Après avoir été un délicieux dessert et une célèbre chanson, les mots « American Pie » sont devenus en 1999 le symbole de la comédie irrévérencieuse pour ados de toute une génération.
C’était le premier volet d’une suite de quatre films (le dernier est sorti en 2012) dans lesquels les protagonistes ont pratiquement grandi avec nous, et qui ont ensuite laissé place à toute une saga, avec cinq autres films sortis entre 2005 et 2020.
À la rédaction de Sympa, nous avons eu un petit coup de nostalgie en nous rendant compte que cela faisait déjà 22 ans que nous avions rencontré ce groupe d’amis, et nous avons voulu savoir ce qu’ils sont devenus et à quoi ils ressemblent aujourd’hui.
Et tout comme avec tes anciens camarades de classe, il y en a quelques-uns que tu n’aurais sûrement pas reconnus si tu les avais rencontrés par hasard !
Oh, une semaine spéciale film, tient donc, nous allons débuter tranquillement avec un petit film sorti en 1999, ouah, déjà, réalisé par Paul Weitz, j'ai eu l'occasion de le voir au cinéma lors de sa sortie, ah, j'étais presque majeur, et l'histoire de ces 4 puceaux lycéens cherchant à ken me parlait forcément, enfin bon, voilà pourquoi ce film, une comédie pour ado, m'a marqué.
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Tout débute alors que Jim fait sa petite affaire devant un film porno, mais bon, l'image ce n'est pas trop ça, pas grave, sauf que sa mère entre dans sa chambre, alors je vous raconte pas la situation, qui vire à l'hilarité quand le père débarque et que le film commence à avoir des dialogues plus crus.
Mais c'est lors de la première fête qu'aura lieu le premier gros fou rire. Alors que Kevin met la pression à sa copine pour coucher (alors que, ironie de la chose, il n'arrive pas à lui dire "je t'aime"), elle décidera de lui donner une tête... ah oui, j'ai vu le film en VOSTFr, donc j'ai entendu "giving head", ou un truc du genre, j'ignore de quoi ça veut dire (je parle mal le français volontairement pour une fois), mais au final Kevin jouit dans un récipient qui était dans le coin, un verre de bière, verre que boira Stifler quelque temps après. Là, je me suis pissé dessus de rire, cette scène est à la fois gore et hilarante, même 19 ans après.
On aura le rapport père-fils avec Jim, son daron voulant communiquer avec lui, en lui achetant des magazines et en lui montrant l'anatomie féminine. De l'exotique non rasée, du shaved, il lui a acheté pas mal de magazine. Le coup du "come on big boy" est hilarant aussi.
Le père de Jim est juste exceptionnel, ne jugeant jamais, on ne se remettra jamais de la tarte aux pommes, où l'expression de Jason Biggs (Jim) mettant les doigts dans la tourte est géniale, puis son père qui le découvre en train de "fourrer" cette tarte tiède (car ses amis lui avaient dit que le vagin d'une femme était un peu comme une tarte aux pommes tiède (ou chaude)). Là, au lieu de l'engueuler, son père lui expliquera qu'ils diront à la mère qu'ils ont tout mangé.... là aussi on sera complétement hilare devant cette scène improbable.
Je reste sur Jim (façon de parler), quand il va aider la sublime Nadia (Shannon Elizabeth, capable de faire bander un mort) pour un soutien en histoire, et qu'elle lui dit qu'elle passera après son cours de danse et qu'elle se changera chez lui, le plan de la webcam va provoquer là aussi une excellente scène. Non, je ne parle pas du plan boobs (pas déplaisant), mais bien du combo strip tease impossible et double éjaculation précoce... ouaip, on se retrouve comme Finch, à se demander si c'est physiquement possible ça. En plus une mauvaise manip' fait que tout le lycée a vu la scène, l'humiliation totale. Jim ne perdra pas son pucelage de suite, sauf si la très ennuyante Michelle (Alyson Hannigan, dans un rôle proche de la petite Willow du début de Buffy contre les vampires) n'a rien vu. Le coup de la flûte dans la chatte est tellement inattendu, que heureusement qu'on ne boit pas comme Jim quand elle le dit, c'était un coup à tout recracher.
