que celui de la platine. Si plus tard, Javelle venait à tomber au sort, je demanderai au ministre de le maintenir comme ouvrier indispensable à la manufacture.
- 16 novembre 1858, Inspecteur à MAS : J’ai l’honneur de vous prier de me faire connaître, courrier par courrier, si les ouvriers Augustin Millorit et Jean-Baptiste Rivollier qui ont été proposés pour l’emploi de chef armurier de 2e classe à l’inspection générale de 1858, ont complètement satisfait aux conditions prescrites par les règles à suivre pour l’exécution de l’article 19 du règlement du 1er mars 1854.
- 11 février 1859, Inspecteur à MAS : J’ai l’honneur de vous donner ci-dessous la liste des employés et ouvriers qui ont été maintenus par le Comité de l’artillerie, sur les listes des propositions pour l’avancement faite à l’inspection générale de 1858 :
- Pour contrôleur principal : Meyer SFayet
- Pour contrôleur 1ère classe : Martourey, Burstert, Guasson F Luzier, Javelle
- Pour contrôleur 2ème classe : Hourdiaux, compagnon monteur, Picot dresseur de canon, Brenier, platineur, Favarcq J, platineur, Guasson J, platineur
- Pour chef armurier 2ème classe : Chirat, compagnon platineur, Riche, platineur.
- 8 avril 1859, Inspecteur à MAS : Pour que le contrôleur principal Meyer puisse passer par Paris et y rester quelques jours avec ses parents, je vous autorise à demander en sa faveur un sursis de départ réglé de telle sorte que son arrivée à tulle ait lieu le 20 du courant.
- 15 décembre 1866, MAS à MAC : J’ai l’honneur de vous adresser mon consentement à la demande du contrôleur Hourdiaux qui désire être classé à la MAS, en remplacement de Mr Dannerbüchler qui demande à passer à Mutzig. Vous aurez en échange, pour Châtellerault, le contrôleur Robert que j’ai eu de Mutizg et qui est un excellent employé pour la monture.
- 18 décembre 1866, MAS à Inspecteur : J’ai l’honneur de vous adresser un aperçu des contrôleurs qui nous seront nécessaires pour pouvoir recevoir, avec toute garantie, une fabrication courante de 500 pièces par jour. J’ai été frappé moi-même du chiffre auquel je suis parvenu, qui n’a cependant rien d’exagéré, d’autant plus que 500 pièces par jour ne donnent que 150 000 armes par an et qu’il faudra aller, dès la fin de 1867, je l’espère, à 700 pièces par jour pour avoir 200 000 armes en 1868. De plus, nous avons ici 5 à 6 contrôleurs qui nous rendront peu de service par leur lenteur et leur de capacité. Je porte en regard les contrôleurs que nous possédons avec leur emploi, et la 3ème colonne indique ceux qui nous manqueraient. Pour commencer à combler ces vides, nous pourrions parfaitement utiliser les contrôleurs retraités : Descours Antoine, monteur - Meyrieux César, platineur - Murat Jean, platineur - Luzier Jean Baptiste, garnisseur et acheveur de canons. Qui ont toujours été employés par l’entreprise à qui ils ont rendu des services par leur zèle et leur activité. Avec une solde que je réclamerais de 1500 fr, ils seraient enchantés de reprendre du service. Mr Delmotte contrôleur de canon en retraite à Châtellerault viendrait également à St Etienne dans les mêmes conditions. Parmi nos ouvriers non proposés pour l’avancement, nous avons peu de ressources. Je vous signalerai cependant le nommé Auguste Marcou, maître monteur qui ferait un bon contrôleur provisioire puis nous pourrions prendre comme provisoires les ouvriers proposés pour contrôleurs et admis sur le tableau d’avancement, jusqu’au moment de leur nomination réelle.
