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Browning, c’est l’histoire d’un génie qui a bouleversé le monde des armes durant la Révolution Industrielle. C’est l’histoire d’une alliance improbable entre un inventeur américain et une société belge. C’est l’histoire d’une entreprise wallonne qui a su allier son expertise locale à celle d’un inventeur venu des Etats-Unis.

L'Histoire de Browning et FN Herstal

Pour comprendre l’histoire commune qui lie Browning à la Belgique, il faut se replonger au 19ème siècle. À l’époque, la Wallonie devient la deuxième puissance industrielle mondiale. Liège et sa région sont en plein essor. De l’autre côté de l’Atlantique, une autre puissance industrielle, l’Amérique, est en plein essor.

John Moses Browning a grandi à Ogden dans l’Utah, région où s’est réfugiée sa famille qui a fui les persécutions religieuses contre les mormons. Enfant, il se distingue déjà par son génie et son inventivité. En effet, très vite il comprend que l’école n’est pas faîte pour lui. Il préfère au contraire passer son temps dans l’atelier d’armurerie de son père, où il montre un grand intérêt pour les armes. En trois mois, il en fabrique une vingtaine et s’écoulent en une semaine à peine.

Au même moment, en Europe, FN Herstal (la Fabrique Nationale d’Armes de Guerre) cherche des produits et de l’inspiration pour se développer. C’est dans ce contexte que le Conseil d’Administration de la Fabrique décide d’envoyer son directeur commercial aux Etats-Unis afin d’étudier leurs nouvelles techniques et méthodes de production, notamment en matière de bicyclettes. Un peu par hasard, il rencontre John Browning.

Entre les deux hommes, le courant passe bien. Le Directeur FN détaille à Browning tout le savoir-faire liégeois en matière de fabrication d’armes. De son côté, Browning présente à son hôte le prototype de son premier pistolet semi-automatique. Le commercial belge est fasciné par l’inventivité et le génie de l’américain, et il s’engage à présenter cette arme jamais vue jusqu’alors à sa direction. Quelques mois plus tard, John Browning et la FN signent un contrat de production pour ce pistolet.

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L'Auto 5 et l'Expansion de Browning

En Europe, cette nouvelle arme est un succès. D’ailleurs, l’armée belge est la première à se l’approprier et à passer du revolver au pistolet automatique de Browning. Qui plus est très efficace, fiable et pas cher à produire. Néanmoins, pour John Browning, pas question de faire une pause après une telle réussite. Sa fibre d’inventeur l’amène à concevoir de nouveaux modèles. En 1899, il achève un fusil de chasse semi-automatique.

Il se rend donc pour la première fois de sa vie en Europe et présente à la FN Herstal ce nouveau modèle, le futur Auto 5. L’accueil est bien plus enthousiaste que la première tentative effectuée chez Winchester. Le lancement commercial de l’Auto 5 est une réussite : 50000 exemplaires commandés par Browning pour le marché américain s’écoulent en moins d’un an. De plus, et afin d’asseoir leur collaboration, l’inventeur offre à la FN le droit d’utiliser son nom comme marque déposée. Browning devient donc un acteur qui compte sur le continent européen. Son fusil semi-automatique se taille une véritable réputation. En 1912, l’usine d’Herstal a en déjà produit 1 million.

Le B25 : Un Chef-d'œuvre Intemporel

Les années d’après guerre sont difficiles pour la FN. Les politiques protectionnistes et l’instabilité monétaire fragilisent ses exportations. Heureusement, John Browning a gardé toute sa créativité. Dans son atelier, il prépare son ultime invention avec son fils Val Allen : le B25, un fusil à canons superposés. Une révolution quand on sait qu’à l’époque, les armes de chasse sur le sol européen sont des fusils juxtaposés.

Son fils, Val Allen, prend la succession de l’entreprise familiale. Ingénieur de formation, il a la tache de vérifier la dernière invention de son père, le B25. Sa conception est complexe et il faut attendre 1930 pour que l’arme soit totalement opérationnelle. Ce modèle propulse FN Herstal vers le segment haut de gamme. De 1930 à 1980, 500000 exemplaires sont produits.

En plein cœur de la Belgique industrielle, entre acier et charbon, voit le jour en 1925 un fusil qui va redéfinir les standards de l’armurerie : le Browning B25, premier fusil superposé accessible au grand public. Conçu selon des principes mécaniques novateurs, il devient rapidement une référence en matière de fiabilité et de précision. Malheureusement, John Moses Browning n’aura pas l’occasion de voir son chef-d’œuvre finalisé, s’éteignant en 1926.

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Le succès du B25 est immédiat, mais la marque ne se repose pas sur ses lauriers. Au fil des décennies, le fusil évolue avec de nouveaux modèles : le B26 et le B27 dans les années 70, suivis du B125 dans les années 80, fruit d’un partenariat avec l’armurier japonais Miroku. Cette collaboration permet à Browning d’augmenter sa production tout en maintenant des standards de qualité exemplaires.