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Passons à Kevin, pas grand chose à dire de drôle. Il va juste découvrir grâce à son frère aîné, l'encyclopédie du sexe, ou comment faire jouir une femme avec sa langue. J'avais le souvenir de l'ABC, mais bon, peut importe, la tornado tongue (si j'ai bien lu) fera des ravages sur Jessica (Tara Reid), avec l'inquiétude de Kevin qu'elle ne couine pas trop car ses parents sont en bas. On verra d'ailleurs le père aller chercher sa fille dans sa chambre avant qu'elle ne dise "I'm coming", enfin bon, c'est vrai que Kevin est un peu le mec "normal" quoi, il est le seul à avoir une copine, il est lourd car il veut coucher avec elle, mais ne la force pas non plus et veut lui faire plaisir.
Pour Oz, le sportif de la bande, rien de rigolo non plus, il va trouver l'amour avec une choriste, et préférer le chant au Lacrosse (un sport bizarre). On se croit presque devant un épisode de Glee.
Contrairement aux deux personnages suivants, je passe vite fait sur Stifler (Sean William Scott), à part le coup de la bière, rien de foufou, c'est juste un ado mâle un peu con, qui aura un lien fort avec Finch que l'on va voir tout de suite. Car si Stifler morfle au début à cause de Kevin (bière au sperme), il souffrira à la fin à cause de Finch.
Paul Finch est un adulte dans un corps d'ado, de plus il ne peut pas faire caca dans un lieu public, et se retrouve à programmer sa crotte quotidienne lors d'une récré pour rentrer chez lui. D'où son surnom de Cheatbreak, mais pour le coup je trouve le nom français de Pause Caca, pourtant simple traduction, plus drôle.
L'histoire entre Finch et Stifler se terminera quand le premier se tapera la mère du second, on avait entendu parlé de MILF lors de la première fête, et bien là ce sera l'immense Stifler's mum, qui nous fera hurler de rire. Et quand le jeune homme découvre sa mère avec Finch sur le billard (on ne verra que Stifler), il s'évanouira.
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Spring Breakers rappelle qu’il ne faut jamais se fier aux apparences : malgré ses stars Disney Channel et son esthétique flashy de film de vacances trash, le nouveau film d’Harmony Korine n’a rien d’un film de genre.
Il y a dix ans, déjà, sortait Ken Park de Larry Clark, écrit par Harmony Korine. Trois adolescents fantasmaient, à rebours de leur vie gâchée par l’amertume adulte, une île baptisée Paradise où ils pourraient faire l’amour toute la journée, jouissant de tout leur être. Spring Breakers fait de cette vision adolescente d’un monde repensé à l’échelle du plaisir sexuel son point de départ, sauf qu’à la quête lyrique d’un espace libre pour désirer s’est substituée une course collective à la jouissance.
En s’attachant à un groupe de quatre jeunes filles fauchées prêtes à tout pour vivre à fond leur Spring Break, Harmony Korine plonge au cœur de ces désirs et en dévoile la forme actuelle : une débauche de chair, de poses toutes plus explicites les unes que les autres qui crie au monde sa puissance sexuelle, et qu’alcool et drogues viennent encore décupler.
Le « Spring Break for ever », cri de ralliement des fêtards répété ad nauseam, devient une ritournelle qu’Alien reprend jusqu’à la fin comme un chant mortifère de soldat paré pour son ultime assaut.
Il y a quelques semaines, le magazine "Time out" m'avait demandé mes 10 films français préférés ainsi qu'à de nombreux journalistes, blogueurs, personnalités du cinéma (pour voir le jury, cliquez ici).
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