- 9 avril 1867, Ministre à MAS : Je vous autorise à employer temporairement aux recettes des armes et pièces d’armes :
- les contrôleurs retraités demeurant à St Etienne dont les noms suivent : Descours Antoine, contrôleur de 1ère classe, platineur, Murat Jean, id, Meyrieux César, id, Luzier Jean Baptiste, id monteur de fusil.
- les ouvriers immatriculés dont les noms suivent et qui feront fonctions de contrôleurs et qui sont actuellement à St Etienne : Dutranoy Alfred, compagnon platineur, Dutranoy Augustin Adrien, id, Mondon Eugène, compagnon monteur, Noir Jean, compagnon dresseur de canons. Venant de la MAC : Betignes Louis Léon, compagnon dresseur de canons, Derouau Gatien, id, Raiffé Florentin, id. Venant de Tulle : Bouissette François, maitre monteur de fusil. Venant de Mutzig : Dego Gilles Joseph, compagnon platineur. Pour les armes blanches, venant de la MAC : Girold Joseph, compagnon monteur de sabre, Desmoulins, Pierre Martin, id, Girard Charles, id, Victory Michel, id, Mathieu Léon Jean Baptiste, maitre aiguiseur. Le nommé Cizeron Jean Baptiste, compagnon platineur à la MAS sera envoyé à Tulle pour y remplir temporairement les mêmes fonctions que les ouvriers ci-dessus.
- 13 mai 1867, MAS à Inspecteur : J’ai l’honneur de vous rendre compte que sur les 4 contrôleurs retraités qui avaient été mis à notre disposition par la lettre ministérielle du 9 avril dernier, 2 d’entre eux MM Descours et Luzier ont définitivement refusé de reprendre leurs services à la MAS. En outre, le nommé Gatien Derouan, compagnon dresseur de canons à la MAC qui avait été nommé contrôleur provisoire à la MAS n’est pas arrivé et l’on me dit qu’il a refusé sa nomination. J’avais aussi compté sur le contrôleur Clause que vous m’aviez annoncé et qui est probablement retenu à Paris. Ces non-valeurs pour St Etienne commencent à nous faire défaut car les besoins du service augmentent tous les jours. Aussi je viens vous prier de nous faire encore envoyer pour le 1er juin prochain 3 contrôleurs platineurs et 3 contrôleurs du canon, autant que possible bons dresseurs. En outre, pour vous donner le temps de les trouver dans de bonnes conditions, je crois devoir vous prévenir d’avance que dans 2 ou 3 mois au plus tard, lorsque l’arme blanche et la monture du fusil auront atteint leur développement complet, nous aurons besoin de 2 contrôleurs monteurs de sabres, 1 contrôleur aiguiseur de lames et 2 contrôleurs monteurs de fusil. Les contrôleurs venus de la MAC m’ont indiqué comme pouvant faire parfaitement des contrôleurs provisoires de l’arme blanche les nommés : Stocker Stanislas, aiguiseur de lames de sabres de la MACHasler Jacques, monteur de sabresFischer Joseph, monteur de sabres. Ne vous serait-il pas possible de nous les donner, nous n’avons plus aucune réponse à St Etienne parmi nos ouvriers pour en faire des contrôleurs provisoires.
- 14 mai 1867, MAS à Mutzig : Le nommé Dégo Gilles Joseph, compagnon platineur de Mutzig, nommé contrôleur provisoire à la MAS, par DM du 9 avril 1867, m’a déclaré n’avoir pas touché l’indemnité de déplacement de 400 francs qui a été allouée aux autres contrôleurs provisoires venus à la MAS. Pour les contrôleurs provisoires de la MAS nommés pour passer dans une autre manufacture, la DM du 9 avril précitée prescrivait que cette indemnité de 400 francs serait payée par mes soins. Si comme je le suppose vous avez reçu les mêmes instructions que moi au sujet du paiement de cette indemnité, je vous prierai de m’envoyer le montant pour que je puisse le remettre au contrôleur Dego qui me le réclame.
