La prison d'Angers a été le théâtre d'une tentative d'introduction d'arme à feu.
Une arme à feu a été interceptée dans un sac de linge destiné à un détenu de la maison d'arrêt d'Angers. De mémoire de surveillant, à la maison d’arrêt d’Angers, cela n’était jamais arrivé. Une personne a tenté d’introduire une arme à feu, mercredi 2 mai, dans la prison.
Ce mercredi matin était un jour de parloir pour les familles des détenus. Peu après 8 h, une femme se rend à la maison d’arrêt et dépose un sac rempli de linge destiné à un proche en détention. Avant de repartir, elle a déposé un sac de linge dans lequel se trouvait l'arme. Les surveillants pénitentiaires l'ont intercepté lors de la fouille.
La visiteuse, qui s’est présentée comme « une amie » du détenu, est rapidement interpellée. L’"amie du détenu" a été interpellée puis placée en garde à vue. Selon une source proche de l’enquête, il s’agirait de la maîtresse du détenu. En garde à vue, le mis en cause conteste la relation adultère avec cette femme. Il évoque une « amie » qui vient lui apporter des affaires quand sa femme ne peut pas. Il nie également la volonté de faire entrer une arme en détention. Déféré au parquet d'Angers, hier, le mis en cause nie toujours avoir voulu se procurer un pistolet à blanc. Une information judiciaire a été ouverte. Les trois protagonistes de cette affaire ont été mis en examen hier. Les deux femmes ont été relâchées mais sont sous contrôle judiciaire.
Pourquoi a-t-on voulu faire rentrer une arme dans la prison ? L’audition du détenu à qui elle était destinée devrait permettre aux enquêteurs de lever le voile sur ses motivations. L’arme retrouvée est un pistolet à blanc. À quoi devait-elle servir ? Ce n’est pas les hypothèses qui manquent.
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C’est un vaste trafic international d'armes à feu qu'a révélé mercredi le parquet de Rennes.
L’affaire débute en novembre 2018. Suite à "perquisition anodine" dans le Morbihan, les gendarmes de la section de recherche d’Angers commencent à enquêter sur un habitant de Seine-et-Marne. Cet homme achèterait et revendrait des armes. Rapidement, les gendarmes français se mettent en lien avec leurs collègues américains et découvrent l’existence d’un complice aux Etats-Unis. Surtout, ils mettent à jour un trafic très bien huilé.
Aux Etats-Unis, l'associé se procure des armes en toute légalité. Elles sont ensuite envoyées en France, cette fois illégalement. Les armes, achetées aux Etats-Unis, étaient envoyées par petits colis en région parisienne et ensuite disséminées dans toute la France. Et l'homme est interpellé alors qu'il tente d'envoyer plusieurs colis "contenant une vingtaine de carcasses et de canons de pistolets-mitrailleurs". Trois jours plus tard, ce sont trois autres colis qui sont interceptés sur la plateforme fret de l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle. A l'intérieur : 30 culasses, des canons, ou encore des pièces de pistolet semi-automatique Beretta 92S.
Le 26 février, les gendarmes de la section de recherches d'Angers mènent une opération pour interpeller les autres membres du réseau, en lien avec leurs collègues du Loiret, de la Nièvre, de la Savoie, du Val-de-Marne et de la Seine-et-Marne. Des analystes d'Interpol et des membres du GIGN de Dijon sont également mobilisés.
Lors de ces perquisitions, une soixantaine d'armes de poing dont une dizaine de pistolets mitrailleurs sont saisies, tout comme une vingtaine "d'armes d'épaule". A Nemours, en Seine-et-Marne, les enquêteurs découvrent un "véritable atelier de confection d'armes" : près d'une cinquantaine d'armes sont en cours de préparation ou prêtes à l'emploi. Chez un autre trafiquant, sont découverts, enterrés, neuf bâtons de dynamite d'origine suisse, et des grenades défensives.
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Sept personnes sont finalement interpellées et placées en garde à vue. Finalement, quatre d'entre elles sont déférées devant la justice et placées en détention provisoire. Elles sont mises en examen pour "infractions à la législation sur les armes de catégorie A et B en bande organisée", mais aussi "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation de délits punis de dix ans de prison".
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