Dans les années 90, le B325 puis le B425 viennent moderniser la gamme, avant que le B525 ne marque une véritable rupture technologique en 2003 avec son système innovant de suralésage de canons. Durant la première partie du XXème siècle, John Moses Browning, le père de la marque du même nom, se tourne vers la firme belge FN Herstal suite à la fin de la collaboration avec Winchester. Ayant déjà coopéré par le passé pour créer le pistolet automatique modèle 1900. En 1925, les deux firmes créent officiellement le fusil B25, tandis que sa production (prise en charge par FN Herstal) commence en 1926. Encore aujourd’hui, l’arme est toujours en fabrication artisanale par les ateliers d’Herstal.

Caractéristiques Techniques et Conception du B25

Les premières versions du fusil Browning B25 sont équipées du système double détente, tandis que les versions ultérieures (1939) seront dotées d’un système à simple détente. Durant son histoire, le célèbre fusil de Browning a été fabriqué pour accueillir différents calibres.

Le fusil superposé Browning B25 est un fusil à batterie avec un axe avant transversal pour servir de charnière et assurer le pivotement du canon. Un large verrou plat se glisse dans les crochets du canon afin d'assurer une fermeture sans faille. Au cours de sa confection, le B25 supporte 2310 opérations de contrôle destinées à garantir la qualité et la précision de ses pièces. Son assemblage nécessite un minimum de 155 interventions manuelles vouées à assurer un ajustage irréprochable, ajustage qui surclasse les machines-outils les plus élaborées.

Quatre modèles de B25 sont lancés en 1931 et en calibre 12 : le Standard, le Pigeon, le Diana et le Midas. La version calibre 16 sera produite dès 1936. Ils sont tous à double détente en attendant la version mono détente plébiscitée par les Américains sur laquelle travaillait John Moses Browning avant sa mort. C'est son fils qui termine la mise au point pour la monter de série en 1939. La production est interrompue en 1940 pendant la deuxième guerre mondiale et ne reprendra que quand l'usine de la FN Herstal sera reconstruite après les bombardements en 1948 date à laquelle est présenté la version en calibre 20.

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Dans les années 1970, afin de diminuer les coûts de fabrication et faire face à la concurrence des fusils superposés Italien, Browning transfère la production dans son usine Miroku au Japon d'une version industrielle qui donne alors naissance à des modèles plus économiques comme le B125, le B325, le B425, le B525 et de nos jours le B725 à la bascule plus basse.

De nos jours, le B25 continue d'être produit artisanalement par le Browning Custom Shop à Herstal et est disponible dans de nombreuses versions ou sur commande spéciale mais son prix dissuasif fait de cette arme une rareté et un objet de collection. Une version industrielle customisée par les ateliers et sortie en 2015 sous le nom de Browning B15 a remplacée dans les catalogues Browning la légende B25.

Identifier l'Année de Fabrication de Votre Fusil Browning

Si vous possédez un fusil Browning et souhaitez connaître sa date de fabrication, il est essentiel de comprendre comment interpréter les numéros de série. Voici les différentes périodes de production et les méthodes permettant de dater un fusil Browning en fonction de son numéro de série.

  1. Production Initiale (1931-1939) : La production des fusils Browning a commencé en 1931, marquant l’introduction du modèle Cal. 12 Superposé et du Cal. 12 B25. Cependant, les chiffres exacts de production de cette période ne sont pas disponibles. Le premier numéro de série disponible pour les fusils Cal. 12 commence généralement autour de 1 000, mais cela varie.
  2. Reprise de la Production (à partir de 1947) : La production reprend, avec une distinction entre les calibres. En 1949, la production des Cal. 20 commence, en plus des Cal. 12. Chaque série de numéros de série est divisée en deux parties : la première concerne le Cal. 12 et la seconde, le Cal. 20.
  3. Numéros de Série avec Lettres (à partir de 1963) : Les numéros de série sont accompagnés de lettres représentant les calibres. Par exemple, 2S signifie un calibre 12 pour l’année 1962. Exemple de numéro de série : 6556S2.
  4. Système de Date Détaillé (1969-1975) : Browning utilise un système de date de fabrication plus détaillé. Les numéros de série incluent deux chiffres pour l’année de fabrication, en plus de la lettre indiquant le calibre. Par exemple, 000S69.
  5. Standardisation (1975-1998) : Browning a standardisé son identification par numéro de série. Par exemple, un numéro de série tel que 213RT01001 correspond à un fusil Superposé Cal.
  6. Codage Précis (Après 1975) : Presque toutes les armes à feu Browning fabriquées après 1975 suivent un système de codage plus précis. Deux lettres supplémentaires sont utilisées pour indiquer l’année de fabrication de l’arme. Ainsi, si vous trouvez un numéro de série tel que RT01001, cela indique que l’arme a été fabriquée en 1977, car la lettre R correspond à l’année 7 (1977).

Tableau Récapitulatif des Numéros de Série

Calibre Numéros de Série
Cal. 12 20001-21000
Cal. 12 21001-27000
Cal. 12 27001-33000
Cal. 12 33001-37000
Cal. 12 37001-43000
Cal. 12 43001-48000
Cal. 12 48001-54000
Cal. 12 54001-59000
Cal. 12 59001-68500
Cal. 12 68501-76500
Cal. 12 76501-86500
Cal. 12 86501-96500
Cal. 12 96501-99999

En résumé, pour dater votre fusil Browning, il vous suffit de repérer les numéros de série et les lettres qui les accompagnent. Les informations contenues dans le numéro vous permettront de connaître non seulement l’année de fabrication, mais aussi le calibre de votre fusil.

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