- 15 mai 1867, MAS à Inspecteur : J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint, conformément à l’article 25 du règlement du 10 décembre 1844, sur le service des manufactures, l’état nominatif des jeunes soldats faisant partie du contingent de la classe 1866 dont je demande le maintien à la MAS comme indispensables pour assurer l’exécution des commandes ordonnées. Les 99 ouvriers portés sur cet état sont de bons sujets, très utiles dans leur profession actuelle à la MAS. Je vous prie, en conséquence, de vouloir appuyer la demande en la transmettant au Ministre et nous faire obtenir une dispense…
- 18 mai 1867, MAS à Inspecteur : Je reçois à l’instant une lettre du nommé Derouan (Gatien) compagnon dresseur de canon à la MAC qui m’avait été annoncé comme contrôleur provisoire par la lettre ministérielle du 9 avril dernier et qui n’est pas encore arrivé à la MAS. On m’avait dit qu’il avait refusé sa nomination mais il paraît au contraire qu’il n’a encore reçu aucun ordre pour se rendre à sa nouvelle destination et il me prie de la réclamer. Cela peut provenir d’une erreur ou d’un oubli dans ce cas, je vous prierais, mon colonel, de vouloir faire donner l’ordre à la MAC de le faire partir pour la MAS.
- 20 mai 1867, MAS à Inspecteur : Conformément aux prescriptions de l’article 25 du règlement du 10 décembre 1844 sur le service des manufactures, j’ai l’honneur de vous adresser ci-joint pour être transmise à Mr le Ministre une 3e liste comprenant 118 ouvriers militaires de diverses professions ayant plus de 6 mois de présence au 6e Corps dont je demande la rentrée à la MAS comme nécessaires pour les besoins du service. Ces militaires sont des très bons ouvriers formés qui nous seraient très utiles actuellement pour les besoins de notre fabrication.
- 21 mai 1867, MAS à Inspecteur : je réponds à votre lettre du 14 mai dernier relative aux nouveaux contrôleurs provisoires et chefs d’ateliers qui nous sont nécessaires au fur et à mesure du développement de notre fabrication. Je comprends votre grand embarras pour satisfaire à tous les besoins du moment mais notre position à nous est identique car il est plus difficile de trouver un bon chef d’atelier qu’un contrôleur chargé simplement de recevoir des pièces confectionnées, et la preuve c’est que pour monter, organiser et surveiller nos ateliers, je n’avais pu prendre que parmi nos contrôleurs de choix. La plupart sont déjà retournés à leur emploi naturel de contrôleur. Il en reste 2 ou 3 qui ne s’occupent qu’accidentellement à la fabrication lorsque leur service de contrôle le leur permet ou que quelque chose cloche, il n’en est pas moins vrai que, par suite du manque forcé de leur surveillance constante, det de notre fâcheuse position d’avoir des chefs d’ateliers peu capables et non formés. Il en résulte souvent beaucoup de rebuts c’est ainsi qu’environ 160 culasses viennent de nous être gatées en un jour. Je partage votre manière de voir à ce sujet, et ne demanderai pas mieux que de pouvoir la mettre en pratique, mais nous avons bien peu de ressources à St Etienne, où depuis longtemps tous les ouvriers intelligents que l’on connaît quittaient bientôt la MAS pour entrer dans l’industrie privée où ils trouvaient à se placer avantageusement, et il n’y restait que les ouvriers médiocres. Des jeunes gens intelligents n’ayant qu’une instruction théorique sont lents à s’initier aux exigences d’un service aussi minutieux que la fabrication de nos pièces d’armes, et nous n’aurions pas le temps d’attendre qu’ils soient formés. Il faut produire de suite. C’est pour cela que j’avais cru et espéré longtemps que vous nous enverriez des chefs d’ateliers formés dans les ateliers de Mr Veuve Decoster ou à Puteaux et connaissant nos machines. On me signale le nommé Levilly (Jean Marie) comme un ouvrier intelligent (qui figure sur nos contrôles et qui travaille à Puteaux) et comme pouvant faire un bon chef d’atelier. J’accepterais de même ceux que vous pourriez bien nous procurer surtout s’ils pouvaient de suite nous être utiles.
- 3 juin 1867, MAS à général commandant la subdivision du Rhône : J’ai l’honneur de vous adresser ci-joint copie de la lettre de Mr le général commandant la subdivision de la Loire qui m’informe que par DM du 27 mai dernier, les 99 ouvriers militaires faisant partie du contingent de la classe 1866 dont j’ai demandé le maintien à l’établissement comme indispensables à nos travaux seraient conservés à la manufacture. Parmi ces ouvriers, 4 font partie du contingent du département du Rhône.
- 13 juin 1867, MAS à MAC : L’extrait du registre du personnel concernant MM les contrôleurs de 1ère classe Trouvé Jules Etienne et Hourdiaux Jacques Alexandre, passés de la MAC à la MAS par DM du 11 février 1867 ne m’ayant pas été adressé, j’ai l’honneur de vous prier de me le faire parvenir pour que je puisse établir mes notes d’inspection générale.
- 1er juillet 1867, MAS à Inspecteur : Les ouvriers immatriculés autorisés à être employés temporairement aux recettes des armes et pièces d’armes, d’après les DM du 9 avril, 12 juin 1867 ont été considérés ici comme détachés de la manufacture à laquelle ils appartenaient comme ouvriers. La MAC paraît en avoir agi de même. Mais aujourd’hui je reçois de la MAT 2 extraits du registre matricule pour les nommés Bouyssette François et Broch Léonard qui indiquent que ces ouvriers ont été rayés des contrôles de la MAT à la date de leur passage à la MAS. Mr le directeur de la MAT ajoute dans sa lettre d’envoi que ces deux ouvriers étaient portés sur le tableau d’avancement pour le grade de contrôleur et qu’ils les aurait reportés en 1ère ligne cette année sur son état s’ils n’avaient pas été dirigés par ordre sur la MAS. Il me prie en outre de lui envoyer l’état des services du nommé Cizeron qui lui a été envoyé de la MAS comme contrôleur temporaire afin qu’il puisse l’immatriculer. Je reçois également aujourd’hui de Mr le directeur de Mutzig l’extrait du livret d’inspection générale de 1866 en ce qui concerne l’ouvrier Dego venu de Mutzig pour remplir la fonction de contrôleur temporaire à la MAS mais il ne paraît plus avoir opéré comme à Tulle, sa radiation des contrôles des ouvriers car il ne m’envoie pas son état de services. Ces diverses manières d’opérer entre les manufactures pouvant porter préjudice aux ouvriers, j’ai l’honneur de vous prier de me faire connaître la vraie manière d’agir à leur égard, tant pour leur maintien au registre matricule des ouvriers que pour le rappel de leurs propositions à l’inspection générale. Suivant décision ministérielle du 13 mai 1867, il m’a été prescrit que la dénomination de contrôleur temporaire ne devait pas être inscrite sur les matricules des dits ouvriers.
- 10 juillet 1867, MAS à Inspecteur : J’ai l’honneur de vous rendre compte que nos contrôleurs commencent à ne plus pouvoir suffire à leur besogne et que souvent leur contrôle n’est pas possible pour certaines opérations ou n’est pas suffisant par suite des grands développements de notre fabrication.
Exemples d'armes à feu
Voici quelques exemples d'armes à feu mentionnées :
- CARABINE WEATHERBY MARK V CAL.
- CARABINE AKAH MODEL 98 CAL.
- CARABINE REMINGTON 700 CAL.
- CARABINE AKAH 98 K CARABINER CAL.
- CARABINE SAUER 80 CAL.
- FUSIL BAIKAL MP18E CAL.
- FUSIL SEMI-AUTOMATIQUE ATIS LUXE CAL.
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